mardi 28 mars 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300070 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS MAZAS - ETCHEVERRIGARAY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 janvier 2023 et un mémoire complémentaire enregistré le 10 mars 2023, M. B A, représenté par Me Mazas, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° 2022-340-723 du 15 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire Français dans un délai de trente jours en fixant le pays à destination duquel il pourra être renvoyé et a assorti sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié ", à défaut de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois à compter de la décision à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de huit jours à compter de la décision à intervenir ;
3°) mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la décision de refus de titre de séjour et portant obligation de quitter le territoire français :
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'une erreur de fait dès lors qu'il n'a jamais déclaré être entré en France en août 2018, mais en août 2017, avec sa mère ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de 1'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur de droit ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination que cette décision :
- est entachée d'erreur d'appréciation compte tenu du risque d'être agressé et tué en Albanie du fait d'une vendetta ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
- la durée fixée à deux ans est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 février 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués par M. A ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau, premier conseiller,
- et les observations de Me Lambert, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, de nationalité albanaise, né le 21 avril 2000, déclare être entré en France le 10 août 2017 muni d'un passeport ne présentant qu'un tampon d'entrée en Slovénie et en Croatie en date du 8 août 2017. Il a déposé une demande d'asile, avec sa mère, qui a été rejetée le 21 décembre 2018 par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), décision confirmée par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) le 6 mai 2019. Une première décision de refus de séjour assortie d'une obligation de quitter le territoire a été prise à son encontre le 7 novembre 2018, dont la légalité a été reconnue par un jugement de ce tribunal du 3 janvier 2019 et confirmée par une ordonnance de la présidente de la cour administrative d'appel de Marseille du 20 novembre 2019. Le 13 août 2019, le requérant a demandé son admission au séjour au titre de sa vie privée et familiale et en qualité de " salarié ". Par un arrêté du 26 septembre 2019, le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité et lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. La légalité de cet arrêté a été reconnue par un jugement de ce tribunal du 16 juin 2020 et confirmée par une ordonnance du président de la 9ème chambre de la cour administrative d'appel de Marseille du 15 mars 2021 n° 20MA045415. Interpellé par les services de gendarmerie le 12 novembre 2020 dans le cadre des contrôles effectués au regard de la crise sanitaire, le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire national sans délai à destination de l'Albanie par un arrêté du 13 novembre 2020, décision confirmée par un jugement du magistrat désigné de ce tribunal du 17 novembre 2020 et une ordonnance du président de la 7ème chambre de la cour administrative d'appel de Marseille du 15 octobre 2021. Le 9 août 2022 M. A a sollicité du préfet de l'Hérault son admission exceptionnelle au séjour. Par l'arrêté du 15 septembre 2022 qu'il conteste aux termes de la présente requête, le préfet de l'Hérault a refusé de lui délivrer le titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de la mesure d'éloignement et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans.
Sur les conclusions en annulation :
En ce qui concerne le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français :
2. L'arrêté attaqué portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français vise, notamment, les dispositions des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 611-1 3° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont il a été fait application. Il fait également état des éléments propres à la situation personnelle et familiale de M. A en rappelant sa date d'entrée sur le territoire français, le rejet de sa demande d'asile par la CNDA, les refus de titre de séjour ainsi que les mesures d'éloignement dont il a fait l'objet, la durée et les conditions de sa présence en France, les éléments qu'il a produit à l'appui de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et sa situation familiale en relevant qu'il est célibataire sans charge de famille, que sa mère, de nationalité albanaise, est en situation irrégulière sur le territoire et qu'il ne démontre pas être dans l'impossibilité de regagner son pays d'origine où il a vécu une grande partie de sa vie et où il ne justifie pas être isolé. La circonstance alléguée que le préfet ne motive pas sa décision au regard des motifs exceptionnels qu'il a avancés à l'appui de sa demande de titre de séjour, alors que le préfet n'est jamais tenu de rappeler dans sa décision les éléments dont il a pu avoir connaissance, est sans incidence sur la régularité formelle de cette décision qui est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué doit être écarté.
3. Si le requérant fait grief à l'arrêté en litige de retenir une date d'entrée en France inexacte, il ne démontre en quoi cette inexactitude matérielle aurait exercé une quelconque influence sur le sens de la décision attaquée. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
4. L'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance d'une carte de séjour temporaire () est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1". Aux termes l'article L. 414-13 du même code : " Lorsque la délivrance du titre de séjour est subordonnée à la détention préalable de l'autorisation de travail prévue à l'article L. 5221-2 du code du travail, la situation du marché de l'emploi est opposable au demandeur sauf lorsque le présent code en dispose autrement, et notamment lorsque la demande de l'étranger concerne un métier et une zone géographique caractérisée par des difficultés de recrutement. La liste de ces métiers et zones géographiques est établie par l'autorité administrative après consultation des organisations syndicales représentatives d'employeurs et de salariés ". Aux termes de l'article L. 5221-2 du code du travail : " Pour entrer en France en vue d'y exercer une profession salariée, l'étranger présente : / 1° Les documents et visas exigés par les conventions internationales et les règlements en vigueur ; / 2° Un contrat de travail visé par l'autorité administrative ou une autorisation de travail ". Aux termes de l'article R. 5221-14 du même code : " Peut faire l'objet de la demande prévue à l'article R. 5221-11 () l'étranger résidant en France sous couvert d'une carte de séjour, d'un récépissé de demande ou de renouvellement de carte de séjour ou d'une autorisation provisoire de séjour ". Aux termes de l'article R. 5221-15 de ce code : " La demande d'autorisation de travail mentionnée au I de l'article R. 5221-1 est adressée au moyen d'un téléservice au préfet du département dans lequel l'établissement employeur a son siège ou le particulier employeur sa résidence. ". Enfin, aux termes de l'article R. 5221-17 du code du travail : " La décision relative à la demande d'autorisation de travail mentionnée au I de l'article R. 5221-1 est prise par le préfet. Elle est notifiée à l'employeur ou au mandataire qui a présenté la demande, ainsi qu'à l'étranger. ".
5. Aucune disposition législative ou réglementaire n'impose au préfet, saisi par un étranger déjà présent sur le territoire national et qui ne dispose pas d'un visa de long séjour, d'examiner la demande d'autorisation de travail ou de la faire instruire par les services compétents du ministère du travail, préalablement à ce qu'il soit statué sur la délivrance du titre de séjour. Il est constant, ainsi que rappelé au point 1 ci-dessus, que M. A a fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement qu'il n'a pas exécutées et qu'il se maintient depuis lors en situation irrégulière sur le territoire français. Sa demande de carte de séjour temporaire est, comme telle, soumise à la condition de détenir le visa de long séjour prévu à l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant ne pouvant justifier de l'obtention d'un visa de long séjour, le préfet de l'Hérault a pu légalement refuser d'instruire pour ce motif la demande d'autorisation de travail présentée en sa faveur par son employeur et lui refuser la délivrance de la carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ".
6. Aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".
7. En présence d'une demande de régularisation présentée sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette hypothèse, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
8. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de l'Hérault a pris en compte, dans le cadre de l'instruction de la demande d'admission exceptionnelle au séjour présentée par M. A, l'ensemble des éléments qui lui ont été communiqués par l'intéressé, notamment ceux contenus dans le courriel adressé par son conseil au préfet le 9 août 2022, qu'il ne s'est pas estimé lié par l'absence de visa de long séjour et a considéré que la présentation d'une promesse d'embauche à un poste de technicien métallier-serrurier ne pouvait être considérée comme un motif exceptionnel d'admission au séjour permettant de déroger aux dispositions des articles R. 5221-14 et R. 5221-15 du code du travail. Il a ensuite relevé, après avoir analysé sa situation familiale ainsi que l'ensemble de sa situation, que l'intéressé ne peut être regardé comme justifiant, par les éléments qu'il fait valoir, de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires de nature à permettre son admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Si M. A se prévaut de la durée de son séjour, de son intégration, de l'obtention d'un certificat d'aptitude professionnelle, de ce qu'il est orphelin de père depuis l'âge d'un an et de ce qu'il dispose d'une promesse d'embauche pour un emploi de métallier-serrurier auprès d'une société basée à Pérols, ces circonstances ne suffisent cependant pas à caractériser une erreur manifeste d'appréciation de la part du préfet de l'Hérault en lui refusant la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " salarié " ni qu'une telle erreur aurait été commise dans l'appréciation de sa situation personnelle. Compte tenu de ce qui vient d'être dit, le préfet n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur de droit dès lors qu'il a pris en compte l'ensemble des éléments qui était soumis à son appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
9. Aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
10. Le requérant dit craindre pour sa vie en cas de retour dans son pays d'origine dès lors qu'il serait, ainsi que sa mère, en proie à une vendetta en Albanie, de la part des proches de la personne tuée par son père. Toutefois, alors que la demande d'asile qu'il avait présentée avec sa mère a été rejetée le 21 décembre 2018 par l'OFPRA, décision confirmée par la CNDA le 6 mai 2019, le requérant n'apporte aucun élément tangible nouveau de nature à établir qu'il serait actuellement et personnellement susceptible d'être menacé de traitements contraires à l'article 3 précité et il ressort de la lecture de l'arrêté en litige que le préfet de l'Hérault a porté sa propre appréciation sur ce point. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit, par suite, être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
11. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'alinéa 1er de l'article L. 612-10 de ce même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".
12. Comme il mentionné au point 1 ci-dessus, M. A a fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement non exécutées. Hormis la présence de sa mère qui a également fait l'objet d'une mesure d'éloignement du territoire français à laquelle elle n'a pas déféré, M. A ne démontre pas disposer en France de liens personnels et familiaux intenses et stables, un frère et une sœur résidant en Angleterre. Eu égard à la situation personnelle et familiale de M. A et même en l'absence de menace à l'ordre public, ce dernier n'est pas fondé à soutenir que l'interdiction de retour pour une durée de deux ans édictée à son encontre présenterait un caractère disproportionné.
13. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B A, au préfet de l'Hérault et à Me Mazas.
Délibéré après l'audience du 14 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, présidente,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère,
M. Rousseau, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 28 mars 2023.
Le rapporteur,
M. ROUSSEAU
La présidente,
S. ENCONTRE La greffière,
C. ARCE
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 28 mars 2023
La greffière,
C. ARCE
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026