mercredi 28 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2203093 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | BAUTES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 juin 2022, M. Prince B A, représenté par Me Bautes, demande au tribunal :
1°) l'annulation de l'arrêté du 19 mai 2022 pris par le préfet de l'Hérault portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de l'admettre au séjour dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, si besoin sous astreinte.
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de l'Hérault de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, si besoin sous astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
Sur la décision portant refus de séjour :
- la décision est entachée d'incompétence faute de délégation de signature régulière et publiée ;
- la décision est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation familiale et de son droit au séjour ;
- la décision est entachée d'un vice de procédure car il a précédemment pu prétendre à un titre de séjour qui ne lui a pas été délivré ;
- le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car il ne peut avoir accès au traitement dont il a besoin dans son pays d'origine ;
- la décision méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales eu égard à ses attaches familiales sur le territoire et à son insertion professionnelle ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :
- la décision est irrégulière par voie de conséquence de l'irrégularité de la décision portant refus de séjour ;
- la décision est entachée d'incompétence faute de délégation de signature régulière et publiée ;
- la décision méconnait l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales puisqu'il est père de deux enfants qui résident en France aux côtés de leur mère respective.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lesimple, première conseillère ;
- les observations de Me Hamdoune, représentant M. B A.
Considérant ce qui suit :
1. Par arrêté du 19 mai 2022, le préfet de l'Hérault a refusé de délivrer à M. B A, ressortissant nigérian né le 22 septembre 1997, un titre de séjour en sa qualité d'étranger malade et a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français. M. B A demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'ensemble des décisions :
2. L'arrêté attaqué a été signé par M. Thierry Laurent, secrétaire général de la préfecture de l'Hérault en vertu d'une délégation qui lui a été consentie par arrêté du préfet de l'Hérault du 9 mars 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du lendemain. Cet arrêté lui donne délégation à l'effet de signer tous actes, arrêtés, décisions et circulaires relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Hérault, à l'exception des réquisitions prises en application de la loi du 11 juillet 1938 relative à l'organisation générale de la nation pour temps de guerre et de la réquisition des comptables publics. Le second alinéa de l'article 1er de cet arrêté précise en outre que cette délégation comprend les actes administratifs relatifs au séjour et à la police des étrangers. Dès lors, le moyen tiré du vice d'incompétence de l'auteur de l'acte doit être écarté
En ce qui concerne la décision de refus de séjour :
3. En premier lieu, il ressort de la décision en litige qu'elle vise les dispositions sur lesquelles elle se fonde et développe les éléments de fait relatifs à la situation personnelle de M. B A. Si le requérant souligne que le préfet n'a pas visé les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ressort des pièces du dossier qu'il ne s'agit pas du fondement de la demande de titre de séjour de l'intéressé. Par ailleurs, si le préfet ne vise pas l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, il ressort de l'arrêté en litige qu'il a apprécié les conséquences de sa décision sur la situation familiale de M. B A. Enfin, bien que dans ce cadre le préfet ait omis de faire état d'un des deux enfants du requérant, ce dernier n'établit pas que cette omission serait susceptible d'influer le sens de la décision de refus de séjour en litige alors que le préfet fait utilement valoir que la cellule familiale du requérant peut se reconstituer dans son pays d'origine. Dans ces conditions, les moyens tirés du défaut de motivation de la décision et d'examen complet de la situation de M. B A doivent être écartés.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat () ".
5. Le préfet de l'Hérault fait valoir qu'à la suite de deux avis favorables du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) en date du 1er avril 2020 et du 30 avril 2021, et dans l'attente de la production par l'intéressé d'un document d'identité nécessaire à la production de son titre de séjour, il lui a délivré plusieurs récépissés lui permettant de se maintenir sur le territoire français. Dans le cadre d'une demande de renouvellement du droit au séjour de M. B A, le collège de médecins de l'OFII a procédé à un nouvel examen de la situation de M. B A et estimé, par un avis du 6 mai 2022, que si son état de santé nécessite une prise en charge dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, il peut néanmoins bénéficier d'un traitement approprié dans le pays dont il est originaire eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé.
6. Si le requérant soutient que la décision en litige serait entachée d'un vice de procédure parce que le préfet l'aurait irrégulièrement maintenu, entre le 9 janvier 2020 et le 9 février 2022, sous couvert de récépissés de demande de titre de séjour au lieu de lui délivrer le titre auquel il aurait pu prétendre, cette circonstance n'est pas de nature à entacher d'irrégularité la décision en litige par laquelle le préfet a statué sur la demande de renouvellement de titre de séjour formulée le 9 février 2022, au regard d'éléments nouveaux et suite à une nouvelle instruction de son dossier. Le moyen tiré du détournement de procédure qu'aurait commis le préfet de l'Hérault doit donc être écarté.
7. En troisième lieu, la partie qui justifie de l'avis d'un collège de médecins de l'OFII qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.
8. En l'espèce, M. B A, qui a levé le secret médical sur sa pathologie, souffre d'une hépatite virale B chronique. L'attestation d'une université médicale, datant de mai 2015, mentionnant le défaut de traitement existant au Nigéria, versée aux débats par le requérant, ne suffit pas à remettre en cause les conclusions de l'avis du collège de médecins de l'OFII alors au demeurant que le préfet produit en défense la liste nationale des médicaments nigérians établie en 2020 où apparaissent trois traitements en lien avec sa pathologie. Si le requérant soutient, par ailleurs, que le médicament qu'il prend quotidiennement ne serait pas disponible au Nigéria, il n'établit pas que les trois médicaments disponibles ne sont pas susceptibles d'assurer un traitement efficace de sa pathologie. Enfin, la seule circonstance que le collège de médecins de l'OFII ait pu estimer, par le passé, que sa pathologie ne pouvait être valablement traitée dans son pays d'origine n'est pas de nature à établir l'irrégularité de la décision en litige alors au demeurant, que les récents comptes rendus de consultation de M. B A font état d'une charge virale très faible ou non détectable. Dès lors, c'est sans méconnaitre les dispositions citées au point 4 du présent jugement que le préfet a pu refuser de délivrer à M. B A un titre de séjour.
9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Par ailleurs, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. M. B A déclare, sans l'établir, être entré en France le 10 août 2017. S'il ressort des pièces du dossier qu'il est père de deux enfants, nés en France, le 27 septembre 2017 et le 8 avril 2020, leur mère respective sont de nationalité nigériane et il n'est pas établi qu'elles résideraient de façon régulière sur le territoire français. S'agissant notamment de la mère du second enfant que le requérant présente, sans l'établir, comme sa concubine, il se limite à produire un récépissé d'une demande de renouvellement de carte de séjour, en date du 7 mars 2022, alors que le préfet fait valoir que cette dernière s'est, depuis lors, vue notifier une obligation de quitter le territoire français. Dans ces conditions, la cellule familiale de l'intéressé peut se reconstituer au Nigéria. En tout état de cause, si M. B A fait état de ce que la décision en litige impliquerait qu'il soit séparé de ses enfants, il n'établit pas, par la production de deux tickets de caisse de grande surface et des captures d'écran faisant état de la consultation d'un site d'achats de vêtements pour enfants, qu'il contribue effectivement à l'entretien ou l'éducation de ses enfants. Enfin, la circonstance que M. B A ait pu ponctuellement exercer une activité professionnelle en 2022, en qualité d'intérimaire ou d'autoentrepreneur, ne suffit pas à caractériser son insertion sociale ou économique. Dès lors, M. B A n'établit pas avoir transféré en France le centre de ses intérêts privés et familiaux et c'est sans méconnaître les dispositions précitées que le préfet a pu prendre la décision en litige.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B A tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet a refusé de lui délivrer un titre de séjour doivent être rejetées.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, en l'absence d'illégalité relevée à l'encontre de la décision portant refus de séjour, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait privée de base légale doit être écarté.
13. En second lieu, l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant stipule que : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
14. Il résulte des éléments développés au point 10 du présent jugement que M. B A n'établit pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses deux enfants. En tout état de cause, dans la mesure où le requérant n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations selon lesquelles les mères de ses enfants séjourneraient de façon régulière en France, la décision en litige n'a pas pour effet de séparer le requérant de ses enfants puisque la cellule familiale peut se reconstituer au Nigéria. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées et de celles de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, citées au point 9 du présent jugement, doit être écarté.
15. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B A tendant à l'annulation de l'obligation de quitter le français doivent être rejetées.
16. Il y a donc lieu de rejeter les conclusions à fin d'annulation de M. B A. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonctions et d'astreinte ainsi que celles présentées sur le fondement combiné de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des dispositions des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête présentée par M. B A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. Prince B A, au préfet de l'Hérault et à Me Bautes.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Eric Souteyrand, président,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller,
Mme Audrey Lesimple, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 septembre 2022.
La rapporteure,
A. Lesimple Le président,
E. Souteyrand
La greffière,
M-A. Barthélémy
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 28 septembre 2022.
La greffière,
M-A. Barthélémy
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026