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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2105798

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2105798

mardi 6 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2105798
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantPIERSON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés le 3 novembre 2021 et les 6 avril et 2 mai 2022, M. et Mme A B, représentés par Me Da Luz Sousa, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 27 février 2019 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales a accordé à l'Office Public d'Habitat des Pyrénées-Orientales un permis de construire valant permis de démolir en vue de de la construction de la maison des internes de l'hôpital, ensemble la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur le recours gracieux qu'ils ont formé le 9 juillet 2021, réceptionné le 12 juillet suivant ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à leur conseil sur le fondement des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, le cas échéant, à leur verser cette somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Ils soutiennent que :

- ils ont intérêt à agir à l'encontre du permis de construire en leur qualité de voisins immédiats du projet autorisé qui va totalement obstruer la vue dont ils bénéficient et entraîner une perte de la valeur vénale de leur propriété ;

- le recours est recevable en terme-- de délai dès lors que la période d'affichage du permis de construire sur une période continue de deux mois n'est pas démontrée ;

- le permis de construire a été délivré par une autorité incompétente dans la mesure où la commune de Perpignan est dotée d'un plan local d'urbanisme (PLU) et que le maire avait donc compétence au nom de la commune, voire au nom de l'Etat, pour délivrer le permis de construire ;

- le dossier de demande de permis de construire est incomplet au regard des exigences fixées à l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme en l'absence de plan de masse coté dans les trois dimensions ;

- le dossier de demande de permis de construire ne répond pas aux exigences des dispositions des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme dès lors qu'il ne comprend pas de notice descriptive permettant d'apprécier le projet de construction et qu'il ne fait pas apparaître les constructions et paysages avoisinants au projet de construction, la réalité des volumes de la construction nouvelle ainsi que la distance entre la construction nouvelle et les constructions avoisinantes ;

- les dispositions de l'article R. 111-8 du code de l'urbanisme ont été méconnues dans la mesure où le dossier de demande ne comporte aucune information relative aux modalités d'évacuation des eaux pluviales et de ruissellement et d'épuration et de rejet des eaux résiduaires industrielles ;

- le permis de construire est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme dès lors que la construction autorisée présente un volume complexe contrariant la typologie des constructions avoisinantes du quartier.

Par un mémoire enregistré le 7 février 2022, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête ;

Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 11 février 2022, la commune de Perpignan, représentée par Me Pierson, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient qu'aucun des moyens invoqués n'est fondé.

Par un mémoire enregistré le 13 avril 2022, l'Office public de l'Habitat des Pyrénées-Orientales, représenté par Me Méric, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de M. et Mme B la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;

- les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Rousseau, premier conseiller,

- les conclusions de M. Lafay, rapporteur public,

- et les observations de Me Meric, représentant l'Office Public d'Habitat des Pyrénées-Orientales.

Considérant ce qui suit :

1. Le 29 novembre 2018, l'Office Public d'Habitat (OPH) des Pyrénées-Orientales a déposé une demande de permis de construire valant permis de démolir en vue de l'édification, sur la parcelle cadastrée section CH 01 d'une superficie de 1 986 m², sise 142 avenue du Languedoc à Perpignan, classée en zone UB1e du PLU de Perpignan, de la maison des internes de l'hôpital pour une surface de plancher créée de 1 179 m². Par un arrêté du 27 février 2019, le préfet des Pyrénées-Orientales a accordé le permis de construire sollicité.

M. et Mme B, dont la propriété cadastrée section CH n° 06 confronte immédiatement le terrain d'assiette du projet autorisé, ont formé, le 9 juillet 2021, un recours gracieux contre ce permis de construire qui est resté sans réponse. Par la présente requête, ils demandent d'annuler ce permis de construire, ensemble la décision implicite de rejet opposée à leur recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable est : a) Le maire, au nom de la commune, dans les communes qui se sont dotées d'un plan local d'urbanisme () b) Le préfet ou le maire au nom de l'Etat dans les autres communes ". L'article L. 422-2 du même code énumère les situations dans lesquelles, par exception aux dispositions du a) de l'article L. 422-1, l'autorité administrative de l'Etat est compétente pour se prononcer sur un projet en visant notamment " a) Les travaux, constructions et installations réalisés pour le compte d'Etats étrangers ou d'organisations internationales, de l'Etat, de ses établissements publics et concessionnaires ; () ". Aux termes de l'article R. 422-1 du même code : " Lorsque la décision est prise au nom de l'Etat, elle émane du maire, sauf dans les cas mentionnés à l'article R. 422-2 où elle émane du préfet. ". Aux termes de l'article R. 422-2 dudit code : " Le préfet est compétent pour délivrer le permis de construire, d'aménager ou de démolir et pour se prononcer sur un projet faisant l'objet d'une déclaration préalable dans les communes visées au b de l'article L. 422-1 et dans les cas prévus par l'article L. 422-2 dans les hypothèses suivantes : a) Pour les projets réalisés pour le compte d'Etats étrangers ou d'organisations internationales, de l'Etat, de ses établissements publics et concessionnaires () ".

3. Selon l'article L. 6141-1 du code de la santé publique : " Les établissements publics de santé sont des personnes morales de droit public dotées de l'autonomie administrative et financière. Ils sont soumis au contrôle de l'Etat dans les conditions prévues par le présent titre. Leur objet principal n'est ni industriel ni commercial. " Il résulte de ces dispositions que le législateur a expressément entendu supprimer le principe même du rattachement des établissements publics de santé à des collectivités locales, l'alinéa 2 de cet article se bornant à définir le ressort territorial de ces derniers qui sont désormais des établissements publics de l'Etat.

4. Il résulte des dispositions combinées du a) de l'article L. 422-2 et du a) de l'article R. 422-2 du code de l'urbanisme ainsi que de celles de l'article L. 6141-1 du code de la santé publique que, par dérogation à la compétence de principe du maire prévue par le a) de l'article L. 422-1, le préfet est compétent pour délivrer le permis de construire lorsque celui-ci porte sur un projet réalisé pour le compte d'un établissement public de l'Etat. Ces dispositions ont pour objet de faire obstacle à ce qu'une commune puisse s'opposer à l'accomplissement d'un tel projet en raison des buts d'intérêt général poursuivis par l'Etat. L'autorité administrative de l'Etat est, par suite, compétente pour se prononcer sur les demandes de permis de construire qu'ils présentent en vue de la réalisation de leurs projets de travaux, constructions et installations.

5. L'arrêté attaqué porte sur la construction d'une maison des internes par l'OPH des Pyrénées-Orientales pour le compte du centre hospitalier de Perpignan. Dès lors, le préfet des Pyrénées-Orientales était bien compétent pour se prononcer sur cette construction. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du préfet pour délivrer le permis contesté doit être écarté.

6. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

7. Aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. () ".

8. Le dossier de permis de construire comprend un plan de masse des constructions à démolir, le plan de masse du projet autorisé à l'échelle 1/500ème, un plan de masse 2 bis " toiture " à l'échelle 1/200ème sur lequel ont été reportées la longueur et la largeur des bâtiments ainsi que les cotes NGF qui, complétées avec les plans de coupe PC3, ont permis au service instructeur d'apprécier le volume et la hauteur des bâtiments à édifier.

9. Aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ". Aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures; lorsque le projet a pour effet de modifier les façades ou les toitures d'un bâtiment existant, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur; / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".

10. Le dossier de demande de permis de construire comprend une notice de présentation PC 4 décrivant l'état initial du terrain et les constructions existantes devant être démolies, constituées des anciens locaux de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), et matérialisées par quatre photographies sur la planche A2. Cette notice présente les quatre aménagements principaux du projet tenant à la requalification de la partie Est de la parcelle, entre la rue des Coqs et l'avenue de la Salanque, et son aménagement en parking paysager avec conservation des arbres existants, l'aménagement de la partie centrale de la parcelle en espace de jeux et de loisirs : Mini basket, arbres conservés et plantés, zones engazonnées et cheminement accessible permettant de relier les stationnements aux entrées principales, réalisation d'un cœur d'îlot partagé entre les bâtiments A et B, lieu de rencontre et de convivialité pour les internes, réalisation de jardins privatifs pour les logements situés en rez-de-chaussée en limites Nord, Sud et Est, dans la bande de recul. Enfin, elle décrit l'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles. Il est mentionné en particulier que " les bâtiments Al et A2 sont implantés en limite sur l'avenue du Languedoc, et sur les limites séparatives sur une profondeur de 17.65 m. C éléments architecturaux sont utilisés pour construire l'alignement sur l'avenue, au rez-de-chaussée ou sur les niveaux supérieurs : corps de bâtiment, loggias et garde-corps, clôture haute, Ils apportent une variété d'écriture et une diversité d'espaces au niveau du trottoir, apte à signifier et sécuriser l'entrée de la résidence. Ce traitement diversifié de l'alignement met en forme, dans le respect règlementaire, la transition volumétrique entre le tissu urbain/périurbain au Sud de la "Patte d'Oie" et la typologie plus lâche des espaces extérieurs de l'ancien hôpital. Le corps de bâti A3 se positionne en recul de 3.00 m minimum par rapport à la limite Sud, en réponse à l'implantation en recul du bâtiment B qui respecte lui le recul de 3.00 m par rapport à la limite Nord imposé par le PLU. Les volumes sont limités au R+2, avec une exception pour le bâtiment B en R+3, et les toitures terrasses sont généralisées. Au centre de gravité de cet ensemble construit se situe une zone de rencontre et de convivialité couverte par une dalle reliant les bâtiments A2, A3 et B. ". La notice descriptive est utilement complétée par le document graphique d'insertion PC 6 et les trois photographies du terrain d'assiette du projet permettant d'apprécier, contrairement à ce qui est soutenu, les constructions et paysages avoisinants, la réalité des volumes de la construction nouvelle, son impact visuel ainsi que la distance entre la construction nouvelle et les constructions avoisinantes.

11. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande au regard des dispositions précitées aux points 7 et 9 doit être écarté, en toutes ses branches.

12. M. et Mme B ne peuvent utilement se prévaloir des dispositions de l'article R. 111-8 du code de l'urbanisme, lesquelles ne sont pas applicables sur le territoire de la commune de Perpignan dès lors qu'il est couvert par un plan local d'urbanisme.

13. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. ".

14. Il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ou encore à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé, dans le second temps du raisonnement, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux mentionnés par cet article et, le cas échéant, par le plan local d'urbanisme de la commune.

15. Le projet autorisé tend à remplacer des constructions existantes, anciens locaux de la DDTM, comprenant une maison de gardien et des longères datant du début du XXème siècle et présentant des extensions et remaniements, sans intérêt architectural ou patrimonial. Le terrain d'assiette du projet est situé en zone urbaine et ainsi que l'indique la notice du projet en bordure Sud du réservoir de l'hôpital et de la mairie annexe de Perpignan. L'environnement urbain dans lequel il s'insère ne présente pas de particularité architecturale notable même si le projet confronte en sa partie Sud un groupe d'habitations pavillonnaires où se situe la construction des requérants mais sans pour autant présenter d'homogénéité du bâti. Le terrain d'assiette confronte, à l'Ouest, l'espace aquatique Arlette Franco, de facture contemporaine, lequel est accolé au stade Gilbert Brutus en formant un même ensemble destiné à la pratique sportive et, au nord, le grand parking de la marie de quartier Nord de Perpignan et les réservoirs de l'hôpital. Il ne ressort pas des pièces du dossier que la construction litigeuse serait de nature, par ses dimensions et son aspect extérieur, à porter une atteinte à l'environnement urbain, d'architecture hétérogène, dans lequel elle s'inscrit. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la construction de la maison des internes de l'hôpital, composée de deux bâtiments en R+2, dont l'architecture ne traduit aucune rupture particulière avec le bâti environnant apprécié dans son ensemble, méconnaîtrait les exigences découlant de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. et Mme B ne sont pas fondés à demander l'annulation du permis de construire qu'ils attaquent ni de la décision implicite de rejet opposée à leur recours gracieux.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

17. Il n'y a pas lieu de faire droit, dans les circonstances de l'espèce, aux conclusions de la commune de Perpignan et de l'Office Public d'Habitat des Pyrénées-Orientales présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les dispositions de cet article font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, sur le fondement des mêmes dispositions.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Perpignan et l'Office Public d'Habitat des Pyrénées-Orientales au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. et Mme A B, au préfet des Pyrénées-Orientales, à l'Office Public de l'Habitat des Pyrénées-Orientales et à la commune de Perpignan.

Délibéré après l'audience du 23 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Encontre, présidente,

Mme Teuly-Desportes, première conseillère,

M. Rousseau, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2023.

Le rapporteur,

M. RousseauLa présidente,

S. Encontre La greffière,

C. Arce

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 6 juin 2023

La greffière,

C. Arce

dl

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