mercredi 19 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2205391 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | PROCEDURES 96 H H / 48 H |
| Avocat requérant | JACQUINET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 14 et 18 octobre 2022, M. B D, représenté par Me Jacquinet, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 15 octobre 2022 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai assorti d'une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat en application de l'article L. 761-1 du code de justice et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 la somme de 1 000 euros à verser à son conseil.
Il soutient que :
Sur l'arrêté :
- l'auteur des décisions contestées n'avait pas compétence pour édicter ces mesures ;
Sur l'obligation de quitter le territoire :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa vie privée et familiale ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- le préfet s'est fondé à tort sur les dispositions des 4° et 5° de l'article L611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire :
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant aux circonstances humanitaires ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant à la durée de cette interdiction ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle porte une atteinte disproportionnée à son droit de libre circulation.
Par un mémoire en défense enregistré le 18 octobre 2022, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Teuly-Desportes, première conseillère, pour statuer notamment sur les recours relevant de la procédure aux articles L. 614-4 à L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme G, les parties étant informées de ce que le jugement est susceptible d'être fondé sur une substitution de base légale, prononcée d'office, les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étant substituées aux 4° et 5° de ce même article ;
- les observations de Me Jacquinet, qui, pour M. D, persiste dans les précédentes conclusions de la requête par les mêmes moyens et soutient que l'obligation de quitter le territoire méconnaît les dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les stipulations du 2° de l'article 6 de l'accord franco-algérien et que la décision lui refusant un délai de départ volontaire est illégale car il ne présente pas de risque de fuite ;
- et les observations de M. D, assisté de M. A C, interprète en langue arabe.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, ressortissant algérien, né en 1991, a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, le 1er août 2021. Il a été interpellé le 14 octobre 2022 à Perpignan (Pyrénées-Orientales), placé en retenue administrative et n'a pu justifier d'une entrée régulière. Par un arrêté du 15 octobre 2022, le préfet Pyrénées-Orientales a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français sans délai assorti d'une interdiction de retour sur le territoire d'une durée d'un an. M. D conteste ces décisions.
Sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ". Il y a lieu, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. D, de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'obligation de quitter le territoire français, à la décision fixant le pays de renvoi et à l'interdiction de retour :
3. Par un arrêté du 23 août 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet des Pyrénées-Orientales a donné délégation à M. F E, sous-préfet de Céret, pour signer, lors des permanences qu'il assure, les décisions d'éloignement des étrangers. Par suite, et dès lors qu'il assurait, le samedi 15 octobre, une permanence, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté contesté manque en fait et ne peut, en tout état de cause, qu'être écarté.
En ce qui concerne les moyens relatifs à l'obligation de quitter le territoire français :
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; (). 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° ; 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; "
5. Lorsqu'il constate que la décision contestée devant lui aurait pu être prise, en vertu du même pouvoir d'appréciation, sur le fondement d'un autre texte que celui dont la méconnaissance est invoquée, le juge de l'excès de pouvoir peut substituer ce fondement à celui qui a servi de base légale à la décision attaquée, sous réserve que l'intéressé ait disposé des garanties dont est assortie l'application du texte sur le fondement duquel la décision aurait dû être prononcée. Une telle substitution relevant de l'office du juge, celui-ci peut y procéder de sa propre initiative, au vu des pièces du dossier, mais sous réserve, dans ce cas, d'avoir au préalable mis les parties à même de présenter des observations sur ce point.
6. Il ne ressort pas des pièces du dossier que M. D serait entré sur le territoire depuis moins de trois mois. Le requérant n'entrait donc pas, à la date de la décision attaquée, dans le champ d'application du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lequel concerne les seuls étrangers présents régulièrement sur le territoire français depuis moins de trois moisIl n'entrait pas non plus dans le 4° de l'article L. 611-1 dans la mesure où le rejet de sa demande d'asile qui a été opposé le 26 janvier 2021, et notifié le 4 février 2021, était le fondement de la précédente mesure d'éloignement prononcée le 1er août 2021. Pour autant, il ressort des pièces du dossier et il n'est pas contesté que le requérant est entré irrégulièrement sur le territoire. Le requérant entrait donc dans le champ d'application des dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile citées au point précédent et pouvait u légalement faire l'objet d'une mesure d'éloignement.
7. Par suite, l'obligation de quitter le territoire français prononcée à l'encontre du requérant peut trouver son fondement légal dans les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui peuvent être substituées à celles du 4 et 5° du même article mentionné dans l'arrêté contesté. Cette substitution de base légale, dont les parties ont été informées au début de l'audience, n'a pour effet de priver l'intéressé d'aucune garantie et l'administration disposait du même pouvoir d'appréciation pour appliquer l'une ou l'autre de ces dispositions. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'erreur de droit qu'aurait commise le préfet dans l'application des dispositions précitées du 4° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit, dans ces conditions, être écarté.
8. En deuxième lieu, aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. M. D fait valoir qu'il réside en France depuis de nombreuses années sans produire des pièces de nature à l'établir. En outre, une première mesure d'éloignement a été prise à son encontre le 1er août 2021, à la suite du rejet de sa demande d'asile. Par ailleurs, les pièces produites ne démontrent aucune intégration économique et sociale particulière. En outre, s'il s'est marié, le 23 mars 2021, à une ressortissante française, le mariage est relativement récent et ne l'a pas conduit à solliciter un titre de séjour, le requérant ayant notamment renoncé à se rendre à un entretien qu'il avait sollicité en avril 2022 avec les services de la préfecture. Dans ces conditions, compte tenu notamment des conditions de séjour en France de l'intéressé, la décision contestée ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but en vue duquel elle a été prise. Pour les mêmes motifs, elle n'est entachée d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
10. En troisième lieu, le moyen tiré de l'erreur de droit, sans autre précision, n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier la portée et le bien-fondé.
11. En quatrième lieu, les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux différents titres de séjour qui peuvent être délivrés aux étrangers en général et aux conditions de leur délivrance s'appliquent, ainsi que le rappelle l'article L. 111-2 du même code, dans sa rédaction alors en vigueur, " sous réserve des conventions internationales ". En ce qui concerne les ressortissants algériens, les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 régissent d'une manière complète les conditions dans lesquelles ils peuvent être admis à séjourner en France et y exercer une activité professionnelle, les règles concernant la nature des titres de séjour qui peuvent leur être délivrés, ainsi que les conditions dans lesquelles leurs conjoints et leurs enfants mineurs peuvent s'installer en France. Par suite, M. D ne peut se prévaloir utilement des dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui prévoient la délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an à l'étranger marié avec un ressortissant français, lorsque certaines conditions sont réunies.
12. En dernier lieu, en l'absence d'entrée régulière sur le territoire, le requérant n'est pas fondé à invoquer le 2° de l'article 6 franco-algérien et à soutenir qu'un titre de séjour devrait lui être accordé de plein droit sur le fondement de ces stipulations.
En ce qui concerne la décision refusant un délai de départ volontaire :
13. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () ;/ 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () ".
14. Compte tenu de ce qui a été dit aux points 4 à 6, et dès lors qu'il n'est pas contesté qu'il est entré irrégulièrement sur le territoire, le risque de fuite est établi. Dans ces conditions, et en admettant que le moyen soit assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier la portée et le bien-fondé, l'erreur dans l'appréciation du risque de fuite doit être écartée.
En ce qui concerne les moyens à la décision fixant le pays de renvoi :
15. En admettant que le requérant puisse utilement invoquer les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'appui de cette décision, il n'est, en tout état de cause, nullement fondé à le faire pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être exposés au point 7.
En ce qui concerne les moyens relatifs à l'interdiction de retour :
16. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. (). "
17. Pour les mêmes motifs que ceux exposés ci-dessus, M. D, qui ne se prévaut d'aucune circonstance humanitaire, n'est pas fondé à soutenir que la décision édictant une interdiction de retour sur le territoire français serait entachée d'une erreur d'appréciation sur ce point.
18. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, l'interdiction ainsi prononcée ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
19. Le préfet des Pyrénées-Orientales, en assortissant la mesure d'éloignement d'une interdiction de retour, ne peut être regardé comme ayant porté une atteinte disproportionnée au principe de libre circulation invoqué.
20. Pour autant, s'agissant de la durée retenue par l'autorité préfectorale, si le séjour stable sur le territoire français allégué depuis 2013 n'est pas établi et si M. D n'a pas déféré à une précédente mesure d'éloignement prononcée le 1er août 2021, le seul signalement de l'intéressé, dans le fichier automatisé des empreintes digitales (FAED) pour des faits de blanchiment d'argent, d'importation en contrebande de marchandise lourdement taxée, de conduite sans permis et sans assurance, faits commis entre 2015 et 2021, ne saurait, à lui seul, caractériser des troubles à l'ordre public. En outre, M. D est marié à une ressortissante française et a d'autres attaches familiales en France, notamment deux oncles et un cousin, lequel était présent à l'audience. Dans ces conditions, le préfet des Pyrénées-Orientales, en fixant à un an la durée de cette interdiction, a entaché sa décision d'une disproportion.
21. Il résulte de tout de ce qui précède que M. D est seulement fondé à demander l'annulation de l'interdiction de retour sur le territoire.
Sur les frais liés au litige :
22. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat une quelconque somme au titre des frais exposés par le requérant et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : M. D est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : L'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à l'encontre de M. D est annulée.
Article 3 : Il est rappelé à M. D qu'il fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B D et au préfet des Pyrénées-Orientales.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2022.
La magistrate désignée,
D. GLe greffier,
D. Martinier
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 19 octobre 2022.
Le greffier,
D. Martinier
N°2205391
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026