jeudi 3 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2203725 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | SCP SOLLIER - CARRETERO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 14 juillet 2022, le 25 juillet 2022, le 26 juillet 2022 et le 20 octobre 2022, Mme B A, représentée par Me Carretero, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'ordonner au département de l'Hérault et à la caisse d'allocations familiales de l'Hérault, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de cesser les retenues opérées sur ses prestations pour la récupération d'une somme de 4 806,59 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période du 1er mars 2017 au 31 mars 2019 et d'une somme de 553 euros correspondant à une amende administrative ;
2°) d'ordonner la restitution des sommes prélevées ;
3°) de condamner le département de l'Hérault à lui payer une indemnité de 1 000 euros à titre de dommages et intérêts ;
4°) de mettre à la charge du département de l'Hérault une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la fin de non-recevoir soulevée en défense tirée de l'insuffisante motivation de sa requête doit être écartée ;
- elle justifie d'une situation d'urgence compte tenu de sa situation de grande précarité ;
- la mesure qu'elle sollicite est utile dès lors qu'elle a saisi le Conseil d'Etat d'un pourvoi en cassation contre le jugement du 25 novembre 2021 maintenant ainsi le caractère suspensif de son recours.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2022, le département de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable faute de moyens ;
- Mme A ne justifie pas d'une situation d'urgence ;
- les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juillet 2022, la caisse d'allocations familiales de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable faute de moyens ;
- les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 29 juillet 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision. " et aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
2. Aux termes de l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles : " Tout paiement indu de revenu de solidarité active est récupéré par l'organisme chargé du service de celui-ci ainsi que, dans les conditions définies au présent article, par les collectivités débitrices du revenu de solidarité active. / Toute réclamation dirigée contre une décision de récupération de l'indu, le dépôt d'une demande de remise ou de réduction de créance ainsi que les recours administratifs et contentieux, y compris en appel, contre les décisions prises sur ces réclamations et demandes ont un caractère suspensif () ".
3. Mme A demande au juge des référés d'ordonner au département de l'Hérault et à la caisse d'allocations familiales de l'Hérault de cesser les retenues opérées sur ses prestations pour la récupération d'une somme de 4 806,59 euros correspondant à un indu de revenu de solidarité active constitué sur la période du 1er mars 2017 au 31 mars 2019 et d'une somme de 553 euros correspondant à une amende administrative.
4. Par jugement du 25 novembre 2021, le tribunal a rejeté les conclusions de la requête de Mme A dirigées contre la décision de récupération de l'indu de revenu de solidarité active, au titre de la période du 1er mars 2017 au 31 mars 2019, d'un montant de 4 806,59 euros. Ce jugement rendu en dernier ressort présente, même s'il a fait l'objet d'un pourvoi en cassation, le caractère d'une décision passée en force de chose jugée et a mis fin au caractère suspensif des recours administratif et contentieux de Mme A contre la décision de récupération de l'indu. Par suite, Mme A n'est pas fondée à se prévaloir du pourvoi en cassation qu'elle a formé contre le jugement du 25 novembre 2021, ce pourvoi ayant au surplus été rejeté par ordonnance du 5 octobre 2022, à l'appui de ses conclusions au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Sur les conclusions tendant à la condamnation du département de l'Hérault au paiement de dommages et intérêts :
5. Il n'entre pas dans l'office du juge des référés, saisis en application de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, de prononcer des condamnations de l'administration au versement d'indemnités. Par suite, les conclusions à cette fin de Mme A ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge du département de l'Hérault, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Par suite, les conclusions de Mme A sur le fondement de ces dispositions doivent être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, au département de l'Hérault, à la caisse d'allocations familiales de l'Hérault et à Me Carretero.
Fait à Montpellier, le 3 novembre 2022.
Le juge des référés,
D. Besle
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 3 novembre 202La greffière,
F. Roman
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026