jeudi 29 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2122258 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | VACARIE & DUVERNEUIL AVOCATS ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance de renvoi du 4 avril 2022, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat a transmis au tribunal administratif de Montpellier, en application de l'article R. 351-8 du code de justice administrative, la requête enregistrée au greffe du tribunal administratif de Toulouse le 20 avril 2021, présentée par Mme A C.
Par une requête et un mémoire enregistrés les 20 avril 2021 et 5 février 2024 (ce dernier non communiqué), Mme A C née D, représentée par Me Duverneuil, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 19 février 2021 par laquelle le centre hospitalier de Montauban a refusé de faire droit à sa demande de protection fonctionnelle formée le 3 août 2018 ;
2°) d'enjoindre au centre hospitalier de Montauban d'engager des poursuites disciplinaires contre l'auteur de son harcèlement moral ;
3°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Montauban une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;
- la décision attaquée a été prise en méconnaissance du principe d'impartialité dès lors que sa signataire était présente lors de l'entretien du 31 mai 2018 et a cautionné le comportement cassant et autoritaire de Mme F à son égard ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit au regard des articles 11 et 6 bis quinquies alinéa 4 de la loi du 13 juillet 1983 ;
- les faits et agissements dénoncés dans sa demande de protection fonctionnelle, dont la réalité est établie, sont constitutifs de harcèlement moral et partant sont de nature à justifier la mise en œuvre par l'hôpital défendeur de l'obligation de protection fonctionnelle ; elle a été placée dans des conditions de travail portant atteinte à sa dignité et à sa santé et a fait l'objet de propos, attitudes et prises de position dégradants ; elle a été soumise à des pressions injustifiées du fait de son refus d'accepter d'abandonner son travail à temps partiel ; les conditions dans lesquelles s'est tenu l'entretien auquel elle a été convoquée le 31 mai 2018 l'ont profondément choquée et elle a dû être placée en arrêt de travail immédiatement après ; ces agissements ne sauraient caractériser un exercice normal du pouvoir hiérarchique.
Par des mémoires en défense, enregistré le 22 juin 2021 et le 11 janvier 2024, le centre hospitalier de Montauban, représenté par Me Lagorce-Billiaud, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de Mme C en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Corneloup,
- les observations de Me Blanque, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, cadre formateur qui exerçait jusqu'alors ses fonctions au sein de l'institut de formation des aides-soignants (IFAS) du centre hospitalier de Montauban, a été affectée à compter de janvier 2018, à l'institut de formation en soins infirmiers (IFSI) également rattaché au centre hospitalier. Mme C a, par une lettre du 3 août 2018, sollicité le bénéfice de la protection fonctionnelle prévue par l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983. Cette demande ayant fait l'objet d'un refus implicite, elle a demandé, le 30 octobre 2018, à son employeur d'en connaitre les motifs. Le centre hospitalier n'a pas répondu à cette demande. Par un jugement du 21 janvier 2021, le tribunal administratif de Toulouse a annulé pour défaut de motivation la décision implicite portant refus d'accorder à Mme C le bénéfice de la protection fonctionnelle et a enjoint au centre hospitalier de Montauban de procéder au réexamen de la demande de protection fonctionnelle présentée par Mme C dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement. Par décision du 19 février 2021, le centre hospitalier de Montauban a de nouveau refusé de faire droit à la demande de protection fonctionnelle formée par Mme C. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation de cette dernière décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité externe :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir ; () ". L'article L. 211-5 du même code dispose : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". Les décisions par lesquelles l'administration refuse le bénéfice de la protection fonctionnelle, prévue à l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983, doivent être motivées.
3. La décision attaquée rappelle les dispositions applicables de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et explicite le motif du rejet de la demande de protection fonctionnelle présentée par Mme C en précisant que les éléments avancés par la requérante ne sont pas de nature à laisser présumer d'une situation de harcèlement moral à son encontre et que les faits relatés se rattachent à l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Par suite, cette décision, qui comporte les considérations de fait et de droit, est suffisamment motivée. Le moyen tiré du défaut de motivation doit donc être écarté.
4. En deuxième lieu, il ressort de la décision n°17-010 portant délégation générale de signature du 2 mai 2017, en particulier de ses articles 2 et 2.5, que délégation permanente particulière de signature est donnée à Mme B H, Directrice adjointe chargée des ressources humaines, des affaires médicales et de la recherche dans le cadre de ses attributions aux fins de signer tous courriers, décisions, notes de service ou d'information, bons de commande et factures nécessaires au bon fonctionnement du secteur dont elle a la charge. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision attaquée manque en fait et doit être écarté.
5. En troisième lieu, la requérante soutient que la directrice des ressources humaines n'était pas l'autorité compétente, au nom du principe d'impartialité, pour se prononcer sur sa demande de protection fonctionnelle.
6. Si la protection fonctionnelle résultant d'un principe général du droit n'est pas applicable aux différends susceptibles de survenir, dans le cadre du service, entre un agent public et l'un de ses supérieurs hiérarchiques, il en va différemment lorsque les actes du supérieur hiérarchique sont, par leur nature ou leur gravité, insusceptibles de se rattacher à l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
7. Il résulte du principe d'impartialité que le supérieur hiérarchique mis en cause à raison de tels actes ne peut régulièrement, quand bien même il serait en principe l'autorité compétente pour prendre une telle décision, statuer sur la demande de protection fonctionnelle présentée pour ce motif par son subordonné.
8. D'une part, il ressort des pièces du dossier et notamment de la demande de protection fonctionnelle du 3 août 2018 formée par Mme C, que cette dernière a sollicité le bénéfice de la protection fonctionnelle en raison de faits de harcèlement moral qu'elle reproche à la Directrice de l'IFSI, Mme F. Ainsi, il ressort des pièces du dossier que la Directrice adjointe chargée des ressources humaines, des affaires médicales et de la recherche, Mme H, n'était pas, à la date de la décision attaquée, mise en cause personnellement par Mme C. D'autre part, il ne ressort pas du compte rendu de l'entretien du 31 mai 2018 que Mme H aurait cautionné le comportement cassant et autoritaire de Mme F lors de cet entretien, contrairement à ce que soutient la requérante. Dans ces conditions, Mme H a pu légalement et sans méconnaître le principe d'impartialité statuer sur la demande de protection fonctionnelle présentée par Mme C.
En ce qui concerne la légalité interne :
9. En premier lieu, la requérante soutient que la Direction du centre hospitalier public n'a pas procédé à un examen particulier des circonstances de fait lui permettant de solliciter le bénéfice de la protection fonctionnelle, ainsi qu'en atteste le fait que la décision attaquée ne fait pas référence à l'enquête administrative conduite par la directrice des ressources humaines. Toutefois, et alors que la conduite d'une telle enquête n'est en rien obligatoire, la circonstance invoquée par la requérante selon laquelle aucune référence à cette enquête ne serait faite, ne suffit pas à établir une absence d'examen particulier de sa situation personnelle. Il ne ressort par ailleurs pas des pièces du dossier que la direction du centre hospitalier se serait abstenue de procéder à un examen de la situation de la requérante.
10. En second lieu, aux termes de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, applicable au litige : " IV.- La collectivité publique est tenue de protéger le fonctionnaire contre les atteintes volontaires à l'intégrité de la personne, les violences, les agissements constitutifs de harcèlement, les menaces, les injures, les diffamations ou les outrages dont il pourrait être victime sans qu'une faute personnelle puisse lui être imputée. Elle est tenue de réparer, le cas échéant, le préjudice qui en est résulté. ".
11. Aux termes de l'article 6 quinquies de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires : " Aucun fonctionnaire ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. / Aucune mesure concernant notamment le recrutement, la titularisation, la rémunération, la formation, l'évaluation, la notation, la discipline, la promotion, l'affectation et la mutation ne peut être prise à l'égard d'un fonctionnaire en prenant en considération : / 1° Le fait qu'il ait subi ou refusé de subir les agissements de harcèlement moral visés au premier alinéa ; / 2° Le fait qu'il ait exercé un recours auprès d'un supérieur hiérarchique ou engagé une action en justice visant à faire cesser ces agissements ; / 3° Ou bien le fait qu'il ait témoigné de tels agissements ou qu'il les ait relatés. / Est passible d'une sanction disciplinaire tout agent ayant procédé ou ayant enjoint de procéder aux agissements définis ci-dessus ".
12. Il appartient à un agent public qui soutient avoir été victime d'agissements constitutifs de harcèlement, notamment lorsqu'il entend contester le refus opposé par l'administration dont il relève à une demande de protection fonctionnelle fondée sur de tels faits de harcèlement, de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles d'en faire présumer l'existence. Il incombe à l'administration de produire, en sens contraire, une argumentation de nature à démontrer que les agissements en cause sont justifiés par des considérations étrangères à tout harcèlement. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si les agissements de harcèlement sont ou non établis, se détermine au vu de ces échanges contradictoires, qu'il peut compléter, en cas de doute, en ordonnant toute mesure d'instruction utile. Pour apprécier si des agissements dont il est allégué qu'ils sont constitutifs d'un harcèlement moral revêtent un tel caractère, le juge administratif doit tenir compte des comportements respectifs de l'administration auquel il est reproché d'avoir exercé de tels agissements et de l'agent qui estime avoir été victime d'un harcèlement moral. Pour être qualifiés de harcèlement moral, ces agissements doivent être répétés et excéder les limites de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. Dès lors qu'elle n'excède pas ces limites, une simple diminution des attributions justifiée par l'intérêt du service, en raison d'une manière de servir inadéquate ou de difficultés relationnelles, n'est pas constitutive de harcèlement moral.
13. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que Mme C, qui exerçait des fonctions de formatrice au sein de l'IFAS depuis 2014 a fait l'objet fin 2017 d'une affectation à l'IFSI en novembre 2017 avec prise d'effet en janvier 2018. Mme C, qui bénéficiait alors d'une autorisation de travail à temps partiel de 50% pour convenance personnelle s'est alors vue demander de faire évoluer à la hausse sa quotité de travail à temps partiel, voire même de repasser à temps plein. Mme C a sollicité, et obtenu, une autorisation de travail à temps partiel de droit de 50%, afin de pouvoir prendre en charge un parent malade. Cette situation n'a toutefois pas remis en cause son affectation à l'IFSI, et ce alors même qu'elle posait objectivement, ainsi que l'indique une note établie par la coordinatrice pédagogique, des problèmes d'organisation du service, le poste de l'intéressée devant être dédoublé. Si sa prise de fonctions a fait l'objet d'entretiens, précédés de convocations par remise en mains propres, programmés à intervalle rapproché les 18 janvier 2018, 24 janvier 2018 et 20 mars 2018, destinés à contrôler la manière dont l'intéressée s'acquittait de ses nouvelles fonctions et à l'accompagner dans ce changement, et dont était à chaque fois dressé un compte-rendu devant être signé par Mme C, ces entretiens n'excèdent pas l'exercice normal du pouvoir hiérarchique. En outre, Si Mme C soutient que Mme F lui a, de manière insistante, demandé de signer le compte-rendu du 20 mars 2018, il ressort toutefois des pièces du dossier que ces demandes n'étaient assorties d'aucune pression dès lors qu'elles précisaient la possibilité pour la requérante de ne pas signer ce document ainsi qu'en atteste la mention " refus de signer ".
14. Par ailleurs, si Mme C a, dès novembre 2017, et alors même qu'elle était encore en fonctions à l'IFAS, acheté deux billets pour un concert programmé le 8 juin 2018, et a confirmé sa demande de congé à l'IFSI en février 2018, il ressort des pièces du dossier que le refus de l'IFSI de lui accorder ce jour de congé était motivé par la nécessité pour l'intéressée de se rendre disponible ce jour-ci dans le cadre du suivi pédagogique individuel des étudiants. Alors que Mme C a, face à ce refus, publiquement fait état de sa déception et de son incompréhension, cette dernière a été convoquée à un entretien fixé au 31 mai 2018 avec la directrice de l'IFSI auquel elle s'est rendue accompagnée d'une collègue déléguée syndicale. Mme C soutient que l'entretien du 31 mai 2018 a été oppressant et lui a causé un choc psychologique à l'origine de son effondrement, en soulignant le ton ferme et autoritaire ainsi que l'intransigeance de la directrice, attestée par la déléguée syndicale. Elle soutient que cet entretien est intervenu dans un contexte de pression hiérarchique exercée dans le but de l'amener à reconsidérer son temps partiel qui ne convenait pas. Toutefois, ni la déclaration d'accident de travail qui comporte, d'une part, le témoignage de la déléguée du personnel selon lequel elle avait " assisté à un entretien très ferme frisant l'autoritarisme, avec une attitude vexatoire et intimidante " de la hiérarchie mais qui ne fournit aucun détail sur l'aspect vexatoire ou intimidant de ce comportement, lequel n'est au demeurant pas établi par le compte rendu de ledit entretien et, d'autre part, la déclaration de Mme C selon laquelle devant l'intransigeance et le ton autoritaire employé pour lui refuser un jour de congé demandé en temps utile et l'insistance à vouloir lui faire signer un compte rendu, elle a ressenti un mouvement de panique, des palpitations et tremblements occasionnant un état de mal être important, ni les autres pièces du dossier, ne suffisent à établir que l'entretien professionnel du 31 mai 2018 aurait donné lieu à un comportement ou à des propos de la directrice de l'institut de formation et de sa directrice des ressources humaines excédant l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
15. S'il ressort des pièces du dossier qu'une semaine après son arrêt maladie qui fait suite à l'entretien du 31 mai 2018, Mme C a fait l'objet le 11 juin 2018 d'un contrôle médical suite à une convocation par téléphone et par lettre recommandée avec accusé de réception et qu'elle a, par la suite, reçu quatre lettres recommandées de la direction des ressources humaines puis fait l'objet d'une seconde visite de contrôle médical le 19 juillet 2018, ces agissements entrent dans le cadre normal des prérogatives de l'employeur.
16. Au surplus, il ressort des pièces du dossier, notamment du résumé du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) établi par Mme E le 5 juillet 2018, que de nombreux agents se plaignaient de mal-être au travail ce qui a, d'ailleurs, conduit à un signalement concernant des dysfonctionnements à l'IFSI/IFAS auprès du Directeur Régional de l'ARS Occitanie. Ces éléments, s'ils sont de nature à révéler des difficultés touchant aux conditions de travail des agents, ne permettent en revanche pas de démontrer que Mme C aurait personnellement subi, du fait de ce contexte, une dégradation de ses conditions de travail.
17. Enfin, si Mme C produit à l'appui de sa requête ses fiches d'évaluation faisant état de son professionnalisme et de la qualité de son travail et affirme n'avoir jamais eu d'arrêt de travail avant le 1er juin 2018, ni aucune prescription de traitement psychotrope avant cette date, ces éléments ne sont pas de nature à révéler que les actes du supérieur hiérarchique ont été, par leur nature ou leur gravité, insusceptibles de se rattacher à l'exercice normal du pouvoir hiérarchique.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les éléments avancés par Mme C, pris isolément ou dans leur ensemble, ne peuvent faire présumer l'existence du harcèlement moral dont elle prétend avoir été victime.
19. Il résulte de tout ce qui précède que la requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du 19 février 2021 refusant de faire droit à sa demande de protection fonctionnelle.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
20. Le présent arrêt, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction de la requête de Mme C ne peuvent en tout état de cause qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge du centre hospitalier de Montauban, qui n'a pas la qualité de partie perdante dans la présente instance, au titre des frais liés au litige exposés par Mme C et non compris dans les dépens.
22. Il n'y pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande du centre hospitalier de Montauban présentée au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par le centre hospitalier de Montauban en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A C et au centre hospitalier de Montauban.
Délibéré après l'audience du 8 février 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Mme Sophie Crampe, première conseillère,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 février 2024.
La Présidente-rapporteure,
F. Corneloup
L'assesseure la plus ancienne,
S. Crampe
La greffière,
M. G
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 29 février 2024.
La greffière,
M. G
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026