mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2203278 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | SCHNEIDER AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 juin 2022, M. E C, représenté par la SELARL Schneider Associés, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté n° PC 34 087 21 M0029 M02 du 18 mai 2022 par lequel la maire de la commune de Cournonsec a délivré à Mme B et M. A un permis de construire modificatif pour la réalisation d'une terrasse et d'un appentis et des modifications d'ouvertures sur un terrain situé impasse des Lavals ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Cournonsec une somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur la recevabilité :
- il justifie d'un intérêt à agir au regard de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme en sa qualité de voisin immédiat du projet ;
Sur l'urgence :
- la condition relative à l'urgence est présumée en application de l'article L. 600-3 du code de justice administrative ;
- les travaux sont en cours d'exécution ;
Sur le moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision :
- le dossier de permis de construire modificatif est incomplet au regard des dispositions du 1er alinéa de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme dès lors que les dimensions indiquées sont erronées et l'échelle ne correspond pas aux mesures indiquées ; les imprécisions n'ont pas permis au service instructeur d'appréhender précisément les dimensions du projet, notamment son emprise ;
- le projet autorisé ne respecte pas l'article 7U2 du règlement du plan local d'urbanisme en ce qui concerne, d'une part, la modification de l'implantation de la construction principale par rapport à la limite séparative la plus proche et, d'autre part, la réalisation d'une structure en limite séparative qui ne peut être qualifiée d'appentis au sens des règles particulières définies par l'article 7U2 ;
- la demande de permis de construire modificatif est entachée de fraude en ce qui concerne la hauteur de l'appentis mentionnée sur les plans qui ne peut être supérieure à 4 mètres en application des règles particulières définies à l'article 7U2 du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire, enregistré le 7 juillet 2022, la commune de Cournonsec, Mme F B et M. G A, représentés par la SELARL Maillot Avocats et Associés, concluent au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. C une somme de 1 500 euros à verser respectivement à la commune de Cournonsec, à Mme B et à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que :
- à titre principal, le requérant ne justifie pas d'un intérêt à agir à l'encontre du permis de construire modificatif au regard de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- à titre subsidiaire, aucun des moyens de la requête n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du permis de construire modificatif attaqué.
Vu :
- la requête enregistrée le 24 juin 2022 sous le n° 2203277 par laquelle M. C demande l'annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Chabert, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 12 juillet 2022 à 10 heures :
- le rapport de M. Chabert, juge des référés,
- les observations de Me Schneider, représentant M. C, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- et les observations de Me Maillot, représentant la commune de Cournonsec, Mme B et M. A, qui persistent dans leurs écritures.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B et M. A ont déposé le 26 août 2021 auprès des services de la commune de Cournonsec une demande de permis de construire pour la réalisation d'une maison d'habitation sur un terrain cadastré section BE 181 situé impasse des Lavals. Les pétitionnaires ont sollicité le 31 mars 2022 un permis de construire modificatif qui leur a été délivré par un arrêté du 18 mai 2022. Par la présente requête, M. C demande au juge des référés la suspension de l'exécution du permis de construire modificatif.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
3. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. () ".
4. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
5. En l'état de l'instruction, le moyen invoqué par M. C tiré du caractère incomplet de la demande de permis de construire modificatif n'ayant pas permis au service instructeur d'appréhender précisément les dimensions du projet, notamment son emprise, n'est pas propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
6. En deuxième lieu, l'article 7U2 du règlement du plan local d'urbanisme applicable à la zone U2c dans laquelle se situe le terrain d'assiette du projet dispose que : " La distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points, sans pouvoir être inférieure à 3 mètres. / () / Règles particulières : - les constructions d'annexes isolées, garages, auvents, appentis ou les abris non clos, accolés ou non à la construction principale peuvent être édifiés : a. En limites séparatives : dans ce cas la hauteur du mur de la construction parallèle à la ou aux limites séparatives ne pourra être supérieure à 4 mètres et la surface de plancher de la construction ne pourra être supérieure à 40m2 (). "
7. En l'état de l'instruction, le moyen tiré du non-respect de l'article 7U2, pris en ses deux branches concernant l'implantation de la construction principale et la nature de l'appentis dont la réalisation est prévue jusqu'à la limite séparative, n'est pas propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
8. En dernier lieu, le moyen tiré de la fraude dont serait entachée la demande de permis de constructif modificatif en ce qui concerne la hauteur de l'appentis, n'est pas propre, au regard de l'ensemble des éléments figurant dans le dossier de demande, à créer un doute sérieux quant à la légalité de l'autorisation d'urbanisme attaquée.
9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense ni de se prononcer sur la condition relative à l'urgence, que M. C n'est pas fondé à demander la suspension du permis de construire modificatif attaqué.
10. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de laisser à la charge de chacune des parties les frais qu'elles ont pu exposer et qui ne sont pas compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par M. C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Cournonsec, Mme B et M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. E C, à la commune de Cournonsec, et à Mme F B et M. G A.
Fait à Montpellier, le 13 juillet 2022.
Le juge des référés,
D. Chabert
La greffière,
M. D
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Montpellier, le 13 juillet 2022.
La greffière,
M. D
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026