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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2206370

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2206370

jeudi 9 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2206370
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantBAUTES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 décembre 2022, M. G A, représenté par Me Bautes, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, à titre principal, de lui délivrer une carte de séjour temporaire et à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande, dans un délai de 15 jours et au besoin sous astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions :

- la signataire est incompétente faute de disposer d'une délégation régulière, publiée et antérieure à la signature de l'acte ;

En ce qui concerne la décision de refus de séjour :

- la décision est insuffisamment motivée en fait ; il est fait mention d'une date de divorce alors que la procédure est toujours en cours ; le préfet ne fait pas état de la contribution à l'entretien de sa fille ni de son insertion professionnelle ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L.421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; le préfet aurait dû tenir compte de l'importance de son insertion professionnelle et de ses diligences pour trouver un emploi ; il dispose d'une promesse d'embauche et il a transféré en France sa vie privée et familiale ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; entré en France depuis 5 ans, il exerce l'autorité parentale partagée sur sa fille, à l'entretien de laquelle il justifie contribuer ; il a tissé d'importants liens amicaux en France.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales compte tenu de la séparation d'avec sa fille ;

- elle porte atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant en méconnaissance de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 janvier 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 22 novembre 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;

- la convention du 1er août 1995 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal ;

- l'accord du 23 septembre 2006 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relatif à la gestion concertée des flux migratoires ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Crampe, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.

Ont été entendus, au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Crampe, première conseillère,

- et les observations de Me Misslin, représentant M. A.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant sénégalais né le 8 novembre 1991, séjourne en France depuis le 11 septembre 2017. Il est entré régulièrement pour y poursuivre des études en aménagement du territoire et s'est vu délivrer les titres de séjour afférents, renouvelés jusqu'au 11 novembre 2020. Il a sollicité, le 27 juin 2022, son admission au séjour au titre du travail. Il demande au tribunal l'annulation des décisions du 13 juillet 2022 par lesquelles le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour au titre du travail et de sa vie privée et familiale et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions :

2. Par un arrêté n° 2022.03.DRCL.167 du 9 mars 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture spécial n° 39 du 10 mars 2022 et accessible au juge comme aux parties, le préfet de l'Hérault a accordé à Mme H D, nommée sous-préfète chargée de mission secrétaire générale adjointe auprès du préfet de l'Hérault par décret du 20 octobre 2020, une délégation à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de M. Thierry Laurent, secrétaire général de la préfecture, " tous actes, décisions, conventions, correspondances et documents dans les limites de l'arrondissement chef-lieu ". Dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. F n'était pas absent ou empêché à la date du 13 juillet 2022, Mme D était donc compétente pour signer l'arrêté en litige.

En ce qui concerne la décision de refus de séjour :

3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ". Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; () ". Aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. / Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ".

4. Pour refuser l'admission au séjour de M. A et assortir ce refus d'une obligation de quitter le territoire français, le préfet de l'Hérault, qui n'est pas tenu de rappeler l'ensemble des circonstances de fait mais uniquement les motifs qui constituent le fondement de sa décision conformément aux dispositions sus rappelées, a visé les textes applicables et fait mention des éléments de sa situation qui en constituaient la motivation. Il a ainsi relaté les conditions d'entrée sur le territoire de M. A, la situation familiale de l'intéressé, les éléments présentés à l'appui de la demande de titre de séjour relatif au travail et la circonstance qu'il n'était pas tenu de statuer sur la demande d'autorisation de travail compte tenu du séjour devenu irrégulier, ainsi que les raisons pour lesquelles il refusait le titre de séjour demandé, considérait que l'intégration de M. A n'était pas avérée, que le centre des intérêt privés et familiaux ne se trouvait pas en France et que la situation de l'intéressé ne justifiait pas l'admission exceptionnelle au séjour. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.

5. En deuxième lieu, si M. A soutient que le préfet a mentionné un divorce alors que la procédure était seulement en cours, il ressort des pièces du dossier l'acceptation par ses soins du principe de la rupture du mariage, insusceptible de rétractation, le 27 juin 2022, ce qui ne saurait faire regarder le raccourci de langage emprunté par le préfet comme susceptible d'avoir exercé une influence sur le sens de sa décision.

6. En troisième lieu, les stipulations de la convention du 1er août 1995 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal relative à la circulation et au séjour des personnes ainsi que celles de l'accord du 23 septembre 2006 relatif à la gestion concertée des flux migratoires, telles que modifiées par un avenant signé le 25 février 2008, s'appliquent aux ressortissants sénégalais. Aux termes de l'article 13 de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Sénégal sur la circulation et le séjour des personnes du 1er août 1995 : " Les dispositions du présent accord ne font pas obstacle à l'application de la législation respective des deux États sur l'entrée et le séjour des étrangers sur tous les points non traités par la convention. ". L'article 5 de la même convention stipule que : " Les ressortissants de chacun des Etats contractants désireux d'exercer sur le territoire de l'autre Etat une activité professionnelle salariée doivent en outre, pour être admis sur le territoire de cet Etat, justifier de la possession : () 2. D'un contrat de travail visé par le Ministère du Travail dans les conditions prévues par la législation de l'Etat d'accueil. ". Enfin, le sous-paragraphe 321 de l'article 3 de l'accord du 23 septembre 2006 entre la France et le Sénégal relatif à la gestion concertée des flux migratoires stipule que : " La carte de séjour temporaire portant la mention "salarié", d'une durée de douze mois renouvelable, ou celle portant la mention "travailleur temporaire" sont délivrées, sans que soit prise en compte la situation de l'emploi, au ressortissant sénégalais titulaire d'un contrat de travail visé par l'Autorité française compétente, pour exercer une activité salariée dans l'un des métiers énumérés à l'annexe IV. ".

7. Aux termes de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. / La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail. () ".

8. Il ressort des pièces du dossier que M. A a présenté une promesse d'embauche émanant de son employeur, auprès duquel il exerçait des fonctions d'agent d'entretien à temps partiel depuis juillet 2020. Toutefois, cette promesse est postérieure à la décision attaquée. Il ne détient pas d'autorisation de travail, et admet que son précédent employeur a refusé d'effectuer les démarches tendant à son obtention. M. A, qui ne peut utilement se prévaloir de l'emploi précédemment exercé, ni de sa vie privée et familiale, ne remplit ainsi pas les conditions pour se voir délivrer une carte de séjour sur le fondement des stipulations et dispositions précitées.

9. En quatrième lieu, d'une part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1 - Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui " ; () ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

10. D'autre part, aux termes de l'article L. 423-23 du même code : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ". Aux termes de l'article L. 435-1 du même code : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ".

11. Il ressort des pièces du dossier que M. A a séjourné auparavant en qualité d'étudiant ce qui ne lui conférait pas vocation à demeurer sur le territoire français et, s'il démontre avoir travaillé depuis juillet 2022 en qualité d'agent d'entretien, c'est à temps partiel et en étant en situation irrégulière. M. A s'est marié le 25 août 2020 avec Mme B, ressortissante sénégalaise titulaire d'une carte de séjour temporaire. Les époux sont en instance de divorce. M. A soutient exercer en commun avec son épouse l'autorité parentale auprès de leur fille C E, née le 7 août 2020. Toutefois, si l'ordonnance d'orientation et de mesures provisoires du 7 décembre 2021 a fixé à 200 euros sa contribution mensuelle aux besoins de l'enfant, il n'établit pas par les pièces qu'il produit s'en acquitter auprès de la mère de l'enfant, et les rares achats pour du matériel de puériculture dont il justifie sont insuffisants à démontrer qu'il pourvoit à l'entretien de sa fille. En outre, le juge du tribunal judiciaire, par jugement du 7 décembre 2021, a réservé les droits de visite et d'hébergement de M. A, au constat que celui-ci est absent de la vie de l'enfant, et que son adresse n'est même pas connue de la mère. Les trois photographies le montrant avec l'enfant, âgée de quelques mois ne sont pas de nature à établir qu'il est présent dans la vie de sa fille comme il l'allègue, alors en outre que Mme B est domiciliée dans le département du Rhône. Enfin, M A ne justifie d'aucune intégration particulière, laquelle ne saurait ressortir des circonstances qu'il a travaillé en France durant son séjour en qualité d'étudiant puis son séjour irrégulier, et que sa fille y est née de deux parents de nationalité sénégalaise.

12. Ainsi, il ne ressort des pièces du dossier ni une atteinte portée par la décision en litige à sa vie privée et familiale, ni que M. A remplirait les conditions pour justifier une admission exceptionnelle au séjour.

13. En cinquième lieu, il ressort de ce qui a été exposé récemment qu'aucun des moyens dirigés par M. A contre la décision de refus de séjour n'a été admis. Par suite le moyen, soulevé par voie d'exception, tiré du défaut de base légale de la décision portant obligation de quitter le territoire français du fait de l'illégalité de la décision de refus de séjour doit être écarté.

14. En sixième lieu, pour les mêmes motifs exposés au point 11, il ne ressort pas des pièces du dossier une atteinte disproportionnée portée par la décision attaquée à la vie privée et familiale de M. A, au sens de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales cité au point 9.

15. En septième lieu, l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 stipule que : " Dans toutes les décisions concernant les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant. Elles sont applicables non seulement aux décisions qui ont pour objet de régler la situation personnelle d'enfants mineurs mais aussi à celles qui ont pour effet d'affecter, de manière suffisamment directe et certaine, leur situation.

16. Pour les mêmes motifs exposés au point 11, le moyen tiré de la méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant doit être écarté.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. A dirigées contre d'annuler l'arrêté du 13 juillet 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination doivent être rejetées. Doivent également être rejetées, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et ses conclusions tendant à la mise à la charge de l'État, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. G A et au préfet de l'Hérault.

Délibéré après l'audience du 26 janvier 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Lison Rigaud, présidente,

Mme Sophie Crampe, première conseillère,

M. François Goursaud, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 février 2023.

La rapporteure,

S. Crampe

La présidente,

L. RigaudLa greffière,

A. Junon

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 9 février 2023.

La greffière,

A. Junon

N°2206370

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