jeudi 16 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2201749 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | PILONE |
Vu les procédures suivantes :
I. Sous le numéro 2201749, par un déféré, enregistré le 7 avril 2022, le préfet de l'Hérault demande l'annulation de l'arrêté du 18 octobre 2021 par lequel le maire de la commune d'Argelliers a procédé au retrait de l'arrêté refusant un permis de construire à Mme B pour la réalisation d'une maison d'habitation avec garage et piscine, ainsi que la décision de rejet implicite de son recours gracieux formé le 7 janvier 2022.
Il soutient que :
- le maire d'Argelliers, lié par son avis conforme qui n'était pas illégal, était incompétent pour retirer le refus opposé à la demande de permis de construire ;
- l'arrêté du 23 juin 2021 rejetant la demande de permis de construire n'était pas illégal et ne pouvait pas faire l'objet d'un retrait en vertu de l'article L. 242-1 du code de l'urbanisme ; le projet de construction n'est pas conforme aux articles L.111-3 et suivants du code de l'urbanisme ; il se situe dans un compartiment isolé du reste de l'urbanisation de la commune, éloigné du centre bourg de 660 mètres à vol d'oiseau, à l'opposé du sens de l'urbanisation vers le nord et il est entouré de parcelles naturelles ; la desserte par les réseaux n'est pas avérée par la mention des raccordements au plan de masse en l'absence d'avis du gestionnaire des réseaux ; la surface à construire est significative compte tenu de l'unique construction présente sur ce côté de la route départementale ;
- le projet se situe dans une zone d'aléa moyen d'incendie de forêt et, par sa situation en zone de construction diffuse et en contact direct avec l'espace boisé, est de nature à aggraver les risques de départ ou propagation de feux et d'augmenter la vulnérabilité des personnes et des biens par son exposition supplémentaire à l'aléa. Les mesures de débroussaillage et de coupe de chênes verts ne sont pas suffisantes à assurer la réduction du risque et le caractère défendable de l'habitation ;
- le projet n'a pas été précédé d'une autorisation de défrichement, requise en vertu de l'article L. 341-1 du code forestier du fait de sa situation dans un massif boisé d'une surface supérieure à 4 hectares.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 janvier 2023, la commune d'Argelliers, représentée par Me Pilone, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du préfet de l'Hérault une somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par le préfet de l'Hérault ne sont pas fondés.
II. Sous le numéro 2200720, par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 février 2022 et 7 février 2023, Mme C B, représentée par Me Pilone, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 janvier 2022 par lequel le maire de la commune d'Argelliers a procédé au retrait de l'arrêté du 25 octobre 2021 lui délivrant un permis de construire pour la réalisation d'une maison d'habitation avec garage et piscine ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Argelliers une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle n'a pas bénéficié d'une procédure contradictoire antérieurement au retrait ;
- l'arrêté reprend l'avis conforme du préfet qui est illégal ; il est entaché d'erreur d'appréciation quant à la situation de son projet hors des parties urbanisées de la commune ainsi que dans l'appréciation du risque d'incendie feux de forêt pour l'application de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code forestier ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Crampe, première conseillère,
- les conclusions de Mme Villemejeanne, rapporteure publique,
- et les observations de Me Ortial, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées n° 2201749 et n° 2200720, se rapportent à des autorisations d'urbanisme relatives au même projet de construction et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Mme B a sollicité le 28 mai 2021 un permis de construire une maison d'habitation avec piscine sur sa parcelle cadastrée section F, n°498. Le préfet de l'Hérault, saisi en vertu de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme, a rendu le 15 juin 2021 un avis conforme défavorable. Par arrêté du 23 juin 2021, le maire a rejeté la demande. Le 2 août 2021, Mme B a formé un recours hiérarchique contre l'avis du préfet, rejetée par ce dernier le 4 octobre 2021, et un recours auprès du maire. Le 18 octobre 2021, le maire d'Argelliers a retiré l'arrêté du 23 juin 2021 portant refus de permis de construire et, le 25 octobre 2021, a délivré le permis de construire demandé après confirmation par la pétitionnaire, le 20 octobre 2021, de sa demande. Le préfet a formé un recours gracieux auprès du maire d'Argelliers par lequel il lui a demandé le retrait des arrêtés des 18 et 25 octobre 2021 portant respectivement retrait du refus et délivrance de l'autorisation d'urbanisme. Le maire d'Argelliers a retiré l'arrêté de permis de construire du 25 octobre 2021 par décision du 19 janvier 2022. Par sa requête enregistrée sous le numéro 2200720, Mme B demande l'annulation de cette décision.
3. En revanche, le maire a opposé implicitement au préfet un refus de retirer l'arrêté du 18 octobre 2021, qui emportait retrait du premier refus de permis de construire opposé le 23 juin. Par sa requête enregistrée sous le numéro 2201749, le préfet a déféré cette décision implicite à la censure du tribunal ainsi que la décision du 18 octobre 2021 par laquelle le maire d'Argelliers a retiré l'arrêté du 23 juin 2021 portant refus de permis de construire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté du 18 octobre 2021 par lequel le maire d'Argelliers a retiré l'arrêté du 23 juin 2021 portant refus de permis de construire et le refus opposé implicitement au préfet de retirer l'arrêté daté du 18 octobre 2021 :
4. Aux termes de l'article L. 243-3 du code des relations entre le public et l'administration : " L'administration ne peut retirer un acte réglementaire ou un acte non réglementaire non créateur de droits que s'il est illégal et si le retrait intervient dans le délai de quatre mois suivant son édiction. "
5. Aux termes de l'article L. 174-1 du code de l'urbanisme : " Les plans d'occupation des sols qui n'ont pas été mis en forme de plan local d'urbanisme, en application du titre V du présent livre, au plus tard le 31 décembre 2015 sont caducs à compter de cette date, sous réserve des dispositions des articles L. 174-2 à L. 174-5. La caducité du plan d'occupation des sols ne remet pas en vigueur le document d'urbanisme antérieur. A compter du 1er janvier 2016, le règlement national d'urbanisme mentionné aux articles L. 111-1 et L. 422-6 s'applique sur le territoire communal dont le plan d'occupation des sols est caduc. ". Aux termes de l'article L. 111-3 du même code : " En l'absence de plan local d'urbanisme, de tout document d'urbanisme en tenant lieu ou de carte communale, les constructions ne peuvent être autorisées que dans les parties urbanisées de la commune ". Aux termes de l'article L. 422-5 du même code : " Lorsque le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale est compétent, il recueille l'avis conforme du préfet si le projet est situé : / a) Sur une partie du territoire communal non couverte par une carte communale, un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu. () ".
6. D'une part, ces dispositions interdisent en principe, en l'absence de plan local d'urbanisme ou de carte communale opposable aux tiers ou de tout document d'urbanisme en tenant lieu, les constructions implantées " en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune ", c'est-à-dire des parties du territoire communal qui comportent déjà un nombre et une densité significatifs de constructions. Il en résulte qu'en dehors du cas où elles relèvent des exceptions expressément et limitativement prévues par l'article L. 111-4 du code de l'urbanisme, les constructions ne peuvent être autorisées dès lors que leur réalisation a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune. Pour apprécier si un projet a pour effet d'étendre la partie actuellement urbanisée de la commune, il est notamment tenu compte pour l'application de ces dispositions de la géographie des lieux, de la desserte par des voies d'accès, de la proximité avec les constructions existantes situées dans les parties urbanisées de la commune, du nombre et de la densité des constructions projetées, du sens du développement de l'urbanisation, ainsi que de l'existence de coupures d'urbanisation, qu'elles soient naturelles ou artificielles.
7. Pour décider le retrait de son arrêté de refus de retirer l'arrêté du 18 octobre 2021, qui emportait retrait du premier refus de permis de construire opposé le 23 juin précédent, acte non créateur de droits, le maire d'Argelliers a considéré que l'avis défavorable du préfet, sur lequel il avait fondé sa décision de refus de délivrer le permis de construire demandé, rendu au motif de la situation du projet hors des parties urbanisées de la commune, était illégal, dans la mesure où le projet se situe dans une partie actuellement urbanisée et dans le sens de son urbanisation, tenant sa proximité avec un lotissement de plus de soixante maisons, construit en continuité du centre-ville.
8. Toutefois, la parcelle cadastrée section F n°498, qui ne supporte aucune construction, est située dans un vaste compartiment naturel et est éloignée du centre du village. Elle se trouve séparée du compartiment urbanisé voisin, le lotissement visé par le maire, délimité par la route de Laboissière (D27E3) et par le chemin et la route de Cadenedes qui le longe au Nord. Ces routes forment une rupture de l'urbanisation, et la circonstance qu'une distance de 80 mètres sépare le terrain en litige de la première maison située dans le compartiment voisin ne peut être utilement invoquée. Si elle est limitrophe d'un terrain supportant une maison isolée sur son côté également construite dans ce compartiment naturel, et si quelques autres constructions sont dispersées le long de la route départementale dans sa portion la séparant du centre du village, cette urbanisation diffuse, pas plus que la circonstance que la parcelle en litige serait équipée par les réseaux, et à supposer que ces derniers soient en capacité suffisante, ne saurait faire regarder la parcelle comme étant située dans les parties urbanisées de la commune au sens de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme.
9. D'autre part, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. ". En vertu de ces dispositions, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.
10. Le maire d'Argelliers a également retenu, pour retirer l'arrêté du 23 juin 2021 portant refus de permis de construire que l'avis du préfet était illégal pour s'être fondé sur la présence d'une zone d'aléa moyen " feux de forêt " alors que celle-ci n'emportait pas interdiction de construire. En se bornant à considérer que le projet était de nature à porter atteinte à la sécurité publique au sens de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, sans caractériser le risque existant, ni rechercher l'existence de prescriptions de nature à permettre d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et règlementaires en vigueur, le préfet, qui a énoncé une règle d'inconstructibilité issue d'un porté-à-connaissance dépourvu de tout caractère réglementaire, a entaché son avis d'une erreur d'appréciation. Toutefois, il aurait pris le même avis défavorable s'il ne s'était fondé que sur la méconnaissance par le projet des dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme ainsi qu'exposé aux points qui précèdent. Dès lors, le maire d'Argelliers, qui était tenu de se confirmer à l'avis défavorable du préfet de l'Hérault et de refuser le permis de construire sollicité, ne pouvait, sans méconnaître les dispositions précitées, retirer sa décision de refus de permis de construire, et refuser ensuite de retirer, à la demande du préfet, cette décision de retrait.
11. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, l'autre moyen invoqué par le préfet de l'Hérault n'est pas susceptible, en l'état du dossier, de fonder l'annulation des décisions déférées.
12. Il résulte de ce qui précède que le préfet de l'Hérault est fondé à demander l'annulation de la décision du 18 octobre 2021 par laquelle le maire d'Argelliers a retiré l'arrêté du 23 juin 2021 portant refus de permis de construire, ainsi que de la décision de refus, opposée implicitement, de retirer cette décision du 18 octobre 2021.
En ce qui concerne la décision du 19 janvier 2022 par laquelle le maire d'Argelliers a retiré l'arrêté de permis de construire du 25 octobre 2021.
13. D'une part, aux termes de l'article L. 422-5 du code de l'urbanisme : " Lorsque le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale est compétent, il recueille l'avis conforme du préfet si le projet est situé : / a) Sur une partie du territoire communal non couverte par une carte communale, un plan local d'urbanisme ou un document d'urbanisme en tenant lieu ; / () ". En application de ces dispositions, le maire a compétence liée pour refuser un permis de construire en cas d'avis défavorable du préfet.
14. D'autre part, aux termes de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme : " La décision de non-opposition à une déclaration préalable ou le permis de construire ou d'aménager ou de démolir, tacite ou explicite, ne peuvent être retirés que s'ils sont illégaux et dans le délai de trois mois suivant la date de ces décisions. Passé ce délai, la décision de non-opposition et le permis ne peuvent être retirés que sur demande expresse de leur bénéficiaire. ".
15. Enfin, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits () ". Le respect du caractère contradictoire de la procédure prévue par les dispositions de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration constitue une garantie pour le titulaire du permis que l'autorité administrative entend rapporter. Eu égard à la nature et aux effets d'un tel retrait, le délai de trois mois prévu par l'article L. 424- 5 du code de l'urbanisme oblige l'autorité administrative à mettre en œuvre cette décision de manière à éviter que le bénéficiaire du permis ne soit privé de cette garantie.
16. Toutefois, une autorité administrative est tenue de retirer un permis de construire illégal lorsqu'elle est saisie d'une demande en ce sens par un tiers et qu'elle n'est pas conduite, pour apprécier la légalité de cet acte, à porter une appréciation sur des faits.
17. En l'espèce, ainsi qu'il a été exposé aux points 8 à 10, le préfet a émis un avis défavorable au projet de Mme B. Dès lors, le maire qui devait se conformer à cet avis n'a pu légalement délivrer à Mme B, par son arrêté du 25 octobre 2021, le permis de construire qu'elle avait sollicité. Le préfet lui en ayant adressé la demande, le maire était dès lors tenu de procéder au retrait de ce permis de construire entaché d'illégalité. Dans ces conditions, eu égard à la compétence liée du maire pour retirer l'arrêté du 25 octobre 2021, les moyens de Mme B sont inopérants.
18. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du maire d'Argelliers du 19 janvier 2022 par laquelle cette autorité administrative a retiré l'arrêté de permis de construire du 25 octobre 2021.
Sur les frais liés au litige :
19. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à chacune des parties la charge de ses frais d'instance.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 18 octobre 2021 du maire d'Argelliers portant retrait de l'arrêté du 23 juin 2021 portant refus de permis de construire, ainsi que sa décision implicite de refus de retirer cette décision du 18 octobre 2021 sont annulées.
Article 2 : La requête présentée par Mme B est rejetée.
Article 3 : Les conclusions de la commune d'Argelliers présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié au préfet de l'Hérault, à la commune d'Argelliers et à Mme C B.
Copie en sera adressée au procureur de la République.
Délibéré après l'audience du 23 février 2023, à laquelle siégeaient :
M. Denis Besle, président,
Mme Sophie Crampe, première conseillère,
Mme Isabelle Pastor, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 mars 2023.
La rapporteure
S. Crampe Le président,
D. Besle
La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 16 mars 2023.
La greffière,
M. A
N°s 2201749, 2200720
aj
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026