mercredi 2 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2204377 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 août 2022, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et lui faisant interdiction de retour sur le territoire français pendant un an, prises à son encontre par le préfet des Pyrénées-Orientales le 22 août 2022 ;
2°) d'enjoindre à la préfecture des Pyrénées-Orientales de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " ;
3°) de condamner l'Etat conformément à l'article L. 761-1 du code de justice administrative à la somme de 1 000 euros, cette somme sera à verser à l'avocat sous réserve d'une renonciation expresse à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est entachée d'un vice d'incompétence de son auteur ;
- elle est entachée d'une insuffisance de motivation ;
- le préfet a commis une erreur de droit et méconnu la protection contre l'éloignement dont il bénéficie en tant que ressortissant algérien père d'un enfant français exerçant l'autorité parentale conjointement avec la mère de l'enfant avec laquelle il réside (5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et point 4) de l'article 6 de l'accord franco-algérien) ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français pour un an :
- elle est illégale car fondée sur une obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et présente un caractère disproportionné au regard de sa vie privée et familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 septembre 2022, le préfet des Pyrénées-Orientales, représenté par Me Joubes, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu :
- la décision du bureau d'aide juridictionnelle du 12 octobre 2022 prononçant la caducité de la demande de M. B ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 ;
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Couégnat, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né le 13 avril 1999, a été interpellé et placé en garde à vue le 21 août 2022 pour des faits de violences volontaires et vol à la roulotte. Par un arrêté du 22 août 2022, le préfet des Pyrénées-Orientales lui a fait obligation de quitter le territoire français, sans délai de départ volontaire, et interdiction de retour pour une durée d'un an, et a décidé son placement en rétention administrative. Par la présente requête, M. B, qui a été remis en liberté par ordonnance du 24 août 2022 du juge des libertés et de la détention, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 août 2022 en tant qu'il l'oblige à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixe le pays de destination et lui fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
2. Par un arrêté n° PREF/SCPPAT/2021229-0001 du 17 août 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet des Pyrénées-Orientales a accordé à M. E C, directeur de la citoyenneté et de la migration, une délégation à l'effet de signer les décisions relatives à la " mise en œuvre des mesures concernant les étrangers en situation irrégulière : éloignement () ". Cette délégation de signature habilitait M. C à signer la décision portant obligation de quitter le territoire contestée. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit donc être écarté.
3. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du même code : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. () ". L'arrêté, qui fait référence aux dispositions des 1° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mentionne notamment que M. B n'est pas en mesure de justifier de sa situation régulière sur le territoire national, qu'il a été interpellé et placé en garde à vue le 21 août 2022 pour des faits de violences volontaires et vol à la roulotte, est défavorablement connu des services de police au regard des différents faits qu'il relate et que son comportement constitue une menace à l'ordre public. Il fait également état de la situation de concubinage décrite par le requérant et de la naissance de son enfant âgé d'un mois. Dans ces conditions, la décision contestée d'obligation de quitter le territoire français est suffisamment motivée, sans que le requérant puisse utilement, à l'appui de ce moyen, faire valoir une erreur de fait dont serait entachée la décision, s'agissant de l'absence de démarche en vue d'obtenir un rendez-vous pour le dépôt d'une première demande.
4. Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention "vie privée et familiale est délivré de plein droit : () 4. Au ressortissant algérien ascendant direct d'un enfant français mineur résidant en France, à la condition qu'il exerce même partiellement l'autorité parentale à l'égard de cet enfant ou qu'il subvienne effectivement à ses besoins. () ". M. B fait valoir qu'il est père d'un enfant français né le 19 juillet 2022, qu'il a reconnu de manière anticipée le 14 avril 2022. Il soutient vivre en concubinage " depuis plusieurs années " avec la mère de son enfant avec laquelle il exerce l'autorité parentale et justifie d'une attestation d'hébergement par celle-ci depuis le 1er septembre 2021. Les stipulations précitées ne privent toutefois pas l'autorité compétente du pouvoir qui lui appartient de refuser à un ressortissant algérien la délivrance du certificat de résidence d'un an lorsque sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public. Or, il ressort des termes de la décision, d'une part, que M. B a été interpellé le 21 août 2022 pour des faits de violences volontaires et vol à la roulotte et, d'autre part, qu'il est défavorablement connu des services de police pour avoir été signalé, sous son identité ou sous celle d'Aissa B, ressortissant tunisien né le 13 avril 2003, pour des faits de vol aggravé par deux circonstances, de violence le 20 septembre 2018 puis le 16 juillet 2019, pour des faits de violence suivi d'incapacité n'excédant pas 8 jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacs et violence sur personne dépositaire de l'autorité publique suivie d'incapacité n'excédant pas 8 jours le 24 août 2021, à la suite desquels il a fait l'objet d'ailleurs d'une précédente obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour d'une durée de deux ans qu'il n'a pas contestées, ainsi que pour des faits de vol à la roulotte le 9 novembre 2021. M. B ne conteste ni la réalité de ces faits ni le motif de la menace à l'ordre public retenu par le préfet. Eu égard à ce motif, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'il pourrait prétendre à la délivrance de plein droit d'un certificat de résidence sur le fondement des stipulations du 4° de l'article 6 de l'accord franco-algérien. Le préfet n'a donc pas commis d'erreur de droit en l'obligeant à quitter le territoire français sur le fondement des dispositions du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
5. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans () ". Pour considérer que M. B ne pouvait se prévaloir de la protection contre l'éloignement conférée par ces dispositions, le préfet s'est fondé sur le fait que M. B ne justifiait pas contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. M. B, qui ne conteste pas directement ce motif, se borne à faire valoir qu'il exerce l'autorité parentale conjointe avec la mère de l'enfant. Dans ces conditions, et en l'absence de tout élément circonstancié de nature à établir la contribution effective de M. B au sens de ces dispositions, le moyen tiré de la violation du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
6. Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
7. Contrairement à ce qu'il soutient, il résulte de ce qui a été dit aux points 4 et 5 que M. B n'est pas " protégé " contre l'éloignement. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui est connu défavorablement des services de police pour des faits répétés depuis 2018 sous deux identités différentes et s'est maintenu en France malgré la précédente mesure d'éloignement dont il a fait l'objet le 24 août 2021, ne justifie d'aucun élément d'intégration professionnelle ou sociale. Il n'est pas isolé dans son pays d'origine où vivent ses parents et des membres de sa fratrie. La situation de concubinage dont il se prévaut est par ailleurs très récente et, ainsi qu'il l'a été dit au point 5, il n'établit pas qu'il contribuerait effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Au regard de l'ensemble des circonstances de l'espèce ainsi que du très jeune âge de l'enfant, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a donc pas, en prenant l'obligation de quitter le territoire français contestée, porté au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts poursuivis par l'éloignement, ni méconnu l'intérêt supérieur de son enfant. Les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doivent donc être écartés.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :
8. L'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français n'étant pas établie, l'exception d'illégalité de cette décision invoquée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision prononçant une interdiction de retour doit être écartée.
9. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. () ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. B a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, avec interdiction de retour de deux ans, et que sa présence constitue une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, et au regard des éléments de faits relatifs à sa vie privée et familiale énoncés au point 7 il n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an méconnaîtrait les stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ni qu'elle serait entachée d'une erreur d'appréciation.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 22 août 2022 du préfet des Pyrénées-Orientales doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Le présent jugement qui rejette les conclusions aux fins d'annulation n'implique aucune mesure d'exécution particulière. Les conclusions aux fins d'injonction présentées par le requérant doivent ainsi être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, quelque somme que ce soit au titre des frais liés au litige.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Pyrénées-Orientales.
Délibéré après l'audience du 19 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Jérôme Charvin, président,
M. Hervé Verguet, premier conseiller,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 novembre 2022.
La rapporteure,
M. Couégnat
Le président,
J. Charvin
La greffière,
M. D
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 2 novembre 2022.
La greffière,
M. D
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026