mercredi 19 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2205264 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | MOULIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 12 et 17 octobre 2022, Mme A D, représentée par Me Moulin, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler les arrêtés du 10 octobre 2022 par lesquels le préfet de la Haute-Garonne a prononcé son transfert aux autorités italiennes et l'a assignée à résidence pour une durée de 45 jours ;
3°) d'enjoindre à la préfecture de l'admettre en procédure normale dans un délai de 8 jours ou à défaut de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai ;
4°) de condamner l'Etat à payer la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision de remise aux autorités italiennes, qui ne mentionne pas son statut de victime de traite d'être humain, est insuffisamment motivée ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit au regard de l'article 13 de la convention du conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen réel et complet ;
- la décision de transfert est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et méconnaît les articles 33 de la convention de Genève et 3 et 17 du règlement 604/2013, dès lors qu'elle l'expose à de graves violences en cas de retour en Italie ;
- la décision portant assignation à résidence est insuffisamment motivée ;
- la décision portant assignation à résidence est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle n'a jamais tenté de se soustraire à ses obligations.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 octobre 2022, le préfet de la Haute-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de Genève ;
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Couégnat, première conseillère, pour statuer en tant que magistrate désignée en application du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 10 octobre 2022 :
- le rapport de Mme Couégnat, magistrate désignée,
- les observations de Me Moulin, représentant Mme D, qui reprend les conclusions et les moyens développés dans ses écritures,
- et les observations de Mme D, assistée de Mme E, interprète en langue anglaise.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, née le 17 avril 1998, de nationalité nigériane, est entrée irrégulièrement sur le territoire français le 4 juin 2022 selon ses déclarations et s'est présentée le 24 août 2022 à la plate-forme d'accueil des demandeurs d'asile. Par un arrêté du 10 octobre 2022, le préfet de la Haute-Garonne a décidé de remettre Mme D aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile. Par un second arrêté du 10 octobre 2022, le préfet de la Haute-Garonne a assigné à résidence Mme D pour une durée maximale de 45 jours. Par la présente requête, Mme D demande l'annulation de ces deux arrêtés.
Sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ". En l'espèce, en raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre, à titre provisoire, Mme D au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté de transfert aux autorités italiennes :
3. Aux termes de l'article L. 571-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'autorité administrative estime que l'examen d'une demande d'asile relève de la compétence d'un autre Etat qu'elle entend requérir, en application du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, il est procédé à l'enregistrement de la demande selon les modalités prévues au chapitre I du titre II. / Une attestation de demande d'asile est délivrée au demandeur selon les modalités prévues à l'article L. 521-7. Elle mentionne la procédure dont il fait l'objet. Elle est renouvelable durant la procédure de détermination de l'Etat responsable et, le cas échéant, jusqu'à son transfert effectif à destination de cet Etat. / Le présent article ne fait pas obstacle au droit souverain de l'Etat d'accorder l'asile à toute personne dont l'examen de la demande relève de la compétence d'un autre Etat. ". Aux termes de l'article L. 572-1 du même code : " Sous réserve du troisième alinéa de l'article L. 571-1, l'étranger dont l'examen de la demande d'asile relève de la responsabilité d'un autre Etat peut faire l'objet d'un transfert vers l'Etat responsable de cet examen. / Toute décision de transfert fait l'objet d'une décision écrite motivée prise par l'autorité administrative. () ". Pour l'application de ces dispositions, est suffisamment motivée une décision de transfert qui mentionne le règlement du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 et comprend l'indication des éléments de fait sur lesquels l'autorité administrative se fonde pour estimer que l'examen de la demande présentée devant elle relève de la responsabilité d'un autre Etat membre, une telle motivation permettant d'identifier le critère du règlement communautaire dont il est fait application. S'agissant d'un étranger ayant, dans les conditions posées par le règlement, présenté une demande d'asile dans un autre Etat membre et devant, en conséquence, faire l'objet d'une reprise en charge par cet Etat, doit être regardée comme suffisamment motivée la décision de transfert à fin de reprise en charge qui, après avoir visé le règlement, relève que le demandeur a antérieurement présenté une demande dans l'Etat en cause, une telle motivation faisant apparaître qu'il est fait application du b), c) ou d) du paragraphe 1 de l'article 18 ou du paragraphe 5 de l'article 20 du règlement.
4. L'arrêté contesté vise le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, et notamment ses articles 7-2 et suivants, 18 et 26. Il mentionne les conditions d'entrée en France de Mme D et la procédure suivie pour le dépôt et le traitement de sa demande d'asile. Il mentionne que le relevé de ses empreintes décadactylaires a révélé qu'elle avait introduit une demande similaire en Italie le 7 décembre 2016, que l'Italie s'avérait être l'Etat membre responsable de l'examen de la demande en application de l'article 3.2 du règlement (UE) n°604/2013 et que les autorités italiennes, saisies le 31 août 2022 d'une demande de reprise en charge en application de l'article 18-1-b du règlement (UE) n°604/2013, ont été destinataires le 16 septembre 2022 d'un constat d'accord implicite du 15 septembre 2022 sur la base de l'article 25-2 (reprise en charge) de ce même règlement. L'arrêté comporte ainsi l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Il est donc suffisamment motivé, même s'il ne mentionne pas que Mme D s'est déclarée victime de traite d'être humain.
5. L'article 13 de la convention du conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains signée le 16 mai 2005, qui est relatif au " délai de rétablissement et de réflexion ", détermine les dispositions que chaque Partie doit prévoir dans son droit interne. La requérante ne peut donc utilement se prévaloir de sa méconnaissance à l'appui de son recours dirigé contre une décision individuelle la concernant prise par le préfet de Haute-Garonne.
6. Il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, qui indique que le préfet a considéré que n'étaient pas établies l'impossibilité pour la requérante d'accéder à des soins adaptés en Italie ni la circonstance que les autorités italiennes seraient dans l'incapacité d'assurer sa protection ou l'exposeraient à un risque personnel constituant une atteinte grave au droit d'asile, ni des écritures en défense du préfet qui établissent que ses services ont eu connaissance le 10 octobre 2022 de l'attestation établie par l'association qui a pris en charge la requérante depuis septembre 2022, que la prise de la décision de remise aux autorités italiennes responsables de l'examen de sa demande d'asile n'aurait pas été précédée d'un examen réel et complet de sa situation.
7. Aux termes de l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Aux termes de l'article 33 de la convention de Genève : " Aucun des Etats contractants n'expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. ". Aux termes de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 : " () Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'Etat membre procédant à la détermination de l'Etat membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre Etat membre peut être désigné comme responsable. Lorsqu'il est impossible de transférer le demandeur en vertu du présent paragraphe vers un État membre désigné sur la base des critères énoncés au chapitre III ou vers le premier État membre auprès duquel la demande a été introduite, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable devient l'État membre responsable. () ". Aux termes de l'article L. 572-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La procédure de transfert vers l'Etat responsable de l'examen de la demande d'asile ne peut être engagée dans le cas de défaillances systémiques dans l'Etat considéré mentionné au 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013. ". Aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement () ".
8. Mme D soutient qu'elle a été amenée en Europe par un réseau de traite d'être humain, contrainte de se prostituer en Italie, qu'elle a finalement réussi à fuir pour venir en France et craint d'être exposée à des violences en cas de retour en Italie. Toutefois, d'une part les éléments à caractère général invoqués par la requérante quant à la situation de l'Italie ne permettent pas de considérer que les autorités italiennes ne seraient pas en mesure de traiter sa demande d'asile dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile. D'autre part, l'attestation établie le 5 octobre 2022 par l'association du mouvement du Nid dans l'Hérault, qui relate de manière succincte son parcours en Italie et sa prise en charge depuis septembre 2022 en France, évoquant des troubles de stress post-traumatique, ne suffit pas à établir la réalité des risques allégués en cas de transfert en Italie, risques dont la requérante n'avait d'ailleurs pas fait état lors de son entretien individuel du 26 août 2022. En outre, si ses déclarations à l'audience ne paraissent pas dénuées de crédibilité s'agissant de son parcours de prostitution, elles ne permettent pas de considérer qu'elle se retrouverait en danger sur le territoire italien et, même si elle a pu bénéficier de l'appui d'une association en France, rien ne permet non plus d'estimer qu'elle ne serait pas prise en charge en Italie dans le respect des garanties attachées au droit d'asile. Dans ces conditions les moyens invoqués tirés de l'erreur manifeste d'appréciation dont serait entachée la décision du préfet au regard de l'article 17 du règlement 604/2013 et de la méconnaissance des articles 33 de la convention de Genève, 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et 3 du règlement 604/2013 ne peuvent qu'être écartés.
En ce qui concerne la décision portant assignation à résidence pour une durée de 45 jours :
9. La décision en litige vise l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que le transfert de l'intéressée pour l'Italie demeure une perspective raisonnable mais qui ne peut être exécutée immédiatement. Contrairement à ce que soutient la requérante, la décision comporte ainsi les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Elle est, par suite, suffisamment motivée.
10. Aux termes de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () L'étranger faisant l'objet d'une décision de transfert peut également être assigné à résidence en application du présent article, même s'il n'était pas assigné à résidence lorsque la décision de transfert lui a été notifiée. () ". L'assignation à résidence prévue par ces dispositions constitue une mesure alternative au placement en rétention, dès lors qu'une mesure d'éloignement demeure une perspective raisonnable et que l'étranger présente des garanties de représentation effectives propres à prévenir le risque qu'il se soustraie à celle-ci. Il ressort des pièces du dossier que Mme D entre dans le cas prévu par ces dispositions qui permettaient à l'autorité administrative de prononcer son assignation à résidence en vue d'une remise aux autorités italiennes. La circonstance que Mme D se soit présentée à chaque rendez-vous ne permet pas d'établir qu'en l'assignant à résidence le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
11. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des arrêtés du préfet de Haute-Garonne du 10 octobre 2022 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Le présent jugement qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet d'admettre la requérante en procédure normale ou de réexaminer sa situation doivent, en tout état de cause, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Etat, qui n'a pas la qualité de partie perdante, verse à l'avocate de Mme B la somme qu'elle réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
DECIDE :
Article 1er : Mme D est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A D, au préfet de la Haute-Garonne et à Me Moulin.
Rendu public par mise à disposition au greffe du tribunal le 19 octobre 202La magistrate désignée,
M. CLa greffière,
C. Touzet La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Garonne en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 19 octobre 202La greffière,
C. Touzet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026