LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2202008

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2202008

lundi 4 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2202008
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation2ème chambre
Avocat requérantBAUTES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 février 2022, Mme A B, représentée par Me Bautès, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 octobre 2021 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de renouveler le certificat de résidence portant la mention " étudiant " qu'elle détenait et a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et ce, sous astreinte de cinquante euros par jours de retard ;

3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de l'Hérault de réexaminer sa situation

dans un délai d'un mois et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation

provisoire de travail à plein temps, et ce, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

4°) de condamner l'Etat aux entiers dépens ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ce versement emportant renonciation de son conseil à la rétribution obtenue au titre de la mission d'aide juridictionnelle.

Elle soutient que :

Sur l'arrêté :

- le signataire ne disposait pas d'une délégation de signature régulière, publiée et antérieure aux décisions en litige ;

Sur le refus de titre de séjour :

- il est insuffisamment motivé au regard des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;

- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que le préfet s'est fondé à tort sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile au lieu d'appliquer les stipulations de l'accord franco-algérien

- les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été méconnues ;

- le refus de titre de séjour est entaché d'une erreur d'appréciation ;

- les stipulations du 5 de l'article 6 de l'accord franco-algérien ont été méconnues dès lors qu'elle séjourne sur le territoire depuis le mois d'août 2017 et a travaillé en qualité d'aide à domicile ;

- pour les mêmes motifs, le refus de titre de séjour méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le refus de titre de séjour est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle ;

- compte tenu de l'illégalité du refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français est dépourvue de fondement juridique ;

- l'obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 22 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C ;

- et les observations de Me Missline, substituant Me Bautès, représentant Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante algérienne, née en 1994, est entrée en France le 26 août 2017, munie d'un passeport revêtu d'un visa D valant titre de séjour, afin de poursuivre des études puis a obtenu un certificat de résidence portant la mention " étudiant " renouvelé jusqu'au 23 octobre 2021. Elle conteste l'arrêté du 22 octobre 2021 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de renouveler ce titre de séjour et a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions :

2. Par un arrêté n° 2021-I-809 du 19 juillet 2021, régulièrement publié au recueil spécial n° 106 des actes administratifs de la préfecture du même jour, et produit en défense, le préfet de l'Hérault a donné délégation à M. Thierry Laurent, secrétaire général de la préfecture de l'Hérault et signataire de l'arrêté attaqué, pour signer tous actes, arrêtés, décisions et circulaires relevant des attributions de l'Etat dans le département sous réserve de certaines exceptions dont ne relève pas l'arrêté contesté. Le second alinéa de l'article 1er de l'arrêté du 19 juillet 2021 précise en outre que cette délégation comprend les actes administratifs relatifs au séjour et à la police des étrangers. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens de la requête :

S'agissant du refus de titre de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Selon l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. "

4. L'arrêté contesté vise les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que les articles de l'accord franco-algérien sur lesquels le préfet de l'Hérault s'est fondé. Il mentionne de façon circonstanciée la situation de Mme B quant à la date et aux conditions de son entrée en France. Le préfet, qui n'était pas tenu de faire état de manière détaillée de l'ensemble des circonstances caractérisant la situation de l'intéressée, analyse, par ailleurs, l'atteinte portée à sa vie privée et familiale en relevant qu'elle est célibataire et sans charge de famille et qu'elle ne démontre pas l'impossibilité de regagner son pays d'origine où elle ne serait pas isolée. Il relève par ailleurs que l'intéressée n'établit pas qu'elle serait exposée à des traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans l'hypothèse d'un retour dans son pays d'origine. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige serait insuffisamment motivé au regard des dispositions citées au point précédent doit être écarté. En outre, contrairement à ce qui est soutenu, il ressort de cette motivation que le préfet de l'Hérault s'est bien livré à un examen approfondi de la situation personnelle de l'intéressée.

5. En deuxième lieu, aux termes du premier alinéa du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien : " Les ressortissants algériens qui suivent un enseignement, un stage ou font des études en France et justifient de moyens d'existence suffisants () reçoivent, sur présentation soit d'une attestation de préinscription ou d'inscription dans un établissement français, soit d'une attestation de stage, un certificat de résidence valable un an, renouvelable et portant la mention "étudiant" ou "stagiaire" ". Pour l'application de ces stipulations, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant ", d'apprécier, sous le contrôle du juge administratif de l'excès de pouvoir, la réalité et le sérieux des études poursuivies. A cet égard, le caractère réel et sérieux de ces études est subordonné à une progression régulière de l'étudiant et à la cohérence de son parcours.

6. D'une part, contrairement à ce qui est soutenu, le préfet de l'Hérault a fait application des stipulations citées au point précédent et visées dans l'arrêté contesté et non des dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile même si, par une erreur purement matérielle, ces dernières figurent également dans les visas. Il résulte, par ailleurs, de ce qui a été dit au point précédent que la progression de l'étudiant algérien participe du contrôle qu'il y a lieu de porter sur la réalité et le sérieux des études. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'erreur de droit qui aurait été commise par le préfet de l'Hérault doit être écarté.

7. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que Mme B est entrée en France en 2017 pour y poursuivre ses études supérieures. Elle s'est inscrite, au titre de l'année universitaire 2017/2018, en 3ème année de licence " Sciences de la vie/ parcours biologie moléculaire et cellulaire " à l'université de Montpellier et a été ajournée. Elle s'est inscrite, au titre de l'année universitaire 2018/2019, à nouveau en 3ème année de cette même licence et a été ajournée avec une moyenne de 3,675/20 au 1er semestre et 7,022/20 au second semestre. Au titre de l'année universitaire 2019/2020, elle s'est inscrite pour la troisième fois en 3ème année de cette licence et a à nouveau été ajournée avec 7,394 au 1er semestre et 10/20 au second semestre. Au titre de l'année 2020/2021, elle a à nouveau été ajournée dans la mesure où elle n'a pu valider le second semestre de l'année universitaire, sa moyenne ayant été de 8, 328/20. Ainsi, à la date de l'arrêté contesté, elle était inscrite pour la cinquième année consécutive en 3ème année de licence. Si l'intéressée se prévaut des conditions difficiles de suivi de ses études, en raison de difficultés psychologiques et de la nécessité d'exercer une activité professionnelle pour les financer, elle n'a travaillé que pour la période du 22 octobre 2020 au 10 septembre 2021. Ainsi, aucun de ces éléments ne permet de considérer que le préfet de l'Hérault aurait commis une erreur dans l'appréciation de la progression, de la réalité et du sérieux des études poursuivies pour refuser de lui renouveler son titre de séjour sur le fondement des stipulations précitées. Il suit de là que le moyen tiré de la méconnaissance du titre III du protocole annexé à l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 doit être écarté.

8. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir d'ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5° au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ; () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger, qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France, doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

9. Mme B est entrée en France afin d'y poursuivre ses études et a obtenu jusqu'au mois d'octobre 2021, le renouvellement de son certificat de résidence portant la mention " étudiant ", statut qui ne lui donnait pas vocation à y résider durablement. En outre, célibataire et sans enfant, la requérante n'allègue pas qu'elle serait isolée en cas de retour en Algérie où elle a vécu jusqu'à l'âge de 23 ans. Dans ces conditions, la seule circonstance qu'elle a exercé une activité professionnelle pour la période du 22 octobre 2020 au 10 septembre 2021 en qualité d'aide à domicile ne suffit pas à caractériser une atteinte disproportionnée portée à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France. En conséquence, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations citées au point précédent doit être écarté. Pour les mêmes motifs, le refus de titre de séjour n'est entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation.

S'agissant de l'obligation de quitter le territoire :

10. D'une part, Mme B n'établissant pas l'illégalité du refus de titre de séjour, elle n'est pas fondée à invoquer, par la voie de l'exception, l'illégalité de cette décision à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français. Par suite, ce moyen doit être écarté.

11. D'autre part, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celui tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

12. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par Mme B tendant à l'annulation de l'arrêté du 22 octobre 2021 du préfet de l'Hérault doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

13. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions tendant à la délivrance du titre de séjour sollicité, ou au réexamen de la situation de la requérante doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

14. Les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, comme celles de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au bénéfice de Mme B au titre des frais liés au litige.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B, au préfet de l'Hérault et à Me Bautès.

Délibéré à l'issue de l'audience du 20 juin 2022, à laquelle siégeaient :

M. Besle, président,

M. Verguet, premier conseiller,

Mme Teuly-Desportes, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 juillet 2022.

La rapporteure,

D. C

Le greffier,

S. Sangaré

Le président,

D. Besle

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Montpellier, le 5 juillet 2022.

Le greffier,

S. Sangaré

N°2202008sa

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions