jeudi 13 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300452 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | RUFFEL |
Vu la procédure suivante :
B une requête et un mémoire, enregistrés les 26 janvier 2023 et 22 mars 2023, M. C D, représenté B Me Ruffel, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) de surseoir à statuer jusqu'à l'audience correctionnelle du 16 mai 2023 ;
3°) d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2023 B lequel le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros à verser à son conseil au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- il est dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice de surseoir à statuer jusqu'à l'audience du tribunal correctionnel de Montpellier prévue le 16 mai 2023 à laquelle il est convoqué pour avoir obtenu B fraude ou fausse déclaration des prestations ou allocations en nature liquidées ou versées B des organismes de protection sociale au préjudice du département de l'Hérault ; en outre il est présumé innocent ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai :
- il n'est pas établi que son signataire avait compétence pour ce faire ;
- c'est à tort que le préfet a considéré qu'il constituait une " menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société " pour être éloigné ;
- il ne peut davantage lui être opposée l'absence d'entrée régulière sur le territoire français dès lors qu'il y est entré mineur ;
- le préfet a retenu à tort qu'il est majeur dès lors que l'âge osseux ne permet pas de conclure de manière univoque à la majorité alors en outre qu'il justifie être en possession d'une fiche NINA le disant né le 31 décembre 2004.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- il n'est pas établi que son signataire avait compétence pour ce faire ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales alors en outre que le Mali est en guerre.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour :
- il n'est pas établi que son signataire avait compétence pour ce faire ;
- elle est illégale dès lors qu'il n'a jamais cherché à se cacher et n'a commis aucune infraction pour laquelle il aurait été définitivement condamné.
B un mémoire en défense, enregistré le 28 février 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés B le requérant ne sont pas fondés.
M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale B décision du 1er mars 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Goursaud, premier conseiller,
- et les observations de Me Ruffel, représentant M. D.
Considérant ce qui suit :
1. M. D, de nationalité malienne, déclare être né le 31 décembre 2004 et être entré en France dans le courant de l'année 2020. B la présente requête, il demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 24 janvier 2023 B lequel le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter sans délai le territoire français en fixant le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit B le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit B la juridiction compétente ou son président ". Le bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Montpellier a statué B une décision du 1er mars 2023 sur la demande d'aide juridictionnelle déposée B M. D. B suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions contestées :
3. B un arrêté du 21 septembre 2022, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet de l'Hérault a donné délégation à Mme F E, signataire de l'arrêté, cheffe de la section éloignement de la préfecture, aux fins de signer notamment tout arrêté " ayant trait à une mesure d'éloignement concernant les étrangers séjournant irrégulièrement sur le territoire français ". Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté attaqué doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1o L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; () 5o Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ". Selon les termes de l'article L. 611-3 du même code : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / 1o L'étranger mineur de dix-huit ans ; () ". Aux termes des dispositions de l'article L. 811-2 de ce code : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies B l'article 47 du code civil ". Aux termes de l'article 47 du code civil : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". Selon l'article 388 du même code : " Le mineur est l'individu de l'un ou l'autre sexe qui n'a point encore l'âge de dix-huit ans accomplis. Les examens radiologiques osseux aux fins de détermination de l'âge, en l'absence de documents d'identité valables et lorsque l'âge allégué n'est pas vraisemblable, ne peuvent être réalisés que sur décision de l'autorité judiciaire et après recueil de l'accord de l'intéressé. Les conclusions de ces examens, qui doivent préciser la marge d'erreur, ne peuvent à elles seules permettre de déterminer si l'intéressé est mineur. Le doute profite à l'intéressé ".
5. D'une part, la présomption de validité des actes d'état civil établis B une autorité étrangère ne peut être renversée B l'administration qu'en apportant la preuve, en menant les vérifications utiles, du caractère irrégulier, falsifié ou non conforme à la réalité des actes en question. Il en va ainsi lorsqu'il s'agit pour le préfet d'établir qu'un étranger est majeur et ne peut, en conséquence, bénéficier de la protection prévue en faveur des étrangers mineurs B le 1° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En revanche, l'administration française n'est pas tenue de solliciter nécessairement et systématiquement les autorités d'un autre État afin d'établir qu'un acte d'état civil présenté comme émanant de cet État est dépourvu d'authenticité, en particulier lorsque l'acte est, compte tenu de sa forme et des informations dont dispose l'administration française sur la forme habituelle du document en question, manifestement falsifié.
6. Il ressort des pièces du dossier que, pour justifier de sa minorité, M. D a produit un acte de naissance établi le 20 mars 2020 à son nom indiquant qu'il est né le 31 décembre 2004 à Goumera Kayes, au Mali, ainsi qu'un jugement supplétif daté du même jour. Dans le cadre d'une enquête judiciaire, le service de fraude documentaire et à l'identité de la cellule des mineurs non accompagnés a émis un avis défavorable sur l'authenticité de ces documents compte tenu, d'une part, de ce que l'extrait d'acte de naissance ne porte pas la date de son établissement en toutes lettres, ce qui est une obligation légale en vertu de l'article 126 de la loi n° 2011-087 du 30 décembre 2011 portant code des personnes et de la famille du Mali, et n'indique pas le numéro d'identification nationale attribué à la naissance ou l'adoption, qui est obligatoire en vertu de l'article 5 de la même loi et, d'autre part, compte tenu de l'incohérence du numéro de demande de délivrance du jugement supplétif, lequel est largement supérieur pour un acte délivré au mois de mars. De telles anomalies sont de nature à faire regarder les actes présentés B M. D comme irréguliers. En outre, sur réquisition du Parquet, une expertise osseuse de M. D a été réalisée le 28 septembre 2020 B un médecin expert, avec le consentement de l'intéressé. Ce médecin a estimé, sur la base de cet examen, que le requérant présentait un âge de maturité osseuse de 19 ans, les caractéristiques sur le plan dentaire d'un individu de 21,4 ans tandis que le scanner claviculaire fait état d'un âge de 23,6 ans, avec un minimum de 19 ans. Le rapport médical conclut qu'" au-delà de tout doute raisonnable M. A se disant D Diaby est un individu civilement majeur au vu des résultats des examens d'imagerie pratiqués, et en l'absence manifeste de pathologie pouvant interférer avec la croissance ". Enfin le préfet soutient en défense sans être contredit que le requérant est connu des autorités espagnoles pour une entrée illégale sur leur territoire avec une date de naissance déclarée correspondant au 11 décembre 1996. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, et nonobstant la marge d'erreur des tests osseux et la production d'une fiche NINA datée du 14 décembre 2022 dont il ressort des mentions qu'elle est elle-même fondée sur l'acte de naissance délivré le 20 mars 2020 dont l'authenticité est contestée, le préfet de l'Hérault a pu estimer que le requérant n'établissait pas être mineur et prendre à son encontre la mesure d'éloignement litigieuse, sans méconnaître les dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et celles de l'article L. 611-3 du même code, ni le principe de présomption de validité des actes d'état civil établis B une autorité étrangère prévu B l'article 47 du code civil.
7. D'autre part, si M. D fait valoir que sa mise en cause pour des faits d'escroquerie et de détention de faux documents sont insuffisants pour établir qu'il constituerait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société, il résulte de ce qui précède que le préfet a légalement pu considérer que le requérant ne justifiait pas d'une entrée régulière sur le territoire français sur lequel il s'est depuis irrégulièrement maintenu, en méconnaissance des dispositions du 1° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. B suite, le préfet pouvait, pour ce seul motif, prononcer une obligation de quitter le territoire français à l'encontre de M. D, quand bien même ce dernier ne représenterait pas une menace pour l'ordre public au titre du 5° de l'article L. 611-1 du même code. B ailleurs, le requérant ne saurait utilement invoquer le principe de présomption d'innocence à l'encontre de la mesure d'éloignement attaquée qui constitue une mesure de police administrative, dépourvue de caractère répressif.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
8. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance / Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue B la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. M. D, célibataire et sans enfant, a déclaré être entré en France en août 2020. Si l'intéressé justifie suivre une formation en CAP monteur installations thermiques et se prévaut d'un contrat d'accueil provisoire jeune majeur conclu avec le département de l'Hérault le 17 janvier 2023, il ne démontre pas que ses études ne pourraient pas être suivies dans son pays d'origine. Il n'est pas dépourvu d'attaches en Mali où, d'après ses déclarations lors de son audition B les services de la police judiciaire, réside l'ensemble de sa famille. En outre, son séjour sur le territoire national présente un caractère récent et il n'est pas établi qu'il aurait déplacé en France le centre de ses intérêts privés, ni qu'il y aurait développé des liens personnels ou familiaux d'une réelle intensité. Enfin, en se bornant à se prévaloir de la situation de guerre au Mali, le requérant ne justifie pas des risques auxquels il serait personnellement exposé en cas de retour dans son pays d'origine. B suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
10. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée B l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11 ".
11. Il résulte de ces dispositions que, lorsque le préfet prend, à l'encontre d'un étranger, une décision portant obligation de quitter le territoire français ne comportant aucun délai de départ, ou lorsque l'étranger n'a pas respecté le délai qui lui était imparti pour satisfaire à cette obligation, il appartient au préfet d'assortir sa décision d'une interdiction de retour sur le territoire français, sauf dans le cas où des circonstances humanitaires y feraient obstacle. Seule la durée de cette interdiction de retour doit être appréciée au regard des quatre critères énumérés à l'article L. 612-10, à savoir la durée de la présence de l'étranger sur le territoire français, la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, l'existence ou non d'une précédente mesure d'éloignement et, le cas échéant, la menace pour l'ordre public que constitue sa présence sur le territoire.
12. Il ressort des termes de l'arrêté contesté que M. D a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français qui n'était assortie d'aucun délai de départ volontaire. Les circonstances dont le requérant fait état, tenant au fait qu'il n'a pas cherché à se cacher et qu'il n'a pas été définitivement pénalement condamné, ne présentent aucun caractère humanitaire et ne font ainsi pas obstacle au prononcé d'une décision d'interdiction de retour sur le territoire français. B suite, c'est à bon droit que le préfet de l'Hérault a décidé d'assortir l'obligation de quitter le territoire français en litige d'une telle interdiction. Et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'en fixant à un an la durée d'interdiction de retour sur le territoire français le préfet de l'Hérault aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.
13. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de surseoir à statuer dans l'attente de l'audience du tribunal correctionnel de Montpellier prévue le 16 mai 2023, que M. D n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté 24 janvier 2023 B lequel le préfet de l'Hérault l'a obligé à quitter sans délai le territoire français en fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Il y a lieu, B voie de conséquence, de rejeter ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D et au préfet de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 30 mars 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Lison Rigaud, présidente,
Mme Sophie Crampe, première conseillère,
M. François Goursaud, premier conseiller.
Rendu public B mise à disposition au greffe le 13 avril 2023.
Le rapporteur,
F. Goursaud
La présidente,
L. Rigaud
La greffière,
A. Junon
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 13 avril 2023.
La greffière,
A. Junon00aj
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026