mardi 21 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2206651 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | BAZIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 20 décembre 2022 et 17 janvier 2023, Mme A B, représentée par Me Bazin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 7 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de l'admettre au séjour et a prononcé à son D une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de l'Hérault de lui délivrer une carte de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de condamner l'Etat à verser à son conseil la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la décision portant refus de séjour est entachée d'une insuffisance de motivation et d'un défaut d'examen réel et sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à l'admission exceptionnelle au séjour ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistrés le 16 janvier 2023, le préfet de l'Hérault, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 23 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale des droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les observations de Me Bazin, représentant Mme B.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante albanaise né en 1983, déclare, sans en justifier, être entrée sur le territoire français le 21 juillet 2019, accompagnée de son époux et de leurs trois enfants. Sa demande d'asile ainsi que celle de son époux, déposées le 23 juillet 2019, ont été rejetées par décisions de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides du 24 septembre 2019, confirmées par la Cour nationale du droit d'asile le 28 janvier 2020. Les intéressés ont fait l'objet d'obligations de quitter le territoire français avec interdiction de retour d'une durée de quatre mois le 24 juillet 2020, décisions confirmées par le tribunal administratif de Montpellier et la cour administrative d'appel de Marseille. Entretemps, le 14 novembre 2019, ils ont présenté des demandes de titre de séjour en qualité d'étranger malade et/ou de parent d'enfant malade qui ont été rejetées par arrêtés du préfet de l'Hérault en date du 1er juillet 2020. Si le recours contentieux présenté par M. B contre le refus de séjour qui lui était ainsi opposé a été rejeté, le tribunal administratif de Montpellier a annulé le refus de séjour opposé à Mme B au motif que l'arrêté préfectoral ne se prononçait pas sur sa demande d'admission au séjour en qualité d'étranger malade et a enjoint au préfet de l'Hérault de réexaminer sa situation. En exécution de ce jugement rendu le 20 décembre 2021, le préfet de l'Hérault a, par un arrêté du 7 septembre 2022, à nouveau rejeté la demande de titre de séjour présentée par Mme B et l'a obligée à quitter le territoire dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination. Par la présente requête, Mme B demande l'annulation de cet arrêté.
2. En premier lieu, l'arrêté contesté, qui n'avait pas à détailler tous les éléments relatifs à la situation de Mme B, énonce les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement du refus de titre de séjour et répond, par suite, aux exigences de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Par ailleurs, si l'arrêté ne vise pas la convention internationale des droits de l'enfant, il ressort de ses motifs que le préfet a procédé à un examen approfondi de la situation de la requérante et des conséquences du refus de séjour sur la vie privée et familiale de Mme B, en prenant en considération la présence de ses trois enfants et leur scolarité en France. Par suite, les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen réel et sérieux de la situation de Mme B manquent en fait et doivent être écartés.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. (). ".
4. Il résulte de ces dispositions que lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'intéressé, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans le pays dont l'étranger est originaire et que si ce dernier y a effectivement accès. Toutefois, la partie qui justifie d'un avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) qui lui est favorable doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié et effectivement accessible dans le pays de renvoi.
5. Il ressort des pièces du dossier que, pour refuser de délivrer le titre de séjour sollicité, le préfet de l'Hérault s'est fondé sur l'avis du collège des médecins de l'OFII du 23 août 2022, indiquant que l'état de santé de Mme B nécessite une prise en charge médicale dont le défaut serait de nature à entraîner pour elle des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'elle peut effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, vers lequel elle peut voyager sans risque. Pour remettre en cause cet avis, la requérante produit un courriel d'un laboratoire pharmaceutique albanais indiquant que le médicament L Thyroxine n'est pas commercialisé dans ce pays. Toutefois, ce seul courriel, peu circonstancié, ne permet pas de remettre en cause l'avis du collège des médecins de l'OFII quant à la possibilité d'une prise en charge médicale et du suivi de la pathologie de la requérante en Albanie, d'autant qu'il n'est pas démontré que ce médicament serait seul susceptible de traiter l'affection dont elle est atteinte. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
7. Mme B ne fait état d'aucune circonstance qui s'opposerait à ce que sa cellule familiale, qui est arrivée en France, selon ses déclarations, en 2019, regagne l'Albanie, pays dont tous les membres de sa famille sont des ressortissants, où sont nés ses enfants, âgés de 17, 16 et 13 ans, qui peuvent reprendre leur scolarité dans leur pays d'origine. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ". Par ailleurs, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. Mme B se prévaut, au demeurant sans l'établir, de son entrée sur le territoire français en 2019, accompagnée de son époux et de leurs trois enfants, nés respectivement en 2005, 2006 et en 2009, de ce qu'elle participe à de nombreux ateliers et s'implique activement en tant que bénévole de la paroisse de la cathédrale de Béziers. Toutefois, ainsi qu'il a été dit plus haut, l'intéressée ne fait état d'aucune circonstance qui s'opposerait à ce que sa vie familiale se poursuive en Albanie où elle a vécu au moins jusqu'à l'âge de 37 ans. Par suite, Mme B, qui a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement du territoire français à laquelle elle n'a pas déféré, n'établit pas que le préfet de l'Hérault aurait porté une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale. Les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation quant à la situation personnelle de la requérante doivent, dès lors, être écartés.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", () sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. () ".
11. Si Mme B se prévaut de son état de santé, de son insertion sociale et de la scolarisation en France de ses enfants depuis plus de trois ans, elle ne justifie pas, au vu de ce qui a été exposé précédemment, que ces considérations constitueraient des motifs exceptionnels ou des considérations humanitaires susceptibles de justifier son admission au séjour en application des dispositions précitées.
12. En sixième lieu, l'arrêté contesté a été signé pour le préfet de l'Hérault par M. C, sous-préfet de l'arrondissement de Béziers. Par un arrêté du 9 mars 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs du 10 mars 2022, accessible au juge et aux parties, M. C a reçu délégation à l'effet de signer tous actes, arrêtés, décisions et circulaires relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Hérault à certaines exceptions. Cette délégation, qui n'est pas trop générale, précise qu'elle comprend notamment " Les refus d'admissions au séjour et les obligations de quitter le territoire français ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué, en ce qu'il porte obligation de quitter le territoire français, doit être écarté comme manquant en fait.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français : () 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié. () ".
14. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 5, le moyen tiré de la méconnaissance du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme B tendant à l'annulation de l'arrêté du 7 septembre 2022 du préfet de l'Hérault doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction sous astreinte.
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme quelconque sur leur fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, au préfet de l'Hérault et à Me Bazin.
Délibéré après l'audience du 7 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Sabine Encontre, présidente,
Mme Delphine Teuilly-Desportes, première conseillère,
M. Marc Rousseau, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2023.
La présidente-rapporteure,
S. D
L'assesseure la plus ancienne,
D. Teuly-DesportesLa greffière,
L. Rocher
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 21 février 2023,
La greffière,
L. Rocher lr
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026