LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2205003

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2205003

jeudi 7 décembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2205003
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantLABOURIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 septembre 2022, 13 mars et 14 avril 2023, M. et Mme A demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 10 juin 2022 par lequel le maire de la commune de Sète a délivré un permis de construire à la société Financière de Transaction Immobilière (FTI) pour la réhabilitation d'un immeuble d'habitation et professionnel en 10 logements.

2°) de mettre à la charge de la société FTI une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les entiers dépens.

Ils soutiennent que :

- le permis de construire méconnaît le règlement du plan local d'urbanisme pris dans ses articles 1 UB9 qui fixe l'emprise au sol maximale et l'article 1UB13 qui impose un pourcentage minimal d'espaces verts ;

- l'aire de stationnement aurait dû être située à 4 mètres de leur clôture dans le respect du code de l'urbanisme ;

- ce projet implique la suppression de nombreux arbres ;

- le projet endommagerait gravement leur environnement, engendrerait des nuisances sonore et visuelle et dévaloriserait durablement leurs biens.

Par un mémoire en défense, enregistré le 15 février 2023, la société FTI (Financière de Transaction Immobilière), représentée par Me Labourier, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme A une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et les entiers dépens.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable car les requérants sont dépourvus d'intérêt pour agir ;

- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mars 2023, la commune de Sète, représentée par la SCP SVA, conclut au rejet de la requête et subsidiairement à l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et à ce que soit mise à la charge de M. A une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de 13 euros au titre du droit de plaidoirie exigé par l'article R. 723-26-1 du code de la sécurité sociale.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. et Mme A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Crampe,

- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public,

- et les observations de M. A, de Me Rigeade, représentant la commune de Sète et de Me Labourier, représentant la société FTI.

Considérant ce qui suit :

1. Le 10 juin 2022, le maire de la commune de Sète a délivré à la société FTI (Financière de Transaction Immobilière) un permis de construire pour la réhabilitation d'un immeuble d'habitation et professionnel en 10 logements, sur la parcelle cadastrée AO 479 d'une superficie de 1610 m2 située 36 rue Paul Valéry à Sète. M. et Mme A ont formé un recours gracieux le 19 juillet 2022 qui a été tacitement rejeté. Ils demandent, par leur requête, l'annulation du permis de construire délivré le 10 juin 2022.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article UB9 : " En 1UB1v, 1UB2v et 1UB3v, couverts par des espaces verts protégés : L'emprise au sol maximale des constructions est fixée à 10 %. ". Le lexique du plan local d'urbanisme de la commune de Sète définit l'emprise au sol comme " le rapport entre la superficie au sol qu'occupent la projection verticale des constructions et la superficie du terrain (R 420-1 du Code de l'Urbanisme) ".

3. Il ressort des pièces du dossier que le projet est situé à cheval sur les zones UB et 1UB2v. L'emprise au sol des constructions incluses dans la partie du projet située en zone 1UB2v du PLU, dans laquelle il n'y a pas lieu d'inclure la surface consacrée aux stationnements, qui ne génèrent pas de projection verticale d'un volume, est égale à 74,38m2 (31,86 m² pour la réalisation du local deux roues et du local des ordures ménagères, 20,2 m² pour l'emprise de l'escalier et 22,32 m² pour l'emprise de la terrasse). L'emprise au sol ne dépasse ainsi pas le pourcentage fixé à 10% par les dispositions précitées.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article UB13 du règlement du PLU : " () Les aires de stationnement non couvertes devront être paysagées, traitées en revêtement perméable, et seront plantées à raison d'au moins un arbre de haute tige pour 4 emplacements. () En () 1UB2v (), couverts par des espaces verts protégés : un pourcentage d'espace en pleine terre de 85% de la surface de la parcelle est imposé. / Cette surface sera réalisée : 1) En pleine terre au sol sur les espaces libres non construits, 2) Sur plancher de couverture des parcs de stationnement en rez-de-chaussée et R+1, non couvert par les bâtiments plus élevés. () Les aires de stationnement devront être paysagées, leur revêtement sera perméable / Il doit être planté à minima : () ' un arbre de haute tige par 4 places de stationnement aérien. ". Toutefois, le titre IV du règlement du PLU, relatif aux " modalités d'application des règles " précise à propos de l' " article 13 : obligations imposées aux constructeurs en matière de réalisation d'espaces libres, d'aires de jeux et de loisirs et de plantations " que : " () Pour les constructions existant à la date d'approbation du PLU qui ne respectent pas le pourcentage d'espace de pleine terre, la règle ne s'applique pas si les travaux envisagés n'augmentent pas l'emprise de la construction (percement de baies, surélévation sur l'emprise existante) ; des mesures compensatoires seront demandées pour satisfaire aux règles du Schéma d'Assainissement des Eaux Pluviales (SDAEP).

Il ressort des pièces du dossier que l'emprise au sol sur la partie du terrain d'assiette classée en zone 1UB2v représente une surface totale de 74,72 m², incluant l'emprise du hangar, de l'abri et de l'escalier tandis que les deux places de stationnements représentent une surface de 50 m². Ainsi les constructions et aménagements déjà existants ne respectent pas le pourcentage de 85 % d'espaces de pleine terre fixé par l'article 1UB13. Il ressort également des pièces du dossier que le projet de la société pétitionnaire, après destruction du hangar et de l'abri existants, maintien de l'escalier et réalisation des deux nouveaux locaux, conduira à la création d'une emprise au sol totale de 74,38 m², comme indiqué précédemment. Dès lors que le projet aura pour effet de réduire l'emprise existante, les requérants ne peuvent pas utilement se prévaloir de la méconnaissance du pourcentage d'espaces de pleine terre exigé par l'article UB13 du règlement, auquel le projet n'est pas soumis du fait que, n'augmentant pas l'emprise de la construction déjà existante, il entre dans le champ de l'exception issue du titre IV du règlement du PLU citée au point qui précède.

5. En troisième lieu, à supposer que les requérants aient entendu se prévaloir de la règle fixée par l'article 1UB7 du règlement du PLU selon laquelle " () La distance comptée horizontalement en tout point d'un bâtiment au point de la limite séparative qui en est le plus proche doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces 2 points, sans être inférieure à 4m () ", les emplacements de stationnement, qui ne peuvent être regardés comme des bâtiments au sens de ces dispositions, ne sont pas soumis à cette règle de recul. Le moyen sera dès lors écarté.

6. En quatrième lieu, les requérants n'assortissent pas leur moyen tiré de ce que le projet impliquerait la suppression de nombreux arbres des précisions, en droit, de nature à apprécier son bien-fondé. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que si le projet implique l'abattage de deux arbres, ceux-ci seront remplacés, conformément à la prescription émise par l'architecte des bâtiments de France et reprise dans l'article 2 du permis de construire, demandant que les arbres soient conservés dans la mesure du possible.

7. En dernier lieu, les circonstances selon lesquelles le projet serait de nature à engendrer des nuisances sonores et visuelles pour les requérants ou encore à entrainer une dévaluation de leur bien sont sans incidence sur la légalité du permis contesté.

8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que M. et Mme A ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté en date du 10 juin 2022 par lequel le maire de la commune de Sète a délivré un permis de construire à la société FTI (Financière de Transaction Immobilière) pour la réhabilitation d'un immeuble d'habitation et professionnel en 10 logements.

Sur les conclusions tendant à l'allocation des dépens :

9. La présente instance n'ayant pas donné lieu à dépens au sens de l'article R. 761-1 du code de justice administrative, les conclusions de M. et Mme A et de la société FTI tendant à ce que la partie adverse supporte les dépens ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

10. D'une part, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société FTI, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. et Mme A, au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. D'autre part, il y lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de M. A une somme de 750 euros à verser tant à la commune de Sète qu'à la société FTI sur le même fondement.

11. Aux termes de l'article R. 723-26-2 du code de la sécurité sociale : " Le droit de plaidoirie est dû à l'avocat pour chaque plaidoirie faite aux audiences dont la liste est fixée par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice. / A défaut de plaidoirie, est considéré comme ayant plaidé l'avocat représentant la partie à l'audience (). ". La commune de Sète, qui a été représentée à l'audience, est fondée à demander l'allocation d'une somme de 13 euros au titre du droit de plaidoirie.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme A est rejetée.

Article 2 : M. et Mme A verseront respectivement à la commune de Sète et à la société FTI (société financière de transaction immobilière) une somme de 750 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : M. et Mme A verseront une somme de 13 euros à la commune de Sète présentée sur le fondement de l'article L. 723-3 du code de sécurité sociale.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A, à la commune de Sète et à la société Financière de Transaction Immobilière.

Délibéré après l'audience du 23 novembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Corneloup, présidente,

Mme Crampe, première conseillère,

M. Nicolas Huchot, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2023.

La rapporteure

S. Crampe La présidente,

F. Corneloup

La greffière,

M. B

La République mande et ordonne au ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 7 décembre 2023.

La greffière,

M. B

2

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions