jeudi 8 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2104932 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS KATIA FISCHER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 21 septembre 2021 et 10 mars 2022, M. A et Mme F C, représentés par la SCP CGCB et Associés, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 décembre 2020 par lequel le maire de la commune de Cers a délivré à M. B D un permis de construire une maison individuelle d'habitation pour une surface de plancher de 127 m² sur un terrain situé rue du Cabernet, parcelle cadastrée section AC n° 276, ainsi que la décision rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Cers une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable ;
- il n'est pas établi que le signataire de l'arrêté attaqué avait régulièrement reçu délégation pour ce faire ;
- le projet litigieux méconnaît les dispositions de l'article UD 4 du règlement du plan local d'urbanisme relatives à la rétention des eaux pluviales ;
- la construction d'un mur entre l'espace dédié au stationnement et l'espace dédié aux ordures ménagères méconnaît les dispositions de l'article UD 6 de ce règlement ;
- le permis litigieux méconnaît les dispositions de son article UD 11 relatives aux toitures et aux clôtures ;
- il méconnaît les dispositions de son article UD 12 relatives au stationnement.
Par des mémoires en défense, enregistré les 22 octobre 2021 et 7 mars 2022, la commune de Cers, représentée par la SELARL Cabinet Fischer, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. et Mme C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable d'une part en raison de sa tardiveté et d'autre part faute pour les requérants de justifier d'un intérêt à agir contre le permis querellé ;
- à titre subsidiaire, les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées de ce que le tribunal est susceptible de surseoir à statuer, sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, pour permettre la régularisation des vices tenant à l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué et à la méconnaissance des dispositions de l'article UD 11 du règlement du plan local d'urbanisme relatives aux clôtures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Goursaud, premier conseiller ;
- les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique ;
- les observations de Me Gilliocq, représentant M. et Mme C, et celles de Me Fischer, représentant la commune de Cers.
Une note en délibéré a été présentée par SCP Coulombie, Gras, Cretin, Becquevort, Rosier, Soland le 26 mai 2023 pour M. et Mme C.
Des notes en délibéré ont été présentées par le Cabinet D'avocats Katia Fischer les 31 mai 2023, 5 et 8 juin 2023, pour la Commune de Cers.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 16 décembre 2020, le maire de la commune de Cers a délivré à M. B D un permis de construire une maison individuelle d'habitation pour une surface de plancher de 127 m² sur un terrain situé rue du Cabernet, parcelle cadastrée section AC n° 276. Par courrier du 2 juillet 2021 réceptionné en mairie le 6 juillet suivant, M. et Mme C ont formé un recours gracieux contre cet arrêté qui a été rejeté par décision du 23 juillet 2021 du maire de la commune de Cers. Par la présente requête, ils demandent l'annulation du permis de construire délivré le 16 décembre 2020 à M. D et de la décision rejetant leur recours gracieux.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme : " Le délai de recours contentieux à l'encontre () d'un permis de construire, d'aménager ou de démolir court à l'égard des tiers à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain des pièces mentionnées à l'article R. 424-15 ". Aux termes de l'article R. 424-15 de ce code : " Mention du permis explicite ou tacite ou de la déclaration préalable doit être affichée sur le terrain, de manière visible de l'extérieur, par les soins de son bénéficiaire, dès la notification de l'arrêté ou dès la date à laquelle le permis tacite ou la décision de non-opposition à la déclaration préalable est acquis et pendant toute la durée du chantier. () ". Aux termes de son article A. 424-18 : " Le panneau d'affichage doit être installé de telle sorte que les renseignements qu'il contient demeurent lisibles de la voie publique ou des espaces ouverts au public pendant toute la durée du chantier. ".
3. Si la commune produit un constat d'huissier établi le 28 décembre 2020, il ressort toutefois des mentions de ce document qu'il portait sur un projet de construction distinct de celui en litige, à savoir la déclaration préalable n° DP 3407320Z0032 autorisée le 22 septembre 2020 en vue de la division foncière du terrain d'assiette du projet pour la réalisation d'un lot à bâtir. La commune ne saurait davantage sérieusement se prévaloir des photographies du panneau d'affichage que le pétitionnaire lui aurait envoyées via son téléphone mobile qui portent sur l'affichage du même panneau à la date du 20 octobre 2020, soit antérieurement à la date de délivrance du permis querellé. Dans ces conditions, il ne ressort pas des pièces du dossier que, comme le requièrent les dispositions précitées de l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme, le permis en litige aurait fait l'objet d'un affichage continu et régulier sur le terrain pendant une durée de deux mois. Ainsi, le délai de recours contentieux n'ayant pu commencer à courir, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête doit être écartée.
4. En second lieu, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager que si la construction, l'aménagement ou les travaux sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation ".
5. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction. Les fins de non-recevoir opposées en défense doivent donc être écartées.
6. Il ressort des pièces du dossier que les requérants sont propriétaires d'une maison d'habitation située sur la parcelle cadastrée section AC n° 47 contiguë au terrain d'assiette du projet et se prévalent de troubles dans leur cadre de vie compte tenu de la construction d'une maison d'habitation en R+1 en lieu et place d'une ancienne remise destinée à être démolie, et notamment des vues sur leur fond générées depuis la terrasse accessible située en façade Sud-Est. Dans ces conditions, M. et Mme C justifient d'un intérêt à demander l'annulation du permis de construire délivré le 16 décembre 2020. La fin de non-recevoir opposée par la commune de Cers doit, dès lors, être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 2122-18 du code général des collectivités territoriales : " Le maire est seul chargé de l'administration, mais il peut, sous sa surveillance et sa responsabilité, déléguer par arrêté une partie de ses fonctions à un ou plusieurs de ses adjoints () ". L'article L. 2131-1 du même code précise que : " Les actes pris par les autorités communales sont exécutoires de plein droit dès qu'il a été procédé à leur publication ou affichage ou à leur notification aux intéressés ainsi qu'à leur transmission au représentant de l'Etat dans le département ou à son délégué dans l'arrondissement. / () Le maire peut certifier, sous sa responsabilité, le caractère exécutoire de ces actes. / () La publication ou l'affichage des actes mentionnés au premier alinéa sont assurés sous forme papier. La publication peut également être assurée, le même jour, sous forme électronique, dans des conditions, fixées par un décret en Conseil d'Etat, de nature à garantir leur authenticité. Dans ce dernier cas, la formalité d'affichage des actes a lieu, par extraits, à la mairie et un exemplaire sous forme papier des actes est mis à la disposition du public. La version électronique est mise à la disposition du public de manière permanente et gratuite. ".
8. L'arrêté par lequel un maire délègue ses fonctions à l'un de ses adjoints est un acte réglementaire dont l'entrée en vigueur est subordonnée à sa publication ou à son affichage et à sa transmission au représentant de l'Etat.
9. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que, par arrêté du 23 mai 2020, le maire de la commune de Cers a délégué à M. H E, deuxième adjoint, ses fonctions en matière d'urbanisme. Si cet arrêté revêt un tampon justifiant de sa transmission aux services préfectoraux le 25 mai 2020, il ne comporte aucune mention de sa publication ou de son affichage et aucune autre pièce n'a été transmise à ce titre par la commune au cours de l'instruction. Dès lors, celle-ci n'établit pas que la délégation de fonctions était exécutoire. Par suite, les requérants sont fondés à soutenir que l'arrêté litigieux a été pris par une autorité incompétente.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article UD 4 du règlement du plan local d'urbanisme de Le Cers, relatif aux eaux pluviales : " () Lorsque le réseau public recueillant les eaux pluviales existantes, les aménagements réalisés doivent garantir l'écoulement des eaux pluviales dans ce réseau. / En l'absence de réseau des eaux pluviales, le constructeur doit réaliser sur son terrain et à sa charge des dispositifs appropriés et proportionnés permettant l'évacuation directe et sans stagnation des eaux pluviales vers un déversoir désigné à cet effet. Ces aménagements ne doivent pas faire obstacle au libre écoulement des eaux. () ".
11. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ressort des pièces du dossier que le projet comporte bien un dispositif de rétention des eaux pluviales à la parcelle, la notice descriptive précisant que les eaux pluviales " seront traitées par un réseau de drainage enterré tout autour du bâtiment qui sera muni de clapets anti-retours prolongé d'un réseau d'épandage sur les surfaces engazonnées ". En outre, alors que la notice mentionne que les murs de clôture à édifier seront " étudiés pour préserver la transparence de l'écoulement pluvial ", M. et Mme C ne sont pas davantage fondés à soutenir que ces derniers feront obstacle au libre écoulement des eaux. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées ne peut qu'être écarté.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article UD 6 du règlement du plan local d'urbanisme, relatif à l'implantation des constructions par rapport aux emprises publiques : " Implantation des bâtiments / () En secteur UD / Le recul minimal est de 5 mètres par rapport à l'alignement. / Toutefois des implantations différentes peuvent être autorisées : - lorsque le projet jouxte une construction existante de valeur ou en bon état et sous réserve qu'elle présente une unité architecturale avec celle-ci. () ".
13. Les dispositions précitées de l'article UD 6 définissent les règles d'implantation des " bâtiments " par rapport aux emprises publiques. Elles ne sont pas applicables au muret destiné à délimité l'espace de stockage des ordures ménagères implanté en perpendiculaire de la voirie publique (rue du Cabernet) et dans la bande des 5 mètres par rapport à l'alignement. Le moyen est donc inopérant et ne peut qu'être écarté.
14. En quatrième lieu, selon l'article UD 11 du règlement du plan local d'urbanisme, relatif à l'aspect extérieur des constructions : " () En secteur UD / () Toitures : Les toitures seront en tuile canal ou similaire, de teinte claire, Leur pente ne doit pas dépasser 35 % ni être inférieure à 20%. Cependant les toitures terrasses sont admises partiellement soit en tant qu'éléments de raccordement entre toits, soit en tant que terrasses plantées ou accessibles. () Clôtures : () En règle générale, elles doivent être constituées par un mur bahut d'une hauteur de 1,40 m surmonté ou non d'un grillage ou de lices. La hauteur totale ne devant pas excéder 2 m mesurés à partir du niveau de la voie. Cependant des hauteurs différentes des murs bahuts pourront être admises ou imposées en fonction de la topographie (terrain en pente, niveau de la rue différent du niveau du terrain naturel de la propriété, murs de soubassement ou de soutènement. () ".
15. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le projet en litige prévoit une alternance de toitures terrasses et une toiture en pente avec tuiles canal. Il ressort notamment du plan de masse que le toit-terrasse situé au Nord au niveau du garage sera planté, de même que celui situé au Sud, tandis qu'une autre fraction sera accessible en tant que terrasse d'agrément. Par ailleurs, s'il n'est pas contesté que les toitures terrasses représentent une surface d'environ 60 m² correspondant approximativement à la surface de la toiture en pente, cette surface n'apparaît toutefois pas dominante. Dans ces conditions, alors que le plan local d'urbanisme a expressément autorisé, sous conditions, la couverture partielle des bâtiments par toitures terrasses, le maire n'a pas méconnu les dispositions de l'article UD 11 relatives aux toitures en délivrant l'autorisation en litige.
16. D'autre part et en revanche, il ressort de la notice descriptive que le projet consiste à conserver le mur de clôture situé le long de la limite Sud-Est, à prolonger jusqu'au portail le mur de clôture existant le long de la voie publique, d'une hauteur de 1,80 mètre, et à édifier un mur de clôture de même hauteur sur les autres limites afin de clore l'ensemble de la parcelle. Si la commune fait valoir en défense qu'un mur d'1,80 mètre n'est pas générateur d'un trouble d'occupation pour le voisinage, cette circonstance est sans incidence sur la mise en œuvre des dispositions précitées de l'article UD 11. Par suite, les requérants sont fondés à soutenir que le projet litigieux méconnait ces dispositions en tant qu'il autorise la création de murs de clôture d'une hauteur de 1,80 mètre.
17. En cinquième lieu, aux termes de l'article UD 12 du règlement du plan local d'urbanisme : " Le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques. () Pour les constructions à usage d'habitation, il est exigé au moins trois places de stationnement par logement. Pour les autres constructions et établissements, il doit être aménagé les places de stationnement nécessaires aux besoins de l'immeuble à construire ; Les groupes de garages individuels ou aires de stationnement doivent être disposés dans les parcelles de façon à aménager une aire de dévolution à l'intérieur desdites parcelles et à ne représenter qu'un seul accès sur la voie publique. ".
18. Il ressort des pièces du dossier que le projet contesté prévoit la réalisation de deux places de stationnement extérieur en enfilade et un garage. Il ne porte ainsi pas sur la réalisation de groupes de garages individuels ou d'aires de stationnement et n'avait donc pas à comporter d'aire d'évolution. En tout état de cause, ces dispositions n'ont pas vocation à s'appliquer aux maisons individuelles, mais seulement aux projets de logements collectifs. Par suite, les requérants ne peuvent utilement s'en prévaloir.
Sur la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :
19. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire () estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. () ".
20. Il résulte de l'instruction que les vices retenus aux points 9 et 16 du présent jugement sont susceptibles d'être régularisés dès lors que la régularisation n'implique pas d'apporter au projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Dans ces conditions, il y a lieu de surseoir à statuer, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et d'impartir à M. D un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement afin de produire la mesure de régularisation nécessaire.
D E C I D E :
Article 1er : Il est sursis à statuer sur la requête de M. et Mme C, jusqu'à l'expiration d'un délai de deux mois, afin de permettre la régularisation des vices mentionnés au point 20 du présent jugement.
Article 2 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A et Mme F C, à la commune de Cers et à M. B D.
Délibéré après l'audience du 25 mai 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lison Rigaud, présidente,
Mme Sophie Crampe, première conseillère,
M. François Goursaud, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 juin 2023.
Le rapporteur,
F. Goursaud
La présidente,
L. Rigaud
La greffière,
M. G
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
La greffière,
M. G00
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026