mardi 24 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2200685 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | magistrat ROUSSEAU |
| Avocat requérant | GALLON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 février 2022, Mme B F, représentée par Me Gallon, demande tribunal :
1°) d'annuler la décision du 5 octobre 2021 par laquelle la commission de médiation du département de l'Hérault a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social, présentée en application des dispositions du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation ;
2°) d'enjoindre, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à la commission de médiation de l'Hérault de se prononcer à nouveau sur sa demande, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 400 euros en application des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 dont son conseil pourra poursuivre personnellement le recouvrement en renonçant à la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
- elle souffre d'un asthme sévère aggravé par ses conditions de logement dès lors que l'appartement qu'elle occupe est très humide avec des développements de moisissures ;
- la décision en litige est entachée d'une erreur de droit ; sa demande de logement revêt un caractère prioritaire dès lors que le logement qu'elle occupe avec son époux et ses deux enfants ne répond pas aux exigences de l'article D. 542-14 du code de la sécurité sociale, la surface habitable étant de 33 m² alors que la surface réglementaire minimal est de 34 m² pour 4 personnes ;
- la commission de médiation n'a pas tenu compte de l'avis d'imposition 2019 de son époux établi au Maroc avec l'ensemble des mentions inscrites en français alors que ce document répond à l'exigence fixée par l'article R. 441-2-4 du code de la construction et de l'habitation.
Par un mémoire enregistré le 7 juillet 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par Mme F ne sont pas fondés.
La requérante a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 26 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 ;
- l'arrêté du 6 août 2018 relatif au nouveau formulaire de demande de logement locatif social et aux pièces justificatives fournies pour l'instruction de la demande de logement locatif social ;
- l'arrêté du 24 décembre 2020 modifiant l'arrêté du 29 juillet 1987 relatif aux plafonds de ressources des bénéficiaires de la législation sur les habitations à loyer modéré et des nouvelles aides de l'Etat en secteur locatif ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal a, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, désigné M. A E, premier-conseiller, pour statuer sur les litiges visés audit article ;
- la décision du magistrat désigné de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau, premier conseiller,
- et les observations de Me Gallon, représentant Mme F et de Mme C représentant le préfet de l'Hérault.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Un bordereau de pièces présentée par le préfet de l'Hérault a été enregistré le 10 janvier 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B F a saisi la commission de médiation du département de l'Hérault afin que sa demande de logement social soit reconnue comme urgente et prioritaire. La commission a rejeté sa demande par une décision du 5 octobre 2021. Par la présente requête, Mme F demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation : " Le droit à un logement décent et indépendant () est garanti par l'Etat à toute personne qui, résidant sur le territoire français de façon régulière et dans des conditions de permanence définies par décret en Conseil d'Etat, n'est pas en mesure d'y accéder par ses propres moyens ou de s'y maintenir. / Ce droit s'exerce par un recours amiable puis, le cas échéant, par un recours contentieux dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent article et les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1. ".
3. Aux termes du II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, dans sa rédaction applicable à la date de la décision attaquée : " La commission de médiation peut être saisie par toute personne qui, satisfaisant aux conditions réglementaires d'accès à un logement locatif social, n'a reçu aucune proposition adaptée en réponse à sa demande de logement dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4. / Elle peut être saisie sans condition de délai lorsque le demandeur, de bonne foi, est dépourvu de logement, menacé d'expulsion sans relogement, hébergé ou logé temporairement dans un établissement ou un logement de transition, un logement-foyer ou une résidence hôtelière à vocation sociale, logé dans des locaux impropres à l'habitation ou présentant un caractère insalubre ou dangereux. (). Dans un délai fixé par décret, la commission de médiation désigne les demandeurs qu'elle reconnait prioritaires et auxquels un logement doit être attribué en urgence. Elle détermine pour chaque demandeur, en tenant compte de ses besoins et de ses capacités, les caractéristiques de ce logement (). Elle notifie par écrit au demandeur sa décision qui doit être motivée () ".
4. Enfin, aux termes de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation : " Peuvent être désignées par la commission comme prioritaires et devant être logées d'urgence en application du II de l'article L. 441-2-3 les personnes de bonne foi qui satisfont aux conditions réglementaires d'accès au logement social qui se trouvent dans l'une des situations prévues au même article et qui répondent aux caractéristiques suivantes : () - être handicapées, ou avoir à leur charge une personne en situation de handicap, ou avoir à leur charge au moins un enfant mineur, et occuper un logement soit présentant au moins un des risques pour la sécurité ou la santé énumérés à l'article 2 du décret du 30 janvier 2002 ou auquel font défaut au moins deux des éléments d'équipement et de confort mentionnés à l'article 3 du même décret, soit d'une surface habitable inférieure aux surfaces mentionnées au 2° de l'article D. 542-14 du code de la sécurité sociale, ou, pour une personne seule, d'une surface inférieure à celle mentionnée au premier alinéa de l'article 4 du même décret. () ".
5. Il résulte de ces dispositions que pour être désigné comme prioritaire et devant se voir attribuer d'urgence un logement social, le demandeur doit être de bonne foi, satisfaire aux conditions réglementaires d'accès au logement social et justifier qu'il se trouve dans une des situations prévues au II de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et qu'il satisfait à un des critères définis à l'article R. 441-14-1 de ce code. Dès lors que l'intéressé remplit ces conditions, la commission de médiation doit, en principe, reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande. Toutefois, dans le cas d'une personne se prévalant de ce qu'elle a présenté une demande de logement social et n'a pas reçu de proposition adaptée dans le délai fixé en application de l'article L. 441-1-4, la commission peut refuser de reconnaître que la demande présente, à ce titre, un caractère prioritaire et urgent, en se fondant sur la circonstance que cette personne dispose déjà d'un logement. Elle ne peut toutefois légalement opposer ce motif que si le logement occupé est adapté à ses besoins. Pour apprécier si le logement occupé est adapté aux besoins du demandeur, il y a lieu de prendre en compte, d'une part, ses caractéristiques, le montant de son loyer et sa localisation, d'autre part, tous éléments relatifs aux occupants du logement, comme une éventuelle situation de handicap, qui sont susceptibles de le rendre inadapté aux besoins du demandeur.
6. Aux termes de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation : " Le logement au titre duquel le droit à l'aide personnelle au logement est ouvert doit présenter une surface habitable globale au moins égale à neuf mètres carrés pour une personne seule, seize mètres carrés pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmentée de neuf mètres carrés par personne en plus, dans la limite de soixante-dix mètres carrés pour huit personnes et plus. ".
7. Il n'est pas contesté que Mme F qui bénéficie d'une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et qui a deux enfants majeurs se trouve dans la situation où elle n'a pas reçu de proposition de logement dans le délai anormalement long de 36 mois. Toutefois, une telle circonstance est insuffisante, à elle seule, pour la rendre éligible au droit au logement opposable.
8. Le contrat de bail qui a été signé le 1er avril 2017 entre M. D, propriétaire de l'appartement situé au 53 avenue de Maurin à Montpellier, et Mme F, locataire, mentionne une superficie de 33 m². Cette superficie n'est pas insuffisante pour une famille composée de 3 personnes en référence aux dispositions précitées de l'article R. 822-25 du code de la construction et de l'habitation. Si cette superficie est devenue inférieure au seuil de 34 m², pour une famille composée de 4 personnes, par les dispositions précitées du code de la construction et de l'habitation, soit 16 m² pour un ménage sans enfant ou deux personnes, augmenté de 9 m² par personne en plus dans la limite de 70 m² engendrant une situation de sur-occupation, constatée par le service d'hygiène et de santé, c'est par la circonstance que Mme F s'est d'elle-même placée dans la situation qu'elle dénonce dans la mesure où le contrat de bail ne désigne que Mme F en qualité de locataire et alors que l'intéressée précise dans ses écritures que son époux est revenu en France le 26 août 2020 après avoir résidé au Maroc où il y a exercé une activité commerciale du 25 février 2007 au 3 août 2020. L'époux de Mme F est entré en connaissance de cause dans un logement, déjà occupé par son épouse et ses deux enfants en sachant pertinemment avec son épouse que la superficie était en inadéquation avec le reste de la composition de la famille. Il a ainsi créé par son propre fait une situation de sur-occupation et ne saurait, dans ces conditions, être regardé comme étant de bonne foi. Le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté.
9. Si Mme F se prévaut également du caractère indécent du logement du fait de son humidité et du développement de moisissures, un contrôle sanitaire a été réalisé le 2 juin 2020 et a constaté, après travaux réalisés par le propriétaire du logement, qu'aucun manquement aux dispositions du règlement sanitaire départemental de l'Hérault, ni à celles du décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 ne pouvait être retenu.
10. Aux termes des dispositions de l'article R. 441-2-4-1 du code de la construction et de l'habitation : " La liste limitative des pièces justificatives que le demandeur doit fournir et de celles qu'un service instructeur peut lui demander, notamment les documents qui permettent, en l'absence d'avis d'imposition, de s'assurer des ressources du demandeur et des personnes à loger, est fixée par l'arrêté prévu à l'article R. 441-2-2. () " et aux termes de l'annexe à l'arrêté susvisé du 6 août 2018 : " I. - Pièces obligatoires qui doivent être produites par le demandeur et toute autre personne majeure appelée à vivre dans le logement pour l'instruction () B. - Revenu fiscal de référence des personnes appelées à vivre dans le logement (personnes considérées comme vivant au foyer au sens de l'article L. 442-12 du code de la construction et de l'habitation) () a) Avis d'imposition de l'avant-dernière année (N - 2) pour toutes les personnes appelées à vivre dans le logement ou à défaut avis de situation déclarative à l'impôt sur le revenu ; / b) Lorsque tout ou partie des revenus perçus l'avant-dernière année (N-2) n'a pas été imposé en France mais dans un autre État ou territoire, il conviendra de produire un avis d'imposition à l'impôt ou aux impôts qui tiennent lieu d'impôt sur le revenu dans cet État ou territoire ou un document en tenant lieu établi par l'administration fiscale de cet État ou territoire ; () ".
11. Le demandeur est tenu de justifier des ressources de l'ensemble de son foyer et, s'il ne peut produire ces pièces, il doit ainsi que le mentionne le document Cerfa indiquer les raisons qui justifient ce défaut de production. Si la commission de médiation peut solliciter la production des pièces exigibles dont la communication est rendue obligatoire par les dispositions mentionnées ci-dessus du code de la construction et de l'habitation, elle ne peut légalement rejeter un recours comme incomplet que si elle n'est pas en mesure, avec les éléments dont elle dispose, d'apprécier les mérites du recours amiable qui lui est soumis. Pour rejeter la demande de Mme F, la commission de médiation de l'Hérault a relevé dans sa décision que malgré l'envoi, dans le cadre de l'instruction du dossier, d'un courrier lui demandant de fournir des pièces complémentaires, la requérante, qui mentionne au sein de son foyer son conjoint, n'a pas permis à la commission de médiation de vérifier que les conditions réglementaires d'accès au logement social étaient remplies en ce qu'il n'a pas produit l'avis d'imposition ou de non-imposition sur les revenus de l'année 2019 de ce dernier alors que ce document est exigé par la réglementation en vigueur. Un courrier du 20 juillet 2021 informait Mme F que son dossier était incomplet et l'invitait à le compléter avant le 06 septembre 2021, la requérante n'ayant produit qu'incomplètement des pièces le 30 août 2021 un nouveau courrier du 27 septembre lui rappelait que le délai de production était arrivé à échéance et que son dossier restait incomplet, notamment en l'absence de production de l'avis d'imposition ou de non-imposition sur les revenus de l'année 2019 délivré par les services fiscaux concernant son époux et ses enfants majeurs s'ils ne sont pas rattachés au foyer fiscal ainsi que l'attestation de dérogation aux conditions de peuplement établie par la caisse d'allocations familiales. Si la requérante soutient avoir communiqué à la commission de médiation l'avis d'impôt 2019 de son époux établi au Maroc avec l'ensemble des mentions inscrites en français, cette transmission est intervenue postérieurement à la décision de la commission de médiation. Il en résulte que la commission de médiation qui n'a pas été mise à même d'apprécier les mérites du recours présenté par Mme F, a pu rejeter, dans sa séance du 5 octobre 2021 la demande de logement social de la requérante sans commettre d'erreur d'appréciation.
12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la décision du 5 octobre 2021 présentées par Mme F doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
13. La présente décision, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de Mme F, n'appelle aucune mesure d'exécution au sens des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
14. Les dispositions des articles 37 et 75 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme F est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme B F, au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement, et à Me Gallon.
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
M. E
La greffière
C. ARCE
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 24 janvier 2023
La greffière,
C. ARCE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026