mardi 18 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2203864 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | BERRY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 juillet 2022, M. C B A, représenté par Me Berry, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 avril 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il serait reconduit d'office ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer, à titre principal, un titre de séjour " étranger malade ", sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la décision à intervenir, ou, à titre subsidiaire, un titre de séjour " vie privée et familiale " ou " motifs exceptionnels " ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Me Berry en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l'arrêté attaqué a été pris au terme d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine de la commission du titre de séjour ;
- il est insuffisamment motivé en fait quant aux éléments relatifs à son état de santé ;
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de son état de santé, de l'état du système de santé irakien et de l'accès aux soins dans ce pays, en violation des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale en méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation quant à sa situation ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il justifie de motifs exceptionnels d'admission au séjour ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile compte tenu de ce que son état de santé fait obstacle à son éloignement ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est privée de base légale en raison de l'illégalité des décisions précédentes ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales compte tenu de la précarité de la situation sécuritaire en Irak.
Par un mémoire enregistré le 2 septembre 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. B A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 28 juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Charvin, rapporteur,
- et les observations de Me Berry, représentant M. B A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant irakien né en 1965, déclare être entré en France en 2018 pour solliciter son admission au séjour au titre de l'asile. Le directeur de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a rejeté sa demande par une décision du 21 janvier 2020, confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 30 décembre 2021. M. B A a alors présenté, le 10 janvier 2022, une demande de titre de séjour en qualité d'étranger malade. Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 28 avril 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer ce titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays à destination duquel il serait reconduit d'office.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
En ce qui concerne le moyen commun à toutes les décisions :
2. Aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. L'arrêté litigieux vise les textes dont il a été fait application et mentionne les éléments de fait propres à la situation administrative et personnelle en France de M. B A, notamment au regard de sa demande d'asile, de sa vie privée et familiale et de son état de santé tel qu'il est décrit par les médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Ces indications étaient suffisantes pour permettre à l'intéressé de connaître et contester les motifs ayant fondé le rejet de sa demande, et constituent ainsi une motivation suffisante au regard des exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, alors même que le préfet s'est borné à estimer qu'aucune des pièces versées au dossier ne permettait de contredire l'avis exprimé le 15 avril 2022 par le collège des médecins de l'OFII, sans détailler les éléments relatifs à l'état de santé du requérant. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision attaquée ne peut dès lors qu'être écarté.
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
4. Aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. Sous réserve de l'accord de l'étranger et dans le respect des règles de déontologie médicale, les médecins de l'office peuvent demander aux professionnels de santé qui en disposent les informations médicales nécessaires à l'accomplissement de cette mission. Les médecins de l'office accomplissent cette mission dans le respect des orientations générales fixées par le ministre chargé de la santé. Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée () ".
5. Sous réserve des cas où la loi attribue la charge de la preuve à l'une des parties, il appartient au juge administratif, au vu des pièces du dossier, d'apprécier si l'état de santé d'un étranger nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, et s'il peut bénéficier d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La partie à laquelle l'avis du collège de médecins de l'OFII est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger, et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.
6. Pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité par M. B A en qualité d'étranger malade, le préfet de l'Hérault, d'une part, s'est référé à l'avis émis le 15 avril 2022 par le collège de médecins du service médical de l'OFII, qui indique que, si l'état de santé du requérant nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont l'intéressé est originaire, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et voyager sans risque, et a, d'autre part, estimé que le requérant n'avait produit aucune pièce de nature à contredire cet avis.
7. M. B A soutient que depuis son arrivée en France en 2018, il a été victime d'un infarctus du myocarde aigu, qui a permis de mettre à jour une pathologie cardiaque qui a connu des complications, et qu'il souffre également d'insuffisance rénale, d'hypertension artérielle et de dyslipidémie. En se bornant à produire des certificats et comptes rendus, pour la plupart antérieurs à la date à laquelle le collège des médecins de l'OFII a rendu son avis, qui retracent son parcours médical en France pour la prise en charge de ses pathologies, et un document en langue arabe et anglaise, non traduit, dressant une liste de médicaments essentiels datant de 2010, pour tenter d'établir la situation de pénurie générale de médicaments en Irak et la désorganisation du système de santé du pays, le requérant n'apporte aucun élément probant de nature à remettre en cause les conclusions des médecins de l'OFII et l'appréciation du préfet quant à l'existence de traitements appropriés à ses pathologies dans son pays d'origine. Il n'établit ainsi pas davantage qu'il ne pourrait avoir un accès effectif à la prise en charge nécessaire de ses pathologies dans son pays d'origine. Le moyen tiré de la violation de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit donc être écarté.
8. Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
9. Comme il a été rappelé au point 1, M. B A déclare être entré en France en 2018 pour demander l'asile, qui lui a été définitivement refusé par la CNDA en décembre 2021. S'il soutient que ses deux fils résident en France, il ressort des pièces du dossier qu'ils se maintiennent sur le territoire en situation irrégulière, l'asile leur ayant également été refusé. Si M. B A, qui a vécu en Irak jusqu'à l'âge de 53 ans, allègue avoir fixé le centre de ses intérêts privés et familiaux en France, il ne justifie d'aucune insertion significative dans la société française, qu'elle soit personnelle ou professionnelle. Dans ces conditions, en refusant de l'admettre au séjour, le préfet de l'Hérault n'a pas porté au droit de M. B A de mener une vie privée et familiale normale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers ne peut qu'être écarté.
10. Le préfet de l'Hérault n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
11. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", "travailleur temporaire" ou "vie privée et familiale", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. ".
12. M. B A, qui déclare être entré en France en 2018 sans en justifier, soit à l'âge de 53 ans, s'est irrégulièrement maintenu sur le territoire français depuis qu'il a été définitivement débouté de sa demande d'asile en décembre 2021. Il résulte de ce qui a été exposé précédemment que l'intéressé ne justifie ni d'un état de santé de nature à justifier la délivrance d'un titre de séjour, ni d'une insertion sociale ou familiale particulière en France, de nature à établir qu'en lui refusant une admission exceptionnelle au séjour, le préfet de l'Hérault aurait commis une erreur manifeste d'appréciation. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut dès lors qu'être écarté.
13. Aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance ; () ".
14. Il résulte de ce qui a été exposé aux points qui précèdent que M. B A n'est pas au nombre des étrangers pouvant obtenir de plein droit la délivrance d'un titre de séjour en application des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il n'entrait dès lors pas dans l'une des hypothèses obligeant le préfet à saisir la commission du titre de séjour.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
15. D'une part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". D'autre part, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".
16. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux points 7 et 9 du présent jugement, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées doivent être écartés, dès lors notamment que l'obligation de quitter le territoire français ne porte pas au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise, que M. B A peut bénéficier des soins nécessaires à son état de santé dans son pays d'origine et qu'il peut voyager sans risque.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
17. En l'absence d'illégalité entachant la décision portant obligation de quitter le territoire national, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de cette décision à l'appui des conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination ne peut, par suite, qu'être écarté.
18. Aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants ".
19. En se bornant à se prévaloir de la précarité de la situation sécuritaire en Irak, M. B A n'apporte pas d'éléments probants de nature à établir qu'il y serait personnellement visé par des menaces ou exposé à des risques de traitements inhumains ou dégradants. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut dès lors qu'être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B A tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Hérault du 28 avril 2022 doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme quelconque au bénéfice du conseil de M. B A au titre des frais non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : La requête de M. B A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B A au préfet de l'Hérault et à Me Berry.
Délibéré à l'issue de l'audience du 4 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Jérôme Charvin, président,
M. Louis-Noël Lafay, premier conseiller,
Mme Camille Doumergue, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2022.
Le président-rapporteur,
J. Charvin
La greffière,
L. SalsmannL'assesseur le plus ancien,
L.N. Lafay
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 18 octobre 2022,
La greffière,
L. SalsmannLs
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026