LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2205562

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2205562

jeudi 22 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2205562
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantBAUTES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 octobre 2022, M. B C, représenté par Me Bautes, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 23 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande de titre de séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans le délai de quinze jours suivant la notification de la décision, au besoin sous astreinte, ou, à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de l'Hérault de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

En ce qui concerne le refus de titre de séjour :

- la décision est entachée d'un vice d'incompétence dès lors qu'il n'est pas établi que le signataire de l'arrêté serait bénéficiaire d'une délégation de signature régulière ;

- elle est insuffisamment motivée en fait et en droit et ne procède pas d'un examen réel et sérieux de sa situation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle porte une atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale disproportionnée aux buts poursuivis, en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation s'agissant de son insertion professionnelle et méconnaît l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- cette décision est illégale par voie d'exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;

- elle porte une atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale disproportionnée aux buts poursuivis, en violation des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire, enregistré le 23 novembre 2022, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 en matière de séjour et d'emploi ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Rigaud, présidente,

- et les observations de Me Misslin, représentant M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. B C, ressortissant marocain né le 29 janvier 2000, a sollicité, le 23 août 2022, son admission au séjour au titre de sa vie privée et familiale ou en qualité de salarié. Cette demande a fait l'objet d'un arrêté du 23 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a rejeté sa demande de titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours. M. C demande l'annulation de cet arrêté préfectoral.

En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :

2. En premier lieu, la décision contestée est signée, pour le préfet de l'Hérault et par délégation, par M. Frédéric Poisot, secrétaire général de la préfecture. Par un arrêté n° 2022-09-DRCL-0357 du 14 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 126 du 14 septembre 2022, le préfet de l'Hérault a donné délégation à M. A à l'effet de signer tous actes, arrêtés, décisions et circulaires relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Hérault, et notamment tous les actes administratifs relatifs au séjour et à la police des étrangers. Compte tenu de sa précision, cette délégation n'est pas d'une portée trop générale. Le moyen tiré du vice d'incompétence de l'auteur de l'acte doit donc être écarté.

3. En deuxième lieu, l'arrêté en litige vise les textes dont il fait application, notamment, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 en matière de séjour et d'emploi, et les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il vise également les faits qui en constituent le fondement, à savoir le motif de la demande présentée par M. C, les circonstances de l'entrée et du séjour de l'intéressé en France, l'avis défavorable émis le 15 septembre 2022 de la plateforme de la main d'œuvre étrangère et les motifs qui fondent cet avis, ainsi que la situation personnelle et familiale du requérant. Par suite, et dès lors que le préfet n'était pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments de fait caractérisant la situation de M. C, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté en litige doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne résulte ni de la motivation de l'arrêté attaqué ni d'aucune autre pièce du dossier que le préfet ne se serait pas livré à un examen réel et sérieux de la situation de M. C. Le moyen soulevé à ce titre doit donc être écarté.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du royaume du Maroc en matière de séjour et d'emploi du 9 octobre 1987 : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent accord, reçoivent après le contrôle médical d'usage et sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention ''salarié'' éventuellement assortie de restrictions géographiques ou professionnelles. / Après trois ans de séjour continu en France, les ressortissants marocains visés à l'alinéa précédent pourront obtenir un titre de séjour de dix ans. Il est statué sur leur demande en tenant compte des conditions d'exercice de leurs activités professionnelles et de leurs moyens d'existence. Les dispositions du deuxième alinéa de l'article 1er sont applicables pour le renouvellement du titre de séjour après dix ans. ". Aux termes de l'article 9 du même accord : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'accord ". Aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1. ".

6. En l'espèce, d'une part, pour rejeter la demande de titre de séjour en qualité de salarié de M. C, le préfet s'est fondé sur le motif tiré de ce que l'intéressé était dépourvu du visa de long séjour exigé par l'article 9 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Si M. C soutient qu'étant entré en France en 2017, il n'était pas tenu de justifier de la détention d'un visa de long séjour, il demeure constant que la détention d'un tel visa est opposable à une demande de titre en qualité de salarié en application de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le préfet était fondé, en application des dispositions précitées au point 6, à refuser pour ce motif la demande de titre de séjour en qualité de salarié de M. C.

7. D'autre part, pour rejeter la demande de M. C, le préfet de l'Hérault s'est également fondé sur le fait que l'intéressé a produit à l'appui de sa demande une promesse d'embauche en tant qu'ouvrier d'exécution au sein de la société " Full Habitat " sise à Montpellier et que la plateforme de main d'œuvre étrangère a émis, le 15 septembre 2022, un avis défavorable quant à la demande d'autorisation de travail de l'intéressé en raison du niveau de rémunération inférieur au SMIC en vigueur. Le préfet doit ainsi être regardé comme ayant opposé à la demande de M. C l'absence de détention préalable, à l'appui de sa demande, d'une autorisation de travail, nécessaire à l'exercice d'une activité salariée. Il ressort cependant des pièces du dossier que la société Full Habitat, employeur de M. C, a présenté une demande d'autorisation de travail auprès des services de la main d'œuvre étrangère, sur la base d'un emploi à temps complet rémunéré à un taux horaire supérieur au SMIC applicable au mois de juin 2022 et supérieur à celui applicable à compter du 1er août 2022. Le préfet n'était donc pas fondé à opposer à la demande de M. C l'absence d'autorisation de travail pour ce motif entaché d'une erreur de fait. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le préfet de l'Hérault aurait pris la même décision s'il ne s'était fondé que sur le motif tiré de l'absence de détention d'un visa de long séjour exposé au point précédent.

8. Enfin, s'il ressort des pièces du dossier que M. C a occupé un emploi de janvier à mars 2021 puis d'avril à août 2021 et enfin depuis le 15 août 2021, en tant que carreleur, ces circonstances ne sont pas suffisantes pour justifier son admission exceptionnelle au séjour par le travail. Ainsi, le préfet, qui a examiné l'opportunité de faire usage de son pouvoir de régularisation, n'a pas commis d'erreur de droit ni d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer sur ce fondement un titre de séjour " salarié " à titre exceptionnel.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. " Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Pour l'application de ces stipulations et dispositions, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

10. M. C se prévaut de sa présence en France depuis 2017, date à laquelle il était encore mineur, de la circonstance que son père est décédé le 16 août 2020, de la présence en France de sa mère, de ses frères et sœurs, de ses tantes et de son grand-père. Il précise résider chez sa sœur, titulaire d'un titre de séjour, et soutient que sa mère a besoin de sa famille pour subsister en France. Il se prévaut également de son insertion professionnelle en France, ayant occupé un emploi de janvier à mars 2021 puis d'avril à août 2021 et enfin depuis le 15 août 2021, en tant que carreleur. Toutefois, d'une part, il n'est pas contesté que la mère du requérant est en situation irrégulière en France, et le requérant ne justifie pas la réalité de ses liens familiaux avec les personnes qu'il allègue être ses tantes. D'autre part, M. C n'établit pas ne plus disposer d'attaches privées ou familiales au Maroc. Enfin, l'insertion professionnelle dont se prévaut le requérant, depuis le mois de mars 2021, et la durée de son séjour en France depuis 2017, demeurent insuffisantes pour considérer que la décision portant refus de séjour porterait une atteinte disproportionnée au droit de M. C à mener une vie privée et familiale en France. Eu égard aux conditions du séjour de M. C sur le territoire français, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

11. En premier lieu, la décision portant refus de titre de séjour n'étant pas entachée d'illégalité, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écartée.

12. En second lieu, compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 doivent également être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C, au préfet de l'Hérault et à Me Bautes.

Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Lison Rigaud, présidente,

Mme Sophie Crampe, première conseillère,

M. François Goursaud, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 décembre 202La présidente-rapporteure,

L. Rigaud

L'assesseure la plus ancienne,

S. CrampeLa greffière

A. Junon

La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 22 décembre 2022.

La greffière,

A. Junon

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026