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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2204004

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2204004

jeudi 4 août 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2204004
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationPROCEDURES 96 H H / 48 H
Avocat requérantBOURRET MENDEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2022, M. B C demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 28 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de deux ans ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer, sous astreinte, une autorisation provisoire de séjour.

Il soutient que :

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- la décision attaquée est entachée d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été en mesure de présenter ses observations ;

- la décision attaquée méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 513-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

Sur la décision portant interdiction de retour :

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- la décision attaquée est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la durée de l'interdiction de retour ;

- la décision attaquée est disproportionnée au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et implique des conséquences d'une exceptionnelle gravité quant à sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Bossi, première conseillère, dans les fonctions de magistrate chargée du contentieux des mesures d'éloignement des étrangers.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme A ;

- les observations de Me Bourret-Mendel, avocate de M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens et soutient en outre que :

*la décision portant obligation de quitter le territoire méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

*la décision portant obligation de quitter le territoire méconnaît les dispositions de l'article L. 611-3 6° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

*la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans ses conséquences sur la situation personnelle de M. C ;

- et les observations de M. C, présent.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, de nationalité algérienne, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 28 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit de retourner sur le territoire français pendant une durée de deux ans.

Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'admettre provisoirement M. C au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

3. En premier lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent son fondement et, en particulier, elle précise, d'une part, que le comportement personnel de l'intéressé constitue une menace pour l'ordre et la sécurité publique au sens de l'article L. 611-1 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'autre part, que M. C a fait l'objet le 26 juillet 2022 d'un rejet de sa demande de renouvellement de son titre de séjour au sens de l'article L. 611-1 3° du même code. Le préfet, qui n'était pas tenu de mentionner de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de M. C, doit être regardé comme ayant suffisamment motivé sa décision et le moyen soulevé par le requérant doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ; () ". Aux termes de l'article 371-2 du code civil : " Chacun des parents contribue à l'entretien et à l'éducation des enfants à proportion de ses ressources, de celles de l'autre parent, ainsi que des besoins de l'enfant. Cette obligation ne cesse de plein droit ni lorsque l'autorité parentale ou son exercice est retiré, ni lorsque l'enfant est majeur. ".

5. En l'espèce, les pièces produites par le requérant ne sont pas suffisantes pour établir qu'il continuait, durant son incarcération au centre pénitentiaire de Béziers à compter du 11 janvier 2021, à contribuer effectivement à l'entretien de ses enfants, alors qu'il soutient à l'audience avoir toujours travaillé en détention, ni qu'il maintenait un lien éducatif et affectif avec eux alors, au contraire, qu'il ressort du rapport du service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) du 16 décembre 2021 qu'il n'a eu aucune visite au parloir. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 611-3 5° du code de l'entrée et du séjour de étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 6° L'étranger marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française, à condition que la communauté de vie n'ait pas cessé depuis le mariage et que le conjoint ait conservé la nationalité française ; () ".

7. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C, condamné pour des faits de violences conjugales, aurait poursuivi la communauté de vie avec son épouse durant sa période de détention à compter du 11 janvier 2021 au centre pénitentiaire de Béziers, alors, notamment, ainsi qu'il vient d'être dit au point 5, que le rapport du service pénitentiaire d'insertion et de probation (SPIP) du 16 décembre 2021 mentionne qu'il n'a eu aucune visite au parloir et qu'il n'est, en outre, produit aucune autorisation de visite postérieure à cette date. Par ailleurs, si sa compagne a rédigé une attestation, pour les besoins de la cause, affirmant qu'elle ne souhaite pas divorcer et veut lui " donner une chance avec des conditions de soins et de travail ", cet élément ne démontre pas que la communauté de vie n'a pas cessé durant la période d'incarcération du requérant. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 611-3 6° du code de l'entrée et du séjour de étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.

8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

9. M. C est entré pour la dernière fois en France, le 11 janvier 2015, muni d'un visa de court séjour " Etats Schengen ". Il a fait l'objet de plusieurs obligations de quitter le territoire français entre 2016 et 2019, dont la dernière a été annulée par un jugement n°1905321 du tribunal administratif de Montpellier du 16 décembre 2019. Suite à l'injonction de réexamen prononcée par le tribunal, M. C a obtenu un certificat de résidence algérien valable du 16 janvier 2020 au 15 janvier 2021, puis renouvelé du 16 janvier 2021 jusqu'au 15 janvier 2022. Il a déposé en détention, le 18 mai 2022, une demande de renouvellement de son titre de séjour, que le préfet a rejeté le 26 juillet 2022, avant de prendre l'arrêté attaqué portant obligation de quitter le territoire sans délai.

10. Au soutien de son moyen, M. C précise que le centre de ses intérêts familiaux se trouve sur le territoire dès lors que sa compagne ainsi que ses trois enfants détiennent la nationalité française. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que M. C a été condamné par différents tribunaux correctionnels et à plusieurs reprises les 6 novembre 2015, 13 mai 2016, 16 septembre 2016, 20 octobre 2016, 2 mai 2018, 7 octobre 2020 et 4 janvier 2021 à des peines correctionnelles allant de 300 euros d'amende à six mois d'emprisonnement pour des délits de vol simple, vol en réunion, vol par effraction dans un local d'habitation ou un entrepôt et vol avec destruction ou dégradation. En outre, le 30 octobre 2019, le tribunal correctionnel de Béziers a condamné le requérant à une peine de trois mois d'emprisonnement pour vol dans un local d'habitation ou un entrepôt, vol et port sans motif légitime d'arme blanche ou incapacitante de catégorie D. Enfin, le 6 mai 2021, la chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Montpellier a condamné l'intéressé à une peine de deux ans d'emprisonnement dont six mois avec sursis pour, d'une part, des violences suivies d'incapacité n'excédant pas huit jours aggravées par trois circonstances (par conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, avec usage ou menace d'une arme, en l'espèce une chaise et un couteau, et en état d'ivresse) et d'autre part, des violences suivies d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. Dans ces conditions, eu égard au comportement de l'intéressé durant son séjour sur le territoire français depuis l'année 2015, et notamment au caractère récent, grave et répété des différents délits qu'il a commis et alors, en outre, que M. C ne sera pas isolé en cas de retour dans son pays d'origine où résident sa mère, son frère et sa sœur et où il a vécu jusqu'à l'âge de 29 ans, le préfet de l'Hérault n'a pas, en édictant l'arrêté attaqué, porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette mesure a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut qu'être écarté.

11. En cinquième lieu, aucune des circonstances évoquées précédemment n'est de nature à faire regarder la décision attaquée comme entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. C.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

12. En premier lieu, en admettant même que M. C ait entendu se prévaloir de la méconnaissance du principe général du droit de l'Union européenne relatif au respect des droits de la défense, il ne fait pas état des éléments qu'il aurait pu utilement porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure contestée et qui, s'ils avaient été communiqués à temps, auraient été de nature à faire obstacle à son édiction, alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait été privé de la possibilité de présenter des observations ou qu'il aurait sollicité vainement un entretien avec les services préfectoraux. Dans ces conditions, le moyen ainsi soulevé ne peut qu'être écarté.

13. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".

14. Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ".

15. Si M. C soutient qu'il risque des menaces graves et des persécutions en cas de retour dans son pays d'origine, il ne donne aucune précision concernant la nature de ces dernières, ni n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

16. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".

17. En premier lieu, la décision prononçant l'interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre de M. C mentionne notamment les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort également des termes de cette décision que le préfet a pris en compte, au vu de la situation de M. C, l'ensemble des critères prévus par les dispositions précitées de l'article L. 612-10 pour fixer la durée de l'interdiction et notamment son arrivée en France le 11 janvier 2015, la présence de sa femme et de ses trois enfants sur le territoire, l'existence de mesures d'éloignement et la délivrance après réexamen d'un certificat de résidence renouvelé une fois et enfin la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire dès lors qu'il a fait l'objet de condamnations. Ainsi, la décision en litige, qui comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui la fonde, est suffisamment motivée.

18. En deuxième lieu, en fixant une durée d'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans, au regard des critères précités et notamment de la durée de présence en France du requérant, des conditions de son séjour sur le territoire français et de la circonstance qu'il représente une menace pour l'ordre public, le préfet de l'Hérault, en dépit de la présence en France de sa compagne et de ses enfants de nationalité française, n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.

19. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 10, l'administration n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette mesure a été prise au sens des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et la décision attaquée n'est, en outre, pas davantage entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans ses conséquences sur la situation personnelle de M. C.

20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction :

21. Le présent jugement, qui rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par M. C n'appelle aucune mesure d'exécution au sens des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Ses conclusions à fin d'injonction doivent, par suite, être rejetées.

DECIDE :

Article 1er : M. C est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête présentée par M. C est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C et au préfet de l'Hérault.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 août 2022.

La magistrate désignée,

M. A

Le greffier,

D. Martinier

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 4 août 2022.

Le greffier,

D. Martinier

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