mardi 13 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2200976 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MANYA |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 18 février 2022, Mme B A représentée par Me Manya, avocate, demande au tribunal administratif d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales de prendre les mesures qu'implique l'exécution du jugement n° 2102816 du 18 juin 2021 par lequel le juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, lui a enjoint, dans un délai d'un mois à compter de la notification de cette décision, d'émettre ou de faire émettre un titre exécutoire ou un ordre de recouvrer indiquant les bases de liquidation et le montant du trop-perçu de salaire réclamé, et de prononcer une astreinte conséquente.
Elle soutient que le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas exécuté le jugement n° 2102816 du 18 juin 2021.
Par une ordonnance en date du 13 juin 2022, le président du tribunal administratif a, dès lors qu'un délai de six mois s'était écoulé depuis la saisine du tribunal administratif par Mme A, décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.
Vu la lettre du 13 juin 2022 invitant le préfet des Pyrénées-Orientales à produire des observations en défense dans les meilleurs délais.
Vu l'ordonnance n° 2102816 du 18 juin 2021
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. Franck Thévenet, vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par une ordonnance n° 2102816 du 18 juin 2021, le tribunal administratif a enjoint au préfet des Pyrénées-Orientales d'émettre ou de faire émettre un titre exécutoire ou un ordre de recouvrer indiquant les bases de liquidation et le montant du trop-perçu de salaire réclamé à Mme A et de lui verser une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
3. A la date de la présente décision, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas pris les mesures propres à assurer l'exécution de l'ordonnance du 18 juin 2021. Par suite, il y a lieu de prononcer à l'endroit du préfet des Pyrénées-Orientales, à défaut pour lui de justifier de cette exécution dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente décision, une astreinte de 50 euros par jour jusqu'à la date à laquelle l'ordonnance précitée aura reçu exécution.
O R D O N N E :
Article 1er : Une astreinte est prononcée à l'endroit du préfet des Pyrénées-Orientales s'il ne justifie pas avoir, dans le délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision, exécuté l'ordonnance du tribunal du 18 juin 2021 et jusqu'à la date de cette exécution. Le taux de cette astreinte est fixé à 50 euros par jour, à compter de l'expiration du délai de 15 jours suivant la notification de la présente ordonnance.
Article 2 : Le préfet des Pyrénées-Orientales communiquera au tribunal copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter l'ordonnance du 18 juin 2021.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au préfet des Pyrénées-Orientales.
Fait à Montpellier, le 13 décembre 202 Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 13 décembre 202La greffière,
B. Flaesch
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026