mardi 18 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2105806 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | RAYNAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 3 novembre 2021 et le 13 janvier 2023, M. B A, représenté par Me Raynal, demande au tribunal :
1°) d'annuler, si besoin après avoir prescrit une expertise avant dire droit, la décision implicite de rejet du maire de Frontignan de prendre toute mesure de nature à remédier à la dégradation de la situation de l'impasse des Métairies ;
2°) d'enjoindre au maire de Frontignan de prendre toute mesure de nature à remédier à la dégradation de la situation de l'impasse des Métairies : faire usage de ses pouvoirs en matière de voirie communale et prendre toute mesure qui s'impose pour remédier au mauvais état de l'impasse des Métairies, se conformer à l'accessibilité de la voirie et des espaces publics lors de la réfection à intervenir de cette impasse (assurer la visibilité des zones de cheminement et des zones de conflit) et pourvoir aux mesures relatives à la voirie communale permettant de circuler dans des conditions de sécurité satisfaisantes (clôture pour délimiter la voie de la propriété située en contrebas) ; prendre les mesures appropriées, règlementaires ou d'exécution, pour que les interdictions résultant du code de la route soient observées de sorte que le droit d'accès des riverains de l'impasse des Métairies soit effectivement préservé ; faire usage de ses pouvoirs de police municipale pour garantir la tranquillité publique dans l'impasse des Métairies (l'installation d'un éclairage public lors de la réfection de la voie contribuerait à remédier à cette problématique) ;
3°) de condamner la commune de Frontignan à lui verser une indemnité de 25 000 euros, à parfaire, ainsi que les intérêts au taux légal à compter de la date d'enregistrement de la présente requête au greffe de votre tribunal et, le cas échéant, leur capitalisation, en réparation du préjudice subi en raison de la carence fautive du maire pour remédier à la dégradation de la situation de l'impasse des Métairies ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Frontignan la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les caractéristiques de l'impasse des Métairies ne respectent pas les dispositions de l'article R. 141-2 du code de la voirie routière, révélant un défaut d'entretien normal de la voie de nature à engager la responsabilité de la commune ;
- la voirie ne respecte pas les prescriptions techniques pour l'accessibilité de la voirie et des espaces publics édictées par l'article 1er du décret n° 2006-1657 du 21 décembre 2006 relatif à l'accessibilité de la voirie et des espaces publics et son arrêté d'application du 15 janvier 2007, en particulier en ce qui concerne la visibilité du cheminement, justifiant qu'il soit enjoint au maire de s'y conformer ;
- l'absence de clôture pour délimiter la voie, dépourvue de trottoirs et d'éclairage public, de la propriété située en contrebas caractérise un défaut d'entretien normal de l'impasse susceptible d'engager la responsabilité de la commune, justifiant qu'il soit enjoint au maire de pourvoir aux mesures nécessaires à assurer la sûreté de passage ;
- compte tenu des difficultés récurrentes pour entrer et sortir de l'impasse au motif de stationnements gênants dans la zone de rencontre entre l'impasse et la place des Métairies, il est fondé à demander qu'il soit enjoint au maire de prendre les mesures nécessaires pour que les interdictions soient respectées et le droit d'accès des riverains préservé ;
- la gêne occasionnée par les bruits importants provenant des rassemblements nocturnes dans l'impasse qui troublent le repos des habitants et provoquent des dépôts qui nuisent à la propreté des lieux, justifie qu'il soit enjoint au maire de faire usage de ses pouvoirs de police pour garantir conformément au 2° de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales la tranquillité publique ;
- la carence fautive du maire dans l'exercice des pouvoirs qui lui sont conférés engage la responsabilité de la commune qui justifie la réparation intégrale du préjudice subi.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 8 juillet 2022 et le 23 janvier 2023, la commune de Frontignan, représentée par Me Pilone, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge des requérants la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la voirie routière ;
- le décret n°2006-1657 du 21 décembre 2006 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Couégnat, rapporteure,
- les conclusions de Mme Lorriaux, rapporteure publique,
- les observations de Me Raynal, représentant M. A,
- et les observations de Me Ortial, représentant la commune de Frontignan.
Des pièces, enregistrées les 7 et 12 avril 2023, ont été présentées pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Les époux A résident à Frontignan au 1 impasse des Métairies, voirie communale à laquelle succède sur leur propriété une servitude de passage qui dessert une autre habitation. Par un courrier du 30 juin 2021 reçu le 2 juillet par la commune, ils ont demandé au maire de faire usage, d'une part, de ses pouvoirs en matière de voirie communale pour remédier au mauvais état de la plate-forme de la voie, assurer la visibilité des zones de cheminement et des zones de conflit et assurer la sûreté du passage, d'autre part, de ses pouvoirs de police de la circulation pour garantir leur droit d'accès et, enfin, de ses pouvoirs de police générale pour garantir la tranquillité publique dans l'impasse. Ce courrier contient également une demande préalable indemnitaire fondée sur la responsabilité pour faute à raison de la carence du maire. Ces demandes étant restées sans réponse, M. A demande au tribunal, d'une part, d'annuler le refus implicite opposé par le maire à leurs demandes et de lui enjoindre de prendre les mesures qu'il décrit de nature à remédier à la dégradation de la situation de l'impasse des Métairies et, d'autre part, de condamner la commune à lui verser la somme de 25 000 euros en réparation du préjudice subi imputable à la carence fautive du maire.
Sur les conclusions tendant à l'annulation du refus implicite du maire de Frontignan :
En ce qui concerne le refus du maire de prendre les mesures sollicitées relatives à la voirie :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 141-2 du code de la voirie routière : " Les profils en long et en travers des voies communales doivent être établis de manière à permettre l'écoulement des eaux pluviales et l'assainissement de la plate-forme. () Les caractéristiques techniques de la chaussée doivent, sur une même voie, être homogènes en matière de déclivité et de rayon des courbes. () ". Sur le fondement de ces dispositions, le requérant demande l'annulation du refus du maire de remédier au mauvais état de l'impasse. Toutefois, les différentes photographies de l'impasse figurant au dossier ne permettent pas d'établir l'absence alléguée d'homogénéité en matière de déclivité et de rayon des courbes de la voie. Plusieurs photographies montrent de l'eau stagnant sur la chaussée ainsi que des trous dans le revêtement. Toutefois, aucun élément ne permet d'établir que cette eau, d'une hauteur très limitée, constituerait un obstacle avéré à la circulation des riverains, quel que soit le mode de déplacement et la commune justifie par ailleurs avoir effectué en 2020 et en 2021 des interventions sur la chaussée (bouchage de trou, enrobés). Il ne ressort ainsi pas des pièces du dossier que la voie en cause, d'une faible longueur et supportant un très faible trafic s'agissant d'une impasse desservant deux habitations seulement, présenterait un niveau d'entretien insuffisant. Le refus du maire n'est donc pas entaché d'illégalité.
3. D'autre part, aux termes de l'article 1er du décret du 21 décembre 2006 : " A compter du 1er juillet 2007, l'aménagement, en agglomération, des espaces publics et de l'ensemble de la voirie ouverte à la circulation publique et, hors agglomération, des zones de stationnement, des emplacements d'arrêt des véhicules de transport en commun et des postes d'appel d'urgence est réalisé de manière à permettre l'accessibilité de ces voiries et espaces publics aux personnes handicapées ou à mobilité réduite avec la plus grande autonomie possible. / Ces dispositions sont applicables à l'occasion de la réalisation de voies nouvelles, d'aménagements ou de travaux ayant pour effet de modifier la structure des voies ou d'en changer l'assiette ou de travaux de réaménagement, de réhabilitation ou de réfection des voies, des cheminements existants ou des espaces publics, que ceux-ci soient ou non réalisés dans le cadre d'un projet de mise en accessibilité de la voirie et des espaces publics ". Le requérant demande l'annulation du refus implicite du maire d'assurer, en application de ces dispositions, la visibilité des zones de cheminement et des zones de conflit. Il résulte toutefois desdites dispositions qu'elles ne s'imposent aux voiries existantes qu'à l'occasion de travaux de réaménagement, de réhabilitation ou de réfection des voies. Dans ces conditions, et en l'absence de réalisation de tels travaux, c'est à bon droit que le maire a refusé de faire droit à cette demande.
4. Enfin, le requérant demande l'annulation du refus implicite opposé par le maire à sa demande qu'il assure la " sécurité des usagers de la voie ". Toutefois, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à la commune de clôturer l'impasse, tel que sollicité sur le côté droit où la propriété riveraine se situe très en contrebas. Le requérant n'alléguant pas avoir subi un quelconque dommage accidentel du fait de cette circonstance, il ne peut utilement invoquer le défaut d'entretien normal de la voie. Compte tenu de ce que l'impasse, d'une faible longueur, ne dessert que deux habitations et supporte un très faible trafic, le refus du maire de donner suite à la demande du requérant sur ce point n'est pas illégal. Enfin, s'agissant de la présence de branches cachant le panneau de stationnement interdit et menaçant de tomber sur la voie, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intervention annoncée par la commune, qui l'estimait justifiée dans son courrier du 14 juin 2021, n'aurait pas eu lieu.
En ce qui concerne le refus du maire de faire usage de ses pouvoirs de police de la circulation :
5. Aux termes de l'article L. 2213-1 du code général des collectivités territoriales : " Le maire exerce la police de la circulation sur les routes nationales, les routes départementales et l'ensemble des voies publiques ou privées ouvertes à la circulation publique à l'intérieur des agglomérations () ". Aux termes de l'article L. 2213-2 du même code : " Le maire peut, par arrêté motivé, eu égard aux nécessités de la circulation et de la protection de l'environnement : () 2° Réglementer l'arrêt et le stationnement des véhicules ou de certaines catégories d'entre eux, ainsi que la desserte des immeubles riverains ; () ".
6. Le requérant demande l'annulation du refus implicite du maire opposé à sa demande tendant à ce qu'il prenne les " mesures appropriées règlementaires et d'exécution pour que les interdictions de stationnement résultant du code de la route soient observées de manière à ce que le droit d'accès des riverains de l'impasse soit préservé " au motif de stationnements irréguliers de véhicules portant atteinte à son droit d'accès. Il ressort des pièces du dossier qu'à la suite de précédents échanges avec les époux A, la commune a installé depuis quelques années un panneau d'interdiction de stationner à l'entrée de l'impasse côté droit et que, postérieurement à son courrier du 14 juin 2021, elle a fait procéder à l'élagage des branches obstruant ledit panneau. M. A produit plusieurs photographies de véhicules stationnés devant le portail de sa voisine, sur la place. Toutefois s'il apparaît que ces véhicules empiètent sur la largeur de l'impasse, il ne ressort ni de ces photographies ni d'aucune autre pièce du dossier qu'ils empêcheraient le passage du véhicule du requérant. Les quelques photographies produites ne permettent en outre pas d'établir la fréquence de ces stationnements et le requérant n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il aurait vainement contacté la police municipale pour faire constater des stationnements irréguliers. S'agissant du camion grue dont la présence empêchait tout passage, il n'est pas contesté qu'il s'agissait d'un stationnement ponctuel le temps de réalisation de travaux sur une propriété voisine et, pour regrettable que soit le fait que les riverains n'en aient pas été informés, cet évènement ponctuel ne saurait révéler une situation nécessitant l'intervention du maire au titre de ses pouvoirs de police de la circulation. Il résulte de l'ensemble de ces éléments que la décision contestée, qui ne révèle aucune carence fautive du maire, n'est pas illégale.
En ce qui concerne le refus du maire de faire usage de ses pouvoirs de police générale :
7. Aux termes de l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales : " La police municipale a pour objet d'assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Elle comprend notamment : () 2° Le soin de réprimer les atteintes à la tranquillité publique telles que les rixes et disputes accompagnées d'ameutement dans les rues, le tumulte excité dans les lieux d'assemblée publique, les attroupements, les bruits, les troubles de voisinage, les rassemblements nocturnes qui troublent le repos des habitants et tous actes de nature à compromettre la tranquillité publique ; () ".
8. Le requérant demande l'annulation du refus implicite du maire opposé à sa demande tendant à ce qu'il fasse usage de ses pouvoirs de police municipale pour garantir la tranquillité publique dans l'impasse des métairies au motif de " bruits importants provenant des rassemblements nocturnes dans l'impasse des Métairies qui troublent le repos des habitants de l'impasse et provoquent des dépôts qui nuisent à la propreté des lieux ". Les photographies montrant des déchets provenant d'une chaîne de restauration rapide, prises les 17 avril et 17 juillet 2022, ne permettent pas d'établir la réalité des rassemblements nocturnes et nuisances sonores évoquées. Aucune pièce du dossier ne fait apparaître que le requérant aurait précédemment alerté la commune sur ce point. En l'état du dossier, il ne ressort pas des pièces du dossier que la situation nécessitait l'intervention du maire au titre de ses pouvoirs de police de tranquillité publique, ni en tout état de cause et à la supposer adaptée, l'installation d'un éclairage public. Par suite, la décision contestée, qui ne révèle aucune carence fautive du maire, n'est pas illégale.
9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise, que les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet du maire de Frontignan de prendre toute mesure de nature à remédier à la dégradation de la situation de l'impasse des Métairies doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
10. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A, n'implique aucune mesure d'exécution. Ses conclusions à fin d'injonction doivent donc être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
11. En l'absence d'illégalité fautive de la décision contestée du maire de Frontignan, les conclusions indemnitaires présentées par M. A sur le fondement de la responsabilité pour faute de la commune doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de la commune de Frontignan qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par le requérant au titre des frais non compris dans les dépens qu'il a exposé. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Frontignan tendant à l'application des dispositions de cet article.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Frontignan au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune de Frontignan.
Délibéré après l'audience du 4 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Jérôme Charvin, président,
M. Hervé Verguet, premier conseiller,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 avril 2023
La rapporteure,
M. Couégnat
Le président,
J. Charvin La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 18 avril 2023
La greffière,
M. C
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026