jeudi 22 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2202959 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | RUFFEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 juin 2022, Mme D C, représentée par Me Ruffel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 3 mars 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours avec interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de l'Hérault de lui délivrer un certificat de résidence mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans le délai de deux mois dans les mêmes conditions d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros à verser à son conseil au titre des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 en contrepartie d'une renonciation à la perception de la contribution de l'Etat.
Elle soutient que :
Sur l'ensemble des décisions attaquées :
- les décisions sont entachées d'un vice d'incompétence à défaut de justifier de la délégation de signature dont bénéficie Mme A ;
Sur les décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français :
- la décision portant refus de titre de séjour méconnaît l'article 6-7 de l'accord franco-algérien dès lors que son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité tandis que le suivi médical nécessaire à sa prise en charge est indisponible en Algérie ;
- elle méconnaît l'article 6-5 de l'accord franco-algérien et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que sa vie privée et familiale se situe désormais en France ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire méconnait l'article L. 611-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision portant interdiction de retour pendant une durée d'un an :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 11 mai 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié, relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B ;
- et les observations de Me Barbaroux, représentant Mme C.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante algérienne née le 2 juillet 1957, est entrée en France le 2 mars 2018 munie d'un visa de court séjour avec entrées multiples valable 30 jours. Le 16 mai 2019, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé et a bénéficié d'une autorisation provisoire de séjour d'une durée de six mois valable du 28 mai 2019 au 27 mai 2020. Le 6 février 2020, elle a présenté une demande de renouvellement au séjour au titre du 7° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Par un arrêté du 18 janvier 2021, le préfet de l'Hérault a refusé de faire droit à sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Le 24 juin 2021, ce tribunal, saisi d'un recours à fin d'annulation de ces décisions, a confirmé la légalité de l'arrêté préfectoral. Le 10 janvier 2022, Mme C a interjeté appel dudit jugement devant la cour administrative de Toulouse, ce recours étant toujours pendant. Le 30 novembre 2021, la requérante a sollicité une nouvelle admission au séjour en qualité d'étranger malade. Par un arrêté du 3 mars 2022, le préfet de l'Hérault a de nouveau refusé de faire droit à sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée d'un an.
Mme C demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
S'agissant de l'ensemble des décisions :
2. Par un arrêté n° 2021-I-809 du 19 juillet 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture n° 106 du 19 juillet 2021, le préfet de l'Hérault a accordé à Mme E A, sous-préfète chargée de mission auprès du préfet de l'Hérault, une délégation à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de M. Thierry Laurent, secrétaire général de la préfecture, " tous actes, arrêtés, décisions () relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Hérault (), à l'exception, d'une part des réquisitions prises en application de la loi du 11 juillet 1938 relative à l'organisation générale de la nation en temps de guerre, d'autre part de la réquisition des comptables publics régie par le décret n° 62-1587 du 29 décembre 1962 portant règlement général sur la comptabilité publique. A ce titre, cette délégation comprend donc, notamment, la signature de tous les actes administratifs et correspondances relatifs au séjour et à la police des étrangers () ". Cette délégation de signature habilitait ainsi Mme A à signer l'arrêté portant refus de séjour, assorti d'une obligation de quitter le territoire français et d'une interdiction de retour sur le territoire français, pris à l'encontre de Mme C.
S'agissant du refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " Le certificat de résidence d'un an portant la mention vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. () ". Aux termes de l'article R. 425-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les dispositions de procédure s'appliquent aux demandes présentées par les ressortissants algériens sur le fondement des stipulations précitées : " () le préfet délivre la carte de séjour au vu d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration. / L'avis est émis dans les conditions fixées par arrêté du ministre chargé de l'immigration et du ministre chargé de la santé au vu, d'une part, d'un rapport médical établi par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration et, d'autre part, des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays d'origine de l'intéressé ".
4. La partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.
5. Pour refuser à la requérante la délivrance d'un titre de séjour pour raisons de santé, le préfet de l'Hérault s'est notamment fondé sur l'avis émis le 18 février 2022 par le collège de médecins de l'OFII lequel indique, comme il l'avait déjà fait dans son précédent avis du 8 juin 2020, que si l'état de santé de Mme C nécessitait une prise en charge médicale dont le défaut était susceptible d'entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, elle pouvait cependant bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé de ce pays et elle pouvait voyager sans risque vers son pays d'origine. Mme C, qui a levé le secret médical en cours d'instance, soutient qu'elle souffre d'une pathologie cardiovasculaire lourde nécessitant un suivi médical en France insusceptible d'être dispensé en Algérie ainsi que d'arythmie, de diabète de type 2 et d'un syndrome d'apnée du sommeil pour lequel elle est appareillée. Toutefois les pièces médicales produites au soutien des allégations de la requérante, y compris celles produites après clôture de l'instruction, composées de certificats médicaux, de comptes rendus de consultation ou d'hospitalisation et de prescriptions médicamenteuses, ainsi que d'un courrier de la maison départementale des personnes handicapées de l'Hérault fixant son taux d'incapacité à 80 % pour la période du 1er août 2019 au 21 juillet 2020, si elles attestent de la réalité et de la gravité des pathologies de Mme C, sont en revanche insuffisantes pour établir que l'intéressée ne pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié en Algérie. Notamment, si la requérante produit un certificat médical établi le 26 janvier 2021 par lequel un médecin cardiologue indique qu'elle est porteuse d'une valvulopathie mitro-aortique nécessitant une surveillance rigoureuse qui ne peut être réalisée en Algérie, cette pièce n'est toutefois pas de nature à remettre en cause l'appréciation portée par le préfet s'agissant de la possibilité pour l'intéressée de bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Elle n'établit pas davantage l'indisponibilité de son traitement médicamenteux en se bornant à produire des articles de presse relatifs à la pénurie de médicaments en Algérie et à faire valoir qu'un mouvement de grève des pharmaciens algériens a été initié en février 2021 pour protester contre cette pénurie. Enfin, si la requérante fait valoir que le syndrome d'apnée du sommeil dont elle est atteinte nécessite l'utilisation d'un appareil de ventilation à pression positive qu'elle ne peut pas acquérir en raison de son coût et de l'absence de toute prise en charge par la sécurité sociale algérienne, la requérante, en se bornant à produire un article de presse sur ce sujet daté de février 2015, ne démontre pas son impossibilité à en disposer. Dans ces conditions, la requérante n'établit pas qu'elle serait dans l'impossibilité de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, le préfet de l'Hérault n'a pas méconnu les stipulations de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien en refusant de délivrer un certificat de résidence à Mme C en qualité d'étranger malade et n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
6. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale (). / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien susvisé : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".
7. Mme C fait état de la présence en France sur le territoire français de deux de ses sœurs, dont l'une qui l'héberge et lui assure une assistance au quotidien compte tenu de son état de santé. Toutefois, la requérante a passé l'essentiel de son existence dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de 63 ans et où elle ne démontre pas, ni même n'allègue, être dépourvue d'attaches personnelles et familiales. En outre, ainsi qu'il a été exposé au point 5, son état de santé ne justifie pas que lui soit délivré un titre de séjour dès lors qu'elle peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine. Par suite, Mme C n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise et aurait ainsi méconnu les stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le préfet n'a pas davantage commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de Mme C en refusant de l'admettre au séjour.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire :
8. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ".
9. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 5 ci-dessus, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
S'agissant de la décision portant interdiction de retour pendant une durée d'un an :
10. En premier lieu, la requérante n'ayant pas démontré l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, le moyen tiré de l'exception d'illégalité de cette décision, soulevé à l'encontre de la décision portant interdiction de retour, ne peut qu'être écarté.
11. En second lieu, pour prendre à l'encontre de la requérante une décision d'interdiction de retour sur le territoire français, le préfet de l'Hérault s'est notamment fondé sur le fait que l'intéressée ne justifiait pas de circonstances humanitaires, qu'elle n'établissait ni une présence ancienne sur le territoire, ni avoir fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France et qu'elle a avait fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement au mois de janvier 2021 qu'elle n'a pas exécutée. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, de rechercher si les motifs qu'invoque l'autorité compétente sont de nature à justifier légalement dans son principe et sa durée la décision d'interdiction de retour et si la décision ne porte pas au droit de l'étranger au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points précédents du présent jugement, l'interdiction de retour d'une année prononcée à l'encontre de Mme C ne peut être regardée comme portant à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance par cette décision de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
12. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 3 mars 2022 du préfet de l'Hérault. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles relatives aux articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C, au préfet de l'Hérault et à Me Ruffel.
Délibéré après l'audience du 8 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Lison Rigaud, présidente,
Mme Isabelle Pastor, première conseillère,
M. François Goursaud, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 septembre 202La Présidente-rapporteure,
L. B
L'assesseure la plus ancienne,
I. Pastor
La greffière
A. Junon
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 22 septembre 2022.
La greffière,
A. Junon
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026