jeudi 10 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2205786 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | EYMARD SABLIER ASSOCIES AARPI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 7 novembre 2022, et des pièces complémentaires enregistrées le 9 novembre 2022, la société civile immobilière (SCI) Salaison Castelnau-le-Lez, représentée par Me Eymard, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, et au besoin sous astreinte, toutes mesures utiles de nature à permettre la réalisation par Montpellier Méditerranée Métropole des travaux nécessaires au raccordement de l'immeuble en cours de construction situé rue de la Salaison à Castelnau-le-Lez au réseau d'assainissement collectif permettant la livraison du programme au mois de décembre 2022 au plus tard, en enjoignant notamment à Montpellier Méditerranée Métropole de signer et notifier le bon de commande de la société Sade ;
2°) de mettre à la charge de Montpellier Méditerranée Métropole la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
3°) de condamner Montpellier Méditerranée Métropole aux entiers dépens.
Elle soutient que :
- la juridiction administrative est compétente dès lors que le présent litige se rapporte au refus de Montpellier Méditerranée Métropole de réaliser des travaux de raccordement aux réseaux publics, qui présentent le caractère de travaux publics ;
- le rejet du référé conservatoire exercé par elle, par ordonnance du 18 octobre 2022 et la persistance de Montpellier Méditerranée Métropole à ne pas engager les travaux nécessaires au raccordement de l'immeuble constituent un changement dans les circonstances de droit et de fait justifiant la nouvelle saisine du juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ;
Sur la condition d'urgence :
- il y a urgence à ce que Montpellier Méditerranée Métropole procède aux travaux d'extension du réseau collectif d'assainissement dès lors que son programme immobilier, réalisé dans le cadre d'une vente en l'état futur d'achèvement, doit être livré le 31 décembre 2022, et que pour ce faire, la réalisation matérielle des travaux, qui est de l'ordre de deux mois et demi, doit débuter au plus tard le 17 octobre 2022, à défaut de quoi elle ne pourra pas respecter les délais de livraison annoncés et les acquéreurs ne pourront pas emménager dans l'immeuble avec leurs familles ;
- en outre, un certain nombre d'appartements ont été acquis pour être loués sous le régime de la loi Pinel ;
Sur l'atteinte grave et manifestement illégale :
- le refus de Montpellier Méditerranée Métropole de procéder à l'extension du réseau d'assainissement collectif constitue une violation grave et manifestement illégale de ses obligations dès lors qu'elle s'était engagée au titre du permis de construire à réaliser à ce raccordement ;
- Montpellier Méditerranée Métropole ne peut pas retarder la réalisation des travaux d'extension du réseau d'assainissement collectif dans l'impasse desservant le projet, dans l'attente de l'issue de la procédure en revendication engagée par les consorts A ; le tribunal judiciaire de Montpellier a confirmé, par jugement du 19 juillet 2022, que la voie en cause appartient à Montpellier Méditerranée Métropole ;
- le refus de Montpellier Méditerranée Métropole de procéder à l'extension du réseau d'assainissement collectif constitue une violation de son droit de propriété et de celui des acquéreurs en état futur d'achèvement, de sa liberté d'accès à la voie publique, et de sa liberté d'entreprendre qui sont des libertés fondamentales au titre des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ;
Sur la mesure sollicitée :
- l'injonction à Montpellier Méditerranée Métropole de procéder aux travaux d'extension des réseaux tel qu'envisagés dans le compte rendu établi par la société Inframed en date du 27 septembre 2022, en signant notamment le bon de commande de la société Sade est la seule possibilité permettant à la SCI Salaison de bénéficier du raccordement promis.
Par un mémoire, enregistré le 9 novembre 2022, Montpellier Méditerranée Métropole, représentée par la SELARL ACOCE, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la SCI Salaison Castelnau-le-Lez au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- il a été interjeté appel du jugement rendu par le tribunal judiciaire de Montpellier du 19 juillet 2022 ;
- l'ordonnance rendue par le juge des référés du tribunal administratif de Montpellier sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative le 14 octobre 2022 revêt l'autorité de la chose jugée s'agissant de l'appréciation de la condition d'urgence dès lors que la présente requête ne justifie pas d'un changement de circonstances qui permettrait de porter une appréciation différente sur cette condition ;
- la présente requête devra donc être rejetée tant en raison de l'autorité de la chose jugée qui s'attache à l'ordonnance rendue le 14 octobre 2022 qu'en raison du défaut d'urgence ;
- la seule perte de rentabilité sur un projet immobilier ne peut s'analyser comme une atteinte portée à une liberté fondamentale ;
- ce risque financier peut, le cas échéant, faire l'objet d'une indemnisation ;
- contrairement à ce que soutient la requérante, l'absence de réalisation du raccordement au réseau d'assainissement par l'impasse partant de la rue de Salaison n'est pas de nature à empêcher la réalisation du projet immobilier ; le permis de construire délivré à la SCI Salaison Castelnau-le-Lez lui impose un raccordement au réseau par l'autre voie d'accès au projet situé chemin du Pioch-Pelat ;
- le risque financier invoqué par la société requérante n'est pas établi, notamment au regard du dispositif de la loi Pinel ; à supposer que les acquisitions en cause aient été réalisées pour bénéficier de réductions d'impôts, elles nécessiteraient une livraison en février 2023 et la date butoir du 31 décembre 2022 invoquée par la société requérante ne concerne qu'un seul appartement, à condition que son acquéreur ait effectivement l'intention de le louer dans le cadre du dispositif Pinel ; les acquéreurs concernés pourront, en tout état de cause, bénéficier d'un délai de 30 mois en raison de l'intervention de l'arrêté de la Cour d'appel de Montpellier ayant interdit l'accès des engins de chantier par le chemin partant de la rue de Salaison ainsi que par les actions de blocage des riverains antérieurement à cette décision de justice ;
- le retard que la société requérante impute à la non-réalisation du raccordement au réseau d'assainissement sollicité n'est pas susceptible d'entraîner un refus de bénéfice du dispositif de la loi Pinel aux acquéreurs et ne causera pas de préjudice financier à ce titre au promoteur ;
- la société requérante ne peut se prévaloir d'aucun droit au raccordement passant par la voie partant de la rue de Salaison ; c'est au regard des divers intérêts en présence, que la collectivité a sollicité un avis complémentaire de l'Office national des forêts (ONF) afin de s'assurer que les travaux de passage de réseaux ne représenteraient pas un risque trop important pour la préservation d'un arbre remarquable situé à proximité ; elle demeure dans l'attente du rapport de l'ONF avant de procéder au raccordement sollicité au réseau d'assainissement.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Montpellier a désigné Mme Rigaud, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 9 novembre 2022 à 15 heures 30, au cours de laquelle ont été entendus :
- le rapport de Mme Rigaud, juge des référés ;
- les observations de Me Eymard, représentant la SCI Salaison Castelnau-le-Lez, qui développe et reprend les moyens invoqués dans la requête, et insiste sur le fait que la métropole s'est engagée à réaliser le raccordement au réseau public d'assainissement par la rue de Salaison, seul raccordement possible, comme cela résulte notamment du permis modificatif n° 1 délivré le 9 mars 2016, précise que l'urgence se justifie par les préjudices causés aux 32 familles qui se sont portées acquéreuses de logements à construire, que ce n'est qu'à l'occasion de la présente instance que les raisons dictant le refus de raccordement sont connues, qu'à ce titre, aucune atteinte n'est portée à l'arbre remarquable implanté sur un terrain privé, le dispositif de raccordement en surface n'impactant pas les racines de l'arbre situées sous la voie publique, et que l'arrêt rendu par la Cour d'appel de Montpellier le 21 décembre 2021 fait l'objet d'un pourvoi en cassation ;
- et celles de Me Bezaud, représentant Montpellier Méditerranée Métropole, qui reprend et développe ses écritures en défense, et précise qu'aucun changement des circonstances de fait ne justifie l'intervention du juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, que la condition d'urgence n'est pas remplie au sens des dispositions de cet article, et que la collectivité n'a jamais opposé un refus de réaliser le raccordement au réseau public d'assainissement mais acte un retard à réaliser ces travaux, compte tenu de la saisine de l'ONF pour avis concernant les risques éventuels sur le maintien de l'arbre remarquable.
Après avoir prononcé, à l'issue de l'audience, la clôture de l'instruction.
Considérant ce qui suit :
Sur l'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ". Aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 dudit code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire. ".
2. La société Salaison Castelnau-le-Lez, propriétaire de deux parcelles cadastrées section AW n° 310 et n° 311 situées sur la commune de Castelnau-le-Lez, a obtenu un permis de construire valant division le 19 décembre 2014 délivré par le maire de Castelnau-le-Lez ainsi que deux permis modificatifs en date des 9 mars 2016 et 1er février 2017. Ces permis de construire mettaient à la charge du pétitionnaire tous les raccordements et extensions de réseaux à réaliser dans l'impasse donnant accès au projet. La question de la propriété de cette impasse étant aujourd'hui contestée devant le juge judiciaire, la société requérante soutient que Montpellier Méditerranée Métropole n'a pas engagé les travaux de raccordement au réseau public d'assainissement alors que ceux-ci sont nécessaires à la livraison du programme immobilier le 31 décembre 2022. Par la présente requête en référé, la société Salaison Castelnau-le-Lez demande, sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner, au besoin sous astreinte, toutes mesures utiles de nature à permettre la réalisation par Montpellier Méditerranée Métropole des travaux nécessaires au raccordement de l'immeuble en cours de construction au réseau d'assainissement collectif, dont notamment la signature du bon de commande de la société Sade chargée des travaux de raccordement aux réseaux.
3. La condition d'urgence posée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative précité s'apprécie objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce. La mise en œuvre des pouvoirs particuliers prévus à l'article L. 521-2 est subordonnée à l'existence d'une situation impliquant - sous réserve que les autres conditions fixées à cet article soient remplies - qu'une urgence particulière rende nécessaire l'intervention dans les quarante-huit heures d'une mesure destinée à la sauvegarde d'une liberté fondamentale.
4. Si les ordonnances par lesquelles le juge des référés fait usage de ses pouvoirs de juge de l'urgence sont exécutoires et, en vertu de l'autorité qui s'attache aux décisions de justice, obligatoires, elles sont, compte tenu de leur caractère provisoire, dépourvues de l'autorité de chose jugée. Il en résulte que la circonstance que le juge des référés a rejeté une première demande présentée sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne fait pas obstacle à ce que la même partie saisisse ce juge d'une nouvelle demande ayant le même objet, notamment en soulevant des moyens ou en faisant valoir des éléments nouveaux, alors même qu'ils auraient pu lui être soumis dès sa première saisine. Montpellier Méditerranée Métropole n'est dès lors pas fondée à opposer, en défense, l'autorité de la chose jugée dont n'est pas revêtue l'ordonnance n° 2205296 rendue par le juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative et en application de l'article L. 522-3 du même code.
5. La société requérante soutient que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative est remplie dès lors que le programme immobilier, réalisé dans le cadre d'une vente en l'état futur d'achèvement, devait être livré le 31 décembre 2022 et que l'absence de raccordement au réseau public d'assainissement dans un délai de trois mois empêche la conformité de l'immeuble à la réglementation et l'occupation des locaux par les acquéreurs, ainsi que la possibilité, pour ces derniers, de bénéficier d'un régime d'exonération fiscale pour la location des biens acquis. Si le risque de retard de livraison est avéré par les pièces du dossier, il n'est cependant pas établi que les conséquences financières qui en résulteront vraisemblablement pour la SCI Salaison Castelnau-le-Lez menaceraient à brève échéance son équilibre financier. La circonstance que les délais de livraison des lots du programme " Le Clos des Oliviers " à une trentaine d'acquéreurs soient d'ores-et-déjà dépassés, sans qu'il ne résulte d'ailleurs des pièces du dossier que ces acquisitions aient été conclues dans le cadre d'un régime d'exonération fiscale pour la mise en location des biens, ne caractérise pas non plus une situation d'urgence telle qu'elle nécessite l'intervention du juge des référés dans un délai de quarante-huit heures.
6. Ainsi, l'absence de réalisation des travaux de raccordement d'une durée prévue de deux mois et demi, même si elle ne permet pas une livraison du programme immobilier au mois de décembre 2022, n'est pas de nature à caractériser une situation d'urgence telle qu'elle nécessite l'intervention du juge des référés dans un délai de quarante-huit heures.
7. Il résulte de ce qui précède et sans préjudice de l'examen du caractère manifestement grave et illégal de l'atteinte à une liberté fondamentale, que la société requérante n'établit pas la condition d'urgence particulière requise par les dispositions précitées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Il s'ensuit que les conclusions ci-dessus analysées de la requête de la société Salaison Castelnau-le-Lez doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
8. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de Montpellier Méditerranée Métropole, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme demandée par la société Salaison Castelnau-le-Lez au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.
9. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la SCI Salaison Castelnau-le-Lez la somme demandée par Montpellier Méditerranée Métropole sur le fondement des mêmes dispositions.
Sur les dépens :
10. Il ne résulte pas de l'instruction que la présente instance ait généré de dépens. Les conclusions présentées par la société Salaison Castelnau-le-Lez à ce titre doivent donc être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête en référé présentée par la société Salaison Castelnau-le-Lez est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par Montpellier Méditerranée Métropole sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Salaison Castelnau-le-Lez et à Montpellier Méditerranée Métropole.
Fait à Montpellier, le 10 novembre 2022.
La juge des référés,
L. Rigaud
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 10 novembre 202La greffière
C. Touzet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026