mardi 30 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2106363 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP LES AVOCATS DU THELEME |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 décembre 2021, le conseil régional de l'ordre des pharmaciens d'Occitanie, représenté par Me Lafont, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de l'agence régionale de santé (ARS) Occitanie n° 2021-4856 du 27 septembre 2021 ayant autorisé le transfert de la pharmacie A sise immeuble le Wahoo au 119 avenue Guynemer à Perpignan vers le 40 avenue Giraudoux à Perpignan ;
2°) de condamner l'Etat au paiement de la somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et aux entiers dépens.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable dès lors que le délai de recours a été respecté et qu'elle a intérêt à agir ;
- la décision est entachée d'un vice d'incompétence ;
- elle est entachée d'un vice de procédure au regard de l'article R. 5125-2 du code de la santé publique, en l'absence de précision de la date de réception par le syndicat des pharmaciens pour la région Occitanie de la demande d'avis ;
- le motif tiré de l'absence d'abandon de clientèle est entaché d'erreurs de fait et d'une erreur d'appréciation ;
- contrairement à ce qu'a considéré l'ARS Occitanie, qui n'a pas déterminé avec précision le quartier d'origine, le transfert s'opère vers un quartier distinct du quartier d'origine ;
- le transfert ne permet pas de répondre de manière optimale à la desserte en médicaments, en violation des articles L. 5215-3 et L. 5125-3-2 du code de la santé publique dès lors que l'accès à la pharmacie ne sera pas amélioré et que la nouvelle implantation ne dessert que peu de résidents, qui sont déjà desservis par deux autres pharmacies ;
- le transfert provoquera un déséquilibre du maillage pharmaceutique.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2022, la société Pharmacie A (pharmacie Wahoo), représentée par Me Raymond et Me Prévôt, conclut au rejet de la requête et à la condamnation du Conseil régional de l'ordre des pharmaciens d'Occitanie à lui verser la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle laisse le soin à l'ARS Occitanie d'apporter les réponses aux moyens de légalité externe invoqués ;
- la décision contestée est régulière dès lors que le transfert est opéré au sein du même quartier et qu'il remplit les deux premières conditions prévues à l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique et ne compromet pas l'approvisionnement nécessaire en médicaments de la population résidente du quartier (L. 5125-3 du code de la santé publique).
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 novembre 2022, l'ARS Occitanie conclut à titre principal au rejet de la requête et à titre subsidiaire à la modulation dans le temps des effets d'une éventuelle annulation de l'arrêté querellé.
Elle soutient que :
- les moyens invoqués ne sont pas fondés,
- à titre infiniment subsidiaire si le tribunal envisageait d'annuler l'arrêté de transfert elle l'invite à user de son pouvoir de modulation des effets dans le temps de l'annulation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la santé publique ;
- le décret n° 2018-671 du 30 juillet 2018 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Couégnat, rapporteure,
- les conclusions de Mme Lorriaux, rapporteure publique,
- et les observations de Me Prévôt, représentant la pharmacie A.
Considérant ce qui suit :
1. Le 2 juin 2021, M. au nom de l'EURL Pharmacie A a sollicité l'autorisation de transférer son officine d'un local situé 119 avenue Guynemer à Perpignan dans un local situé au 40 de l'avenue Giraudoux dans la même commune. Par une décision du 21 septembre 2021, le directeur général de l'agence régionale de santé (ARS) Occitanie a autorisé M. A à procéder à ce transfert. Par la présente requête, le conseil régional de l'ordre des pharmaciens d'Occitanie demande au tribunal d'annuler cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. La décision du 27 septembre 2021 a été signée pour le directeur général de l'ARS Occitanie et par délégation par M. C B directeur du premier recours. Par une décision n° 2020-0036 du 10 janvier 2020 régulièrement publiée au recueil des actes administratifs de la région Occitanie, le directeur général de l'ARS Occitanie a donné délégation à M. B, en sa qualité de directeur du premier recours à l'effet de signer " tous actes, décisions, arrêtés.relatifs à l'exercice des missions entrant dans le champ de compétence de la direction " et notamment " les décisions relatives à la délivrance, transferts, suspensions et retraits d'autorisations pour les officines de pharmacie ". Le moyen tiré du vice d'incompétence de l'auteur de la décision contestée manque donc en fait et doit être écarté.
3. Aux termes de l'article R. 5125-2 du code de la santé publique : " Le directeur général de l'agence régionale de santé du lieu où l'exploitation est envisagée transmet pour avis le dossier complet de la demande prévue au I de l'article R. 5125-1 au conseil compétent de l'ordre national des pharmaciens, ainsi qu'au représentant régional désigné par chaque syndicat représentatif de la profession au sens de l'article L. 162-33 du code de la sécurité sociale. () A défaut de réponse dans un délai de deux mois à compter de la date de réception de la demande d'avis, l'avis est réputé rendu. ". Il ressort des pièces du dossier que l'ARS Occitanie a sollicité pour avis, conformément aux dispositions précitées, notamment le syndicat des pharmaciens pour la région Occitanie par courrier recommandé avec accusé de réception, lequel a été signé le 16 juillet 2021 et que l'avis de ce syndicat a été réputé rendu le 16 septembre 2021. La requérante se borne à reprocher à la décision contestée de ne pas mentionner la date de réception par le syndicat de cette transmission. Toutefois, il résulte de ce qui précède que la consultation a bien été réalisée dans le respect de l'article R. 5125-2 du code de la santé publique et l'absence d'une telle mention, non prescrite à peine de nullité, est sans incidence sur la régularité de la procédure. Le moyen invoqué ne peut donc qu'être écarté.
4. Aux termes de l'article L. 5125-3-1 du code de la santé publique : " Le directeur général de l'agence régionale de santé définit le quartier d'une commune en fonction de son unité géographique et de la présence d'une population résidente. L'unité géographique est déterminée par des limites naturelles ou communales ou par des infrastructures de transport. Le directeur général de l'agence régionale de santé mentionne dans l'arrêté prévu au cinquième alinéa de l'article L. 5125-18 le nom des voies, des limites naturelles ou des infrastructures de transports qui circonscrivent le quartier. ".
5. Dans l'arrêté contesté et après avoir rappelé les dispositions citées au point précédent, le directeur général de l'ARS Occitanie a indiqué que " le quartier d'origine de la pharmacie, qui est aussi le quartier d'accueil pourrait être délimité ainsi : au nord l'avenue Albert Camus, à l'est par la D22 C, à l'ouest par le boulevard John Fitzgerald Kennedy et l'avenue d'Argelès-sur-Mer, au Sud par la D22 ". Il a en outre précisé que la pharmacie se situe actuellement au sud du quartier " Saint-Gaudérique " (quartier d'habitation situé à l'Est de la commune de Perpignan délimité du quartier Moulin à Vent par l'avenue d'Argelès). Si, ainsi que le soulève la requérante, cette description ne comporte pas le nom de toutes les voies délimitant le quartier, ces indications, éclairées par le plan tracé par l'ARS Occitanie dans son mémoire en défense, et complétées par la référence au quartier Saint-Gaudérique, dans ses limites définies par la commune de Perpignan, sont suffisantes pour identifier le quartier délimité par l'ARS Occitanie. La seule circonstance que le quartier " Saint-Gaudérique " soit décrit sur un périmètre totalement différent sur le site Google Map ne suffit pas à considérer que le quartier ainsi délimité par le directeur général de l'ARS Occitanie ne correspondrait pas à une unité géographique. Dans ces conditions le moyen tiré de ce que le quartier aurait été insuffisamment défini et en violation des dispositions de l'article L. 5125-3-1 du code de la santé publique doit donc être écarté.
6. Compte tenu des emplacements actuel et projeté de l'officine, il résulte de ce qui précède que c'est donc à bon droit que le directeur général de l'ARS Occitanie a considéré que le transfert de l'officine était sollicité au sein du même quartier.
7. Aux termes de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique : " Lorsqu'ils permettent une desserte en médicaments optimale au regard des besoins de la population résidente et du lieu d'implantation choisi par le pharmacien demandeur au sein d'un quartier défini à l'article L. 5125-3-1 () sont autorisés par le directeur général de l'agence régionale de santé, respectivement dans les conditions suivantes : 1° Les transferts et regroupements d'officines, sous réserve de ne pas compromettre l'approvisionnement nécessaire en médicaments de la population résidente du quartier, de la commune ou des communes d'origine. / L'approvisionnement en médicaments est compromis lorsqu'il n'existe pas d'officine au sein du quartier () accessible au public par voie piétonnière ou par un mode de transport motorisé répondant aux conditions prévues par décret, et disposant d'emplacements de stationnement ; () ". Aux termes de l'article 1er du décret n° 2018-671 du 30 juillet 2018 pris en application de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique : " Le "mode de transport motorisé", mentionné à l'article L. 5125-3,1° du code de la santé publique s'entend comme toute offre de transport collectif qui répond aux conditions du second alinéa. / L'offre de transport disponible permet d'assurer au moins un trajet aller-retour par jour ouvrable entre le quartier ou la commune d'origine et le lieu d'implantation envisagé par l'officine dont le transfert ou le regroupement est demandé, ou celui d'une officine existante située au maximum dans les limites des communes limitrophes. Elle assure un arrêt à proximité de l'une ou l'autre de ces officines. ".
8. Ainsi qu'il l'a été dit au point 6, la pharmacie A sera transférée au sein du même quartier. Il ressort des pièces du dossier que le futur local dispose d'un nombre important d'emplacements de stationnement. Il est par ailleurs directement accessible par la ligne 7 du réseau de transport en commun de la communauté urbaine de Perpignan Méditerranée Métropole, qui traverse selon un axe nord-sud le quartier défini avec une fréquence d'environ un bus par heure et dont l'arrêt " Clinique " se trouve à proximité du futur local. En outre, la ligne 2 qui suit en partie la limite ouest du quartier permet également un accès par son arrêt Moulin à Vent, un peu plus éloigné que le précédent mais avec une fréquence d'un passage toutes les 20 à 30 minutes. Le local sera également accessible pour les piétons par les trottoirs aménagés le long des voies. Dans ces conditions, et au regard des conditions prévues au 1° de l'article L. 5125-3 du code de la santé publique et sans que la requérante puisse utilement se prévaloir de l'augmentation de la distance à parcourir pour la population résident à proximité de l'actuel local, le moyen tiré de ce que l'approvisionnement de la population du quartier serait compromis ne peut qu'être écarté. La circonstance invoquée tirée du rapprochement de l'officine en litige de trois autres officines, qui ne ressort des pièces du dossier que s'agissant de la pharmacie de l'Europe est sans incidence sur cette appréciation.
9. Aux termes de l'article L. 5125-3-2 du code de la santé publique : " Le caractère optimal de la desserte en médicaments au regard des besoins prévu à l'article L. 5125-3 est satisfait dès lors que les conditions cumulatives suivantes sont respectées :1° L'accès à la nouvelle officine est aisé ou facilité par sa visibilité, par des aménagements piétonniers, des stationnements et, le cas échéant, des dessertes par les transports en commun ; 2° Les locaux de la nouvelle officine remplissent les conditions d'accessibilité mentionnées à l'article L. 111-7-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que les conditions minimales d'installation prévues par décret. Ils permettent la réalisation des missions prévues à l'article L. 5125-1-1 A du présent code et ils garantissent un accès permanent du public en vue d'assurer un service de garde et d'urgence ; 3° La nouvelle officine approvisionne la même population résidente ou une population résidente jusqu'ici non desservie ou une population résidente dont l'évolution démographique est avérée ou prévisible au regard des permis de construire délivrés pour des logements individuels ou collectifs. ". L'article L. 5125-3-3 du même code prévoit : " Par dérogation aux dispositions de l'article L. 5125-3-2, le caractère optimal de la réponse aux besoins de la population résidente est apprécié au regard des seules conditions prévues aux 1° et 2° du même article dans les cas suivants : 1° Le transfert d'une officine au sein d'un même quartier () ".
10. Il résulte des dispositions précitées que le transfert sollicité est soumis aux deux seules conditions cumulatives mentionnées aux 1° et 2° de l'article L. 5125-3-3 du code de la santé publique. Le moyen tiré du non-respect du 3° de ce même article ainsi que les arguments liés à la résidence et à la nature de la population desservie, ne peuvent donc utilement être invoqués.
11. Il ressort des termes de la décision attaquée que, pour estimer que la condition prévue au 1° de l'article L. 5125-3-2 était remplie, l'autorité administrative a pris en compte un accès aisé de la nouvelle officine, à la fois pour les véhicules motorisés et les piétons, une visibilité parfaite, la présence de nombreuses places de stationnement et une desserte par les lignes de bus n° 7 et 2. Ces faits sont matériellement exacts. Eu égard à la définition légale de la première condition (1°), la circonstance que le précédent local bénéficiait également d'un accès aisé est sans incidence sur la légalité de l'autorisation contestée. Dans ces conditions, c'est à bon droit que le directeur général de l'ARS Occitanie a estimé remplie la condition décrite au 1° de l'article L. 5125-3-2.
12. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions du conseil régional de l'ordre des pharmaciens d'Occitanie tendant à l'annulation de la décision du 21 septembre 2021 par laquelle le directeur général de l'ARS Occitanie a autorisé le transfert de l'officine exploitée par M. doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions du requérant relatives aux dépens sont sans objet et doivent donc être rejetées.
14. Les dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'ARS Occitanie qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par le conseil régional de l'ordre des pharmaciens d'Occitanie au titre des frais non compris dans les dépens qu'il a exposés. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du conseil régional de l'ordre des pharmaciens d'Occitanie la somme de 1 500 euros à verser à la pharmacie au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête du Conseil régional de l'ordre des pharmaciens d'Occitanie est rejetée.
Article 2 : Le Conseil régional de l'ordre des pharmaciens d'Occitanie versera la somme de 1 500 euros à l'EURL Pharmacie au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au Conseil régional de l'ordre des pharmaciens d'Occitanie, à l'EURL Pharmacie et à l'agence régionale de santé Occitanie.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2023, à laquelle siégeaient :
M. Jérôme Charvin, président,
M. Hervé Verguet, premier conseiller,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 mai 2023.
La rapporteure,
M. Couégnat
Le président,
J. Charvin
La greffière,
A. Lacaze
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 30 mai 2023
La greffière,
A. Lacaze
Ls
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026