vendredi 31 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300057 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées le 5 janvier 2023 et le 7 février 2023, Mme D C épouse B, représentée par Me Summerfield, demande au tribunal :
1°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 30 novembre 2022 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour " parents d'enfant malade " et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
3°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales de lui délivrer un certificat de résidence temporaire ou une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros à verser à Me Summerfield au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation par ce dernier à la part contributive de l'Etat.
Elle soutient que :
- l'arrêté a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que le préfet aurait dû saisir à nouveau l'avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration eu égard à l'aggravation de l'état de santé de son fils ;
- le refus de séjour méconnaît l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors que l'état de santé de son fils s'est aggravé et que les soins rendus nécessaires par son état de santé ne sont pas disponibles en Algérie ;
- l'arrêté méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'état de santé de son fils fait obstacle à la mesure d'éloignement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 février 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales, représenté par Me Joubes, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Par une décision du 8 février 2023, Mme C a été admise à l'aide juridictionnelle totale.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bayada, première conseillère,
- et les observations de Me Agier, représentant le préfet des Pyrénées-Orientales.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D C épouse B, ressortissante algérienne née le 2 novembre 1985 à Koléa, est entrée régulièrement en France le 14 octobre 2021 sous couvert de son passeport et d'un visa court séjour à entrées multiples valable du 14 octobre 2021 au 11 avril 2022. Mme C a obtenu une autorisation provisoire de séjour du 11 janvier 2022 au 14 février 2022 afin que son fils puisse recevoir des soins. Le 28 février 2022, Mme C a sollicité son admission au séjour et la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour en qualité de " parent accompagnant un enfant malade ". Par un arrêté du 30 novembre 2022, le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de l'admettre au séjour et a pris à son encontre une mesure d'éloignement. Par sa requête, Mme C en demande l'annulation.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Mme C a été admise le 8 février 2023 à l'aide juridictionnelle totale. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Sur la légalité du refus de séjour :
3. En premier lieu, Mme C se prévaut de l'aggravation de l'état de santé de son fils, notamment en faisant valoir la prise en charge de ce dernier dans le cadre d'une hospitalisation au sein du centre hospitalier de Perpignan pour une pyélonéphrite à entérocoque faeaclis du 13 au 18 août 2022 puis pour un épisode sub-oclusif survenu en septembre 2022, et d'un traitement antibiotique afin de soigner une infection à staphylocoques en décembre 2022. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Pyrénées-Orientales, qui a statué compte tenu des éléments dont il disposait à la date de la décision attaquée, aurait été destinataire de nouveaux éléments médicaux relatifs à l'évolution de la pathologie du fils de la requérante depuis sa demande, éléments qu'il appartenait à l'intéressée de communiquer si elle le jugeait utile. Dès lors, contrairement à ce que soutient le requérant, le préfet n'était pas tenu de solliciter un nouvel avis du collège des médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII). Le moyen tiré de ce que l'arrêté litigieux serait entaché d'un vice de procédure doit être écarté.
4. En deuxième lieu, et d'une part, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé du 27 décembre 1968 : " Les dispositions du présent article ainsi que celles des deux articles suivants, fixent les conditions de délivrance et de renouvellement du certificat de résidence aux ressortissants algériens établis en France ainsi qu'à ceux qui s'y établissent, sous réserve que leur situation matrimoniale soit conforme à la législation française. / Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / 7) au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse pas effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays. ". D'autre part, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention "vie privée et familiale" d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. / () Si le collège de médecins estime dans son avis que les conditions précitées sont réunies, l'autorité administrative ne peut refuser la délivrance du titre de séjour que par une décision spécialement motivée. () ". Selon l'article L. 425-10 du même code : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / Cette autorisation provisoire de séjour ouvre droit à l'exercice d'une activité professionnelle. / Elle est renouvelée pendant toute la durée de la prise en charge médicale de l'étranger mineur, sous réserve que les conditions prévues pour sa délivrance continuent d'être satisfaites. / Elle est délivrée par l'autorité administrative, après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans les conditions prévues à l'article L. 425-9. ".
5. Les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile, qui prévoient la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour au bénéfice des parents d'enfants dont l'état de santé répond aux conditions prévues par l'article L. 425-9 du même code, ne sont pas applicables aux ressortissants algériens dont la situation est entièrement régie par les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Cette circonstance ne fait toutefois pas obstacle à ce que le préfet, dans le cadre de son pouvoir discrétionnaire d'appréciation, délivre à ces ressortissants un certificat de résidence pour l'accompagnement d'un enfant malade. Si dans le cadre de ce pouvoir discrétionnaire, il est simplement loisible au préfet de consulter pour avis le collège médical de l'OFII, le respect de la procédure relative à l'édiction de cet avis s'impose alors à lui lorsqu'il a décidé de procéder à cette consultation. Doivent ainsi être notamment respectées dans une telle hypothèse les dispositions des articles R. 425-11, R. 425-12 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aux termes desquelles la décision préfectorale doit être précédée d'un avis rendu collégialement par trois médecins de l'OFII sur la base d'un rapport médical rédigé par un autre médecin. Le collège des médecins de l'OFII doit émettre son avis dans les conditions fixées par l'arrêté du 27 décembre 2016, au vu notamment du rapport médical établi par un médecin de cet office. S'il est saisi, à l'appui de conclusions tendant à l'annulation de la décision de refus, d'un moyen relatif à l'état de santé du demandeur, aux conséquences de l'interruption de sa prise en charge médicale ou à la possibilité pour lui d'en bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire, il appartient au juge administratif de prendre en considération l'avis médical rendu par le collège des médecins de l'OFII. Si le demandeur entend contester le sens de cet avis, il appartient à lui seul de lever le secret relatif aux informations médicales qui le concernent, afin de permettre au juge de se prononcer en prenant en considération l'ensemble des éléments pertinents, notamment l'entier dossier du rapport médical au vu duquel s'est prononcé le collège des médecins de l'OFII, en sollicitant sa communication, ainsi que les éléments versés par le demandeur au débat contradictoire.
6. Pour refuser de régulariser le droit au séjour de la requérante en qualité de parent d'enfant malade, le préfet des Pyrénées-Orientales s'est notamment fondé sur l'avis émis le 18 juillet 2022 par le collège de médecins de l'OFII, aux termes duquel l'état de santé de son fils, E, né le 9 mai 2014, nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il peut y bénéficier effectivement d'un traitement approprié et que son état de santé lui permet de voyager sans risque vers le pays d'origine. Il ressort des pièces du dossier que le fils de A C, qui a levé le secret médical, souffre de la maladie d'Hirschsprung, et a subi plusieurs interventions chirurgicales dans son pays d'origine puis a fait l'objet d'une intervention au sein du service de chirurgie viscérale et urologique pédiatrique de l'Hôpital Robert Debré à Paris, le 28 janvier 2022. Pour contester la pertinence de l'avis du collège des médecins de l'OFII en date du 18 juillet 2022, la requérante produit plusieurs certificats médicaux, dont l'un a été réalisé le 28 janvier 2022 par un praticien hospitalier exerçant au service de chirurgie viscérale et urologique pédiatrique au sein de l'hôpital Debré de Paris qui précise que son " état de santé nécessite un suivi régulier au sein de l'hôpital avec plusieurs consultations et que certains examens ne peuvent être réalisés dans son pays d'origine ", ainsi que deux comptes rendus d'hospitalisation en date des 15 septembre et 3 octobre 2022 relatifs à une prise en charge de l'enfant. Toutefois, ces documents ne se prononcent pas sur l'indisponibilité dans le pays d'origine de l'intéressé d'un suivi adapté à son état de santé. Si la requérante soutient par ailleurs que l'état de santé de son fils s'est dégradé, et précise que son fils doit bénéficier d'un suivi au centre de référence des maladies rénales rares, elle n'apporte aucun élément permettant d'établir que son fils ne pourrait bénéficier effectivement de ce suivi dans son pays d'origine. Ainsi, faute pour Mme C d'apporter des éléments de nature à contredire l'appréciation portée par le préfet sur la possibilité pour son fils d'être suivi et traité dans son pays d'origine, les moyens tirés de l'erreur de droit et de l'erreur d'appréciation dans l'application des articles L. 425- 9 et L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doivent être écartés.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant du 26 janvier 1990 : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
8. Ainsi qu'il a été dit au point 6, la requérante n'établit pas qu'elle ne pourrait bénéficier d'une prise en charge spécialisée adaptée à la situation de son fils en Algérie. D'autre part, la décision contestée n'implique pas la séparation de l'enfant avec l'un de ses parents, la cellule familiale ayant vocation à se reconstituer en Algérie, pays dans lequel réside le reste de la famille, et dans lequel il n'est pas établi qu'Abderrahmane ne pourrait pas bénéficier d'une scolarité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne peut être qu'écarté[GJ1][BA2].
9. En se bornant de manière générale à viser la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et notamment ses articles 3 et 8, les dispositions du code des relations entre le public et l'administration, l'erreur de fait et le paragraphe 1 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'union européenne, la requérante n'assortit pas ces moyens de précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
Sur la légalité de la mesure d'éloignement :
10. Compte tenu de ce qui a été dit au point 6 du présent jugement, le moyen tiré de ce que l'état de santé du fils de A C fait obstacle à son éloignement doit être écarté.
11. Il résulte de tout ce qui précède que Mme que Mme C n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 30 novembre 2022 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de l'admettre au séjour et lui a fait obligation de quitter le territoire français.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté attaqué, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de Mme C à fin d'injonction de réexamen de sa situation doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative comme les dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique font obstacle à ce qu'une quelconque somme soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D C, à Me Summerfield et au préfet des Pyrénées-Orientales.
Délibéré après l'audience du 10 mars 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Gayrard, président,
- Mme Bayada, première conseillère,
- Mme Bossi, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2023.
La rapporteure,
A. Bayada Le président,
J.P. Gayrard
La greffière,
I. Laffargue
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 31 mars 2023,
La greffière,
I. Laffargue
[GJ1]Je ne suis pas du tout sur de cette réponse " classique " au moyen car l'intérêt supérieur de l'enfant porte ici sur sa prise en charge médicale, non '
[BA2R1]CAA Nancy 22NC01835 pour un ex
N°2300057
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026