LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2204173

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2204173

jeudi 7 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2204173
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantSCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 août et 21 novembre 2022, M. et Mme A, représentés par CGCB Avocats et Associés, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 17 février 2022 par lequel le maire de la Commune de Castries a délivré à M. B un permis de construire portant sur la reprise d'une construction existante en vue de la réalisation d'un collectif de trois logements, ensemble, la décision de rejet de leur recours gracieux du 10 juin 2022 ;

2°) de mettre à la charge de M. B et de la commune de Castries la somme de 2 000 euros à leur verser au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- Il devra être rapporté la preuve que l'auteur de la décision attaquée était compétent ;

- le dossier de demande de permis de construire est incomplet au regard de l'article R. 431-14 du code de l'urbanisme dès lors que la notice descriptive ne précise pas les matériaux utilisés, ni des modalités d'exécution des travaux alors que le projet est situé dans le champ de visibilité du Château de Castries, classé monument historique ;

- les articles R. 421-28 et R. 451-4 du code de l'urbanisme sont méconnus en l'absence de précision concernant les moyens mis en œuvre durant la démolition pour éviter toute atteinte au patrimoine protégé ;

- l'accès d'une largeur de 3,50 m est inférieur à l'exigence par l'article UB3 d'une largeur de 5,50 pour ceux donnant sur une voie à double sens de circulation ;

- la hauteur définie par l'article UB10 dépasse celle autorisée par les dispositions de l'article UB7 du règlement du PLU ; en l'absence de toute précision au règlement, cette distance s'apprécie à partir du sol naturel avant travaux ou terrassements ;

- la toiture principale comporte quatre pentes en méconnaissance de l'article UB11 du règlement du PLU ;

- les emplacements de stationnement ne comportent aucun arbre alors qu'en application des dispositions de l'article UB13, la plantation de deux arbres de haute tige était requise.

Par des mémoires en défense enregistrés les 20 septembre 2022 et 9 février 2023, la commune de Castries, représentée par SELARL Valette-Berthelsen, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. A une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable en l'absence d'intérêt à agir ;

- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 12 décembre 2022, M. B, représenté par Me Zenou, conclut, à titre principal, au rejet pour irrecevabilité de la requête, à titre subsidiaire, à son rejet tenant son caractère infondé et à titre très subsidiaire, à l'application des articles L.600-5 et L.600-5-1 du code de l'urbanisme. Il conclut en tout état de cause à ce que soit mise à la charge des époux A une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- à titre principal, la requête est irrecevable en l'absence d'intérêt à agir et pour méconnaissance de l'article L. 600-1-3 du code de l'urbanisme ;

- la requête est caduque en application de l'article L. 600-13 du code de l'urbanisme ;

- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme C,

- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public,

- et les observations de Me Pechon, représentant les époux A, de Me Fürstenheim, représentant la commune de Castries et de Me Zenou, représentant M. B.

Une note en délibéré présentée par M. et Mme A a été enregistrée le 27 novembre 2023.

Considérant ce qui suit :

1. Le 17 février 2022, le maire de la commune de Castries a délivré à M. B un permis de construire pour procéder à des travaux sur une construction existante, dont M. et Mme A demandent l'annulation.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense

2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation " et de l'article L. 600-1-3 du code de l'urbanisme " Sauf pour le requérant à justifier de circonstances particulières, l'intérêt pour agir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager s'apprécie à la date d'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire. ". L'article R. 600-4 de ce code dispose que : " Les requêtes dirigées contre une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code doivent, à peine d'irrecevabilité, être accompagnées du titre de propriété, de la promesse de vente, du bail, du contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation, du contrat de bail, ou de tout autre acte de nature à établir le caractère régulier de l'occupation ou de la détention de son bien par le requérant. () ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.

4. Il ressort des pièces du dossier que, titulaire d'un permis de construire délivré le 13 mai 2011, M. B avait édifié le gros œuvre, soit l'intégralité des murs et toitures de la construction, puis que son permis de construire étant devenu caduc, celle-ci est demeurée inachevée. Le 3 août 2021, M. B a déposé une demande de permis de construire tendant à " la reprise d'une construction d'un collectif de 3 logements suite au PV non achevé et caduc ", à la démolition partielle de l'existant pour respect des prospects : suppression de l'escalier extérieur façade Nord, la suppression d'une partie de l'étage, la suppression d'une partie de la toiture, et la reprise de la terrasse est ", " modification des surfaces et des façades ", " 8 places de stationnement extérieures ".

5. Le permis de construire en litige doit être regardé comme portant, d'une part, sur l'achèvement des travaux précédemment entrepris, et d'autre part, sur la régularisation de la construction, dès lors que celle-ci comprenait des éléments illégalement édifiés tels qu'une toiture-terrasse et, sur certains de ses angles, une distance de retrait ne respectant pas le règlement du plan local d'urbanisme. Les modifications apportées consistent ainsi en l'achèvement de la construction existante, conformément au permis de construire antérieur non exécuté entièrement, en la dotant de menuiseries, en la réalisation d'une façade de bois et revêtement minéral, celle-ci étant demeurée à l'état nu en briques de construction. Les régularisations entreprises permettent par ailleurs de supprimer divers éléments en diminuant la volumétrie en toiture par suppression de certains débords, en rendant les toitures terrasses inaccessibles, en déplaçant un escalier de la façade nord vers la façade ouest, et en démolissant partiellement l'angle d'un mur.

6. Si les requérants invoquent, au titre de leur intérêt pour agir, contesté par les parties défenderesses eu égard à la portée de l'autorisation en litige, une perte d'ensoleillement, il ne ressort pas des pièces du dossier que celle-ci serait aggravée par rapport au bâtiment déjà existant dont la hauteur et la volumétrie ne sont pas augmentées. Quant à la perte d'intimité invoquée, le projet en litige n'ajoute pas d'ouvrants à ceux existants, déplace un escalier qui aurait été susceptible d'affecter l'intimité de la propriété A et augmente le recul de la construction par rapport aux limites de propriété, ce qui tend à améliorer son impact sur le voisinage immédiat. L'achèvement de la construction et les modifications et régularisations entreprises ne modifient ni la destination d'habitation ni le nombre de logements et stationnements prévus dans l'autorisation d'urbanisme précédente. Eu égard à sa portée, l'autorisation en litige ne permet ainsi pas de regarder le projet, alors même que les requérants en sont voisins immédiats et qu'ils établissent avoir été titulaires d'une promesse de vente signée antérieurement à la date du dépôt de la demande de permis de construire, comme étant nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien occupé par les époux A.

7. Il résulte de ce qui précède que M. et Mme A sont dépourvus d'intérêt pour agir à l'encontre de la décision en litige. Leur requête doit être rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres fins de non recevoir soulevées..

Sur les frais liés au litige :

8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de laisser à chacune des parties la charge de ses frais d'instance.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.

Article 2 : Les conclusions de la commune de Castries et de M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A, à la commune de Castries et à M. B.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.

La rapporteure

S. C La présidente,

F. Corneloup

La greffière,

M. D

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 7 décembre 2023.

La greffière,

M. D

2

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions