vendredi 6 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2105782 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCHNEIDER AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 2 novembre 2021, 14 novembre 2022 et 24 février 2023, M. F B, M. A E, Mme H K, Mme I J, représentés par la SCP Bedel de Buzareingues-Boillot et associés, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 mai 2021 par lequel le maire de la commune de Montpellier a accordé à M. G un permis de construire pour la surélévation d'une maison existante sur un terrain situé au 15 rue Jeanne d'Arc, ensemble la décision rejetant implicitement leur recours gracieux ;
2°) d'annuler l'arrêté du 24 octobre 2022 portant permis de construire modificatif délivré par le maire de la commune de Montpellier à M. G ;
3°) de mettre à la charge solidaire de la commune de Montpellier et de M. G une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils détiennent un intérêt pour agir ;
- l'arrêté est illégal en ce que le dossier de permis était incomplet en méconnaissance de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : le document graphique ne permet pas de visualiser le projet depuis leurs logements ;
- il méconnait les articles 3. C2-1, 3. C2-2 et 3. C2-3 du règlement de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine Sud gare ;
- il méconnait les articles 6 et 7 du règlement de la zone 1U1 du plan local d'urbanisme ;
- il méconnait l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 14 mars 2022, 6 janvier 2023 et 5 avril 2023, M. D G, représenté par Schneider avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge solidaire des requérants une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable en l'absence d'intérêt à agir des requérants ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire il sollicite l'application de l'article L. 600-5 et/ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 octobre 2022, la commune de Montpellier, représentée par la SCP CGCB, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable les requérants ne détenant pas d'intérêt pour agir contre le projet autorisé ;
- les moyens soulevés par M. B et autres ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code du patrimoine ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Moynier, rapporteure publique,
- les observations de Me Constantinides, représentant M. B et autres, celles de Me Silleres, représentant la commune de Montpellier, et celles de Me Schneider, représentant M. G.
Une note en délibéré présentée par M. B et autres a été enregistrée le 15 septembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Le 12 février 2021, M. G a déposé à la mairie de Montpellier une demande de permis de construire pour la surélévation d'une maison existante sur la parcelle cadastrée section HL n°0031, situé au 15 rue Jeanne d'Arc. Par arrêté du 18 mai 2021 le maire de Montpellier lui a accordé le permis de construire sollicité. Par la présente requête, M. B et autres demandent l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision implicite rejetant leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. L'article R. 431-10 du code de l'urbanisme dispose que : " Le projet architectural comprend également :a) Le plan des façades et des toitures ; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ". Le caractère insuffisant du contenu de l'un de ces documents au regard de ces dispositions ne constitue pas nécessairement une irrégularité de nature à entacher la légalité de l'autorisation si l'autorité compétente est en mesure, grâce aux autres pièces produites, d'apprécier l'ensemble des critères énumérés par le code de l'urbanisme.
3. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des pièces PCM11 plan de situation local, PCM14 Notice, PCM16 Photomontage d'insertion et PCM17 photographies, que l'environnement du projet de surélévation est renseigné et reproduit. Dans ces conditions, alors que les dispositions du code de l'urbanisme n'exigent pas de documents graphiques permettant d'apprécier l'insertion du projet dont il est sollicité l'autorisation depuis tous les points possibles, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que le dossier aurait été de nature à tromper le service instructeur. Le moyen sera, donc, écarté.
S'agissant des moyens relatifs à la méconnaissance du règlement de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine sud gare/ méditerranée :
4. Aux termes de l'article L. 632-1 du code du patrimoine : " Dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, sont soumis à une autorisation préalable les travaux susceptibles de modifier l'état des parties extérieures des immeubles bâtis, y compris du second œuvre, ou des immeubles non bâtis. / Sont également soumis à une autorisation préalable les travaux susceptibles de modifier l'état des éléments d'architecture et de décoration, immeubles par nature ou effets mobiliers attachés à perpétuelle demeure, au sens des articles 524 et 525 du code civil, lorsque ces éléments, situés à l'extérieur ou à l'intérieur d'un immeuble, sont protégés par le plan de sauvegarde et de mise en valeur. Pendant la phase de mise à l'étude du plan de sauvegarde et de mise en valeur, sont soumis à une autorisation préalable les travaux susceptibles de modifier l'état des parties intérieures du bâti. / L'autorisation peut être refusée ou assortie de prescriptions lorsque les travaux sont susceptibles de porter atteinte à la conservation ou à la mise en valeur du site patrimonial remarquable. ". Aux termes de l'article L. 632-2 de ce code : " I. - L'autorisation prévue à l'article L. 632-1 est, sous réserve de l'article L. 632-2-1, subordonnée à l'accord de l'architecte des Bâtiments de France, le cas échéant assorti de prescriptions motivées. A ce titre, ce dernier s'assure du respect de l'intérêt public attaché au patrimoine, à l'architecture, au paysage naturel ou urbain, à la qualité des constructions et à leur insertion harmonieuse dans le milieu environnant. Il s'assure, le cas échéant, du respect des règles du plan de sauvegarde et de mise en valeur ou du plan de valorisation de l'architecture et du patrimoine. Tout avis défavorable de l'architecte des Bâtiments de France rendu dans le cadre de la procédure prévue au présent alinéa comporte une mention informative sur les possibilités de recours à son encontre et sur les modalités de ce recours. ". Il est constant que le bâtiment existant objet de la surélévation est qualifié par le règlement de l'AVAP de " bâtiment d'accompagnement " et une partie de la parcelle est classée comme " jardin, boisement, enclos ou espace végétalisé à créer ou à préserver ". Le 6 mai 2021 l'architecte des bâtiments de France a émis un avis favorable conforme au projet de surélévation porté par M. G sous réserves notamment s'agissant de la surélévation " qu'à défaut d'être en zinc naturel, a teinte du bardage métal joints debout de l'échantillon présenté soit mate et de couleur zinc patiné non brillant ".
5. En premier lieu, aux termes de l'article 3.C2-1 de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine : " Volume : " a) Implantation : Les alignements existants doivent être maintenus. Les retraits existants par rapport aux voies pourront être conservés. () ;b) Hauteur : Les bâtiments pourront être éventuellement rehaussé(s) à conditions : - que la surélévation, le cas échéant, soit intégrée dans la composition de la façade et mette en valeur sa typologie ; - que la hauteur finale du bâti s'inscrive de manière cohérente dans l'épannelage des deux côtés de la rue ou de la section de rue ; - que cela ne dénature pas le caractère de la rue ou section de rue et s'intègre dans les perspectives urbaines ; - que cela ne compromette pas la salubrité des constructions environnantes. Les bâtiments faisant partie d'un ensemble architectural indiqué sur le plan ne peuvent pas être rehaussés, sauf si cela n'engage pas le gabarit général de l'ensemble ".
6. Il ressort du dossier de permis que la surélévation projetée présente un léger décroché en façade. Toutefois, ce léger décroché ne peut être regardé comme faisant obstacle à ce que la surélévation soit considérée comme intégrée dans la composition de la façade. La seule circonstance que les matériaux utilisés pour cette surélévation soient différents de l'existant n'est pas de nature à compromettre, s'agissant du volume, l'intégration du projet dans la composition de la façade. Enfin, il ne ressort pas des pièces du dossier que la rue Jeanne d'Arc présente, à proximité du projet, un caractère particulier auquel la surélévation projetée porterait atteinte. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine relatives au volume des constructions doit être écarté.
7. En deuxième lieu l'article 3.C2-2 de l'aire de mise en valeur de l'architecture et du patrimoine dispose que : " Toiture : Une attention particulière est portée aux toits visibles depuis l'espace public a) Forme Les toitures doivent s'intégrer dans les perspectives urbaines, notamment lorsqu'elles sont visibles depuis l'espace public. La pente correspond au matériau de couverture utilisé. Elle se termine par un débord en saillie sur la façade () Les toitures reposent sur le couronnement des façades sans espaces intermédiaires ni rehaussements. (..) " le débord de toit est adapté à la topologie de la façade ". Il précise que " la pente correspond au matériau de couverture utilisé. Elle se termine par un débord en saillie sur la façade. ". Et enfin " en cas de surélévation du bâti, la pente peut être différente, si le matériau employé l'autorise et si cela ne nuit pas à la lecture des perspectives urbaines ". Il ne résulte pas de ces dispositions que les surélévations doivent prévoir des débords de toiture en saillie sur la façade visible depuis l'espace public. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3.C2-2 doit être écarté.
8. En troisième lieu l'article 3.C2-3 du règlement de l'AVAP dispose que : " Toute intervention concourt à la mise en valeur de la typologie d'origine de la façade conservée (..) b) composition : " toute surélévation est inscrite dans la composition de la façade. (..) e) matériaux et couleurs : les matériaux utilisés sont en harmonie avec les ambiances urbaines et paysagères. Le caractère minéral reste dominant. Dans le cas de surélévations, les matériaux utilisés sont en harmonie avec le bâti existant ".
9. Il ressort des pièces du dossier que la maison existante est en enduit de couleur beige et la surélévation en litige en parement métallique gris aluminium. Si les requérants font valoir que ce contraste méconnait les dispositions précitées en ce que la surélévation ne peut être regardée comme s'inscrivant dans la composition de la façade et en harmonie ni avec le bâti existant ni avec les autres constructions de la rue Jeanne d'Arc, il ressort des pièces du dossier que l'architecte des bâtiments de France qui a émis un avis conforme favorable au projet n'a émis aucune réserve quant à la réalisation d'un bardage métallique et a, au demeurant, souligné que la " double matérialité est importante pour la lecture architecturale du bâtiment ". Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3.C2-3 doit être écarté.
S'agissant des moyens relatifs à la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme de Montpellier :
10. En premier lieu l'article 6 du règlement de la zone 1U1-1fw dans laquelle s'insère le projet en litige dispose que : " 2) Dans les secteurs 1U1-1, 1U1-2, 1U1-4 et 1U1-9 :
Selon le principe défini au paragraphe 1) précédent et sous réserve des règles définies dans le paragraphe 9 du présent article : - Les constructions seront implantées en ordre continu à l'alignement des voies ou en continuité des façades existantes, les cas échéants. - Les façades ainsi alignées pourront présenter des retraits partiels pour les motifs suivants : • la création de loggias, de terrasses ou de balcons filants ; • l'aménagement des accès ; • ou pour tout autre motif architectural, Ces retraits devant au plus être de 3 m de profondeur et représenter 30 % maximum de la surface de la façade en élévation. () "
11. Il ressort des pièces du dossier et notamment de la notice descriptive du projet que le faible décroché en façade, procédant à un léger recul depuis l'alignement s'agissant de la partie surélevée a été décidé afin de concourir à la mise en valeur de l'existant et constitue, ainsi, un choix purement architectural au sens et pour l'application des dispositions précitées de l'article 6. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
12. En deuxième lieu, l'article 7 du règlement de la zone 1U1-1fw du plan local d'urbanisme dispose que : " Définition du prospect par rapport aux limites séparatives : Il est défini par l'expression d'un rapport entre 2 variables :
- la variable L : distance comptée horizontalement de tout point de la construction considérée au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché à l'altitude du sol existant ;
- la variable H : différence d'altitude entre ces deux points. ().
- Partie de l'unité foncière située dans une bande de 16 m par rapport à la limite du domaine public ou de la voirie privée ouverte à la circulation publique ou de l'alignement des façades, le cas échéant ().
Façades arrières :
L'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives pourra se faire soit en mitoyenneté soit en respectant la règle suivant L) ou = H/2 et au minimum L) ou = à 3 mètres. ".
13. Un permis de construire n'a d'autre objet que d'autoriser la construction d'immeubles conformes aux plans et indications fournis par le pétitionnaire. La circonstance que ces plans et indications pourraient ne pas être respectés ou que ces immeubles risqueraient d'être ultérieurement transformés ou affectés à un usage non conforme aux documents et aux règles générales d'urbanisme n'est pas, par elle-même, sauf le cas d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date de la délivrance du permis, de nature à affecter la légalité de celui-ci.
14. Il ressort du plan de masse du permis de construire modificatif, obtenu par arrêté du 24 octobre 2022, que la surélévation projetée culminera, en sa façade Ouest, à 8,7 mètres au plus proche de la limite séparative arrière laquelle sera implantée à 4,35 mètres de cette limite de sorte que M. G a indiqué respecter la règle de prospect rappelée au point 12. S'il est vrai que le plan de coupe du dossier du permis de construire modificatif indique des mesures qui n'établissent pas l'existence des 4,35 mètres requis pour la conformité à l'article 7 précité, ces approximations ne sont pas de nature à écarter les mentions apposées sur le plan de masse, que le pétitionnaire s'engage à réaliser. En tout état de cause, à supposer que le plan de coupe mettrait en exergue un recul de la limite séparative arrière non conforme, cette non-conformité de l'ordre de 15 cm, l'implantation du bâtiment étant au mieux implanté à 4,20 mètres de cette limite, la commune de Montpellier a sollicité dans ses écritures le bénéfice de la dérogation en application de l'article L. 152-3 du code de l'urbanisme considérant le caractère minime et nécessaire de cette dérogation. Il ressort des pièces du dossier que tant le caractère minime de la dérogation sollicitée que sa nécessité liée à la nature même d'un projet de surélévation qui s'inscrit sur une implantation qui par nature ne peut être déplacée, cette dérogation entre dans le champ de ces dispositions sollicitées par la commune à titre subsidiaire. Par suite, et en tout état de cause, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 7 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article R.111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".
16. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un site ou un paysage propre à fonder le refus opposé à une demande d'autorisation de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ladite autorisation, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur ce site.
17. Il ressort des pièces du dossier que la rue Jeanne d'arc présente certains immeubles de maitres, de facture ancienne, et d'autres plus contemporaines, présentant un aspect minéral ou un enduit beige. Ainsi, ce bâti hétéroclite ne présente pas une unité architecturale particulière à laquelle le projet de M. G porterait atteinte. Dans ces conditions, nonobstant son architecture contemporaine et sa hauteur, la construction projetée vient s'insérer de façon satisfaisante dans son environnement. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation commise en application de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que M. B et autres ne sont pas fondés à demander l'annulation des arrêtés qu'ils attaquent.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Montpellier et de M. G, qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance, la somme réclamée par M. B et autres au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. En revanche, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge solidaire de M. B et autres une somme de 750 euros à verser à la commune de Montpellier ainsi qu'une somme de 750 euros à verser à M. G au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B et autres est rejetée.
Article 2 : M. B et autres verseront à M. G et à la commune de Montpellier une somme de 750 euros chacun sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B, premier dénommé, à la commune de Montpellier et à M. G.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. Jean-Philippe Gayrard, président,
Mme Isabelle Pastor, première conseillère,
Mme Eva Delon, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 octobre 2023.
La rapporteure
I. CLe président,
J-Ph. Gayrard
La greffière,
B. Flaesch
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 6 octobre 2023.
La greffière,
B. Flaesch
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026