jeudi 6 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2202869 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SELARL CLEMENT-MALBEC-CONQUET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 juin 2022 et le 20 décembre 2023, M. A C, représenté par la Selarl Clément Malbec Conquet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 décembre 2021 par lequel le maire de la commune de Vélieux, agissant au nom de l'Etat, a refusé sa demande de permis de construire, ensemble la décision du 14 avril 2022 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Vélieux de lui délivrer le permis de construire sollicité, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé ce délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'arrêté est entaché d'un défaut de motivation, en particulier en droit ;
- le motif de l'absence de pièces n'est pas fondé dès lors qu'aucune demande de pièces ne lui a été adressée ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que l'autorisation de défrichement n'était pas au nombre des pièces obligatoires pour le projet et aux caractéristiques de sa parcelle ;
- le motif tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme quant à l'insuffisance de la voie de desserte n'est pas fondé ;
- les nouveaux motifs de refus énoncés dans la décision de rejet du recours gracieux ne peuvent fonder le refus de permis de construire ; en tout état de cause, ils ne sont pas fondés :
o le motif de la méconnaissance de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme qui exige une urbanisation en continuité avec les bourgs, villages et hameaux n'est pas fondé ;
o le motif tiré de l'exposition au risque de feux de forêts n'est pas fondé ;
o le motif de la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme n'est pas précisé.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 octobre 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- les moyens soulevés ne sont pas fondés ;
- les motifs opposés par le maire de la commune sont de nature à justifier le refus de permis de construire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B ;
- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public ;
- les observations de Me Conquet, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C a déposé le 4 novembre 2021 une demande de permis de construire aux services de la mairie de Vélieux pour la construction d'une maison d'habitation sur la parcelle cadastrée section B n°56. Par un arrêté du 23 décembre 2021, le maire de la commune, agissant au nom de l'Etat, a refusé d'accorder le permis sollicité. M. C a exercé un recours gracieux le 17 février 2022 contre cet arrêté, qui a été rejeté par une décision du 14 avril 2022. Par sa requête, M. C demande l'annulation de l'arrêté du 23 décembre 2021 et de la décision du 14 avril 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables. "
3. Les dispositions précitées ne sauraient avoir pour objet ou pour effet de faire obstacle à ce que l'autorité administrative puisse, à l'occasion de l'instruction du recours gracieux contre un refus de permis de construire, opposer de nouveaux motifs.
4. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 23 décembre 2021 et la décision du 14 avril 2022 comportent les considérations de droits et de faits qui fondent la décision refusant d'accorder le permis de construire, notamment l'insuffisance de l'accès au regard de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme, l'absence d'autorisation de défrichement, la situation isolée de la construction au regard de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, et le risque de feux de forêt au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme. Par suite le moyen tiré du défaut de motivation doit être écarté.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie. Il peut également être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. ". Ces dispositions relatives à la largeur des voies publiques ou privées ne s'appliquent pas à la voie de desserte interne du terrain d'assiette des constructions autorisées mais seulement aux voies d'accès au terrain d'assiette du projet.
6. Les plans du permis de construire prévoient un accès à la route départementale n°179 par un chemin privé d'une largeur de 2,80 mètres, débutant sur la parcelle cadastrée section B n°227 pour ensuite traverser la parcelle B 56 et enfin emprunter pour sa partie terminale un " chemin communal " permettant l'accès à la zone d'implantation du projet en litige, en partie Sud-Ouest de la parcelle B56. Le préfet de l'Hérault produit en défense une analyse de l'accès par ses services qui se sont rendus sur place le 9 mars 2022 et ont pris différentes prises de vue le long de ce tracé. Si le requérant soutient que cette analyse ne saurait être prise en compte dès lors qu'elle a été réalisée après la date de l'arrêté en litige, les constats réalisés permettent néanmoins de révéler l'état de ce chemin privé qui existait déjà à la date de la décision en litige. Tout d'abord, et ainsi que le fait valoir le requérant, il ressort des pièces du dossier que la mesure du chemin " communal " par les services de l'Etat indiquant une largeur d'1,80 mètres ne correspond pas au chemin tracé pour l'accès au projet et ne saurait ainsi être prise en compte. Ensuite, il ressort des pièces du dossier que le début du chemin d'accès présente une largeur de 4 mètres et se poursuit ensuite par un chemin en terre et d'herbe rase en longeant les constructions situées sur la parcelle B 57 dont la largeur se maintient à une largeur de 4 mètres jusqu'à l'entrée de la parcelle B 56. Ainsi qu'il a été dit au point 5, l'appréciation de la largeur de la voie d'accès au regard de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme ne saurait porter sur les caractéristiques de la voie interne à la parcelle, si bien que les relevés des services de l'Etat pris à l'intérieur de la parcelle B 56, correspondant à la voirie interne, ne sauraient être utilement opposés. Dans ces conditions, il ressort des pièces du dossier que le chemin privé, bien qu'en terre, présente une largeur suffisante permettant la circulation des véhicules d'incendie et de secours et est adaptée à la réalisation d'une seule maison d'habitation. Par suite, M. C est fondé à soutenir que le refus de permis de construire est entaché d'une erreur d'appréciation au regard de l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 425-6 du code de l'urbanisme : " () lorsque le projet porte sur une opération ou des travaux soumis à l'autorisation de défrichement prévue aux articles L. 341-1 et L. 341-3 du même code, celle-ci doit être obtenue préalablement à la délivrance du permis. ". L'article R. 431-19 de ce même code dispose que : " Lorsque les travaux projetés nécessitent une autorisation de défrichement en application des articles L. 341-1, L. 341-3 ou L. 214-13 du code forestier, la demande de permis de construire est complétée par la copie de la lettre par laquelle le préfet fait connaître au demandeur que son dossier de demande d'autorisation de défrichement est complet, si le défrichement est ou non soumis à reconnaissance de la situation et de l'état des terrains et si la demande doit ou non faire l'objet d'une enquête publique. ".
8. Pour refuser de délivrer le permis de construire sollicité, le maire de Vélieux s'est notamment fondé, dans la décision rejetant le recours gracieux, sur l'absence de l'autorisation de défrichement au dossier de demande. Le préfet de l'Hérault doit être regardé comme sollicitant la substitution de ce motif. Toutefois, il n'est pas contesté que la commune, agissant au nom de l'Etat, n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier à la mairie, adressé au pétitionnaire une demande de production de cette autorisation de défrichement dans les conditions prévues aux articles R. 423-38 et R. 423-39 du code de l'urbanisme, de sorte que le dossier de demande de permis de construire était réputé complet à l'issue de ce délai, en application de l'article R. 423-22 du même code. Ainsi, le maire de Vélieux ne pouvait légalement se fonder, pour refuser le permis sollicité, sur la circonstance que cette autorisation de défrichement n'était pas produite dans le dossier de demande. Par suite, M. C est fondé à soutenir que ce motif de refus est illégal.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme, applicable aux communes situées en zone de montagne : " L'urbanisation est réalisée en continuité avec les bourgs, villages, hameaux, groupes de constructions traditionnelles ou d'habitations existants, sous réserve de l'adaptation, du changement de destination, de la réfection ou de l'extension limitée des constructions existantes, ainsi que de la construction d'annexes, de taille limitée, à ces constructions, et de la réalisation d'installations ou d'équipements publics incompatibles avec le voisinage des zones habitées ". Selon l'article L. 122-5-1 du même code : " Le principe de continuité s'apprécie au regard des caractéristiques locales de l'habitat traditionnel, des constructions implantées et de l'existence de voies et réseaux. ". Aux termes de l'article L. 122-6 dudit code : " Les critères mentionnés à l'article L. 122-5-1 sont pris en compte : a) Pour la délimitation des hameaux et groupes de constructions traditionnelles ou d'habitations existants en continuité desquels le plan local d'urbanisme ou la carte communale prévoit une extension de l'urbanisation ; b) Pour l'interprétation des notions de hameaux et de groupes de constructions traditionnelles ou d'habitations existants, lorsque la commune n'est pas dotée d'un plan local d'urbanisme ou d'une carte communale. ".
10. Il résulte de ces dispositions que l'urbanisation en zone de montagne, sans être autorisée en zone d'urbanisation diffuse, peut être réalisée non seulement en continuité avec les bourgs, villages et hameaux existants, mais également en continuité avec les " groupes de constructions traditionnelles ou d'habitations existants " et qu'est ainsi possible l'édification de constructions nouvelles en continuité d'un groupe de constructions traditionnelles ou d'un groupe d'habitations qui, ne s'inscrivant pas dans les traditions locales, ne pourrait être regardé comme un hameau. L'existence d'un tel groupe suppose plusieurs constructions qui, eu égard notamment à leurs caractéristiques, à leur implantation les unes par rapport aux autres et à l'existence de voies et de réseaux, peuvent être perçues comme appartenant à un même ensemble. Pour déterminer si un projet de construction réalise une urbanisation en continuité par rapport à un tel groupe, il convient de rechercher si, par les modalités de son implantation, notamment en termes de distance par rapport aux constructions existantes, ce projet sera perçu comme s'insérant dans l'ensemble existant.
11. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle B56, non desservie par les différents réseaux, est séparée du village de Vélieux, situé plus au sud, par la parcelle cadastrée B51 laquelle ne reçoit qu'une construction d'une taille très limitée dans son extrémité sud. Ensuite, le plan de masse du projet en litige indique une distance d'implantation de 46 mètres par rapport à la première construction du village et aucune voie de circulation ne relie le village à la parcelle B56. Par ailleurs, si des constructions sont situées plus au nord, sur la parcelle B 57, le projet en sera distant de 37 mètres et il ressort des pièces du dossier que le projet de construction en serait nettement séparé par une épaisse végétation, sans d'ailleurs partager une voie d'accès commune. Dans ces conditions, il ressort des pièces du dossier que le projet en litige conduirait à l'implantation d'une maison d'habitation isolée. Par suite, le moyen tiré de ce que la maire de la commune aurait fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme doit être écarté.
12. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". Il appartient à l'autorité administrative compétente et au juge, pour apprécier si les risques d'atteintes à la salubrité ou à la sécurité publique justifient un refus de permis de construire sur le fondement de ces dispositions, de tenir compte tant de la probabilité de réalisation de ces risques que de la gravité de leurs conséquences, s'ils se réalisent. En outre, lorsqu'un projet de construction est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique, le permis de construire ne peut être refusé que si l'autorité compétente estime qu'il n'est pas légalement possible d'accorder le permis en l'assortissant de prescriptions spéciales.
13. Le risque feux de forêt est au nombre de ceux qui peuvent fonder un refus de permis de construire. Pour apprécier la réalité d'un tel risque, l'autorité administrative peut s'appuyer sur tous les éléments d'information dont elle dispose à la date à laquelle elle statue, et notamment sur le porter à connaissance de la carte départementale d'aléas incendie de forêt, du 17 décembre 2021 du préfet de l'Hérault, quand bien même ce dernier ne possède en lui-même aucune portée normative opposable dans le cadre de l'instruction d'un permis de construire. Il ressort des pièces du dossier que la parcelle B56, assiette du projet, est entièrement concernée par un aléa seulement moyen de feux de forêt et que la voie d'accès présente une largeur suffisante jusqu'à l'entrée de la parcelle pour permettre le passage de véhicules d'incendie et de secours. Par suite, M. C est fondé à soutenir que le maire de la commune de Vélieux a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation en refusant le permis de construire sollicité au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme au motif qu'il était susceptible de porter atteinte à la sécurité publique.
14. Il résulte de tout ce qui précède que le maire de Vélieux, agissant au nom de l'Etat, aurait pris la décision de refus en se fondant sur le seul motif tiré de la méconnaissance de la règle de continuité d'urbanisation édictée par l'article L. 122-5 du code de l'urbanisme. Il s'ensuit que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées, ainsi que par voie de conséquence les conclusions à fin d'injonction sous astreinte.
Sur les frais liés au litige :
15. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à M. C la somme qu'il réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A C, au préfet de l'Hérault et à la commune de Vélieux.
Délibéré après l'audience du 23 mai 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.
Le rapporteur,
N. B
La présidente,
F. CorneloupLa greffière,
M. D
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 6 juin 2024,
La greffière,
M. D
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026