vendredi 26 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300102 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | SCP DE TORRES - MOLINA - BOSC-BERTOU |
Vu la procédure suivante :
Par requête, enregistrée le 4 janvier 2023, Mme A B demande au tribunal d'assurer l'exécution de son jugement n° 2003131 rendu le 10 juin 2022 en enjoignant à la rectrice de l'académie de Montpellier de retenir la recevabilité de sa candidature au premier vivier de la classe exceptionnelle du corps des professeurs certifiés.
Elle soutient que :
- par jugement n° 2003131, le tribunal a annulé le tableau d'avancement des professeurs certifiés à la classe exceptionnelle établi au titre de l'année 2020 ainsi que les promotions individuelles en découlant et a enjoint à la rectrice de l'académie de Montpellier d'établir un nouveau tableau d'avancement dans un délai de quatre mois,
- par courrier du 14 juin 2022, elle a demandé à la rectrice de prendre en compte sa candidature au nouveau tableau d'avancement mais, par lettre du 8 décembre 2022, cette candidature a été rejetée au motif que les services accomplis en BTS n'étaient pas pris en compte au titre des enseignements post-baccalauréat,
- la rectrice n'a ainsi pas exécuté de façon conforme le jugement précité qui implique que sa candidature soit déclarée recevable conformément aux dispositions de l'article 36 du décret n° 72-581 du 4 juillet 1972 et de l'arrêté du 8 avril 2019.
Par ordonnance du 22 mai 2023, le président du tribunal a ouvert une procédure juridictionnelle en vue d'assurer l'exécution du jugement n° 2003131 rendu le 10 juin 2022 par le tribunal.
Par courrier du greffe du 22 mai 2023, la rectrice de l'académie de Montpellier a été invitée, dans les meilleurs délais, à justifier de l'exécution du jugement n° 2003131 rendu le 10 juin 2022 par le tribunal.
Par mémoire, enregistré le 21 juillet 2023, la rectrice de l'académie de Montpellier a présenté ses observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Gayrard,
- et les conclusions de Mme Delon, rapporteure publique,
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution (). Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte () ".
2. Par jugement n° 2003131 rendu le 10 juin 2022, le tribunal a annulé le tableau d'avancement des professeurs certifiés à la classe exceptionnelle au titre de l'année 2020 établi par la rectrice de l'académie de Montpellier et a enjoint à celle-ci d'établir un nouveau tableau d'avancement dans un délai de quatre mois à compter de la notification du jugement.
3. L'exécution de ce jugement impliquait que la rectrice de l'académie de Montpellier établisse un nouveau tableau d'avancement en procédant au réexamen des candidatures écartées, ce qu'elle a fait en opposant l'irrecevabilité de la candidature de la requérante par décision du 8 décembre 2022, et en établissant un nouveau tableau d'avancement au titre de l'année 2020 le 10 juillet 2023. En revanche, eu égard au motif d'annulation retenu dans le jugement précité, et contrairement à ce que soutient la requérante, cette décision n'impliquait nullement que la candidature de Mme B soit déclarée recevable, ni a fortiori qu'elle soit inscrite au tableau d'avancement.
4. Par suite, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par Mme B au titre de l'article L. 911-4 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à la rectrice de l'académie de Montpellier et à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Délibéré après l'audience du 12 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Gayrard, président,
Mme Pastor, première conseillère,
Mme Bossi, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 avril 2024.
Le président rapporteur,
JP. Gayrard
L'assesseure la plus ancienne,
I. Pastor
La greffière,
B. Flaesch
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 26 avril 2024.
La greffière,
B. Flaeschil
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026