mardi 21 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2201412 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BONNET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 21 mars, 21 juin et 1er septembre 2022, M. B A, représenté par Me Bonnet, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions en date du 19 novembre 2021 et du 20 janvier 2022 prises par le maire de la commune de Brouilla refusant le raccordement de sa construction cadastrée section A n° 819 au réseau public de téléphone et d'internet et rejetant son recours gracieux en date du 14 janvier 2022, avec toutes conséquences de droit ;
2°) d'enjoindre, sur le fondement des articles L. 911-2 et L. 911-3 du code de justice administrative, au maire de la commune de Brouilla de réexaminer sa demande de raccordement de manière définitive de sa construction au réseau téléphonique et internet, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Brouilla la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la construction dont il est propriétaire est ancienne et était raccordée au réseau téléphonique depuis près de 40 ans ; en outre, si elle a été édifiée sans permis de construire, elle ne peut plus faire l'objet d'aucune poursuite pénale et/ou civile ; aucun texte ou jurisprudence n'interdit la réinstallation d'une ligne téléphonique déjà existante depuis plusieurs dizaines d'années et il incombait à la société Orange, concessionnaire du réseau, de rétablir la ligne à ses frais, sans même que le maire de la commune ne soit interrogé ;
- le maire ne pouvait fonder son refus sur l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme qui ne s'applique qu'aux constructions nouvelles et n'interdit pas la réinstallation d'une ligne téléphonique préexistante ; aucun motif fondé sur la police de l'urbanisme n'est à l'origine de la dépose du câble de la ligne téléphonique ;
- les travaux de branchement au réseau ne sont pas liés à une demande d'urbanisme que le maire aurait pu rejeter sur le fondement du plan local d'urbanisme applicable ;
- la décision du 20 janvier 2022 est discriminatoire et méconnaît le principe d'égalité devant les charges publiques ;
- des considérations financières ne peuvent davantage justifier ce refus dès lors qu'il a proposé de régler tous les frais inhérents au nouveau raccordement de sa construction, à charge pour lui de se retourner contre la société Orange ;
- les décisions attaquées méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que sa famille est, sans motif, privée de toute possibilité de disposer d'une ligne téléphonique et d'internet.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 3 mai et le 19 juillet 2022, la commune de Brouilla, représentée par la société civile professionnelle (SCP) Chichet, Henry, Pailles, Garidou et Renaudin, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de M. A la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Par lettre du 29 juin 2022, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-11-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et de la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2 du code de justice administrative.
Une ordonnance portant clôture immédiate de l'instruction a été émise le 16 septembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau,
- les conclusions de M. Lafay, rapporteur public,
- et les observations de Me Bonnet, représentant M. A, et Me Renaudin, représentant la commune de Brouilla.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A est propriétaire sur la commune de Brouilla de la parcelle cadastrée section A n° 819, lieu-dit " Trigue Dinnas ", sur laquelle est édifiée sa maison d'habitation et ce, suivant un acte de donation du 25 octobre 1996. Il est également propriétaire, avec son épouse, des parcelles 230 et 235, suivant acte notarié du 8 avril 2011, et des parcelles 820 et 233 suivant acte notarié du 16 janvier 2012. Par un courrier daté du 1er septembre 2021, le conseil de M. A interrogeait le maire de Brouilla sur le fait de savoir si celui-ci disposait de " quelque information que ce soit sur les interventions qui ont conduit à la déconnexion de sa propriété du réseau téléphonique ". Le 8 novembre 2021, l'opérateur de téléphonie Orange saisissait le maire d'une demande d'avis concernant la réinstallation de la ligne téléphonique de M. A. Le maire de Brouilla émettait un avis défavorable à ce raccordement selon un courrier du 19 novembre 2021 au motif que la construction de M. A n'a pas été autorisée pour une destination d'habitation. Par un courrier daté du 14 janvier 2022 valant recours gracieux, M. A demandait au maire de reconsidérer sa position et de faire droit à sa demande de réinstallation de la ligne téléphonique. Par un courrier daté du 20 janvier 2022, le maire rejetait ledit recours gracieux. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme : " Les bâtiments, locaux ou installations soumis aux dispositions des articles L. 421-1 à L. 421-4 ou L. 510-1, ne peuvent, nonobstant toutes clauses contractuelles contraires, être raccordés définitivement aux réseaux d'électricité, d'eau, de gaz ou de téléphone si leur construction ou leur transformation n'a pas été, selon le cas, autorisée ou agréée en vertu de ces dispositions ". L'objet de cette législation est d'éviter que le raccordement aboutisse à conforter des situations irrégulières et non pas de renforcer l'effectivité de règles nouvelles. Aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'urbanisme : " Quiconque désire entreprendre ou implanter une construction à usage d'habitation ou non, même ne comportant pas de fondations, doit, au préalable, obtenir un permis de construire () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 421-9 du même code : " Lorsqu'une construction est achevée depuis plus de dix ans, le refus de permis de construire ou la décision d'opposition à déclaration préalable ne peut être fondé sur l'irrégularité de la construction initiale au regard du droit de l'urbanisme. / Les dispositions du premier alinéa ne sont pas applicables : () 5° Lorsque la construction a été réalisée sans permis de construire ; () ".
3. Il résulte des dispositions de l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme que le maire peut, dans le cadre de ses pouvoirs de police spéciale destinés à assurer le respect des règles d'utilisation des sols, s'opposer au raccordement définitif au réseau d'électricité, d'eau, de gaz ou de téléphone des bâtiments, locaux ou installations qui, faute de disposer de l'autorisation d'urbanisme ou de l'agrément nécessaire, sont irrégulièrement construits ou transformés.
4. Il incombe au juge de l'excès de pouvoir d'apprécier, au regard des éléments apportés par le pétitionnaire et par l'ensemble des parties, si la construction peut être regardée, compte tenu de la date de son édification et des exigences applicables à cette date en matière d'autorisation de construire, comme ayant été régulièrement édifiée. Une construction n'est regardée comme existante légalement que si elle a été construite avant la loi du 15 juin 1943 instaurant le permis de construire ou conformément à une législation applicable à l'époque de la construction ou encore, conformément à une autorisation délivrée depuis lors. Il appartient à l'auteur de l'autorisation d'urbanisme et au bénéficiaire d'apporter la preuve de la régularité de la construction. Si M. A soutient que le caractère irrégulier de sa construction ne saurait lui être opposé dans la mesure où la date précise de construction lui est inconnue, il n'apporte pour autant aucun élément permettant de considérer que la construction implantée sur la parcelle litigieuse aurait fait l'objet d'un permis de construire, ou que celle-ci aurait été édifiée antérieurement à l'intervention de la loi n° 324 du 15 juin 1943 généralisant l'obligation de permis de construire. Dès lors et en application de l'article L. 421-1 du code de l'urbanisme, la construction de M. A devait être précédée de la délivrance d'un permis de construire. Si M. A se prévaut de l'ancienneté de sa construction, la régularisation qu'autorisent les dispositions de l'article L. 421-9 du code de l'urbanisme n'est pas applicable à la construction du requérant dès lors qu'elle a été réalisée sans permis de construire et la circonstance que la construction ne puisse plus faire l'objet d'aucune poursuite pénale et/ou civile est sans incidence sur l'application des dispositions précitées de l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme.
5. Si M. A soutient que la demande de raccordement qu'il a présentée ne fait suite ni à une construction, ni à une transformation de la construction à raccorder, il est constant ainsi qu'il vient d'être dit que le refus de raccordement au réseau peut être opposé à une construction irrégulièrement édifiée et qui comme telle nécessitait la délivrance préalable d'un permis de construire. Par suite, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en s'opposant à sa demande de raccordement au réseau des communications électroniques dans la mesure où celle-ci ne fait suite ni à une construction, ni à une transformation de la construction à raccorder et alors qu'il s'agit du simple rétablissement d'une ligne existante le maire de Brouilla aurait entaché ses décisions d'une erreur de droit.
6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
7. La décision par laquelle le maire refuse, sur le fondement de l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme, un raccordement d'une construction à usage d'habitation irrégulièrement implantée aux réseaux d'électricité, d'eau, de gaz ou de téléphone a le caractère d'une ingérence d'une autorité publique dans le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par les stipulations précitées de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Si une telle ingérence peut être justifiée par le but légitime que constituent le respect des règles d'urbanisme et de sécurité ainsi que la protection de l'environnement, il appartient, dans chaque cas, à l'administration de s'assurer et au juge de vérifier que l'ingérence qui découle d'un refus de raccordement est, compte tenu de l'ensemble des données de l'espèce, proportionnée au but légitime poursuivi.
8. Il n'est nullement établi que la construction de M. A, dont l'acte de vente notarié du 16 janvier 2021 relatif aux parcelles cadastrées section A n° 233 et 820 sises lieu-dit " Trigue Dinnas " précise qu'" une vieille bâtisse est érigée sur la parcelle cadastrée section A n° 232 " (figurant désormais au cadastre sous le n° 819), objet du refus de raccordement en cause, aurait été régulièrement édifiée selon les conditions rappelées au point 4. Il ressort des pièces du dossier que M. A a reçu par donation préciputaire de son père, selon un acte authentique du 25 octobre 1996, une parcelle de terre en nature de vigne avec un petit abri de jardin sise sur le territoire de la commune de Brouilla, cadastrée lieu-dit " Trigue Dinnas ", section A n° 819. La construction dont il s'agit, éloignée de la zone urbanisée de la commune, se situe en zone agricole, zone à protéger en raison du potentiel agronomique, biologique ou économique des terres agricoles, dans un secteur non destiné à accueillir des constructions ou installations à usage d'habitation, autres que celles nécessaires et liées à l'activité ou exploitation agricole. D'ailleurs, le règlement du plan local d'urbanisme de Brouilla, accessible au juge comme aux parties, n'admet en son article A2 au titre des occupations et utilisations du sol soumise à des conditions particulières que : " () e) Les constructions et installations nécessaires à l'exploitation agricole ; d) Les bâtiments agricoles, en raison de leur intérêt architectural ou patrimonial, repérés par un symbole sur les plans de zonage au titre de l'article L.123-3-1 peuvent faire l'objet d'un changement de destination - dès lors que ce changement de destination ne compromet pas l'exploitation agricole et qu'il correspond à des activités de type agrotourisme, chambres d'hôtes, gîtes ruraux, restauration ainsi que d'une seule extension de 50m2 par bâtiment identifié. Ces bâtiments sont les suivants : Mas Planeres, Mas Cambel et, le château Pourteils et ses dépendances. ". M. A, dont il n'est pas démontré ni même allégué qu'il possèderait la qualité d'exploitant agricole, alors que l'acte de vente du 16 janvier 2012 mentionne sa qualité d'agent territorial, ne pouvait ignorer le caractère irrégulier de cette construction compte tenu de sa situation et de l'usage auquel il la destinait. En se bornant à soutenir qu'elle constitue sa seule résidence, le requérant n'établit pas que sa volonté de s'installer sur le terrain en cause et de faire de cet abri de jardin sa résidence principale alors qu'il ne pouvait ignorer la destination agricole de la construction aurait été dictée par des motifs impérieux dont l'importance excèderait celle imposant aux administrés de se conformer aux règles d'urbanisme. Dans ces conditions, compte tenu du but légitime que constitue le respect des règles d'urbanisme, le maire de la commune de Brouilla n'a pas, par ses refus de raccordement définitif, qui ne concernent au demeurant que le seul réseau des communications électroniques, porté une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté.
9. Enfin, le requérant ne saurait utilement invoquer le moyen tiré de ce que des considérations financières ne peuvent davantage justifier ces refus dès lors qu'il a proposé de régler tous les frais inhérents au nouveau raccordement de sa construction dès lors que les décisions en litige sont étrangères à ces considérations et qu'elles ne présentent pas cet objet.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :
11. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de M. A, n'appelle aucune mesure d'exécution au sens des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Par suite, ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent être accueillies.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Brouilla, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de M. A une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de Brouilla et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : M. A versera à la commune de Brouilla la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. B A, à la commune de Brouilla et à la société Orange.
Délibéré après l'audience du 7 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, président,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère,
M. Rousseau, premier conseiller.
Décision rendue publique par mise à disposition au greffe le 21 mai 2024.
Le rapporteur,
M. Rousseau
La présidente,
S. EncontreLa greffière,
L. Rocher
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne et à tous huissiers à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 21 mai 2024.
La greffière,
L. Rocher
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026