vendredi 14 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300375 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SUMMERFIELD GABRIELLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 janvier 2023, M. B C A, représenté par Me Summerfield, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 octobre 2022 par lequel le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de lui accorder le renouvellement du titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être renvoyé ;
2°) d'enjoindre au préfet des Pyrénées-Orientales d'ordonner la délivrance de la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil, sous réserve de la renonciation de ce dernier à l'indemnité versée au titre de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur le refus de titre de séjour :
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur de fait ;
- il méconnaît l'autorité de chose jugée qui s'attache à l'arrêt rendu le 21 décembre 2020 par la cour administrative d'appel de Marseille ;
- il méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il ne peut bénéficier effectivement d'un traitement médical approprié dans le pays dont il a la nationalité ;
- il méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- il est entaché d'un erreur manifeste d'appréciation ;
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les dispositions du 9° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire enregistré le 17 février 2023, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Teuly-Desportes a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant guinéen, né en 1985, entré en France le 15 janvier 2017 selon ses déclarations, a été définitivement débouté du droit d'asile le 25 avril 2018 et a fait l'objet, le 5 juin 2018, d'une première mesure d'éloignement. Le 22 janvier 2019, il a demandé à se voir délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " en invoquant son état de santé. Par un arrêté du 25 juin 2019, le préfet des Pyrénées-Orientales a rejeté sa demande et a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par un jugement rendu le 8 novembre 2019, le tribunal a rejeté la requête présentée par M. A contre cet arrêté. Par un arrêt rendu le 21 décembre 2020, la cour administrative d'appel de Marseille a annulé ce jugement au motif que le préfet des Pyrénées-Orientales avait commis une erreur dans l'application des dispositions du 11° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur et notamment sur la disponibilité du traitement en Guinée et a enjoint au préfet de lui délivrer le titre de séjour sollicité dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision. En exécution de cette décision juridictionnelle, M. A a été mis en possession d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dont la validité courait du 28 décembre 2020 au 27 décembre 2021. Le 7 février 2022, il en a sollicité le renouvellement. Par un arrêté du 14 octobre 2022, le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de lui accorder le renouvellement du titre de séjour, a prononcé à son encontre une obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours en fixant le pays de renvoi. M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité du refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté vise les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, se réfère à l'avis du collège de médecins de l'office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et mentionne également différents éléments de la situation personnelle et familiale de M. A. Ainsi, il contient l'exposé des considérations de droit et de fait sur lesquelles s'est fondé le préfet des Pyrénées-Orientales. Il suit de là que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, le préfet des Pyrénées-Orientales pouvait légalement, au regard du nouvel avis rendu, le 25 juillet 2022, par le collège des médecins de l'OFII, lequel a estimé que si l'état de santé de M. A nécessitait une prise en charge, le défaut de celle-ci ne devrait pas entraîner de conséquences d'une exceptionnelle gravité, refuser le renouvellement du titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " de l'intéressé, sans qu'y fasse obstacle, par elle-même, l'autorité de chose jugée attachée à l'arrêt rendu, le 21 décembre 2020, par la cour administrative d'appel de Marseille annulant le précédent refus de titre de séjour opposé au requérant et enjoignant la délivrance d'un titre de séjour dès lors que les circonstances de droit et de fait sont différentes. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'autorité absolue de chose jugée ne peut qu'être écarté.
4. En troisième lieu, le moyen tiré de l'erreur de fait n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé.
5. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile: " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () / 11° A l'étranger résidant habituellement en France, si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".
6. Il résulte des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'il appartient à l'autorité administrative, lorsqu'elle envisage de refuser la délivrance du titre de séjour qu'elles prévoient, de vérifier, au vu de l'avis émis par le collège de médecins du service médical de l'OFII, que cette décision ne peut avoir de conséquences d'une exceptionnelle gravité sur l'état de santé de l'étranger, et en particulier d'apprécier, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir, la nature et la gravité des risques qu'entraînerait un défaut de prise en charge médicale dans le pays dont l'étranger est originaire. Lorsque le défaut de prise en charge risque d'avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur la santé de l'étranger, l'autorité administrative ne peut légalement refuser le titre de séjour sollicité que s'il existe des possibilités de traitement approprié de l'affection en cause dans son pays d'origine. Si de telles possibilités existent mais que l'étranger fait valoir qu'il ne peut en bénéficier, soit parce qu'elles ne sont pas accessibles à la généralité de la population, eu égard notamment aux coûts du traitement ou à l'absence de modes de prise en charge adaptées, soit parce qu'en dépit de leur accessibilité, des circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêcheraient d'y accéder effectivement, il appartient à cette même autorité, au vu de l'ensemble des informations dont elle dispose, d'apprécier si cet étranger peut ou non bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans son pays d'origine.
7. Pour refuser de renouveler à M. A le titre de séjour qu'il détenait, le préfet des Pyrénées-Orientales a estimé, ainsi que l'avait fait le collège de médecins de l'OFII dans son avis du 25 juillet 2022, que si son état de santé nécessitait une prise en charge médicale, son défaut ne devrait pas entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qu'il pouvait voyager sans risque vers son pays d'origine. Il ressort des pièces du dossier et notamment des certificats médicaux versés au dossier que M. A souffre de troubles psychiques pour lesquels il est suivi en centre médico-psychologique, d'une bronchopneumopathie chronique obstructive et d'une tendinopathie. Si le requérant allègue que le défaut de prise en charge entraînerait pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et que son état de santé n'a pas évolué depuis la délivrance de son premier titre de séjour, ni le certificat médical établi le 5 mai 2022 qui relève une stabilisation clinique, une amélioration de la thymie et une amélioration de l'état de stress post-traumatique, ni le certificat médical du 26 décembre 2022, reprenant des éléments datant de plus de cinq années et établi par un médecin généraliste, à la demande du requérant et, au surplus, postérieur à l'arrêté contesté, ne sont de nature à l'établir. Dans ces conditions, et sans qu'il puisse utilement se prévaloir de ce que sa prise en charge médicale est impossible en Guinée, M. A n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Pyrénées-Orientales, en refusant de lui délivrer un titre de séjour, a fait une inexacte application des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
Pour l'application des stipulations précitées, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
9. M. A, selon ses propres allégations, est entré en France le 14 janvier 2017, à l'âge de 31 ans, et a fait l'objet d'une première obligation de quitter le territoire français le 5 juin 2018. Il ne peut se prévaloir que d'une seule année de séjour régulier, n'exerce aucune activité professionnelle et n'est pas fondé à soutenir que le défaut de prise en charge de ses pathologies est susceptible d'entraîner, pour lui, des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Dans ces conditions, compte tenu des conditions de son séjour sur le territoire et de la circonstance qu'il n'établit pas qu'il serait isolé en Guinée, où résident son épouse avec leurs deux enfants, la décision refusant de lui accorder le renouvellement de son titre de séjour n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée. Par suite, le préfet des Pyrénées-Orientales n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le refus de titre de séjour n'est entaché d'aucune erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
10. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français :/ () / 9° L'étranger résidant habituellement en France si son état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé du pays de renvoi, il ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié () ".
11. Ainsi qu'il a été dit au point 7, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'un défaut de prise en charge médicale entraînerait pour M. A des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
En ce qui concerne la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
12. Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ". Aux termes des dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays que s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ".
13. Si M. A, qui a vu sa demande d'asile rejetée le 24 août 2017 par l'office français de protection des réfugiés et apatrides, décision elle-même confirmée par une ordonnance de la Cour nationale du droit d'asile rendue le 18 avril 2018, soutient qu'un retour en Guinée, au regard d'une agression qui aurait eu lieu il y a plus de cinq années, risque de l'exposer à des traitements inhumains ou dégradants, il n'apporte aucun élément au soutien de ses allégations. Dans ces conditions, ce moyen ne peut qu'être écarté.
14. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté contesté.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions à d'injonction présentées par le requérant ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
16. L'Etat n'étant pas, dans la présente instance, la partie perdante, les conclusions de la requête présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C A, au préfet des Pyrénées-Orientales et à Me Summerfield.
Délibéré à l'issue de l'audience du 28 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Encontre, présidente,
Mme Teuly-Desportes, première conseillère.
M. Rousseau, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 avril 2023.
La rapporteure,
D. Teuly-DesportesLa présidente,
S. Encontre
La greffière,
C. Arce
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Montpellier, le 14 avril 2023,
La greffière,
C. Arcedl
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026