lundi 30 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300479 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ROSE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2023, Mme A D B C, représentée par Me Rosé, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) d'enjoindre à l'Office français de l'immigration et de l'intégration de lui proposer un hébergement adapté à la composition de sa famille dans un délai de 24 heures et de lui verser sans délai l'allocation pour demandeur d'asile correspondant à sa composition familiale ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de l'orienter vers une structure d'hébergement d'urgence adaptée à sa situation dans un délai de 24 heures dans l'attente d'un hébergement en Centre d'accueil de demandeurs d'asile ou d'un hébergement d'urgence pour demandeur d'asile ;
4°) d'assortir l'injonction prononcée d'une astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge solidaire de l'OFII et de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que sa demande d'asile a été enregistrée en procédure normale le 13 janvier 2023, que le même jour l'offre de prise en charge au titre des conditions matérielles d'accueil a été acceptée par elle, que pour autant elle n'a été orientée vers aucune structure d'hébergement alors même qu'elle a informé l'agent de l'OFII lors de l'entretien de vulnérabilité qu'elle dormait à la rue avec ses deux enfants mineurs, que ses enfants et elle doivent être regardés comme étant particulièrement vulnérables au regard de l'article 21 de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- l'absence d'orientation de la famille vers une structure d'hébergement adaptée est susceptible d'avoir des conséquences graves sur l'état de santé de ses membres qui se retrouvent exposés à des conditions climatiques difficiles, au stress, à l'anxiété d'être agressés et à des conditions d'hygiène insatisfaisantes ;
- la prise en charge au titre des conditions matérielles d'accueil à compter du 13 janvier 2023 fait peser sur l'OFII l'obligation de pourvoir à l'hébergement de la famille ;
- l'OFII méconnaît ainsi manifestement l'une des exigences qui découlent du droit d'asile, emportant des conséquences graves pour elle et ses enfants ;
- sa situation et celle de ses enfants est contraire au principe de dignité de la personne humaine, laquelle constitue une liberté fondamentale au sens des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, protégée par l'article 1 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la carence de l'OFII à i-orienter sa famille vers un hébergement adapté porte atteinte à l'intérêt supérieur de l'enfant tel que garanti par l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant et l'article 23 de la directive 2013/33 UE ;
- elle tente d'obtenir une place en hébergement d'urgence depuis plusieurs jours, malgré les appels récurrents et vains au 115 ;
- la carence de l'autorité administrative constitue une violation des articles L. 345-2, L. 345-2-2 et L. 345-2-3 du code de l'action sociale et des familles ;
- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à l'hébergement d'urgence ;
- en tant que demandeur d'asile elle appartient à une catégorie par nature vulnérable.
Par un mémoire, enregistré le 30 janvier 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration, conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d'urgence ne peut être regardée comme remplie en l'espèce ; selon l'avis établi par le médecin ayant examiné la requérante en date du 26 janvier 2023 cette dernière ne répond qu'à un niveau de vulnérabilité de niveau 1 sur une échelle de 3 sans besoin particulier d'adaptation ; en outre, l'orientation de l'intéressée vers un hébergement adapté à ses besoins est en cours de sorte qu'elle pourra intégrer un hébergement dans les meilleurs délais ;
- par ailleurs, eu égard au versement de l'allocation pour demandeur d'asile, la requérante n'est pas plus fondée à se prévaloir d'une quelconque situation d'urgence eu égard au versement de cette aide, les diligences nécessaires à ce versement ont déjà été effectuées et l'allocataire a déjà reçu sa carte d'allocataire ;
- compte tenu des moyens à sa disposition et des contraintes liées à la saturation du dispositif national d'accueil, il a accompli les diligences nécessaires pour orienter les demandeurs d'asile dans les meilleurs délais ; à ce jour neuf familles composées d'un adulte et de deux enfants sont dans l'attente d'une orientation par l'OFII au sein du dispositif national d'accueil dans le département de l'Hérault ;
- la requérante est actuellement en cours d'orientation, vers un hébergement par les services de l'OFII ;
- compte tenu du fait que sa demande d'asile a été enregistrée le 13 janvier 2023, que la requérante a accepté le même jour l'offre de prise en charge par l'OFII et qu'une carte d'allocation pour demandeur d'asile lui a été remise le même jour, la circonstance qu'une orientation vers un hébergement ne lui ait pas encore été accordé alors que son dossier est en cours, qu'un hébergement est susceptible de l'accueillir n'a été identifié que récemment soit deux jours après la réception de l'avis médical ne constitue pas une carence, d'autant plus que l'OFII n'est pas l'autorité compétente pour l'exercice du droit à un hébergement d'urgence ;
- il n'a donc pas porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le préfet de l'Hérault, à qui la requête a été régulièrement communiquée, n'a produit aucune observation écrite en défense.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Rigaud, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 30 janvier 2023 à 14 heures :
- le rapport de Mme Rigaud, juge des référés,
- et les observations de Me Rosé, représentant Mme B C, elle-même présente à l'audience avec sa fille, qui persiste dans ses écritures et expose en outre que le droit à l'hébergement des demandeurs d'asile est garanti sans condition de délai ni de gravité de la situation du demandeur d'asile, que la requérante réside à la rue avec ses deux enfants dans des conditions climatiques particulièrement difficiles, qu'elle a bien été mise en possession de la carte de paiement mais que cette dernière ne sera effective qu'à l'issue d'un délai de carence de 45 jours, qu'elle se trouve donc actuellement dépourvue de toute ressource, qu'elle et ses enfants ne peuvent bénéficier d'une prise en charge médicale au titre des conditions matérielles d'accueil, et que ses appels au 115 sont vains.
L'Office français de l'immigration et de l'intégration et le préfet de l'Hérault n'étaient ni présents, ni représentés.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience à 14 heures 20.
Considérant ce qui suit :
1. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique, d'admettre Mme B C au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ".
Sur les conclusions dirigées contre l'OFII :
3. Aux termes de l'article L. 550-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions d'accueil, au sens de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dont bénéficient les demandeurs d'asile sont fixées par les dispositions du présent titre ". Aux termes de l'article L. 552-8 du même code : " L'Office français de l'immigration et de l'intégration propose au demandeur d'asile un lieu d'hébergement. Cette proposition tient compte des besoins, de la situation personnelle et familiale de chaque demandeur au regard de l'évaluation des besoins et de la vulnérabilité prévue au chapitre II du titre II, ainsi que des capacités d'hébergement disponibles et de la part des demandeurs d'asile accueillis dans chaque région. ". Aux termes de l'article D. 553-8 du même code " L'allocation pour demandeur d'asile est composée d'un montant forfaitaire, dont le niveau varie en fonction du nombre de personnes composant le foyer, et, le cas échéant, d'un montant additionnel destiné à couvrir les frais d'hébergement ou de logement du demandeur. ".
4. Si la privation du bénéfice des mesures prévues par la loi afin de garantir aux demandeurs d'asile des conditions matérielles d'accueil décentes, jusqu'à ce qu'il ait été statué sur leur demande, est susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile, le caractère grave et manifestement illégal d'une telle atteinte s'apprécie en tenant compte des moyens dont dispose l'autorité administrative compétente et de la situation du demandeur. Ainsi, le juge des référés, qui apprécie si les conditions prévues par l'article L. 521-2 du code de justice administrative sont remplies à la date à laquelle il se prononce, ne peut faire usage des pouvoirs qu'il tient de cet article en adressant une injonction à l'administration que dans le cas où, d'une part, le comportement de celle-ci fait apparaître une méconnaissance manifeste des exigences qui découlent du droit d'asile et où, d'autre part, il résulte de ce comportement des conséquences graves pour le demandeur d'asile, compte tenu notamment de son âge, de son état de santé et de sa situation de famille.
5. L'Office français de l'immigration et de l'intégration fait valoir que le dispositif national d'accueil est saturé et que dans le seul département de l'Hérault neuf familles composées d'un adulte et de deux enfants sont en attente d'un hébergement dédié pour demandeurs d'asile. La demande d'asile de la requérante a été enregistrée le 13 janvier 2023, date à laquelle elle a accepté l'offre de prise en charge au titre du dispositif national d'accueil qui lui a été faite. Il est constant que l'allocation pour demandeur d'asile sera versée à Mme B C, laquelle a d'ores et déjà été mise en possession de la carte d'allocataire au titre de l'allocation pour demandeur d'asile. En dépit de la présence d'enfants mineurs, la requérante ne justifie pas d'une vulnérabilité telle que sa demande d'hébergement devrait être traitée en priorité par rapport à celle des autres familles de demandeurs d'asile se trouvant dans la même situation. Eu égard à l'ensemble de ces circonstances, l'absence de proposition immédiate d'hébergement dédié aux demandeurs d'asile ne revêt pas le caractère d'une carence de l'Office français de l'immigration et de l'intégration telle qu'elle serait constitutive d'une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Sur les conclusions dirigées contre le préfet de l'Hérault :
6. En vertu de l'article L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles : " Dans chaque département est mis en place, sous l'autorité du représentant de l'État, un dispositif de veille sociale chargé d'accueillir les personnes sans abri ou en détresse, de procéder à une première évaluation de leur situation médicale, psychique et sociale et de les orienter vers les structures ou services qu'appelle leur état. Cette orientation est assurée par un service intégré d'accueil et d'orientation () ". L'article L. 345-2-2 de ce code dispose que : " Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence. () ". Enfin, aux termes de l'article L. 345-2-3 du même code : " Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée. Cette orientation est effectuée vers une structure d'hébergement stable ou de soins, ou vers un logement, adaptés à sa situation ".
7. Il appartient aux autorités de l'Etat, sur le fondement des dispositions précitées du code de l'action sociale et des familles, de mettre en œuvre le droit à l'hébergement d'urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique ou sociale. Une carence caractérisée dans l'accomplissement de cette mission peut faire apparaître, pour l'application de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu'elle entraîne des conséquences graves pour la personne intéressée. Il incombe au juge des référés d'apprécier dans chaque cas les diligences accomplies par l'administration en tenant compte des moyens dont elle dispose ainsi que de l'âge, de l'état de la santé et de la situation de famille de la personne intéressée.
8. Il résulte de l'instruction ainsi que des circonstances détaillées présentées tant dans la requête qu'à l'audience, qui ne sont aucunement contestées, que Mme B C vit dans la rue avec ses deux enfants nés le 14 décembre 2008 et le 26 août 2005, et que chacun présente des problèmes de santé, notamment un asthme en ce qui concerne le fils de la requérante, nécessitant un suivi médical en cours. Dans ces conditions, eu égard à la vulnérabilité de ses enfants, la requérante justifie d'une situation d'urgence et d'une atteinte grave et manifestement illégale portée par le préfet au droit à l'hébergement d'urgence.
9. Il en résulte qu'il y a lieu d'enjoindre au préfet de Hérault de désigner à Mme B C un lieu d'hébergement d'urgence susceptible de l'accueillir avec ses enfants dans un délai de 24 heures à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'OFII, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, quelque somme que ce soit au titre des frais exposés par la requérante et non compris dans les dépens.
11. Il y a lieu en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 000 euros à verser à Me Rosé, au titre des articles 34 et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que cette avocate renonce à la part contributive de l'État à cette aide.
ORDONNE :
Article 1er : Mme B C est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de l'Hérault de désigner à Mme B C un lieu d'hébergement d'urgence susceptible de l'accueillir avec son enfant dans un délai de 24 (vingt-quatre) heures à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L'Etat versera une somme de 1 000 euros à Me Rosé, dans les conditions prévues au point 11 de cette ordonnance.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A D B C, à Me Rosé, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et au préfet de l'Hérault.
Copie en sera adressée au bureau d'aide juridictionnelle.
Fait à Montpellier, le 30 janvier 2023.
La juge des référés,
L. Rigaud
La greffière,
C. Touzet
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 30 janvier 2023.
La greffière,
C. Touzet
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026