mardi 21 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2206663 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | RUFFEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 décembre 2022, M. D A, représenté par Me Ruffel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 1er juillet 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour " salarié " et a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, ensemble la décision du 6 octobre 2022 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault d'ordonner la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de l'Hérault d'ordonner le réexamen de sa demande de titre de séjour dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et la somme de 1 000 euros en application des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil, sous réserve de la renonciation de ce dernier à l'indemnité versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur l'arrêté contesté :
- faute de production d'une délégation de signature régulière et qui ne revêt pas un caractère trop général, son signataire était incompétent.
Sur le refus de titre de séjour :
- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que le préfet a illégalement retenu la clôture de son dossier sur la plateforme dédiée à la main d'œuvre étrangère au motif qu'il était titulaire d'un récépissé de titre de séjour " travailleur saisonnier " ;
- il est entaché d'une erreur de droit dès lors que le préfet de l'Hérault ne pouvait légalement lui opposer l'absence de visa long séjour ;
- compte tenu de son expérience en tant que travailleur saisonnier, il aurait dû bénéficier d'une admission exceptionnelle au séjour ;
- les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été méconnues ;
- les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont été méconnues ;
- le refus de titre de séjour est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ont été méconnues ;
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la mesure sur sa situation personnelle.
Sur le refus opposé à son recours gracieux ;
- faute de justifier d'une délégation de signature régulière, la signataire était incompétente ;
- il est entaché d'une erreur de droit.
Par un mémoire enregistré le 17 janvier 2023, le préfet de l'Hérault, conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 55% par une décision du 10 novembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- le code du travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme F ;
- et les observations de Me Barbaroux substituant Me Ruffel, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant marocain, né en 1976, est entré en France, muni d'un passeport revêtu d'un visa " travailleur saisonnier " et a bénéficié de titres de séjour en qualité de travailleur saisonnier pour la période de 2009 à 2018. Ayant sollicité, le 29 octobre 2018, un titre de séjour en qualité de salarié, le préfet de l'Hérault a, par un arrêté du 7 juin 2019, refusé de le lui délivrer et lui a fait obligation de quitter le territoire dans un délai de trente jours. Par un jugement rendu le 5 novembre 2019, le tribunal a annulé le refus de titre de séjour ainsi opposé et a ordonné un réexamen de la demande de l'intéressé dans un délai de deux mois. M. A a été mis en possession d'un récépissé de titre de séjour " travailleur saisonnier " le 10 juillet 2020 renouvelé jusqu'au 28 janvier 2022. Dans le cadre du réexamen de la demande, le préfet de l'Hérault a, par un arrêté du 1er juillet 2022, refusé de délivrer à M. A un titre de séjour " salarié " et a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Le 2 septembre 2022, M. A a formé contre cet arrêté un recours gracieux, rejeté le 6 octobre 2022. Par la présente requête, M. A demande l'annulation de l'arrêté du 1er juillet 2022 et de la décision du 6 octobre 2022.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'arrêté du 1er juillet 2022 :
2. La décision contestée est signée, pour le préfet de l'Hérault et par délégation, par M. Thierry Laurent, secrétaire général de la préfecture. Par un arrêté n° 2022-03-DRCL-166 du 9 mars 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 39 du 10 mars 2022, le préfet de l'Hérault a donné délégation à M. C à l'effet de signer tous actes, arrêtés, décisions et circulaires relevant des attributions de l'Etat dans le département de l'Hérault, à l'exception des réquisitions prises en application de la loi du 11 juillet 1938 relative à l'organisation générale de la nation pour temps de guerre et de la réquisition des comptables publics. Le second alinéa de l'article 1er de cet arrêté précise en outre que cette délégation comprend les actes administratifs relatifs au séjour et à la police des étrangers. Compte tenu de sa précision et des exceptions qu'elle prévoit, cette délégation n'est pas d'une portée trop générale. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'acte doit donc être écarté.
En ce qui concerne la légalité du refus de titre de séjour :
3. L'accord franco-marocain renvoie, sur tous les points qu'il ne traite pas, à la législation nationale, en particulier aux dispositions pertinentes du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du code du travail pour autant qu'elles ne sont pas incompatibles avec les stipulations de l'accord et nécessaires à sa mise en œuvre.
4. En premier lieu, aux termes de l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ". Selon l'article L. 421-21 de ce même code : " L'étranger qui exerce une activité salariée sous contrat de travail à durée indéterminée se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée maximale d'un an. La délivrance de cette carte de séjour est subordonnée à la détention préalable d'une autorisation de travail, dans les conditions prévues par les articles L. 5221-2 et suivants du code du travail () ".
5. Si, en vertu de ces dispositions, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire est, en principe, sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues par la loi, subordonnée à la production par l'étranger d'un visa d'une durée supérieure à trois mois, il en va différemment pour l'étranger déjà admis à séjourner en France et qui sollicite le renouvellement, même sur un autre fondement, de la carte de séjour temporaire dont il est titulaire. Toutefois, l'étranger admis à séjourner en France pour l'exercice d'un emploi à caractère saisonnier en application des dispositions de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est titulaire à ce titre de la carte de séjour pluriannuelle portant la mention " travailleur saisonnier ", lui donnant le droit de séjourner et de travailler en France pendant la ou les périodes qu'elle fixe et qui ne peut dépasser une durée cumulée de six mois par an, et lui imposant ainsi de regagner, entre ces séjours, son pays d'origine où il s'engage à maintenir sa résidence habituelle. Dans ces conditions, sa demande de délivrance d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " d'une durée d'un an doit être regardée comme portant sur la délivrance d'une première carte de séjour temporaire. La délivrance de cette carte est dès lors subordonnée à la production d'un visa de long séjour.
6. Pour refuser à M. A la délivrance d'un titre de séjour mention " salarié " sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain susvisé, le préfet de l'Hérault lui a notamment opposé l'absence de présentation d'un visa de long séjour à l'appui de sa demande. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré régulièrement sur le territoire français, en avril 2009, muni d'un passeport revêtu d'un visa " travailleur saisonnier " puis a obtenu, le 28 mai 2010, un titre de séjour " travailleur saisonnier " renouvelé jusqu'au 11 juillet 2018. Si, depuis le 10 juillet 2020, dans le cadre du réexamen de sa demande après la décision juridictionnelle d'annulation du refus de titre de séjour " salarié ", le requérant, qui n'a jamais eu de titre de séjour " salarié ", disposait d'un récépissé de titre de séjour portant la mention " travailleur saisonnier ", ce document ne saurait se substituer au visa de long séjour exigé par les dispositions susvisées pour la première délivrance d'une carte de séjour temporaire. Par suite, le moyen tiré d'une erreur de droit commise par le préfet dans l'examen de sa demande de titre de séjour " salarié " présentée sur le fondement de l'accord franco-marocain doit être écarté.
7. Aux termes de l'article L. 5221-5 du code du travail : " Un étranger autorisé à séjourner en France ne peut exercer une activité professionnelle salariée en France sans avoir obtenu au préalable l'autorisation de travail mentionnée au 2° de l'article L. 5221-2. /() ". Aux termes de l'article R. 5221-5 du même code : " () II. - La demande d'autorisation de travail est faite par l'employeur. / () Tout nouveau contrat de travail fait l'objet d'une demande d'autorisation de travail. ".
8. Il résulte de ces stipulations et dispositions qu'un ressortissant marocain doit disposer d'une autorisation de travail pour obtenir un titre de séjour en qualité de salarié. Or, pour rejeter la demande de M. A, le préfet de l'Hérault s'est notamment fondé sur le fait que l'employeur avait produit une demande d'autorisation que la plateforme de main d'œuvre étrangère avait clôturé d'office, le 25 janvier 2022, au motif que M. A était seulement titulaire d'un récépissé " travailleur saisonnier ". Si ce motif ne pouvait légalement et à lui seul fonder le refus de titre de séjour opposé par le préfet de l'Hérault, il résulte de l'instruction que ce dernier aurait pris la même décision s'il s'était fondé sur le seul motif tiré de l'absence de visa de long séjour. Dans ces conditions, compte tenu de la légalité du premier motif, le moyen tiré de cette erreur de droit n'est pas de nature à entraîner l'annulation du refus.
9. En deuxième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de ce dernier.
10. M. A n'établit pas avoir formulé une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de salarié sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ne ressort pas des termes de la décision attaquée que le préfet de l'Hérault aurait examiné d'office sa demande sur ce fondement. En tout état de cause, dès lors que l'article 3 de l'accord franco-marocain prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, un ressortissant marocain souhaitant obtenir un titre de séjour au titre d'une telle activité ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, au sens de l'article 9 de cet accord. Par suite, le requérant ne saurait utilement soutenir que le préfet de l'Hérault aurait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de l'admettre exceptionnellement au séjour en qualité de salarié.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. (). ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ". Pour l'application de ces dispositions et stipulations, l'étranger, qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France, doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
12. Si M. A invoque qu'il est entré sur le territoire à l'âge de cinq ans, il ne l'établit pas. Si le requérant, qui démontre être entré en France, pour la dernière fois, en 2009, à l'âge de 33 ans, se prévaut de sa présence régulière sur le territoire français de 2010 à 2018, à raison de six mois maximum par an, il apparaît que sa femme et ses enfants résident au Maroc de sorte qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine. En outre, s'il se prévaut de la présence de son père et de membres de sa fratrie en France, il est âgé de 45 ans à la date de l'arrêté contesté. Dans ces conditions, le refus de titre de séjour n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales cités au point précédent doivent être écartés. Pour les mêmes motifs, M. A n'est pas fondé à invoquer une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
13. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, il y a lieu d'écarter les moyens tirés de ce que la mesure d'éloignement méconnaîtrait les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de ce qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision du 6 octobre 2022 rejetant le recours gracieux :
14. En premier lieu, la décision contestée a été signée par Mme E B, attachée d'administration de l'Etat hors-classe et conseillère de l'intérieur et de l'outre-mer, exerçant les fonctions de directrice des migrations et de l'intégration de la préfecture de l'Hérault. Or, par un arrêté n° 2022-07-DCRL-0298 du 20 juillet 2022, régulièrement publié au recueil spécial des actes administratifs de la préfecture n° 103 du même jour, le préfet de l'Hérault a accordé à Mme B une délégation de signature à l'effet de signer notamment les décisions concernant les étrangers séjournant irrégulièrement sur le territoire. Cette dernière était ainsi habilitée à signer la décision rejetant le recours gracieux formé par M. A contre l'arrêté du 1er juillet 2022 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire dans le délai de trente jours. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de cette décision doit être écarté.
15. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 4 et 5, le préfet de l'Hérault, qui a opposé au requérant l'absence de visa de long séjour exigé pour la première délivrance d'un titre de séjour en qualité de salarié, n'a commis aucune erreur de droit.
16. En dernier lieu, M. A, qui n'a pas présenté une demande d'admission au séjour à titre exceptionnel et ne les a pas davantage invoquées dans le cadre de son recours gracieux, ne saurait, ainsi qu'il a été dit au point 9, utilement invoquer les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par M. A tendant à l'annulation de l'arrêté contesté et de la décision du 6 octobre 2022 rejetant son recours gracieux doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
18. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à d'injonction sous astreinte présentées à titre principal ou subsidiaire ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
19. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, comme les articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le requérant demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A, au préfet de l'Hérault et à Me Ruffel.
Délibéré à l'issue de l'audience du 7 février 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, présidente,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère.
M. Rousseau, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2023.
La rapporteure,
D. F
La greffière,
L. Rocher
La présidente,
S. Encontre La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Montpellier, le 21 février 2023,
La greffière,
L. Rocher
N°2206663 lr
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026