lundi 12 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2105641 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 octobre 2021, M. A B, représenté par Me Silleres et Me Rosier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 juin 2021 par lequel la rectrice de l'académie de Montpellier l'a affecté sur un poste au collège de la Petite-Camargue à Lansargues et la décision du 25 août 2021 portant rejet implicite de son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Montpellier de réexaminer sa situation dans des délais compatibles avec le prochain mouvement académique ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- ces décisions ont été prises en méconnaissance de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 et du décret du 25 avril 2018 ; les lignes directrices de gestion académiques attribuant des bonifications de points aux parents isolés ou aux sportifs de haut niveau ne relèvent ni du 4è alinéa de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 ni du décret du 25 avril 2018 et ont pour effet que les candidatures à la mutation de ces agents sont susceptibles de le précéder dans le classement, ce alors qu'il bénéficie d'une priorité en raison d'une mesure de carte scolaire ;
- il ne ressort pas des pièces du dossier que l'administration a examiné sa candidature aux affectations du mouvement intra-académique 2021 en fonction des critères de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 et du décret du 25 avril 2018, ni qu'elle a dû départager plusieurs candidatures à ces affectations en fonction des critères supplémentaires établis dont l'application se serait avérée systématiquement défavorable à sa candidature, ni enfin que des motifs particuliers tirés de l'intérêt du service ou de l'examen de situations individuelles devaient la conduire à rejeter toutes ses demandes d'affectation exprimées et à l'affecter de manière contrainte sur un poste ne correspondant à aucun de ses vœux ;
- son état de santé ainsi que l'absence de véhicule s'opposent à ce qu'il soit affecté au collège de la Petite-Camargue à Lansargues ; il a déposé un dossier de reconnaissance en qualité de travailleur handicapé dont l'instruction est en cours ;
- il a été informé de l'affectation au sein du lycée polyvalent Louis Feuillade à Lunel d'un enseignant disposant de moins de points de bonification ; cet établissement est plus proche de son ancien établissement de La Grande-Motte que le collège de la Petite-Camargue à Lansargues ;
- les dispositions des C. et D. du 2.2.2.8 " Personnels concernés par une mesure de carte scolaire " des lignes directrices de gestion académiques en matière de mobilité du 11 février 2021 ont été méconnues.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2022, la rectrice de l'académie de Montpellier conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu la proposition de médiation faite par le président du tribunal le 9 novembre 2021.
Vu le refus de médiation de la rectrice de l'académie de Montpellier du 17 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n°72-581 du décret du 4 juillet 1972 ;
- le décret n°2016-1969 du 28 décembre 2016 ;
- le décret n° 2018-303 du 25 avril 2018 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Viallet, rapporteure ;
- les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Silleres, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, professeur certifié de lettres classiques, était affecté au collège Philippe Lamour de La Grande-Motte depuis le 1er septembre 2017. Par courrier du 26 mars 2021 la rectrice de l'académie de Montpellier l'a informé de la suppression d'un poste dans sa discipline dans cet établissement dans le cadre d'une mesure de carte scolaire et lui a demandé de participer aux opérations de mouvement académique afin d'obtenir une mutation à la rentrée 2021. M. B a été affecté sur un poste au collège de la Petite-Camargues à Lansargues, qui ne correspondait à aucun de ses huit vœux. Par sa requête, il demande l'annulation de l'arrêté du 21 juin 2021 par lequel la rectrice de l'académie de Montpellier l'a affecté sur un poste au collège de la Petite-Camargue à Lansargues et de la décision portant rejet implicite de son recours gracieux.
Sur les conclusions en annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique : " I. - L'autorité compétente procède aux mutations des fonctionnaires en tenant compte des besoins du service. / II. - Dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service et sous réserve des priorités instituées à l'article 62 bis, les affectations prononcées tiennent compte des demandes formulées par les intéressés et de leur situation de famille. Priorité est donnée : / 1° Au fonctionnaire séparé de son conjoint pour des raisons professionnelles, ainsi qu'au fonctionnaire séparé pour des raisons professionnelles du partenaire avec lequel il est lié par un pacte civil de solidarité s'il produit la preuve qu'ils se soumettent à l'obligation d'imposition commune prévue par le code général des impôts ; / 2° Au fonctionnaire en situation de handicap () ; / 3° Au fonctionnaire qui exerce ses fonctions, pendant une durée et selon des modalités fixées par décret en Conseil d'Etat, dans un quartier urbain où se posent des problèmes sociaux et de sécurité particulièrement difficiles ; / 4° Au fonctionnaire qui justifie du centre de ses intérêts matériels et moraux dans une des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ou en Nouvelle-Calédonie ; / 5° Au fonctionnaire, y compris relevant d'une autre administration, dont l'emploi est supprimé et qui ne peut être réaffecté sur un emploi correspondant à son grade dans son service. () IV. - Les décisions de mutation tiennent compte, dans des conditions prévues par décret en Conseil d'Etat, des lignes directrices de gestion en matière de mobilité prévues à l'article 18 de la présente loi. () ".
3. Aux termes des troisième et quatrième alinéas de l'article 10 de la loi du 11 janvier 1984 : " Pour répondre aux besoins propres à l'organisation de la gestion des corps enseignants, des corps de personnels d'éducation, de psychologues de l'éducation nationale, de personnels de direction des établissements d'enseignement et de personnels d'inspection relevant du ministère de l'éducation nationale et des corps relevant de statuts spéciaux, les statuts particuliers ajoutent aux priorités mentionnées au quatrième alinéa de l'article 60 des priorités liées notamment à la situation personnelle des fonctionnaires justifiant du centre de leurs intérêts matériels et moraux dans une des collectivités régies par les articles 73 et 74 de la Constitution ainsi qu'en Nouvelle-Calédonie. / Les conditions et modalités d'application du présent article sont fixées par décret en Conseil d'Etat ". Le décret du 25 avril 2018, relatif aux priorités d'affectation des membres de certains corps mentionnés à l'article 10 de la loi du 11 janvier 1984, a inséré à l'article 39-1 du décret du 4 juillet 1972 relatif au statut particulier des professeurs certifiés que : " Pour prononcer les affectations, il est tenu compte, dans toute la mesure compatible avec le bon fonctionnement du service, des priorités prévues par l'article 60 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat et, en outre, des critères de priorité suivants : / 1° La situation de l'agent qui sollicite un rapprochement avec le détenteur de l'autorité parentale conjointe dans l'intérêt de l'enfant ; / 2° La situation de l'agent affecté dans un territoire ou une zone rencontrant des difficultés particulières de recrutement ; / 3° La situation de l'agent affecté dans un emploi supprimé en raison d'une modification de la carte scolaire ; / 4° Le caractère répété d'une même demande de mutation ainsi que son ancienneté ; / 5° L'expérience et le parcours professionnel de l'agent. / Les demandes de mutation sont classées préalablement à l'aide d'un barème rendu public ".
4. Enfin, aux termes de l'article 1er du décret du 28 décembre 2016 relatif à la procédure d'édiction des lignes directrices permettant le classement par l'administration des demandes de mutation des fonctionnaires de l'Etat : " Lorsque l'autorité compétente d'une administration ou d'un service mentionné au deuxième alinéa de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée procède à un classement préalable des demandes de mutation à l'aide d'un barème, les lignes directrices mentionnées au sixième alinéa de ce même article peuvent fixer des critères supplémentaires qui ont un caractère subsidiaire par rapport aux priorités prévues au quatrième alinéa de ce même article () ". Aux termes de l'article 3 du même décret : " Les lignes directrices mentionnées à l'article 1er précisent les modalités de prise en compte de chacune des priorités de mutation prévues au quatrième alinéa de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. / Elles peuvent également fixer des critères supplémentaires à caractère subsidiaire et déterminer les modalités de prise en compte de chacun de ces critères. / Lors du classement préalable des demandes de mutation, la prise en compte de l'un ou de plusieurs des critères subsidiaires mentionnés au deuxième alinéa ne peut conduire, à durée d'ancienneté inférieure ou égale, au dépassement d'une ou de plusieurs priorités prévues au quatrième alinéa de l'article 60 précité ".
5. Les critères supplémentaires que l'autorité administrative est habilitée à établir à titre subsidiaire en application des dispositions citées au point 4, en vue du classement préalable des demandes de mutation, ont pour objet de permettre le départage de demandes ayant obtenu un classement identique par application d'une ou plusieurs priorités de mutation fixées par l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 et par le décret du 25 avril 2018, ainsi que le classement des demandes émanant d'agents ne pouvant se prévaloir d'aucune de ces priorités. Toutefois, dans ce dernier cas, en raison du caractère subsidiaire de ces critères supplémentaires, l'autorité administrative ne saurait légalement prévoir un système de cumul des points ayant pour effet que les demandes de ces agents précèdent, dans le classement établi en vue de l'examen des demandes de mutation, celles des agents relevant d'au moins une des priorités définies au quatrième alinéa de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984 et par le décret du 25 avril 2018.
6. En l'espèce, les lignes directrices de gestion académiques relatives à la mobilité du 11 février 2021 fixent un barème à appliquer pour le classement des demandes de mutation formulées par les enseignants du second degré pour la rentrée 2021 et établit, à cette fin, des règles de priorité pour l'examen de ces demandes. Elles prescrivent d'une part l'établissement d'un classement portant sur les demandes formulées par les agents pouvant se prévaloir des priorités définies au quatrième alinéa de l'article 60 de la loi du 11 janvier 1984, et d'autre part l'établissement d'un classement portant sur les demandes ne relevant pas d'une des priorités de la loi du 11 janvier 1984, et qui concerne, au vu des termes employés, les demandes relevant des priorités définies par le décret du 25 avril 2018. Dans ce dernier cadre, les lignes directrices prévoient que les agents faisant l'objet d'une mesure de carte scolaire, comme en l'espèce M. B, bénéficient d'une bonification de 2000 points, uniquement sur les vœux émis sur leurs anciens établissements et de 1500 points seulement pour les vœux émis sur les établissements de même type dans la commune, le département et la zone de remplacement correspondant à l'établissement. Ainsi, M. B, qui disposait de 243 points, a obtenu une bonification de 2000 point sur son vœu correspondant à son ancien établissement et de 1500 points pour son vœu portant sur la commune de La Grande Motte. Pour chacun de ses six autres vœux, qui ne rentrent pas dans le champ des deux bonifications précitées, M. B a disposé de 243 points. De plus, dans le cadre de l'examen des demandes relevant des priorités définies par le décret du 25 avril 2018, les lignes directrices prévoient l'attribution de 70 à 150 points supplémentaires pour les agents en situation de parents isolés et de 50 points annuels dans la limite de 4 ans, soit 200 points pour les personnels ayant la qualité de sportif de haut niveau, ce alors que les agents faisant l'objet d'une mesure de carte scolaire, prioritaires en application du décret du 25 avril 2018 peuvent, selon la nature de leurs vœux, ne bénéficier d'aucune bonification. Toutefois, ces deux critères tenant à la situation de parent isolé et de sportif de haut niveau ne peuvent être regardés comme se rattachant aux priorités énoncées par les dispositions du décret du 25 avril 2018. Ainsi, dans certaines situations, ils sont susceptibles, en l'absence d'étanchéité entre les fonctionnaires bénéficiant des priorités fixées par le décret précité et ceux disposant de points au titre de ces deux critères supplémentaires, de conduire à ce que la candidature à la mutation d'un agent ne pouvant se prévaloir d'aucune des priorités définies par le décret du 25 avril 2018 précède dans le classement celle d'un candidat bénéficiant d'au moins l'une de ces priorités. Dès lors, les critères supplémentaires définis par la rectrice de l'académie de Montpellier dans les lignes directrices du 11 février 2021, tenant à la situation de parent isolé et de sportif de haut niveau ne revêtent pas un caractère subsidiaire et méconnaissent par suite les dispositions du décret du 25 avril 2018. Les règles et le barème fixés par ces lignes directrices étant entachés d'illégalité et ces dispositions n'étant pas divisibles des autres dispositions des lignes directrices, la décision attaquée, qui a consisté en la mise en œuvre de ces lignes directrices, repose ainsi sur une disposition réglementaire illégale.
7. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 21 juin 2021 par lequel la rectrice de l'académie de Montpellier l'a affecté sur un poste au collège de la Petite-Camargue à Lansargues et l'annulation de la décision portant rejet implicite de son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
8. Suite à sa participation au mouvement académique 2022, M. B est affecté à titre définitif au lycée Georges Clémenceau de Montpellier depuis le 1er septembre 2022. Par suite, il y a lieu de rejeter ses conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
9. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement à M. B d'une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : L'arrêté du 21 juin 2021 de la rectrice de l'académie de Montpellier et sa décision portant rejet implicite du recours gracieux de M. B sont annulés.
Article 2 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B et à la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des jeux olympiques et paralympiques.
Copie en sera transmise à la rectrice de l'académie de Montpellier.
Délibéré après l'audience du 29 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Rabaté, président,
Mme Pater, première conseillère,
Mme Viallet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 février 2024.
La rapporteure,
ML. VialletLe président,
V. Rabaté
Le greffier,
F. Balicki
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de la jeunesse, des sports et des jeux olympiques et paralympiques en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 13 février 2024.
Le greffier,
F. Balicki
fb
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026