jeudi 9 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300233 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | RAHAL |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée sous le n° 2300233, le 16 janvier 2023, Mme C A B, représentée par Me Rahal, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision née le 14 août 2022 par laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer, sans délai, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et, subsidiairement, de réexaminer sa demande ;
3°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des article 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- il y a urgence à prononcer la suspension de l'exécution de la décision de rejet en litige dès lors que l'autorisation provisoire de séjour dont elle disposait a expiré le 22 juin 2022, alors qu'elle dépend financièrement, avec sa fille, entièrement de son compagnon ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité d'une telle décision implicite de refus en ce que le préfet n'a pas fait droit à la demande de motivation en date du 7 septembre 2022 ; qu'elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire enregistré le 6 février 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête, il fait valoir que la décision du 25 janvier 2023 par laquelle il a expressément rejeté la demande de titre de Mme A B s'est substituée à la décision implicite en litige, que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'aucun moyen de la requête n'est fondé en droit.
II. Par une requête enregistrée sous le n° 2300192, le 13 janvier 2023, Mme C A B, représentée par Me Rahal, demande :
1°) d'annuler la décision née le 14 août 2022 par laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer, sans délai, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " et, subsidiairement, de réexaminer sa demande ;
3°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 1 500 euros en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des article 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- le préfet n'a pas fait droit à la demande de motivation en date du 7 septembre 2022 ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Vu :
- la requête n° 2205243 tendant à l'annulation de la décision susvisée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C A B, ressortissante brésilienne née le 26 mai 1972, demande au tribunal, d'une part, d'annuler la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour présentée le 14 avril 2022, d'autre part, d'en suspendre l'exécution.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : 3°- Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ".
3. Il ressort des pièces du dossier que par une décision du 25 janvier 2023, postérieure à l'introduction le 16 janvier 2023 des présentes requêtes, le préfet de l'Hérault a expressément rejeté la demande de titre de séjour présentée le 14 avril 2022 par Mme A B en assortissant ce refus d'une obligation de quitter le territoire sous trente jours. Par suite, cette décision expresse s'étant substituée à la décision en litige, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions des présentes requêtes de Mme A B tendant à l'annulation de la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour, présentée le 14 avril 2022, et à la suspension de son exécution.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y pas lieu de statuer sur les requêtes n° 2300192 et n° 2300233 de Mme A B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A B et au préfet de l'Hérault.
Fait à Montpellier, le 26 octobre 2022.
Le président de la 4ème chambre
E. Souteyrand
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 9 février 2023.
La greffière,
A. Farell
N° 2300192 ; N° 2300233
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026