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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2105684

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2105684

vendredi 5 avril 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2105684
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantS.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistré le 28 octobre 2021, M. A B, représenté par Me Diaz, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 5 mai 2021 par lequel le maire de Canet-en-Roussillon a accordé à la SARL Schleifer un permis de construire, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Canet-en-Roussillon la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Il soutient que :

- il a intérêt à agir pour contester la décision litigieuse ;

- la compétence de l'auteur de l'acte n'est pas démontrée ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'en vertu de l'article L. 151-11 du code de l'urbanisme, l'avis conforme de la commission départementale des espaces agricoles, naturels et forestiers (CDPENAF) aurait dû être sollicité ;

- il méconnaît l'article A2. 2G du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune, le changement de destination en cause compromettant l'activité agricole du secteur ;

- l'article A2. 2G, qui permet le changement de destination des bâtiments agricoles dans la zone A, comprenant des terres agricoles et naturelles, est en contradiction avec le rapport de présentation et le projet d'aménagement et de développement durable (PADD) du PLU ;

- l'arrêté méconnaît l'article A-4.2a du PLU en raison d'une absence de raccordement au réseau collectif d'assainissement, ce qui démontre une fraude dans l'obtention du permis ;

- il méconnaît également l'article A12 du règlement du PLU dès lors que le nombre de places de stationnement est insuffisant au regard du nombre de logements crées ou réhabilités.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 décembre 2021, la SARL Schleifer, représentée par Me Bonnet, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B une somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- faute pour le requérant d'avoir respecté les dispositions de l'article R. 600-4 lors de l'introduction de son recours gracieux, ce dernier n'a pu avoir pour effet de proroger le délai de recours contentieux ; dès lors, la requête est irrecevable car entachée de tardiveté ;

- elle est irrecevable en raison du défaut d'intérêt à agir de M. B ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 janvier 2022, la commune de Canet-en-Roussillon, représentée par la SCP Chichet-Henry Avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable en raison du défaut d'intérêt à agir du requérant ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un acte, enregistré le 15 mars 2024, M. B a déclaré se désister de sa requête.

Par un mémoire enregistré le 17 mars 2024, la SARL Schleifer, représentée par Me Bonnet, a déclaré accepter sans condition le désistement d'instance et d'action de M. B et renoncer à ses prétentions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rousseau, premier conseiller,

- les conclusions de M. Lafay, rapporteur public,

- et les observations de Me Agier, représentant M. B, celles de Me Garidou, représentant la commune de Canet-en-Roussillon, et celles de Me Bonnet, représentant la SARL Schleifer.

Considérant ce qui suit :

1. M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 5 mai 2021 par lequel le maire de la commune de Canet-en-Roussillon a délivré un permis de construire à la SARL Schleifer en vue de l'édification de trois logements dans une ancienne cave viticole et la réhabilitation de deux autres logements dans le mas situé sur la même parcelle, sur le secteur Mas de Conte, ainsi que la décision implicite rejetant son recours gracieux.

2. Par un acte enregistré le 15 mars 2024, M. B a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte. Par un mémoire enregistré le 17 mars 2024, la commune de Canet-en-Roussillon a accepté ce désistement et a renoncé à ses prétentions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B et des conclusions présentées par la commune de Canet-en-Roussillon en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B, à la commune de Canet-en-Roussillon et à la société à responsabilité limitée Schleifer.

Délibéré après l'audience du 19 mars 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Encontre, présidente,

Mme Teuly-Desportes, première conseillère,

M. Rousseau, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 avril 2024.

Le rapporteur,

M. RousseauLa présidente,

S. EncontreLa greffière,

C. Arce

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 5 avril 2024

La greffière,

C. Arce0dl

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