jeudi 9 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2105411 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 14 octobre 2021, le 17 novembre 2022 et le 11 janvier 2023, M. C A, représenté par la Selarl Gil-Cros, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 8 juin 2021, par lequel le maire de Paulhan a rejeté sa demande de permis de construire n° PC 034194 21C 005 présentée, ensemble la décision rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Paulhan de lui délivrer un certificat d'obtention d'un permis de construire tacite dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Paulhan la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que l'arrêté :
- le courrier qu'il a adressé le 28 juin 2021 doit être regardé comme un recours gracieux si bien que la requête n'est pas tardive ;
- emporte retrait de la décision implicite dont il bénéficiait ;
- est illégal en ce que la procédure contradictoire préalable n'a pas été respectée ;
- méconnaît l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme en ce que le permis tacite dont il bénéficiait n'était pas illégal, le motif invoqué, tiré de la méconnaissance de l'article IV AU 1 du plan local d'urbanisme, est illégal dès lors que cette disposition est elle-même illégale en ce qu'elle est contraire au PADD, notamment son orientation I-5 ;
- la preuve de la publication de la modification du plan local d'urbanisme intervenue en 2010 n'est pas établie et la version disponible est celle antérieure, si bien que l'interdiction de construction à vocation artisanale sur le secteur n'est pas applicable ;
- le projet pouvait être autorisé au titre des activités commerciales et de service et au titre des installations classées ;
- le motif dont il est demandé la substitution n'est pas davantage fondé.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 6 octobre 2022, le 2 décembre 2022 et le 10 février 2023, la commune de Paulhan, représentée par la SCP CGCB et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable pour tardiveté ;
- le moyen soulevé par M. A quant à la procédure contradictoire est inopérant dès lors qu'elle était en compétence liée pour retirer ou refuser le permis sollicité ;
- le moyen quant à l'illégalité du plan local d'urbanisme est avant tout inopérant et au demeurant infondé ;
- à titre subsidiaire, elle sollicite une substitution de motif en ce que le refus aurait pu être opposé sur le fondement de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme en ce que le projet nécessite la création d'un réseau basse tension d'environ 185 mètres.
Par une lettre du 16 octobre 2023, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité, en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme, du moyen tiré de ce que la preuve de l'affichage et de la publication de la modification du PLU intervenue le 5 mai 2010 n'était pas établie et du moyen tiré de ce que le projet respecte l'article IV AU 1 dans sa version issue de la 1ère modification du PLU en ce qu'il correspond à une activité de commerce et de service.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B ;
- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public ;
- les observations de Me Crespy, représentant M. A ;
- et les observations de Me Wattrisse, représentant la commune de Paulhan.
Une note en délibéré, présentée pour la commune de Paulhan, a été enregistrée le 23 octobre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Le 9 février 2021, M. A a déposé une demande de permis de construire pour la réalisation d'un bâtiment à usage professionnel sur les parcelles cadastrées section AK n°250 à 253 au lieu-dit la Flouretta (zone d'activité économique de la Barthe), sur la commune de Paulhan. A la demande de la commune, M. A a transmis des pièces complémentaires le 15 mars 2021. Par sa requête, il demande l'annulation de l'arrêté du 8 juin 2021, notifié le 19 juin suivant, par lequel le maire de la commune a refusé d'accorder le permis de construire sollicité.
Sur l'étendue du litige et la fin de non-recevoir :
2. D'une part, en vertu de l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme : " Le délai d'instruction de droit commun est de : () c) Trois mois pour les autres demandes de permis de construire et pour les demandes de permis d'aménager. ". Aux termes de l'article R. 423-19 du même code : " Le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie d'un dossier complet. ". Selon l'article L. 423-22 de ce code : " Pour l'application de la présente section, le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur ou au déclarant la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41. ". Cet article R. 423-38 dispose que : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du présent livre, l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur ou à l'auteur de la déclaration une lettre recommandée avec demande d'avis de réception ou, dans le cas prévu par l'article R. 423-48, un échange électronique, indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes. " et l'article R. 423-39 du code prévoit que : " L'envoi prévu à l'article R. 423-38 précise : () c) Que le délai d'instruction commencera à courir à compter de la réception des pièces manquantes par la mairie. ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'un permis de construire portant sur un immeuble relevant du c) de l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme nait tacitement trois mois après son dépôt en mairie, en l'absence de notification d'une décision expresse de l'administration ou d'une demande de pièces complémentaires. Ce délai est interrompu par une demande de pièces manquantes adressée au pétitionnaire, à la condition toutefois que cette demande intervienne dans le délai d'un mois et qu'elle porte sur l'une des pièces limitativement énumérées par le code de l'urbanisme. Cette notification intervient à la date à laquelle le demandeur accuse réception de la décision, en cas de réception dès la première présentation du pli la contenant, ou, à défaut, doit être regardée comme intervenant à la date à laquelle le pli est présenté pour la première fois à l'adresse indiquée par le demandeur.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. A a déposé le dossier de permis de construire en litige le 9 février 2021, et que dans le mois suivant, la commune de Paulhan lui a demandé des pièces complémentaires. Ces pièces ont été reçues par la commune le 15 mars 2021 ainsi qu'il en ressort des tampons d'enregistrement. Compte tenu de son objet, cette demande de permis de construire était soumise à un délai d'instruction de droit commun de trois mois. Ainsi, lorsque l'arrêté du 8 juin 2021 a été notifié à M. A le 19 juin 2021, celui-ci était titulaire d'un permis de construire tacite acquis le 15 juin 2021. L'arrêté attaqué doit donc être regardé comme procédant au retrait de ce permis tacite.
5. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que le maire de la commune de Paulhan a adressé un courrier à M. A le 21 juin 2021 l'informant de son intention de procéder au retrait du permis de construire accordé tacitement et l'invitait à présenter ses observations. Or, il résulte de ce qui a été dit au point 4, qu'à cette date, le permis tacite du 15 juin 2021 a déjà été retiré par l'arrêté notifié le 19 juin 2021, si bien que le courrier du 28 juin 2021 de M. A de réponse au courrier du 21 juin 2021, qui combat utilement tant l'arrêté notifié le 19 juin 2021 que le courrier du 21 juin 2021 rédigés tous deux dans les mêmes termes, doit nécessairement être regardé comme constituant un recours gracieux à l'encontre de l'arrêté en litige. Et il est constant qu'aucune réponse n'a été apportée par la commune à ce recours gracieux, si bien qu'une décision implicite de rejet est née le 28 août 2021. Par suite, la présente requête, enregistrée le 14 octobre 2021, a été présentée avant l'expiration du délai de recours contentieux et la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. D'une part, aux termes du premier alinéa de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. ". Et aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 () sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ". L'article L. 211-2 du même code dispose que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () / 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits ; () ". L'article L. 122-1 du même code énonce que : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales. () ".
7. La décision portant retrait d'un permis de construire est au nombre de celles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle doit, par suite, être précédée d'une procédure contradictoire, permettant au titulaire du permis de construire d'être informé de la mesure qu'il est envisagé de prendre, ainsi que des motifs sur lesquels elle se fonde, et de bénéficier d'un délai suffisant pour présenter ses observations. Le respect de la procédure ainsi prévue par les dispositions de l'article L. 122-1 du même code constitue une garantie pour le titulaire de la décision de non-opposition que l'autorité administrative entend rapporter.
8. D'autre part, aux termes de l'article IV AU 1 du règlement du plan local d'urbanisme tel qu'issu de sa première modification : " () Dans le secteur IV AUC : est interdite toute activité industrielle, artisanale, de production ou de stockage, ainsi que toute installation ou construction qui n'est pas directement liée à une activité commerciale ou de service. () "
9. Ainsi qu'il a été dit aux points 4 et 5, il ressort des pièces du dossier que la procédure contradictoire préalable au retrait du permis tacite du 15 juin 2021 n'a pas été mise en œuvre avant la notification de la décision de retrait du 19 juin 2021 en litige. Par ailleurs, contrairement à ce que soutient la commune, cette dernière n'était pas en situation de compétence liée, dès lors que l'appréciation de la conformité du projet aux dispositions précitées au point 8 du règlement du plan local d'urbanisme précédemment citées nécessite une appréciation des faits de l'espèce. Au surplus et en tout état de cause, le retrait d'un acte administratif illégal dans le délai imparti demeurant toujours une faculté pour l'autorité administrative et jamais une obligation, la commune n'était pas tenue de procéder au retrait du permis implicite du 15 juin 2021. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure, qui n'est pas inopérant, doit être accueilli.
10. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est, en l'état de l'instruction, de nature à entrainer l'annulation de l'arrêté attaqué, sans qu'il soit besoin d'ailleurs d'examiner la substitution de motif sollicitée par la commune dès lors qu'aucune nouvelle décision de retrait, même fondée sur un nouveau motif, ne pouvait désormais intervenir après l'expiration du délai fixé à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme.
11. Il résulte de ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 8 juin 2021, notifié le 19 juin suivant, par lequel le maire de la commune de Paulhan a retiré le permis de construire tacitement accordé le 15 juin 2021, ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution () ". Selon l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme : " En cas de permis tacite ou de non-opposition à un projet ayant fait l'objet d'une déclaration, l'autorité compétente en délivre certificat sur simple demande du demandeur, du déclarant ou de ses ayants droit () ".
13. M. A est, ainsi qu'il a été dit au point 4, titulaire d'un permis de construire tacite depuis le 15 juin 2021. Dans ces conditions, le présent jugement implique qu'il soit enjoint au maire de la commune de Paulhan de lui délivrer le certificat prévu par les dispositions précitées de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme dans le délai d'un mois suivant la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. A, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à la commune de Paulhan la somme qu'il réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Paulhan le versement à M. A d'une somme de 1 500 euros sur le fondement de ces mêmes dispositions.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 8 juin 2021 par lequel le maire de la commune de Paulhan a retiré le permis de construire tacite accordé à M. A et la décision implicite de rejet du recours gracieux née le 28 août 2021 sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Paulhan de délivrer à M. A le certificat prévu par les dispositions de l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme dans le délai d'un mois suivant la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Paulhan versera la somme de 1 500 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Paulhan au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente décision sera notifiée à M. C A et à la commune de Paulhan.
Délibéré après l'audience du 19 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 novembre 2023.
Le rapporteur,
N. B
La présidente,
F. CorneloupLa greffière,
M. D
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 9 novembre 2023.
La greffière,
M. D
aj
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026