jeudi 27 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2205043 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | THOUY HÉLÈNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 septembre 2022, l'association One Voice, représentée par Me Thouy, demande au juge des référés du tribunal :
1°) de suspendre l'exécution de l'arrêté du préfet de l'Aude en date du 21 septembre 2022 en tant qu'il fixe les périodes et les modalités de destruction des pigeons ramiers et les classe comme espèce nuisible susceptible d'occasionner des dégâts jusqu'au 30 juin 2023 dans le département de l'Aude ;
2°) et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient :
- qu'il y a urgence à suspendre l'exécution de cet arrêté, les destructions, sans limites, des pigeons ramiers qu'il autorise, dès sa publication le 21 septembre 2022, auront un caractère grave et irréversible ; les mesures que l'arrêté en litige prévoient portent directement atteinte à la préservation de ces oiseaux protégés et donc à l'intérêt qu'elle défend statutairement, en sa qualité d'association agréée, à titre national, pour la protection de l'environnement ;
- que cet arrêté est illégal ; en premier lieu, il est entaché de vices de procédure en méconnaissance de l'article L. 123-19-1 du code de l'environnement, d'une part, la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS), saisie pour avis, n'est pas régulièrement composée et ses membres n'ont pas été destinataires, dans le délai réglementaire, de tous les documents nécessaires à leur information, d'autre part, il a été précédé d'une consultation irrégulière du public, en l'absence d'une mise à disposition d'une note de présentation claire et détaillée du contexte et des objectifs poursuivis ; en deuxième lieu, il n'est pas fondé en fait sur des études fiables, réalisées par des autorités ou personnes indépendantes de la fédération des chasseurs de l'Aude, le préfet de l'Aude n'ayant pris en compte que le seul rapport établi le 28 juin 2022 par cette dernière ; il méconnaît l'article R. 427-6 du code l'environnement, et la circulaire du 26 mars 2012 prise pour son application, en visant une période d'application non conforme, en ne prenant pas en compte les particularités du département de l'Aude, d'une part, alors, qu'en autorisant leur destruction sur l'ensemble du département de l'Aude, sans pour autant établir la présence présence significative des pigeons ramiers dans tout le département durant les périodes qu'il vise, le préfet risque de porter atteinte à la conservation de l'espèce, d'autre part, le préfet ne justifie pas les dommages aux cultures sur lesquels il se fonde, le document établi par la Fédération des chasseurs de l'Aude, soumis à la CDCFS n'étant pas à lui seul probant ; en outre, l'absence de preuve de solutions alternatives satisfaisantes n'est pas établie ; enfin, cet arrêté ne limite pas les prélèvements en période diurne, ni au seuls détenteurs d'un permis de chasse validé.
Par un mémoire enregistré le 24 octobre 2022, le préfet de l'Aude conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- sur l'urgence, les relevés de passage démontrent la présence importante de l'espèce dans le département de l'Aude laquelle n'est pas en danger ;
- s'agissant de la légalité de l'arrêté, les membres de la CDCFS ont été régulièrement désignés et convoqués à la réunion et tous les documents préparatoires à l'avis leur ont été alors transmis ; la consultation du public s'est déroulée, avec la possibilité d'accéder à une note de présentation complète des objectifs ; l'arrêté est conforme aux prescriptions de l'article R. 427-18 du code de l'environnement ; les dégâts occasionnés aux cultures sont établis selon les données recueillies auprès de la chambre d'agriculture et ils apparaissent dès le stade des semis, puis lors de la levée des jeunes pousses, jusqu'au moment de la maturité des grains, et alors que les alternatives d'effarouchement, dont le coût s'avère élevé, ne sont pas des solutions efficaces, notamment en raison de l'accoutumance des oiseaux ; l'arrêté n'emporte pas le droit de chasser en dehors de la période diurne ou sans permis de chasse.
Par un mémoire, enregistré le 24 octobre 2022, la Fédération départementale des chasseurs et de la nature de l'Aude, représentée par Me Noray-Espeig, conclut au rejet de la requête et de mettre à la charge de la requérante la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- l'urgence n'est pas établie, les quantités prélevées seront moindre au regard des besoins de limitation de l'espèce, alors que, s'agissant des dégâts occasionnés, contrairement à ce qu'affirme la requérante, le préfet de l'Aude considère de longue date le pigeon ramier comme nuisible ;
- la légalité de l'arrêté n'est pas douteuse, les vices de procédure allégués ne sont pas établis ; d'une part, il est incontestable que le pigeon ramier est particulièrement implanté dans l'Aude où le climat est propice à sa sédentarisation comme au passage des migrateurs, d'autre part, les dégâts causés aux cultures, qui sont avérés et particulièrement importants sur les cultures d'oléagineux, tournesols, notamment dès l'ensemencement, comme le relèvent la chambre d'agriculture et la société coopérative agricole Arteris, donnent lieu à des dommages ayant excédé 1,5 million d'euros en 2021 ; enfin les solutions dites alternatives n'ont que peu d'effets.
Vu les autres pièces du dossier ;
Le président du tribunal administratif de Montpellier a désigné M. Souteyrand, président de la 4ème chambre de ce tribunal, pour statuer sur les demandes de référé ;
Vu :
- la directive 79/409/CEE du Conseil du 2 avril 1979 ;
- la directive 2009/147/CE du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages ;
- le code de l'environnement ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le décret n° 2012-402 du 23 mars 2012 ;
- l'arrêté du 3 avril 2012 pris pour l'application de l'article R. 427-6 du code de l'environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des animaux d'espèces susceptibles d'être classées nuisibles par arrêté du préfet ;
- le code de justice administrative.
Les parties ayant été régulièrement averties de l'audience publique du 25 octobre 2022, au cours de laquelle, après avoir présenté son rapport, le juge des référés a entendu les observations de Me Vidal pour la requérante, Mme A pour le préfet de l'Aude et de Me Labry, pour la Fédération départementale des chasseurs de l'Aude.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. L'association One Voice demande que soit ordonnée la suspension de l'exécution de l'arrêté en date du 21 septembre 2023 du préfet l'Aude, en tant qu'il inclut le pigeon ramier dans la liste des espèces nuisibles susceptibles d'occasionner des dégâts dans le département de l'Aude et fixe leurs modalités de destruction du 1er mars au 30 juin 2023. Par cet arrêté, pris en l'application du III de l'article R. 427-6 du code de l'environnement, le préfet de l'Aude a autorisé, à titre dérogatoire en dehors de la période chasse qui s'achèvera le 28 février 2023, le prélèvement, sur l'ensemble du département, des pigeons ramiers par armes à feu à poste fixe, sans autorisation individuelle pour la période du 1er au 31 mars inclus et avec autorisation individuelle du 1er avril au 30 juin 2023 inclus.
Sur l'intervention de la Fédération départementale des chasseurs de l'Aude:
2. La Fédération départementale des chasseurs de l'Aude a intérêt au maintien de l'arrêté attaqué, son intervention doit, par suite, être admise.
Sur les conclusions aux fins de suspension de l'arrêté attaqué :
3. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". La condition d'urgence à laquelle est subordonné le prononcé d'une mesure de suspension doit être regardée comme remplie lorsque la décision contestée préjudicie de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande tendant à la suspension d'une telle décision, d'apprécier concrètement, compte-tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de celle-ci sur la situation de ce dernier ou le cas échéant, des personnes concernées, sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
En ce qui concerne l'urgence :
4. Si la population de pigeons ramiers ne fait pas l'objet d'une protection spéciale en Europe, qu'elle est classée en " préoccupation mineure " par l'Union internationale pour la conservation de la nature et qu'une partie des oiseaux a un comportement sédentaire notamment en France, il est constant que les prélèvements autorisés dans le département de l'Aude, à titre dérogatoire après la clôture spécifique de la chasse par l'arrêté en litige, notamment du 1er au 31 mars 2023, correspondent à une période durant laquelle les destructions sont autorisées sans contrôle individuel, donc sans limitation alors que les oiseaux migrateurs, en provenance d'Espagne, abordent la France, pour ensuite, pour partie, s'y reproduire et y nidifier. Ainsi, alors même que le programme de Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC) réalisé par le centre de recherche sur la biologie des populations d'oiseaux du muséum national d'histoire naturelle relève que le pigeon ramier se trouve en 2019 en " abondance relative " en France, et en admettant même, comme le soutient la Fédération départementale des chasseurs de l'Aude, que les tirs, couvrant l'ensemble de la période de quatre mois considérée, ne devraient concerner qu'entre 15 et 20 000 oiseaux, et au maximum 30 000, leurs effets demeurent importants durant cette même période. L'exécution de l'arrêté en litige étant de nature, dans les circonstances de l'espèce, à porter une atteinte grave et immédiate aux intérêts que l'association One Voice requérante entend défendre, la condition d'urgence justifiant la suspension de l'exécution de ces arrêtés doit être regardée comme remplie.
En ce qui concerne le doute sérieux sur la légalité de l'arrêté :
5. Aux termes de l'article R. 427-6 du code de l'environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de la destruction des animaux d'espèces susceptibles d'être classées nuisibles par arrêté du préfet : " En fonction des particularités locales et après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, le préfet peut décider du caractère nuisible () du pigeon ramier (). Dans ce cas, il fixe par arrêté annuel les périodes et les modalités de destruction de ces trois espèces. L'arrêté préfectoral délimite également les territoires concernés par leur destruction. () 2° Le pigeon ramier (Columba palumbus) peut être détruit à tir entre la date de clôture spécifique de la chasse de cette espèce et le 31 mars. Le préfet peut prolonger jusqu'au 31 juillet la période de destruction à tir, sur autorisation individuelle et dès lors qu'il n'existe aucune autre solution satisfaisante et que l'un au moins des intérêts mentionnés à l'article R. 427-6 est menacé. Le tir du pigeon ramier s'effectue à poste fixe matérialisé de main d'homme. Le tir dans les nids est interdit. Le piégeage du pigeon ramier est interdit sans préjudice de l'application de l'article L. 427-1 du code de l'environnement ;(). ". et aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 3 avril 2012 pris pour l'application de l'article R. 427-6 précité : " En fonction des particularités locales et après avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, le préfet peut décider du caractère nuisible du lapin de garenne, du pigeon ramier ou du sanglier. Dans ce cas, il fixe par arrêté annuel les périodes et les modalités de destruction de ces trois espèces. L'arrêté préfectoral délimite également les territoires concernés par leur destruction ". Il en résulte qu'au titre d'une année considérée, il peut être légalement procédé au classement parmi les nuisibles d'une espèce animale figurant sur la liste établie en application de l'article R. 427-6 précité dès lors que cette espèce est répandue de façon significative dans le département et que, compte tenu des caractéristiques géographiques, économiques et humaines de celui-ci, sa présence est susceptible de porter atteinte aux intérêts protégés par les dispositions précitées ou qu'il est établi qu'elle est à l'origine d'atteintes significatives à ces intérêts protégés.
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment du " Justificatif des propositions concernant le classement des espèces susceptibles d'occasionner des dégâts dans l'Aude - espèce du groupe 3 ", établi par la Fédération départementale des chasseurs et soumis par le préfet à la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage qui s'est prononcée, le 26 juin 2022, pour avis, sur le classement du pigeon ramier en tant qu'espèce susceptible d'occasionner des dégâts dans le département de l'Aude, que les dommages agricoles causés par les pigeons ramiers sont relevés tant dans les cultures d'oléagineux (tournesol et colza), situées à l'ouest que de protéagineux (pois, pois chiches) situées plus à l'est, pour un montant total estimé, a minima, à 1 555 000 euros en 2021 par la chambre d'agriculture de l'Aude. Il demeure toutefois que les 44 déclarations de dommages constatées, mêmes si elles ne sont ni jointes ni détaillées, se répartissent entre l'est du département pour 27 d'entre elles, dont 21 pour la période février à mars, et le nord-ouest, pour les 17 restantes toutes postérieures au 1er avril. Il en résulte que le moyen tiré de ce qu'en arrêtant, sur l'ensemble du territoire du département, sans considération des seules zones, réellement soumises à des dégâts agricoles, pourtant circonscrites, d'une part, autour de Castelnaudary, d'autre part, sur un axe de Narbonne à La Palme, la possibilité de détruire à tir l'espèce "colomba palombus" sans autorisation préalable, entre le 28 février 2023, date de clôture spécifique de la chasse de cette espèce, et le 31 mars 2023, le préfet de l'Aude a méconnu les dispositions de l'article R. 427-6 du code de l'environnement, est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de cet arrêté. En revanche, aucun autre moyen n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de cet arrêté. Il n'y a donc lieu d'ordonner la suspension de l'exécution de cet arrêté seulement en tant qu'il permet d'opérer, sur l'ensemble du département de l'Aude, des tirs sans autorisation préalable durant la période du 1er au 31 mars 2023.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L.761-1 du code de justice administrative :
7. Il y a lieu, en application de ces dispositions, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à l'association One Voice en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
DECIDE :
Article 1er: L'intervention de la Fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Orientales est admise.
Article 2 : L'exécution de l'arrêté du 21 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Aude a notamment défini les modalités selon lesquelles il pourra être procédé à la destruction de l'espèce "colomba palombus" est suspendue seulement en tant qu'il permet d'opérer, sur l'ensemble du département de l'Aude, des tirs sans autorisation préalable durant la période du 1er au 31 mars 2023.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros à l'association One Voice en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête susvisée est rejeté.
Article 5 : La présente décision sera notifiée à l'association One Voice, au préfet de l'Aude et à la Fédération départementale des chasseurs de l'Aude.
Fait à Montpellier, le 27 octobre 2022.
Le juge des référés,La greffière,
E. Souteyrand A. Farell
La République mande et ordonne au ministre de l'environnement en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 27 octobre 2022.
La greffière,
A. Farell
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026