mercredi 4 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2202626 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCHNEIDER AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 20 mai 2022 et le 28 octobre 2022, M. et Mme B et D A, représentés par la SELARL Schneider Associés, agissant par Me Schneider, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° PC 34 172 21 M0215 du 15 décembre 2021 par lequel le préfet de l'Hérault a accordé un permis de construire au nom de l'Etat au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Montpellier pour la construction d'une résidence étudiante de 72 logements, d'un local archive, d'un local à poubelles et le réaménagement d'un parking, ensemble la décision de rejet de leur recours gracieux du 22 mars 2022 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par des mémoires, enregistrés le 12 septembre 2022 et le 9 novembre 2022, le CROUS de Montpellier Occitanie, représenté par Me Joseph-Barloy, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 22 septembre 2022, le préfet de l'Hérault conclut, à titre principal, au rejet de la requête, et, à titre subsidiaire, de prononcer un sursis à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, pour permettre au pétitionnaire de déposer une demande de permis de construire modificatif en vue de régulariser des éventuels vices affectant l'arrêté attaqué.
Par un mémoire, enregistré le 9 novembre 2022, le CROUS Montpellier Occitanie, représenté par Me Joseph-Barloy, demande au tribunal, en application de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, de condamner M. et Mme A à lui verser la somme de 20 000 euros à titre de dommages et intérêts.
Il fait valoir que :
- le recours dirigé contre le permis de construire n° PC 034 172 21 M0215 n'est fondé sur aucun moyen sérieux ;
- la motivation première des requérants consiste en la recherche d'une compensation à la prétendue perte de valeur que pourrait subir leur bien en raison de la construction à proximité de ce dernier d'un bâtiment complémentaire dans l'enceinte de la résidence universitaire préexistante de longue date ;
- seul le juge judiciaire serait compétent pour connaître d'une éventuelle atteinte anormale au droit de propriété des requérants ;
- il a subi un préjudice en raison du refus des organismes financeurs de débloquer les fonds nécessaires à la réalisation des travaux ; il a été contraint de déclarer sans suite les procédures de marchés lancées pour 15 lots et devra relancer les consultations pour la réalisation des travaux dès la fin de la procédure contentieuse, repoussant la date de livraison initialement prévu d'un an ; le contexte économique s'est par ailleurs aggravé si bien que les conditions financières de l'opération sont imprévisibles ;
- en outre, le retard dans la construction des 72 logements de la résidence Boutonnet ne permet pas d'atténuer la différence entre l'offre et la demande ni de répondre favorablement aux besoins croissants des étudiants en matière de logement sur le site.
Par un mémoire, enregistré le 16 décembre 2022, M. et Mme B et D A, représentés par la SELARL Schneider associés, agissant par Me Schneider, déclarent se désister purement et simplement de leur requête.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1° donner acte des désistements ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".
Sur le désistement de M. et Mme A :
2. Par un mémoire, enregistré le 16 décembre 2022, M. et Mme A déclarent se désister purement et simplement de l'ensemble des conclusions de leur requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les conclusions indemnitaires présentées par le Centre régional des œuvres universitaires et scolaires Montpellier Occitanie :
3. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts. La demande peut être présentée pour la première fois en appel. ".
4. Le CROUS Montpellier Occitanie sollicite la condamnation des requérants à lui verser la somme de 20 000 euros en réparation de ses préjudices résultant du retard pris dans la livraison du bâtiment autorisé par le permis de construire en litige en raison du recours dilatoire exercé par M. et Mme A. Toutefois, aucun élément ne vient établir la nature et l'étendue des préjudices dont il est demandé réparation. Dans ces conditions, à supposer même que la requête introduite par M. et Mme A puisse être regardée comme traduisant un comportement abusif de leur part, les conclusions reconventionnelles du CROUS Montpellier Occitanie présentées sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, ne sont manifestement pas assorties des précisions et justifications permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, à la date de la présente ordonnance, ces conclusions doivent être rejetées en application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Sur les frais liés au litige :
5. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de laisser à chacune des parties la charge des frais qu'elles ont pu exposer et qui ne sont pas compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. et Mme A.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme B et D A, au préfet de l'Hérault et au Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) Montpellier Occitanie.
Fait à Montpellier, le 4 janvier 2023.
La présidente de la 1ère Chambre,
L. Rigaud
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 4 janvier 2023.
La greffière,
M. C
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026