jeudi 10 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2204424 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MAGASSA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 26 août 2022 et 1er septembre 2022, M. A D, représenté par SELARL Ava Magassa, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 août 2022 par lequel le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français sans délai en fixant le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative contre renonciation à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- il n'est pas établi que le signataire de l'arrêté attaqué avait compétence pour ce faire ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'erreurs de fait et révèle que le préfet n'a pas procédé à un examen individuel de sa situation ; l'administration devra pour s'en assurer produire l'intégralité de l'audition de garde à vue ainsi que sa convocation pour composition pénale ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen individuel de sa situation ;
- la décision attaquée méconnaît les articles 2 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- c'est à tort que le préfet a considéré qu'il constituait une menace à l'ordre public ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales dès lors que sa vie privée et familiale se situe désormais en France ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle ;
- seul son employeur aurait dû être sanctionné pour l'avoir employé sans autorisation de travail ni titre de séjour :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- la décision portant refus de délai de départ volontaire est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît l'article L. 512-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle et disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. D ne sont pas fondés.
Les parties ont été informées de ce qu'en application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, le jugement à venir est susceptible d'être fondé sur le moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la prétendue décision de refus de séjour, qui sont dirigées à l'encontre d'une décision inexistante.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Goursaud, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant marocain né le 1er janvier 1982, a été interpellé le 23 août 2022 par les services de gendarmerie de Lunel pour des faits de conduite d'un véhicule sans permis. Par un arrêté du 24 août 2022, le préfet de l'Hérault lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an. M. D demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne une prétendue décision de refus de titre de séjour :
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 6° L'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois a méconnu les dispositions de l'article L. 5221-5 du code du travail. ".
3. L'arrêté attaqué, pris sur le fondement des 1° et 6° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'a ni pour objet ni pour effet de refuser au requérant la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation d'une " décision " portant refus de titre de séjour, qui sont dirigées à l'encontre d'une décision inexistante, ne sont pas recevables et doivent être rejetées, sans qu'il y ait lieu de se prononcer sur les moyens soulevés à l'appui de ces conclusions.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, et compte tenu de ce qui a été exposé au point précédent, le moyen tiré de l'illégalité, par voie d'exception de l'illégalité du refus de titre de séjour, de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté comme inopérant.
5. En deuxième lieu, par un arrêté du 20 juillet 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de l'Hérault a donné délégation à Mme C B, signataire de l'arrêté, cheffe de la section éloignement de la préfecture, aux fins de signer notamment " tout arrêté ayant trait à une mesure d'éloignement concernant les étrangers séjournant irrégulièrement sur le territoire français ". Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
6. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procéder un examen individuel de la situation du requérant, au vu notamment de ses déclarations lors de sa garde-à-vue, dont le procès-verbal a été versé au débat par la préfecture.
7. En quatrième lieu, le premier alinéa de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision ". L'article L. 612-2 du même code ajoute que " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Et selon l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
8. Il ressort des termes de la décision attaquée que pour refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire à M. D, le préfet s'est fondé sur les dispositions du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en relevant qu'il existe un risque de soustraction à la mesure d'éloignement dès lors que l'intéressé n'a effectué aucune démarche afin de régulariser sa situation administrative depuis la date alléguée de son entrée en France, qu'il a déclaré ne pas vouloir retourner dans son pays d'origine, et qu'il ne dispose pas de garantie de représentation, au visa des 1°, 4° et 8° de l'article L. 612-3 du même code.
9. Le requérant produit son passeport et une carte d'identité en cours de validité et des factures d'électricité pour la location d'un appartement. Par suite, la décision en litige ne pouvait être fondée sur le motif tiré de ce qu'un risque de soustraction à la mesure d'éloignement résultait de l'absence de garanties de représentation du requérant. En revanche s'il fait valoir qu'il a tenté de régulariser sa situation mais qu'il n'est pas parvenu à prendre un rendez-vous, il ne l'établit pas en se bornant à produire des captures d'écran du site internet de la préfecture de l'Hérault. En outre il ressort des pièces du dossier qu'il a déclaré lors de son audition ne pas vouloir retourner au Maroc. Par suite, le préfet a pu légalement lui refuser de lui accorder un délai de départ volontaire sur le fondement des 1° et 4° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne la fixation du pays de destination :
10. En premier lieu, au vu de ce qui précède, M. D n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 513-2 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais codifié à l'article L. 721-4 de ce code: " () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. ". Selon les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
12. M. D soutient que sa situation personnelle, en raison de son orientation sexuelle, l'empêche de retourner au Maroc où l'homosexualité est réprimée par le code pénal et où il sera exposé à des risques de maltraitance. Toutefois, il n'établit aucune menace actuelle et personnelle de la part des autorités étatiques marocaines en se bornant à produire des articles de presse sur les crimes commis envers les personnes homosexuelles au Maroc. La circonstance, à la supposer établie, qu'il serait rejeté dans la société marocaine en raison de son orientation sexuelle et le fait que l'homosexualité soit un délit pénal au Maroc ne sont pas suffisantes pour faire regarder sa situation comme entrant dans le champ d'application des stipulations qui précèdent. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté contesté en ce qu'il fixe le Maroc comme pays de destination de la mesure d'éloignement, méconnaîtrait les stipulations de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, il n'est pas davantage fondé à soutenir qu'il serait entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
13. En premier lieu, M. D, qui n'établit pas l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de cette décision à l'encontre de l'interdiction de retour.
14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
15. La décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
16. D'une part, l'arrêté portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an vise les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que le requérant, qui déclare être arrivé en France pour la première fois il y a deux ans, est célibataire et sans enfant et ne justifie pas y avoir établi le centre de ses intérêts privés et familiaux. Il indique, en outre, que l'intéressé représente une menace pour l'ordre public en raison des faits précités de conduite sans permis et qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Ainsi, cet arrêté, dont les motifs attestent de la prise en compte par l'autorité préfectorale, au vu de la situation de l'intéressé, des quatre critères énoncés par l'article L. 612-10 précité, est suffisamment motivé.
17. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que M. D a déclaré lors de son audition être entré en France depuis deux ans et que ses parents ainsi que ses 6 frères et sœurs résident au Maroc. S'il fait valoir qu'il entretiendrait une relation de concubinage avec un compatriote marocain qu'il n'a pas osé évoquer lors de son audition, il ne l'établit pas en se bornant à produire une attestation de ce dernier tandis qu'il ne justifie pas davantage de l'ancienneté alléguée de son séjour en France. En tout état de cause, ces seules circonstances, à les supposer établies, ne constituent pas des circonstances humanitaires au sens des dispositions précitées. En outre, le requérant est connu des services de police et a été interpellé le 23 août 2022 pour conduite sans permis, un tel comportement constituant une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, le préfet de l'Hérault a pu, sans méconnaître les dispositions précitées, prendre à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
18. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
19. Il résulte de ce qui a été dit au point 17 que le préfet n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale et n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation du requérant.
20. Il résulte de tout ce qui précède que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 24 août 2022 du préfet de l'Hérault. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A D et au préfet de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 20 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Lison Rigaud, présidente,
Mme Sophie Crampe, première conseillère,
M. François Goursaud, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 novembre 2022.
Le rapporteur,
F. Goursaud
La présidente,
L. Rigaud
La greffière,
A. Junon
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 10 novembre 2022,
La greffière,
A. Junon00
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026