LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2204748

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2204748

jeudi 17 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2204748
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation4ème chambre
Avocat requérantRUFFEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 septembre 2022 et le 25 octobre 2022, M. A B, représenté par Me Ruffel, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 22 juin 2022 par laquelle le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) subsidiairement, d'enjoindre au réexamen de sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Il soutient que :

Sur la décision portant refus de titre de séjour :

- elle est entachée d'un défaut d'examen complet et insuffisamment motivée s'agissant des conséquences sur la situation de son enfant ;

- en lui opposant la possibilité de bénéficier du regroupement familial, le préfet a commis une erreur de droit ;

- le préfet a méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation familiale et de l'ancienneté de son séjour en France ;

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est irrégulière par voie de conséquence de l'irrégularité de la décision portant refus de séjour ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen complet et insuffisamment motivée s'agissant des conséquences sur la situation de son enfant ;

- le préfet a méconnu les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation familiale et de l'ancienneté de son séjour en France ;

- la décision méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 3 octobre 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- le requérant ne peut se prévaloir de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile car il peut prétendre à la procédure de regroupement familial ;

- les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du bureau d'aide juridictionnelle du 17 août 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lesimple, première conseillère,

- et les observations de Me Barbaroux, représentant M. B.

Une note en délibéré, présentée par M. B, représenté par Me Ruffel, a été enregistrée le 4 novembre 2022.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 22 juin 2022 le préfet de l'Hérault a refusé de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant marocain né en 1981, et a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français. M. B demande l'annulation de ces décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision :

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

2. En premier lieu, la décision en litige comporte les éléments de faits et de droit qui la fondent, permettant à M. B C les contester utilement. Si le préfet n'a pas visé l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant qui stipule que : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ", il a fait état de ce que M. B était père d'un enfant de cinq mois et a apprécié les conséquences de l'arrêté en litige au regard de la séparation qu'elle était susceptible d'impliquer entre M. B et son enfant. Par ailleurs, si le requérant souligne que son épouse est mère d'un enfant français, il n'apporte pas de précision sur l'exercice de l'autorité parentale ou les conditions de participation à l'entretien et à l'éducation de cet enfant qui permettrait d'apprécier les conséquences de la décision en litige sur cette situation. Dès lors, le préfet n'a pas entaché sa décision d'un défaut de motivation et a procédé à un examen particulier de la demande de M. B.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".

4. Pour refuser la délivrance du titre de séjour sollicité, le préfet de l'Hérault s'est notamment fondé sur la circonstance que M. B n'établissait pas être dans l'impossibilité de regagner son pays d'origine où il avait vécu la majeure partie de sa vie, le temps nécessaire à la mise en œuvre du regroupement familial par son épouse en sa faveur. Le préfet s'est ainsi borné à relever que dans le cas où M. B retournerait au Maroc il serait susceptible de bénéficier, à la demande de son épouse, du regroupement familial. Ce faisant il n'a ni méconnu les dispositions de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile selon lesquelles : " L'étranger qui séjourne régulièrement en France depuis au moins dix-huit mois, sous couvert d'un des titres d'une durée de validité d'au moins un an prévus par le présent code ou par des conventions internationales, peut demander à bénéficier de son droit à être rejoint, au titre du regroupement familial : 1° Par son conjoint, si ce dernier est âgé d'au moins dix-huit ans ; 2° Et par les enfants du couple mineurs de dix-huit ans ", ni celles de l'article L. 423-23 du même code précité. La circonstance alléguée par M. B qu'à la date de son entrée sur le territoire français il n'était pas encore marié et n'entrait donc pas dans le champ de ces dispositions est sans incidence, dès lors que le préfet a apprécié sa situation non pas à la date de sa venue en France mais à la date de l'arrêté en litige. Est tout aussi inopérante la circonstance qu'eu égard aux faibles ressources de son épouse, la demande de regroupement familial présentée par cette dernière serait en tout état de cause rejetée, dès lors que le préfet, lorsqu'il statue sur une demande de regroupement familial, n'est pas tenu, par les dispositions de l'article L. 434-2 précité, de rejeter cette demande dans le cas où le demandeur ne justifie pas de ressources suffisantes. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision serait entachée d'une erreur de droit doit être écarté.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

6. En application de ces stipulations, il appartient à l'autorité administrative qui envisage de procéder à l'éloignement d'un ressortissant étranger en situation irrégulière d'apprécier si, eu égard notamment à la durée et aux conditions de son séjour en France, ainsi qu'à la nature et à l'ancienneté de ses liens familiaux sur le territoire français, l'atteinte que cette mesure porterait à sa vie familiale serait disproportionnée au regard des buts en vue desquels cette décision serait prise. La circonstance que l'étranger relèverait, à la date de cet examen, des catégories ouvrant droit au regroupement familial ne saurait, par elle-même, intervenir dans l'appréciation portée par l'administration sur la gravité de l'atteinte à la situation de l'intéressé. Cette dernière peut en revanche tenir compte le cas échéant, au titre des buts poursuivis par la mesure d'éloignement, de ce que le ressortissant étranger en cause ne pouvait légalement entrer en France pour y séjourner qu'au seul bénéfice du regroupement familial et qu'il n'a pas respecté cette procédure.

7. M. B, s'il déclare être entré en France en 2012 il ne l'établit pas, et ce n'est qu'à compter de l'année 2016 que le requérant produit des pièces tendant à établir sa présence sur le territoire français. En revanche, il est constant qu'il est marié depuis le 25 août 2020 à une compatriote, titulaire d'un titre de séjour d'une durée d'un an valable jusqu'au 2 août 2022, mère d'un enfant français né en 2008, et qu'il est père d'un enfant né de cette union le 29 décembre 2021.

8. D'une part, si le préfet a relevé que M. B pouvait bénéficier de la procédure de regroupement familial afin d'écarter l'application de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il ne ressort pas des termes de la décision en litige qu'il aurait pris en compte cette circonstance dans l'appréciation portée sur la gravité de l'atteinte à la situation de l'intéressé. D'autre part, la circonstance alléguée par le requérant selon laquelle sa cellule familiale ne pourrait se reconstituer au Maroc ne ressort pas des pièces du dossier dans la mesure où il n'est pas établi que l'enfant de Mme B, bien qu'étant de nationalité française, entretiendrait des liens avec un parent français. En tout état de cause, si la famille nucléaire de M. B réside régulièrement en France, son mariage et la communauté de vie avec son épouse, déclarée depuis le 25 août 2020, sont relativement récents à la date de la décision attaquée, tout comme la naissance de son enfant. Enfin, si M. B fait état de son intégration sociale sur le territoire, il ne bénéficie pas d'une insertion professionnelle ancienne ou durable. Dans ses conditions, malgré la naissance récente de l'enfant de M. B, la décision attaquée n'a pas porté au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a donc pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

9. Pour les mêmes motifs que ceux-ci-dessus développés, le moyen tiré de ce que la décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de la situation de M. B doit être écarté.

10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de la décision portant refus de séjour doivent être rejetées.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B ne peut se prévaloir de l'irrégularité de la décision portant refus de séjour pour demander l'annulation, par voie de conséquence, de la décision portant obligation de quitter le territoire français.

12. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 2 du présent jugement, le moyen tiré de ce que la décision serait insuffisamment motivée et celui tiré du défaut d'examen particulier de la situation de M. B doivent être écartés.

13. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux développés aux points 7 et 8 du présent jugement, il y a lieu d'écarter les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ou de l'erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

14. Il résulte des éléments précités que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté pris par le préfet de l'Hérault le 22 juin 2022 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent également être rejetées ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. A B et au préfet de l'Hérault ainsi qu'à Me Ruffel.

Délibéré après l'audience du 3 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Denis Besle, président,

M. Nicolas Huchot, premier conseiller,

Mme Audrey Lesimple, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 novembre 2022.

La rapporteure,

A. Lesimple Le président,

D. Besle

La greffière,

M-A. Barthélémy

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 17 novembre 2022.

La greffière,

M-A. Barthélémy

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions