jeudi 5 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2104661 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 septembre 2021, M. C A, représenté par la SCP Verbateam Montpellier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 avril 2021 par lequel le maire de la commune de Montpellier ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux déposée par Mme D, ensemble la décision implicite rejetant le recours gracieux exercé le 7 juin 2021 ;
2°) de mettre à la charge in solidum de Mme D et de la commune de Montpellier la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'arrêté :
- est entaché d'un vice d'incompétence ;
- est entaché de fraude en ce que le projet emporte la création de trois logements ;
- méconnaît l'article USS4-2 du plan de sauvegarde et de mise en valeur de Montpellier en ce qui concerne les réseaux d'évacuation des eaux ;
- méconnaît l'article USS4-4-1 du plan de sauvegarde et de mise en valeur de Montpellier en ce qui concerne le raccordement au réseau d'électricité.
Par un mémoire enregistré le 24 novembre 2021, Mme F D, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient qu'elle ne souhaite pas diviser son appartement, mais permettre d'accueillir une colocation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 mars 2022, la commune de Montpellier, représentée par la SCP CGCBetAssociés conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que le requérant n'établit pas avoir procédé à la notification du recours gracieux en méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt à agir ;
- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 18 septembre 2023, M. A déclare se désister de sa requête.
Un mémoire, enregistré le 19 septembre 2023, présenté pour la commune de Montpellier, n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public,
- les observations de Me Rémy, représentant M. A,
- et les observations de Me Pechon, représentant la commune de Montpellier.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 7 avril 2021, le maire de la commune de Montpellier ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux de Mme D portant sur le réaménagement intérieur d'un appartement situé au 1 rue de la Victoire de la Marne, qualifié d'immeuble à conserver par le plan de sauvegarde et de mise en valeur de Montpellier. M. A, propriétaire de locaux dans cet immeuble, demande l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision implicite par laquelle le maire de la commune de Montpellier a rejeté le recours gracieux exercé le 7 juin 2021.
2. Par un mémoire enregistré le 18 septembre 2023, M. A déclare se désister de sa requête ainsi que de sa demande présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. A le versement à la commune de Montpellier d'une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. A.
Article 2 : M. A versera la somme de 1 500 euros à la commune de Montpellier au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. C A, à la commune de Montpellier et à Mme F D.
Délibéré après l'audience du 21 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.
Le rapporteur,
N. B
La présidente,
F. CorneloupLa greffière,
M. E
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 5 octobre 2023,
La greffière,
M. E
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026