mardi 22 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2204969 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | COUPARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 27 septembre et 24 octobre 2022, Mme B A, représentée par Me Coupard, demande au tribunal :
1°) d'ordonner la communication de l'entier dossier détenu par le préfet de l'Hérault ;
2°) d'annuler l'arrêté du 23 juin 2022 par lequel le préfet de l'Hérault lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français et a fixé le pays de renvoi ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie prive et familiale ", à défaut de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, au besoin sous astreinte, et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour portant autorisation de travail dans les huit jours ;
4°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
La décision de refus de titre de séjour :
- est insuffisamment motivée ;
- procède d'une défaut d'examen réel et sérieux de sa demande ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est insuffisamment motivée ;
- est dépourvue de base légale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des conséquences qu'elle entraîne sur sa situation personnelle ;
La décision fixant le pays de destination :
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle eu égard à son isolement dans son pays d'origine ;
- méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les articles 3 et 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 octobre 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme A ne sont pas fondés.
Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 août 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 91-1266 du 19 décembre 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau, premier conseiller,
- et les observations de Me Coupard, représentant Mme A.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, ressortissante nigériane née le 1er mars 1989, qui, selon ses déclarations, est entrée en France le 25 juin 2016, a vu sa demande d'asile rejetée par une décision de l'office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) du 14 février 2017, confirmée par une décision de la cour nationale du droit d'asile du 21 juin 2017. Elle a fait l'objet d'un arrêté pris par le préfet de l'Hérault le 17 mai 2019 l'obligeant à quitter le territoire français. Le 20 août 2020, elle a sollicité du préfet de l'Hérault la délivrance d'un titre de séjour. Une carte de séjour temporaire portant la mention " étranger victime de la traite des êtres humains ", lui a été délivrée le 2 juin 2021, valable du 09 mars 2021 au 08 mars 2022. Le 1er mars 2022, elle a sollicité, par changement de statut, le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement de l'admission exceptionnelle au séjour. Par un arrêté du 23 juin 2022, dont il est demandé l'annulation, le préfet de l'Hérault a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire dans le délai d'un mois et a fixé le pays de renvoi.
Sur la demande de communication de l'entier dossier :
2. En application de l'article R. 611-10 du code de justice administrative, le rapporteur fixe, eu égard aux circonstances de l'affaire, le délai accordé aux parties pour produire leurs mémoires. Il peut demander aux parties, pour être jointes à la procédure contradictoire, toutes pièces ou tous documents utiles à la solution du litige.
3. La situation administrative de Mme A est suffisamment éclairée et explicitée par les pièces versées au dossier, lesquelles ont été soumises au débat contradictoire et l'affaire est en état d'être jugée. Par suite, il n'y pas lieu de faire droit à la demande de la requérante tendant à ce qu'il soit ordonné à l'administration de communiquer l'entier dossier qu'elle détient à son égard.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne le refus de séjour :
4. Les décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français comportent les considérations de droit qui en constituent le fondement, par le visa notamment des articles 3, 6 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, des articles L. 423-23, L. 425-1, L. 611-1 3°, L. 611-3, L. 612-1, L. 612-5, L. 612-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les motifs de faits pour lesquels est refusé à Mme A le renouvellement de son titre de séjour. L'arrêté précise également les éléments de fait propres à la situation personnelle, familiale et administrative de la requérante. Cette motivation qui caractérise la situation personnelle de Mme A révèle un examen réel et complet de sa demande de titre de séjour. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation de l'arrêté attaqué et du défaut d'examen de la situation de Mme A doivent être écartés.
5. Aux termes de l'article L. 425-1 du code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui dépose plainte contre une personne qu'il accuse d'avoir commis à son encontre des faits constitutifs des infractions de traite des êtres humains ou de proxénétisme, visées aux articles 225-4-1 à 225-4-6 et 225-5 à 225-10 du code pénal, ou témoigne dans une procédure pénale concernant une personne poursuivie pour ces mêmes infractions, se voit délivrer, sous réserve qu'il ait rompu tout lien avec cette personne, une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () ".
6. En vertu des termes mêmes des dispositions de l'article L. 425-1 du code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'étranger ne peut prétendre à la délivrance d'une carte de séjour temporaire qu'à la condition que la procédure pénale qu'il a engagée soit toujours en cours à la date à laquelle l'autorité administrative se prononce sur sa demande, ce qui n'est le plus le cas en l'espèce pour Mme A dès lors que le Parquet de Paris a classé sans suite, le 16 septembre 2021, l'enquête pour proxénétisme liée à sa plainte, ce qui a conduit Mme A à solliciter le renouvellement de son titre de séjour, par changement de statut, sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile.
7. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". Ces dispositions ne prescrivent pas la délivrance d'un titre de plein droit mais laissent à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels dont l'intéressé se prévaut.
8. Mme A soutient que, quand bien même sa plainte a été classée sans suite, elle a été victime de la traite des êtres humains et se réfère à la lettre datée du 16 février 2022 qu'elle a jointe à sa demande de renouvellement de titre de séjour en faisant valoir qu'elle demeure soumise à des risques importants en cas de retour dans son pays d'origine. D'une part, dès lors que la décision portant refus de séjour n'a pas pour effet, en elle-même, de l'obliger à retourner au Nigéria, Mme A ne peut utilement soulever le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences d'une extrême gravité que la décision attaquée emporterait sur sa situation personnelle en cas de retour au pays. D'autre part, Mme A qui a vu sa demande d'asile rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) le 14 février 2017, rejet confirmé par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 21 juin 2017 et qui a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français par un arrêté du préfet du 17 mai 2019 qu'elle n'a pas exécutée et qui est sans emploi, ne justifie pas de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le préfet de l'Hérault n'a pas entaché d'erreur manifeste l'appréciation à laquelle il s'est livré pour refuser l'admission exceptionnelle au séjour de Mme A par la délivrance d'un titre de séjour portant la mention vie privée et familiale ni au titre d'une activité salariée laquelle était d'ailleurs très éparse et finalement inexistante à la date de la décision en litige.
9. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".
10. Mme A se prévaut de sa présence en France depuis 2016, de son investissement bénévole auprès de l'association Issue de janvier 2020 à mai 2020, en qualité d'agente d'accueil et de service dans les différents espaces publics réservés aux personnes en situation de grande précarité, de son inscription au projet d'insertion professionnelle auprès du centre APJ, de la signature et du suivi d'un contrat d'intégration républicaine auprès de l'OFII et des différents emplois qu'elle a occupés. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que si, durant la durée de validité de son titre de séjour, la requérante a occupé plusieurs emplois, elle n'a conclu que des contrats temporaires de courte durée entre mai et août 2020 et en janvier 2021 en qualité de femme de chambre et entre juin et août 2021 auprès de particuliers en chèque emploi universel ne lui procurant que de faibles revenus. Mme A est désormais sans emploi et ne bénéficie pas de l'aide au retour à l'emploi. En outre, elle ne justifie pas disposer en France de liens personnels, anciens et stables, à l'exception de son enfant, né le 28 août 2021, et du père de celui-ci, de même nationalité et qui a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours par un arrêté du préfet de l'Hérault du 2 avril 2021 dont la légalité a été reconnue par un jugement définitif de ce tribunal du 24 juin 2021. Ainsi, rien ne s'oppose à ce que la cellule familiale s'établisse au Nigéria dans lequel la requérante n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales et où elle a vécu jusqu'à l'âge de 27 ans. Dès lors, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de l'Hérault n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'a, pour les mêmes motifs, pas entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation. Ces moyens doivent donc être écartés.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et le pays de destination :
11. Il résulte de ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de renouvellement de son titre de séjour pour demander l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination.
12. Compte tenu de ce qui vient d'être dit au point 8, le moyen tiré de l'erreur, manifeste d'appréciation des conséquences de la décision d'éloignement sur la situation personnelle de la requérante doit être écarté.
13. D'une part, aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". D'autre part, aux termes des articles 3 et 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a droit à son intégrité physique et mentale ", et " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
14. Il ressort des pièces du dossier que tant l'OFPRA que la CNDA, qui ont examiné la situation de Mme A au regard de son droit à l'asile, n'ont pas regardé comme établies les craintes énoncées par la requérante. Mme A soutient qu'elle est exposée à des risques de traitements inhumains et dégradants en cas de retour dans son pays d'origine dès lors qu'elle a été victime d'un réseau international de prostitution et que de nombreux rapports, dont notamment celui de l'OFPRA et de la CNDA de décembre 2016, librement consultables, démontrent que les réseaux prostitutionnels sont essentiellement basés dans l'Etat d'Edo où se trouve la ville de Bénin city et qu'elle ne trouvera de protection ni au sein de sa propre famille ni dans aucune région du Nigéria tant lesdits réseaux s'étendent sur l'ensemble du territoire, qu'elle s'exposerait à l'ostracisme, voire à être prise de nouveau par ce réseau et à y être victime de violences physiques et psychiques dès lors qu'elle n'a pas remboursé la totalité de la dette qu'elle avait contractée. Toutefois, elle se borne à citer, à l'appui de ses allégations, des considérations générales sur la condition des femmes nigérianes, en particulier de celles résidant dans l'État d'Edo, tirées du rapport de mission conjointe établi par l'OFPRA et la CNDA en décembre 2016. Alors même que sa demande d'asile a été définitivement rejetée, Mme A ne produit pas d'autres éléments qui permettraient de constater un changement dans les circonstances de fait susceptibles de faire regarder la décision fixant le pays de destination comme l'exposant à des risques de traitements inhumains et dégradants dans son pays d'origine, ni de tenir pour établi le caractère actuel et personnel des risques allégués. Enfin, rien ne fait obstacle à ce que la requérante s'installe, après avoir regagné son pays d'origine, dans une région différente de celle où elle estime encourir des risques. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par Mme A à fin d'annulation de l'arrêté du 23 juin 2022 par lequel le préfet de l'Hérault lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, avec obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination, doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction comme celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme B A, au préfet de l'Hérault et à Me Coupard.
Délibéré après l'audience du 8 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, présidente,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère,
M. Rousseau, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 novembre 2022.
Le rapporteur,
M. C
La présidente,
S. ENCONTRE
La greffière,
C. ARCE
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 22 novembre 202La greffière,
C. ARCE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026