jeudi 13 juillet 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2105107 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 29 septembre 2021 et 20 décembre 2022, M. A B, représenté par la SELARL d'avocats Maillot et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du maire de la commune d'Agde du 27 juillet 2021 portant refus de titularisation et radiation des cadres ;
2°) d'enjoindre à la commune d'Agde de le réintégrer et de le titulariser sur le grade d'adjoint technique territorial dans un délai d'un mois suivant le jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à défaut, de réexaminer la question de sa titularisation sur le grade d'adjoint technique territorial et ce dans un délai d'un mois suivant le jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune d'Agde la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué méconnait le principe du contradictoire dès lors qu'il n'a pas été mis à même de produire ses observations préalablement à son intervention ;
- il est entaché d'une erreur de droit ;
- il est entaché d'une erreur de fait ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 18 novembre 2022 et 27 janvier 2023, la commune d'Agde, représentée par la société d'avocats CGCB et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. B la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n° 92-1194 du 4 novembre 1992 fixant les dispositions communes applicables aux fonctionnaires stagiaires de la fonction publique territoriale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gayrard, président-rapporteur,
- les conclusions de Mme Moynier, rapporteure publique,
- les observations de Me Raynal, représentant M. B,
- et les observations de Me Silleres, représentant la commune d'Agde.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été recruté en qualité de médiateur sous forme d'un contrat " adulte relais " à compter du 1er octobre 2015, pour la commune d'Agde. Il a ensuite été recruté en tant qu'adjoint technique territorial contractuel dans les fonctions de " médiateur tranquillité " publique du 1er octobre 2018 au 29 février 2020. Par un arrêté du 14 septembre 2020, il a été nommé stagiaire dans le cadre d'emploi des adjoints techniques territoriaux pour une durée d'un an à compter du 1er mars 2020. Par un arrêté du 3 février 2021, le maire de la commune d'Agde a prorogé le stage de M. B pour une durée de 5 mois et 10 jours à compter du 1er mars 2021 jusqu'au 10 août 2021. Par un arrêté du 27 juillet 2021, le maire de la commune d'Agde a mis fin au stage de M. B et l'a radié des effectifs de la collectivité. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, un agent public ayant, à la suite de son recrutement ou dans le cadre de la formation qui lui est dispensée, la qualité de stagiaire se trouve dans une situation probatoire et provisoire. Il en résulte qu'alors même que la décision de ne pas le titulariser en fin de stage est fondée sur l'appréciation portée par l'autorité compétente sur son aptitude à exercer les fonctions auxquelles il peut être appelé et, de manière générale, sur sa manière de servir, et se trouve ainsi prise en considération de sa personne, elle n'est pas - sauf à revêtir le caractère d'une mesure disciplinaire - au nombre des mesures qui ne peuvent légalement intervenir sans que l'intéressé ait été mis à même de faire valoir ses observations ou de prendre connaissance de son dossier, et n'est soumise qu'aux formes et procédures expressément prévues par les lois et les règlements.
3. Il ressort des pièces du dossier que le refus de titularisation litigieux, à l'instar de l'arrêté du 3 février 2021 qui avait prorogé le stage de M. B, est fondé sur des insuffisances professionnelles qui lui sont reprochées, à savoir un manque de compétences techniques, d'implication et d'investissement dans l'exécution des tâches, un manque de conscience professionnelle et l'inaptitude de l'agent à exercer les fonctions correspondant à son grade, qui ne peuvent être qualifiées de fautes disciplinaires. En tout état de cause, il résulte des pièces du dossier que M. B a consulté son dossier le 20 juillet 2021 lequel contenait le rapport de refus de titularisation ainsi que sa fiche d'évaluation de fin de stage et qui, par son contenu, a mis à même le requérant de présenter ses observations préalablement à la décision litigieuse du 27 juillet 2021. Par suite, la décision attaquée n'a pas méconnu son droit à présenter des observations préalablement à son édiction.
4. En deuxième lieu, dès lors que les missions confiées à M. B au cours de la seconde partie de son stage entrent dans le cadre de l'emploi dans lequel il avait vocation à être titularisé, M. B ne peut utilement soutenir, pour contester le caractère probatoire de son stage, que l'administration n'était pas en mesure d'apprécier son aptitude aux fonctions.
5. En troisième lieu, les faits reprochés à M. B pour refuser de le titulariser, sont suffisamment établis par le rapport du 26 février 2021 du directeur du centre technique municipal, l'avis défavorable de titularisation du directeur général des services techniques ainsi que par la fiche d'évaluation de fin de stage dans laquelle les évaluateurs sollicités sont unanimes quant au refus de titularisation eu égard à l'inaptitude technique du requérant, qui ne sauraient être remis en cause par les seules attestations, produites par M. B, de personnes louant ses qualités humaines alors qu'il exerçait des fonctions de médiateur. En outre, s'il est loisible à l'autorité administrative d'informer le stagiaire, dans un délai raisonnable avant la fin du stage, de son intention de ne pas le titulariser, aucune disposition, ni aucun principe, ne lui impose de le faire. Ainsi, et conformément à ce qui est dit au point précédent, M. B ne peut utilement soutenir que les reproches retenus à son encontre n'ont pas été préalablement portés à sa connaissance. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée serait entachée d'une erreur de fait et d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses aptitudes à exercer, en qualité de titulaire, les fonctions d'agent technique territorial.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
6. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B, n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de la requête tendant à ce qu'il soit enjoint de procéder à sa réintégration et sa titularisation, sous astreinte, ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la somme sollicitée par M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens soit mise à la charge de commune d'Agde, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de M. B la somme que la commune d'Agde sollicite sur le même fondement.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune d'Agde en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune d'Agde.
Délibéré après l'audience du 7 juillet 2023, à laquelle siégeaient :
M. Gayrard, président,
Mme Pater, première conseillère,
Mme Bossi, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2023.
Le président-rapporteur,
JP. Gayrard
L'assesseure la plus ancienne,
B. Pater La greffière,
B. Flaesch
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 13 juillet 2023.
La greffière,
B. Flaesch
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026