mardi 13 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2201153 |
| Type | Décision |
| Recours | Exécution d'un jugement |
| Publication | D |
| Avocat requérant | MANYA |
Vu la procédure suivante :
Par une demande, enregistrée le 7 mars 2022, M. A B représenté par Me Manya, avocate, doit être regardé comme demandant au tribunal administratif d'enjoindre au préfet de police de Paris d'exécuter l'ordonnance n° 2102984 du 20 juillet 2021 par laquelle le juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, l'a condamné à lui verser la somme provisionnelle de 1 003, 56 euros et de prononcer une astreinte conséquente.
Il soutient que le préfet de police de Paris n'a pas exécuté l'ordonnance n° 2102984 du 20 juillet 2021.
Par une ordonnance en date du 8 septembre 2022, le président du tribunal administratif a, dès lors qu'un délai de six mois s'était écoulé depuis la saisine du tribunal administratif par M. B, décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle, en application de l'article R. 921-6 du code de justice administrative.
Par un mémoire en date du 11 octobre 2022, le préfet de police de Paris doit être regardé comme concluant à ce qu'un non-lieu à statuer soit prononcé.
Il expose qu'il a procédé, sur les bulletins de paie des mois de septembre et d'octobre 2022, au versement de la somme dont il était redevable en exécution de l'ordonnance du 20 juillet 2021.
Vu l'ordonnance n°2102984 du 20 juillet 2021 ;
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. Franck Thévenet, vice-président, comme juge des référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Par une ordonnance n°2102984 du 20 juillet 2021, le tribunal administratif a condamné le préfet de police de Paris à payer à M. B une provision de 1 003, 56 euros et à lui verser une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. A la suite de cette décision, le préfet de police de Paris a procédé, le 16 mars 2022, au règlement de la somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles et au versement de la somme de 285, 91 euros sur le bulletin de paie du mois de septembre 2022 et de la somme de 605,77 euros sur celui du mois de novembre 2022. Il n'est pas contesté que le solde, soit la somme de 111, 88 euros, correspond au montant de l'impôt sur le revenu prélevé à la source sur la tranche des 3 000 euros versés à raison du complément d'indemnité de fidélisation. Ainsi la requête de M. B tendant à ce que le tribunal prescrive les mesures qu'implique l'exécution de son ordonnance n° 2102984 du 20 juillet 2021, sous astreinte, est devenue sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de police de Paris.
Fait à Montpellier, le 13 décembre 202 Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 13 décembre 202La greffière,
B. Flaesch
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519430
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en exécution d’un précédent jugement du 23 décembre 2024, a constaté que le ministre de l’intérieur n’avait pas exécuté l’injonction de délivrer un visa d’établissement (visa long séjour type D) à Mme C... épouse B..., en lui délivrant à tort un visa de court séjour type C. Sur le fondement de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a enjoint au ministre de délivrer le visa d’établissement requis sous un délai de trois mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète et conforme du jugement initial.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601124
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes d'annulation et d'injonction relatives à des titres de séjour. La juridiction rejette sa demande d'allocation d'une somme au titre des frais non compris dans les dépens, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administratif. Le litige principal est ainsi éteint par le désistement.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603340
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à assurer l'exécution d'une précédente injonction et à obtenir une astreinte pour son inexécution. Le juge a constaté que la préfète de l'Isère n'avait pas renouvelé le récépissé de séjour de la requérante, malgré l'injonction antérieure, et que cette dernière avait ainsi subi un préjudice (licenciement). En conséquence, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, le tribunal a ordonné à la préfète de statuer expressément sur la demande de titre de séjour dans un délai d'un mois, sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
07/04/2026
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2506265
**Sujet principal** : Demande d'exécution d'une ordonnance de référé ayant suspendu un refus de titre de séjour et enjoint à l'administration de réexaminer la situation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nice (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : Le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution, car l'administration a pris une nouvelle décision (un refus de titre de séjour daté du 7 janvier 2026), ce qui a assuré l'exécution de l'ordonnance initiale. La demande est donc devenue sans objet. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (3°) et L. 911-4 du code de justice administrative.
07/04/2026