jeudi 16 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2120295 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | CABINET L CONSEIL AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 janvier 2021 et 25 février 2022, M. A B et Mme G D, représentés par Urbi et Orbi Avocats, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 23 juillet 2020 par lequel le maire de la commune de Vallesvilles a autorisé la construction d'une maison individuelle à M. E, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux formé le 24 novembre 2020.
2°) de mettre à la charge de la commune de Vallesvilles une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent qu'ont été méconnus :
- le d) de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme, car l'attestation prévue par ces dispositions manque au dossier de demande de permis de construire ;
- l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme, du fait de la nécessité de travaux à réaliser pour la création des réseaux publics de distribution, sans indication par la commune du délai et par quelle collectivité ces travaux doivent être exécutés ;
- le c) de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme, en ce que le projet indique une adresse erronée ;
- 1°) de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme à défaut de préciser l'état initial du terrain, de décrire la végétation et les éléments paysagers existants, ainsi que le c) du 2°de cet article par l'absence de mention du traitement des clôtures ;
- le a) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme, car alors que le profil du terrain va nécessairement être modifié, les plans de coupe ne font pas apparaître l'état initial et l'état futur ; le d) de ce même article, car les plans correspondant au volet paysager et les photographies lacunaires présentées ne permettent pas d'apprécier l'insertion du projet par rapport aux construction avoisinantes et dans l'environnement, proche ou lointain ;
- l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, l'accès direct du projet à la sortie d'un virage de la route départementale 94 entraînant un risque pour les usagers de cette route ;
Par des mémoires en défense enregistrés les 22 mars 2021 et 22 mars 2022, la commune de Vallesvilles, représentée par le cabinet VFT, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. B et Mme D une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable car l'intérêt pour agir n'est pas établi ;
- les moyens soulevés par M. B et Mme D ne sont pas fondés.
Par des mémoires enregistrés les 7 décembre 2021 et 15 mars 2022, Mme C et M. H E, représentés par Me Frances-Lagarrigue, concluent à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit sursis à statuer sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et en toute hypothèse à ce que soit mise à la charge de M. B et Mme D une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la requête est irrecevable car, à défaut pour le recours gracieux de leur avoir été notifié, interrompant le délai de recours contentieux, elle est tardive ;
- les moyens soulevés par M. B et Mme D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Crampe,
- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 23 juillet 2020, le maire de la commune de Vallesvilles a autorisé à M. E la construction d'une maison individuelle, sur un terrain situé route de St-Pierre-de-Lages, au lieu-dit Cantegril, parcelle cadastrée section ZI n° 267. Les 18 septembre et 25 novembre 2020, des arrêtés de permis de construire modificatifs ont été délivrés à M. E. Le 22 septembre 2020, les requérants ont formé un recours gracieux à l'encontre du permis de construire initial, réceptionné le 24 septembre 2020 par la commune qui a gardé le silence. Par leur requête, Monsieur B et Madame D demandent l'annulation de l'arrêté de permis de construire délivré le 23 juillet 2020 ainsi que du rejet tacitement opposé à leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Lorsqu'un permis de construire a été délivré en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance des permis de construire, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'un permis modificatif dès lors que celui-ci assure le respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédé de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Il peut, de même, être régularisé par un permis modificatif si la règle relative à l'utilisation du sol qui était méconnue par le permis initial a été entretemps modifiée. Les irrégularités ainsi régularisées ne peuvent plus être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre le permis initial.
S'agissant de la complétude du dossier de demande de permis de construire :
3. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : () d) Le document attestant de la conformité du projet d'installation d'assainissement non collectif au regard des prescriptions réglementaires, prévu au 1° du III de l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales, dans le cas où le projet est accompagné de la réalisation ou de la réhabilitation d'une telle installation ;() ".
5. Il ressort des pièces du dossier que M. E s'est vu délivrer le 25 novembre 2020 un permis de construire modificatif, accordé après avis favorable du syndicat mixte de l'Eau de l'assainissement daté du 2 novembre 2020 rendu sur son dossier de conception d'une installation d'assainissement non collectif. Cet avis était accompagné de l'attestation de conformité délivrée par le SPANC et faisant foi de la conformité de son projet d'installation. Par suite, le moyen tiré de ce que le permis de construire litigieux ne respectait pas l'obligation de fournir l'attestation de conformité prévue par le d) de l'article R. 431-6 du code de l'urbanisme ne peut plus être utilement invoqué à l'appui des conclusions dirigées contre le permis initial.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme : " La demande de permis de construire précise : () c) La localisation et la superficie du ou des terrains ; () ".
7. Il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire, que figurent au plan de situation et dans le formulaire Cerfa plusieurs éléments permettant d'identifier le terrain en litige, tels que l'adresse au Lieu-Dit Cantegril, Lot 01, route de Saint-Pierre de Lage, les références cadastrales section ZI n°267, le repérage du terrain au sein d'un plan de situation et l'indication de sa superficie, soit 1 211 m2. L'ensemble de ces informations a permis à l'autorité administrative de connaître la localisation ainsi que la superficie du terrain en litige. Le moyen tiré de la méconnaissance du c) de l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme doit dès lors être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : () c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; ". L'article R. 431-10 du même code dispose que : " Le projet architectural comprend également : () b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. ".
9. D'une part, il ressort des pièces du dossier que les vues PCMI 6, 7 et 8 représentent, sous forme de photographies, l'état initial du terrain puis l'insertion de la construction achevée au sein de ce paysage, y compris le traitement des stationnements et accès et les plantations à venir, en vues proche et lointaine. La notice paysagère vient compléter ces vues par des précisions concernant les volumes, la structure et le traitement tant de la construction que paysager et les plantations projetées. Alors même que la pente est de 3%, il ne ressort aucunement des plans, ni des vues, ni de la notice paysagère que le profil du terrain sera modifié, les plans de coupe PCMI3 et suivants montrant au contraire que la construction s'adapte à ce profil. Il ne ressort pas davantage du dossier de demande de permis de construire qu'il sera prévu des clôtures. Dès lors, le moyen tiré de ce que le dossier de demande de permis de construire serait insuffisant pour ne pas traiter de la modification du profil du terrain, d'une part, et du traitement des clôtures, d'autre part, en méconnaissance des 1° et 2°b) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme doit être écarté.
10. D'autre part, s'il est vrai que dans le dossier de demande de permis de construire initial les vues PCMI 6, 7 et 8 se bornent à représenter la construction et le terrain sans faire apparaître les maisons voisines, la vue PCMI 8 du dossier de demande de permis de construire modificatif n°2, accordé le 25 novembre 2020, représente le terrain vu depuis la route, incluant la maison voisine. Ces vues, rapprochées du plan de situation, ont permis d'apprécier l'insertion du projet par rapport aux constructions avoisinantes et à son environnement Par suite, le moyen tiré de ce que le permis de construire litigieux ne respectait pas les dispositions du d) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ne peut plus être utilement invoqué à l'appui des conclusions dirigées contre le permis initial.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés. () ".
12. Il ressort des pièces du dossier, d'une part, que le terrain d'assiette de la construction en litige, situé en zone U du plan local d'urbanisme, est desservi par le réseau d'électricité, l'avis du syndicat départemental d'énergie de la Haute-Garonne mentionnant qu'un simple branchement des équipements propres est suffisant pour le raccordement de la construction. D'autre part, les réseaux d'eau pluviale, d'eaux usées et d'eau potable existent au droit de la parcelle, et sont d'ailleurs représentés au plan de masse. Par ailleurs, le projet modifié par permis de construire modificatif du 25 novembre 2020 prévoit un système d'assainissement non collectif, ainsi qu'exposé au point 5. Il ne ressort ainsi pas des pièces du dossier la nécessité pour la commune de procéder à des travaux portant sur les réseaux publics de distribution. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit dès lors être écarté.
13. En cinquième lieu, l'article R.111-2 du code de l'urbanisme dispose que : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
14. Il ne ressort pas des pièces du dossier que l'accès à la construction projetée présente un danger particulier pour les usagers de la route départementale, dès lors, d'une part, que la vitesse à l'endroit de l'accès est réduite à 50 kilomètres par heure, après que le panneau d'entrée de village, suivi d'un virage large, ait forcé les automobilistes à ralentir sur cette route dont il n'est ni allégué ni démontré qu'elle connaîtrait une fréquentation importante ou un caractère accidentogène, les requérants procédant par allégation quant au comportement des automobilistes parvenant dans ce virage. D'autre part, il ressort des photographies jointes par les requérants que les usagers disposent d'une bonne visibilité à cet endroit. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en raison de la dangerosité du projet pour la circulation routière doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. B et Mme D ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté en date du 23 juillet 2020 par lequel le maire de la commune de Vallesvilles a autorisé la construction d'une maison individuelle à M. E, ni de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux formé le 24 novembre 2020.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Vallesvilles, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. B et Mme D, au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
17. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. B et Mme D une somme de 750 euros au titre des frais non compris dans les dépens à verser respectivement à Mme et M. E et à la commune de Vallesvilles au titre des frais exposés par ces défendeurs.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B et Mme D est rejetée.
Article 2 : M. B et Mme D verseront une somme de 750 euros à Mme et M. E et une somme de 750 euros à la commune de Vallesvilles au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et Mme G D, à la commune de Vallesvilles et à Mme C et M. H E.
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Délibéré après l'audience du 2 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Corneloup, présidente,
Mme Crampe, première conseillère,
M. Huchot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mai 2024.
La rapporteure
S. Crampe La présidente,
F. Corneloup
La greffière,
M. F
La République mande et ordonne au ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 16 mai 2024.
La greffière,
M. F
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026