vendredi 29 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2202072 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP BEDEL DE BUZAREINGUES - BOILLOT - BLAZY |
Vu les procédures suivantes :
I. Par une requête enregistrée le 15 novembre 2021 sous le n° 2106055 et un mémoire complémentaire, enregistré le 10 décembre 2021, la société à responsabilité limitée (SARL) HMC, représentée par la SCP Bedel de Buzareingues-Boillot et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 octobre 2021 par lequel le maire de Bolquère a refusé de lui délivrer le permis d'aménager n° PA 066 020 21 D0001 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Bolquère la délivrance du permis d'aménager dans un délai d'un mois à compter de la décision à venir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge la commune de Bolquère la somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le motif relatif aux " entrées de la ville " permettant de justifier que le terrain litigieux se situe dans une zone non urbanisée est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation;
- le motif relatif au respect des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision en litige est entachée à la fois d'un vice de procédure, d'un vice de compétence et d'une erreur de droit au regard des articles R. 423-72, R. 423-74 et R. 422-2 e) du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 décembre 2021, la commune de Bolquère conclut au rejet de la requête de la SARL HMC et à la condamnation de la SARL HMC à lui verser la somme de 3 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, les moyens soulevés par la SARL HMC ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire, et par substitution de motifs, les décisions de refus du permis d'aménager auraient pu être fondées sur le non-respect des dispositions L. 122-5 et L. 122-5-1 du code de l'urbanisme.
Une mise en demeure a été adressée le 27 janvier 2022 au préfet des Pyrénées-Orientales.
Par ordonnance du 12 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 12 octobre 2022 à 12h00.
II. Par une requête, enregistrée le 22 avril 2022 sous le n° 2202072 et des pièces complémentaires enregistrées le 25 avril 2022 la SARL HMC, représentée par la SCP Bedel de Buzareingues-Boillot et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 25 février 2022 par lequel le maire de Bolquère a refusé de lui accorder le permis d'aménager n° PA 066 020 21 D0002 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Bolquère la délivrance du permis d'aménager dans un délai d'un mois à compter de la décision à venir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge la commune de Bolquère la somme de 3 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- l'adjoint au maire de Bolquère n'étant pas l'autorité compétente, l'arrêté litigieux est donc entaché d'un vice de compétence ;
- le motif relatif aux " entrées de la ville " permettant de justifier que le terrain litigieux se situe dans une zone non urbanisée est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation;
- le motif relatif au respect des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision est entachée d'un détournement de procédure en raison de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 423-72 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2022, la commune de Bolquère conclut au rejet de la requête de la SARL HMC, le cas échéant, à ce que le tribunal fasse application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et à la condamnation de la SARL HMC à lui verser la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- à titre principal, les moyens soulevés par la SARL HMC ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire, et par substitution de motifs, les décisions de refus du permis d'aménager auraient pu être fondées sur le non-respect des dispositions L. 122-5 et L. 122-5-1 du code de l'urbanisme.
Une mise en demeure a été adressée le 7 septembre 2022 au préfet des Pyrénées-Orientales.
Par ordonnance du 12 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 12 juin 2023 à 12h00.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, dans les instances susvisées, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de la méconnaissance du champ d'application de la loi dès lors que les dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme ne sont pas applicables sur le territoire des communes classées en zone de montagne, lesquelles sont entièrement régies pour l'application de la règle de constructibilité limitée par les dispositions des articles L. 122-5 et suivants du code de l'urbanisme.
La commune de Bolquère a présenté un mémoire enregistré le 21 septembre 2023, en réponse à la communication de ce moyen d'ordre public.
La SARL HMC a présenté un mémoire enregistré le 25 septembre 2023, en réponse à la communication de ce moyen d'ordre public.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau,
- les conclusions de Mme Delon, rapporteur publique,
- et les observations de Me Boillot, représentant la SARL HMC, et de Me Audouin, représentant la commune de Bolquère.
Considérant ce qui suit :
1. La SARL HMC a déposé auprès des services instructeurs de la commune de Bolquère, commune dont le plan d'occupation des sols est devenu caduc par suite du non-aboutissement de la procédure de révision dans le délai fixé par l'article 135 de la loi n° 2014-366 du 24 mars 2014 pour l'accès au logement et un urbanisme rénové, deux demandes de permis d'aménager enregistrées, la première, sous le n° PA 066 020 21 D0001, la seconde, sous le n° PA 066 020 21 D0002 portant sur un terrain situé au " lieu-dit Les Esclosetes " à Bolquère (66210) en vue de la réalisation d'un lotissement comportant 10 lots à bâtir avec 8 places de stationnement. Par deux arrêtés en date du 13 octobre 2021 et du 25 février 2022, que la SARL HMC conteste aux termes des requêtes n°2106055 et n°2202072, le maire de Bolquère a refusé de faire droit aux demandes de permis d'aménager.
Sur la jonction :
2. Les deux requêtes susvisées, présentées par le même pétitionnaire, sont relatives à un même projet de lotissement et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu, par suite, de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme : " En l'absence de plan local d'urbanisme, de tout document d'urbanisme en tenant lieu ou de carte communale, les constructions ne peuvent être autorisées que dans les parties urbanisées de la commune ". Ces dispositions interdisent en principe, en l'absence de plan local d'urbanisme ou de carte communale opposable aux tiers ou de tout document d'urbanisme en tenant lieu, les constructions implantées " en dehors des parties actuellement urbanisées de la commune ", c'est-à-dire des parties du territoire communal qui comportent déjà une densité et un nombre significatifs de constructions. Par ailleurs, les articles L. 122-5 et L. 122-5-1 du code de l'urbanisme, définissant le champ d'application des règles spécifiques aux communes situées en zone de montagne, précisent que : " L'urbanisation est réalisée en continuité avec les bourgs, villages, hameaux, groupes de constructions traditionnelles ou d'habitations existants, sous réserve de l'adaptation, du changement de destination, de la réfection ou de l'extension limitée des constructions existantes, ainsi que de la construction d'annexes, de taille limitée, à ces constructions, et de la réalisation d'installations ou d'équipements publics incompatibles avec le voisinage des zones habitées " et que " Le principe de continuité s'apprécie au regard des caractéristiques locales de l'habitat traditionnel, des constructions implantées et de l'existence de voies et réseaux ". Ces dispositions régissent entièrement la situation des communes classées en zone de montagne pour l'application de la règle de constructibilité limitée, qu'elles soient ou non dotées d'un plan local d'urbanisme, à l'exclusion des dispositions de l'article L. 111-3 régissant la situation des communes non dotées d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu.
4. Il ressort des pièces du dossier que le territoire de la commune de Bolquère est classé en zone de montagne et est, par suite, entièrement régie par la règle de constructibilité limitée énoncée ci-dessus. Il s'ensuit que le maire de la commune de Bolquère ne pouvait se fonder, sans commettre d'erreur de droit, sur la méconnaissance des dispositions de l'article L. 111-3 du code de l'urbanisme pour refuser de délivrer le permis d'aménager. Le refus de délivrer le permis d'aménager étant pour ce motif illégal, la SARL HMC est fondée à en demander l'annulation.
5. La commune de Bolquère demande que soit substitué aux motifs énoncés dans les décisions du 13 octobre 2021 et du 25 février 2022 un autre motif tiré de la méconnaissance des dispositions des articles L. 122-5 et L. 122-5-1 du code de l'urbanisme. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
6. La commune de Bolquère fait valoir que le refus du permis d'aménager pouvait être fondé sur la méconnaissance des dispositions des articles L. 122-5 et L. 122-5-1 du code de l'urbanisme. Il résulte des dispositions citées au point 3 que l'urbanisation en zone de montagne, sans être autorisée en zone d'urbanisation diffuse, peut être réalisée non seulement en continuité avec les bourgs, villages et hameaux existants, mais également en continuité avec les " groupes de constructions traditionnelles ou d'habitations existants " et qu'est ainsi possible l'édification de constructions nouvelles en continuité d'un groupe de constructions traditionnelles ou d'un groupe d'habitations qui, ne s'inscrivant pas dans les traditions locales, ne pourrait être regardé comme un hameau. L'existence d'un tel groupe suppose plusieurs constructions qui, eu égard notamment à leurs caractéristiques, à leur implantation les unes par rapport aux autres et à l'existence de voies et de réseaux, peuvent être perçues comme appartenant à un même ensemble. Pour déterminer si un projet de construction réalise une urbanisation en continuité par rapport à un tel groupe, il convient de rechercher si, par les modalités de son implantation, notamment en termes de distance par rapport aux constructions existantes, ce projet sera perçu comme s'insérant dans l'ensemble existant.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le projet de lotissement s'inscrit dans un groupe d'habitation existant et qu'il avoisine des constructions situées dans la continuité du centre du bourg. A ce titre, le lotissement en projet jouxte un autre lotissement dénommé " Les Frênes " qui comporte huit constructions existantes. Ainsi, au regard des modalités d'implantation du projet de lotissement, notamment quant à sa distance par rapport aux constructions existantes, le projet doit être regardé comme s'insérant dans un ensemble existant d'habitations et situé en continuité du centre-bourg de la commune de Bolquère. Par suite, et sans qu'ait d'incidence à cet égard le fait que le terrain litigieux s'ouvre sur une plaine à vocation agricole, en soutenant que le projet était situé en discontinuité des habitations existantes et du village, le maire de la commune de Bolquère a entaché ses décisions d'une erreur d'appréciation.
8. Dans ces conditions, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de substitution de motifs, tirée de la méconnaissance des articles L. 122-5 et L. 122-5-1 du code de l'urbanisme, dès lors que la commune ne peut utilement soutenir que ces dispositions auraient pu fonder le refus contesté.
9. Il résulte de tout ce qui précède que la SARL HMC est fondée à demander l'annulation des arrêtés qu'elle attaque.
10. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens invoqués par la SARL HMC n'est susceptible, en l'état des dossiers, de fonder l'annulation des décisions litigieuses.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ". En outre, selon l'article L. 911-2 du même code : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne à nouveau une décision après une nouvelle instruction, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision juridictionnelle, que cette nouvelle décision doit intervenir dans un délai déterminé ". Aux termes de l'article L. 911-3 dudit code : " La juridiction peut assortir, dans la même décision, l'injonction prescrite en application des articles L. 911-1 et L. 911-2 d'une astreinte qu'elle prononce dans les conditions prévues au présent livre et dont elle fixe la date d'effet ".
12. Eu égard aux motifs d'annulation retenus, le présent jugement n'implique pas nécessairement qu'il soit enjoint au maire de Bolquère de délivrer à la SARL HMC le permis d'aménager qu'elle sollicite mais qu'il lui soit enjoint de procéder au réexamen des demandes présentées par la société requérante dans un délai de deux mois, sans qu'il y ait lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les frais liés aux litiges :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées sur leur fondement par la commune de Bolquère, partie perdante.
14. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Bolquère le versement de la somme de 1500 euros à la SARL HMC au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 13 octobre 2021 et l'arrêté du 25 février 2022 sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint à la commune de Bolquère d'instruire à nouveau la demande de permis d'aménager et de prendre une nouvelle décision, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête et les conclusions de la commune de Bolquère présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 4 : La présente décision sera notifiée à la SARL HMC, à la commune de Bolquère et au préfet des Pyrénées-Orientales.
Délibéré après l'audience du 12 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, présidente,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère,
M. Rousseau, premier conseiller.
Décision rendue publique par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2023.
Le rapporteur,
M. Rousseau
La présidente,
S. Encontre La greffière,
L. Rocher
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 4 janvier2024.
La greffière,
L. Rocher
N° 2106055 -
lr
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026