jeudi 24 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2205007 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS MAZAS - ETCHEVERRIGARAY |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 28 septembre 2022 sous le n° 2205007,
Mme D E, représentée par Me Mazas, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 1er septembre 2022 par lequel le préfet de l'Hérault l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle serait reconduite d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de quatre mois ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de réexaminer sa situation et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un vice de procédure ;
- l'article L. 611-3 9° a été méconnu ;
- la décision fixant le pays de destination est privée de base légale ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
II. Par une requête enregistrée le 28 septembre 2022 sous le n° 2205008,
M. F C, représenté par Me Mazas, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 1er septembre 2022 par lequel le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel il serait reconduit d'office et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de quatre mois ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de réexaminer sa situation et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la décision à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation et méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision fixant le pays de destination est privée de base légale ;
- la décision portant interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par deux mémoires enregistrés le 9 novembre 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet des requêtes.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Mme E et M. C ont été admis à l'aide juridictionnelle totale par décisions du 21 octobre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision du président du tribunal désignant M. Choplin, président honoraire inscrit sur la liste prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative, pour statuer sur les recours dont le présent tribunal est saisi en application de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B,
- et les observations de Me Brûlé, représentant Mme E et M. C, en présence des intéressés.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes n° 2205007 et n° 2205008 présentées pour Mme E et
M. C, présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
2. Mme E et M. C, ressortissants géorgiens, déclare être entrés sur le territoire français en août 2021 en compagnie de leur fils mineur. Leur demande d'asile a été rejetée par deux décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du
29 avril 2022. Par la présente requête, ils demandent au tribunal d'annuler les arrêtés du
1er septembre 2022 par lesquels le préfet de l'Hérault les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de quatre mois.
3. Mme E et M. C ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décisions du 21 octobre 2022, leurs conclusions tendant à ce qu'ils soient admis à l'aide juridictionnelle provisoire sont sans objet.
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. - L'autorité administrative peut obliger à quitter le territoire français un étranger non ressortissant d'un Etat membre de l'Union européenne, () et qui n'est pas membre de la famille d'un tel ressortissant au sens des 4° et 5° de l'article L. 121-1, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas suivants : () 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; () ". L'article L. 541-1 de ce code précise que : " Le demandeur d'asile dont l'examen de la demande relève de la compétence de la France et qui a introduit sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides bénéficie du droit de se maintenir sur le territoire français. ". L'article L. 541-2 du même code dispose que " L'attestation délivrée en application de l'article L. 521-7, dès lors que la demande d'asile a été introduite auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, vaut autorisation provisoire de séjour et est renouvelable jusqu'à ce que l'office et, le cas échéant, la Cour nationale du droit d'asile statuent. ". L'article L. 542-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que par dérogation aux dispositions de l'article L. 541-1 précitées " Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin :1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes () d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 et au 5° de l'article L. 531-27 ; () ".
5. Il résulte de ces dispositions que l'étranger qui demande l'asile a le droit de séjourner à ce titre sur le territoire national jusqu'à ce que la décision rejetant sa demande lui ait été notifiée régulièrement par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides quand sa demande d'asile a été examinée selon la procédure accélérée en vertu de l'article
L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
6. La Géorgie a été classée dans la liste des pays sûrs et la demande d'asile des requérants a été examinée selon la procédure accélérée prévue à l'article L. 531-24 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il est constant que les décisions de rejet de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides leur a été notifiées les 22 juin 2022 et 23 juin 2022. En vertu des dispositions citées au point 4, les intéressés ne bénéficiaient donc plus du droit de se maintenir à ce titre sur le territoire français à compter de cette dernière date. Alors qu'ils ne justifient pas être titulaires d'un titre de séjour en cours de validité, ils entraient, par suite, dans le champ d'application des dispositions du 4° de l'article L. 611-1 précité, alors même que l'attestation de demande d'asile qui les autorisait à séjourner en France le temps de l'instruction de leur demande était en cours de validité à la date de la décision attaquée.
En ce qui concerne Mme E :
7. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. ". Aux termes de l'article R. 611-1 du même code : " Pour constater l'état de santé de l'étranger mentionné au 9o de l'article L. 611-3, l'autorité administrative tient compte d'un avis émis par un collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ".
8. Il résulte de ces dispositions que, même si elle n'a pas été saisie d'une demande de titre de séjour pour raisons de santé, l'autorité administrative qui dispose d'éléments d'informations suffisamment précis et circonstanciés établissant qu'un étranger résidant habituellement sur le territoire français est susceptible de bénéficier des dispositions protectrices du 9° de l'article L. 611-3 du même code doit, avant de prononcer à son encontre une obligation de quitter le territoire, recueillir préalablement l'avis prévu à l'article R. 611-1 de ce code.
9. Il ressort des éléments du dossier qu'à la date à laquelle le préfet a pris l'arrêté litigieux, il ne disposait d'aucun élément relatif à l'état de santé de Mme E, qui a saisi le préfet de sa situation médicale le jour même où l'arrêté a été pris. Ainsi, le préfet, ne disposant pas d'éléments d'information suffisamment précis permettant d'établir qu'un étranger résidant habituellement en France présente un état de santé susceptible de le faire entrer dans la catégorie des étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'éloignement, il ne saurait lui être fait grief de ne pas avoir fait application des dispositions précitées des articles L. 611-3 et R. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois la finalité de ces dispositions est de faire obstacle à ce qu'un étranger particulièrement vulnérable à raison de son état de santé, et qui ne pourrait être pris en charge de façon adéquate dans le pays de renvoi puisse faire l'objet d'un éloignement. Une telle mesure de protection, pour être effective, ne saurait dépendre de la date à laquelle l'étranger est en mesure de produire des éléments d'analyse médicale de nature à permettre d'apprécier la gravité de son état de santé et, par suite, d'apprécier s'il est susceptible d'entrer dans la catégorie des étrangers protégés contre une mesure d'éloignement pour motif médical. Dès lors, il y a lieu de prendre en compte l'ensemble des éléments produits par la requérante à la date du jugement, pour peu que ces éléments se rapportent à l'état de santé de la requérante à la date à laquelle a été prise la décision contestée.
10. Il ressort des pièces du dossier que la requérante souffre d'insuffisance rénale chronique au stade terminal nécessitant la pratique de trois séances d'hémodialyse par semaine et a subi plusieurs interventions chirurgicales complexes au niveau de l'abord vasculaire. L'intéressée souffre également d'une hépatite C ainsi que de la maladie de Biermer avec carence sévère en vitamine B 12, laquelle vient d'être diagnostiquée. Enfin elle est en cours d'inscription sur une liste d'attente de transplantation en vue d'une greffe avec donneur cadavérique. Tous ces éléments sont de nature à faire considérer que Mme E a produit à l'instance des éléments d'information suffisants pour permettre d'établir qu'elle présente un état de santé susceptible de la faire entrer dans la catégorie des étrangers qui ne peuvent faire l'objet d'une mesure d'éloignement. Par suite, pour apprécier si l'état de santé de Mme E est d'une gravité suffisante pour la faire entrer dans le champ d'application de la protection contre l'éloignement prévue au 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il est nécessaire de saisir l'Office français de l'immigration et de l'intégration afin que soit émis l'avis prévu à l'article R 611-1 du même code. Il ressort en outre des pièces du dossier que le 1er septembre 2022 le préfet a convoqué la requérante le 27 septembre 2022 pour déposer une demande d'admission au séjour et a décidé de faire examiner sa situation par le collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
11. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, Mme E est fondée à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et par voie de conséquence de l'arrêté du préfet de l'Hérault du
1er septembre 2022, les autres décisions se trouvant privées de base légale du fait de l'annulation de la mesure d'éloignement.
12. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution ". Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si la décision portant obligation de quitter le territoire français est annulée, il est immédiatement mis fin aux mesures de surveillance prévues aux articles L. 721-6, L. 721-7, L. 731-1, L. 731-3, L. 741-1 et L. 743-13, et l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas. ".
13. Le présent jugement, qui annule l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de Mme E, implique nécessairement qu'il soit enjoint au préfet de l'Hérault de réexaminer la situation administrative de l'intéressée, au vu de l'avis du collège de médecins de l'OFII, qu'il appartient au préfet de saisir à cet effet. Il est également enjoint au préfet de munir Mme E d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, jusqu'à ce qu'il soit à nouveau statué sur sa situation administrative.
En ce qui concerne M. C :
14. Il ressort des pièces du dossier que le requérant est marié avec Mme E dont la mesure d'éloignement est annulée par le présent jugement. Il est également constant que les requérants vivent ensemble et que leur fils mineur est scolarisé. Dans ces conditions, dès lors que la situation de Mme E doit être réexaminée au vu de sa situation médicale, l'obligation de quitter le territoire français contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et doit être, de ce fait, être annulée.
15. Il résulte de ce qui précède que, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, M. C est fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français et par voie de conséquence de l'arrêté du préfet de l'Hérault du 1er septembre 2022, les autres décisions se trouvant privées de base légale du fait de l'annulation de la mesure d'éloignement.
16. Le présent jugement, qui annule l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre de M. C, implique nécessairement qu'il soit enjoint au préfet de l'Hérault de munir l'intéressé d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, jusqu'à ce qu'il soit à nouveau statué sur sa situation administrative.
17. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
DECIDE:
Article 1er : Les arrêtés du préfet de l'Hérault du 1er septembre 2022 sont annulés.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de l'Hérault de saisir pour avis le collège de médecins à compétence nationale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration afin d'apprécier si l'état de santé de Mme E fait obstacle à une mesure d'éloignement et de réexaminer sa situation administrative au vu de cet avis.
Article 3 : Il est enjoint au préfet de l'Hérault de munir Mme E d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, jusqu'à ce que sa situation administrative soit réexaminée au vu de l'avis mentionné à l'article 3.
Article 4 : Il est enjoint au préfet de l'Hérault de munir M. C d'une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement.
Article 5 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E, à M. F C, au préfet de l'Hérault et à Me Mazas.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 novembre 2022.
Le magistrat désigné par le président du tribunal,
D. BLe greffier,
C. Touzet
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 24 novembre 2022.
Le greffier,
C. Touzet
N°s 2205007 et 2205008
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026