mardi 18 avril 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300565 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL Sylvain LASPALLES |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance, rendue le 31 janvier 2023 sous le numéro 2300334, le tribunal administratif de Toulouse a transmis au tribunal administratif de Montpellier la requête présentée par Mme C.
Par cette requête et un mémoire, enregistrés le 20 janvier et le 21 mars 2023, Mme B C, représentée par Me Laspalles, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 18 janvier 2023 par lequel le préfet de l'Hérault l'a obligée à quitter le territoire sans délai de départ volontaire, à destination de son pays d'origine, avec interdiction de circulation d'une durée d'un an ;
2°) d'ordonner la suppression sans délai de l'inscription de l'interdiction de retour au fichier Système d'information Schengen (SIS) ;
3°) de condamner l'Etat au paiement des entiers dépens du procès ainsi qu'au paiement d'une somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 alinéa 2 de la loi de 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée en violation de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un vice de procédure contradictoire, en violation de l'article L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration ;
- elle est entachée d'un vice de procédure pour absence de signature et de présence d'un interprète ;
- la décision est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- le préfet a commis une erreur de droit en s'estimant tenu d'édicter une obligation de quitter le territoire français ;
- en fondant sa décision sur la circonstance que sa présence constituait une menace pour l'ordre public le préfet a commis une erreur de droit et une erreur d'appréciation ;
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
- elle est entachée d'un défaut de motivation en fait ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et d'un défaut de base légale ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen réel de sa situation et s'est cru en situation de compétence liée pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision d'interdiction de circulation pendant un an :
- elle est entachée d'un défaut de motivation ;
- elle est entachée d'un vice de procédure pour défaut de contradictoire ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen réel de sa situation ;
- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation et au regard des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle ;
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur d'appréciation quant aux risques encourus en cas de retour dans son pays d'origine.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 mars 2023, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par une décision du président du bureau d'aide juridictionnelle du 7 avril 2023, Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de procédure pénale ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Couégnat, rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C, ressortissante slovaque née le 21 juin 1985, a été placée en garde à vue le 18 janvier 2023 pour des faits de " vol et détention de stupéfiants ". Elle a fait l'objet, par un arrêté du préfet de l'Hérault du 18 janvier 2023, d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, à destination de son pays d'origine et d'une interdiction de circulation d'une durée d'un an et, par un arrêté du même jour, d'un placement en rétention administrative. La requête en prolongation de ce placement en rétention administrative a été rejetée par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Toulouse le 20 janvier 2023. Par la présente requête, Mme C demande l'annulation des quatre décisions contenues dans le premier arrêté du préfet de l'Hérault.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
2. Il ressort des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, applicables à l'obligation de quitter le territoire français contestée en application de l'article L. 251-7 du même code, que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution des décisions par lesquelles l'autorité administrative signifie à l'étranger l'obligation de quitter le territoire français. Dès lors, les dispositions des articles L. 211-2, L. 121-1 et L. 122-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne sauraient être utilement invoquées à l'encontre d'une décision portant obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre d'un ressortissant communautaire sur le fondement du L. 251-1, même si celui-ci n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Les moyens invoqués tirés de la méconnaissance de ces dispositions doivent donc être écartés.
3. En tout état de cause, la décision contestée, prise au visa du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est justifiée par la circonstance que le comportement de Mme C, au domicile de laquelle ont été retrouvés une montre de marque Rolex volée à un client de l'hôtel où elle travaillait et 10 grammes de cocaïne répartis en 12 petits sacs, constituait du point de vue de l'ordre public et de la sécurité publique une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française. Par suite, la décision litigieuse est suffisamment motivée au regard de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
4. Mme C, qui a fait l'objet d'une audition par les services de police, a été interrogée sur sa situation personnelle et elle ne précise pas en quoi elle disposait d'informations pertinentes sur sa situation personnelle qu'elle aurait été empêchée de porter à la connaissance de l'administration avant que ne soit prise la mesure d'éloignement et qui, si elles avaient pu être communiquées à temps, auraient été de nature à faire obstacle à la décision l'obligeant à quitter le territoire français. Le moyen invoqué, tiré de la violation de son droit d'être entendue préalablement à la décision l'obligeant à quitter le territoire français, doit en conséquence être écarté.
5. Il ne ressort ni des termes de la décision attaquée, ni des pièces du dossier que le préfet de l'Hérault n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de la requérante.
6. Aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; () L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine. ". Aux termes de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2° - Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. Ainsi qu'il l'a été dit au point 4 et contrairement à ce que soutient la requérante, le préfet a précisément mentionné les faits sur lesquels il s'est fondé pour estimer que son comportement constituait du point de vue de l'ordre public et de la sécurité publique une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société française. Il est constant que, lors de la perquisition effectuée à son domicile, les services de police ont retrouvé une montre de marque Rolex volée à un client de l'hôtel où travaillait Mme C et 10 grammes de cocaïne répartis en 12 petits sacs. La requérante ne conteste pas le vol de la montre et a reconnu l'infraction de détention non autorisée de stupéfiants. Compte tenu de l'existence de ces deux faits, de leur nature et de leur gravité, et même si Mme C n'a fait l'objet d'aucune condamnation, le préfet de l'Hérault a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, estimer que le comportement de Mme C constituait une menace pour l'ordre public.
8. Si Mme C se prévaut de la durée et des conditions de son séjour en France, il ressort des pièces du dossier qu'elle est célibataire et sans charge de famille. Si elle justifie de la location d'un appartement depuis l'année 2017 et de l'exercice d'une activité professionnelle pendant l'année 2022 et au début de l'année 2023, ces seuls éléments ne suffisent pas à établir qu'elle aurait ancré durablement le centre de sa vie privée et familiale sur le territoire. Le moyen tiré de l'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard du but poursuivi par la mesure d'éloignement, en méconnaissance de l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit donc être écarté.
9. Pour les mêmes motifs que ceux exposé au point précédent et au regard des éléments apportés par la requérante, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence et ne peut l'allonger qu'à titre exceptionnel. ".
11. Il ressort des termes de son arrêté que, pour refuser d'accorder à la requérante un délai de départ volontaire, le préfet s'est fondé, en application de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile cité au point précédent, sur le fait qu'eu égard à la nature des faits commis et du risque de récidive, il y avait urgence à éloigner Mme C du territoire français. Ainsi, la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire n'est pas privée de base légale et est suffisamment motivée. Les moyens tirés du défaut de base légale et de l'absence de motivation doivent donc être écartés.
12. Il ne ressort ni des termes de l'arrêté ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen d'ensemble de la situation de la requérante avant de prendre la décision contestée ni qu'il se serait cru en situation de compétence liée pour refuser de lui accorder un délai de départ volontaire. Les moyens invoqués tirés des erreurs de droit qui auraient ainsi été commises doivent donc être écartés.
13. Mme C ne conteste pas les faits reprochés et indique ne plus travailler pour l'hôtel dans lequel le vol a été commis. Elle n'apporte aucun élément de nature à établir que la décision serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de circulation pour une durée d'un an :
14. Aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. ". Conformément à l'article L. 251-6 du même code, pour prendre la décision d'interdiction de circulation, " l'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine ".
15. Dès lors que la décision contestée est une interdiction de circulation prise sur le fondement de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ne peut utilement se prévaloir du non-respect des dispositions applicables aux interdictions de retour sur le territoire français.
16. Pour le même motif que celui énoncé au point 3, la requérante ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance des dispositions du code des relations entre le public et l'administration.
17. La décision vise l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et énonce qu'elle a été prise après examen de la situation administrative et personnelle de l'intéressée, après avoir relevé que ses liens personnels et familiaux ne sont pas anciens, intenses et stables, qu'elle n'est pas isolée dans son pays d'origine, qu'elle ne justifie pas être dans l'impossibilité de retourner dans son pays d'origine, ni d'un état de santé incompatible. Ainsi elle énonce les considérations de droit et de fait sur lesquelles elle est fondée. Le moyen tiré de son insuffisante motivation doit donc être écarté.
18. Il ne ressort ni des termes de la décision ni des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation de la requérante au regard des différents éléments prévus à l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de l'erreur de droit doit donc être écarté.
19. Si l'intéressée n'a pas été informée lors de son audition qu'elle était susceptible de faire l'objet d'une mesure d'interdiction de circulation sur le territoire, ni n'a été mise en mesure de présenter ses observations sur l'éventualité d'une telle décision, elle n'établit pas qu'elle aurait été empêchée de faire valoir des circonstances de droit ou de fait qui, si elles avaient été communiquées au préfet avant la signature de l'arrêté, aurait pu conduire ce dernier à retenir une appréciation différente des faits de l'espèce. Le moyen tiré du défaut de procédure contradictoire doit donc être écarté.
20. Compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de la requérante, le préfet a pu légalement prononcer à son encontre une interdiction de circuler d'une durée d'un an, qui n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
21. Aux termes de l'article L. 261-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français prévue à l'article L. 251-1 mentionne le pays, fixé en application de l'article L. 721-4, à destination duquel les étrangers dont la situation est régie par le présent livre sont renvoyés en cas d'exécution d'office. ". L'article L. 721-4 du même code dispose que : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; 2° Un autre pays pour lequel un document de voyage en cours de validité a été délivré en application d'un accord ou arrangement de réadmission européen ou bilatéral ; 3° Ou, avec l'accord de l'étranger, tout autre pays dans lequel il est légalement admissible. / Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "
22. Le préfet, qui a visé l'article L. 261-1 cité au point précédent, mentionne la nationalité de la requérante et, après avoir énoncé que l'intéressée ne justifiait pas être dans l'impossibilité de retourner dans son pays d'origine, que la décision ne contrevient pas à l'article 3 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Sa décision est par suite suffisamment motivée.
23. Il ne ressort ni des termes de la décision ni des pièces du dossier, qui font apparaître que la requérante n'a davantage fait état lors de son audition que dans sa requête de risques en cas de retour dans son pays d'origine, que le préfet n'aurait pas procédé à un examen complet de la situation de l'intéressée. Le moyen tiré de l'erreur de droit et celui tiré de l'erreur d'appréciation, qui n'est assorti d'aucune précision, ne peuvent donc qu'être écartés.
24. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de Mme C tendant à l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Hérault du 18 janvier 2023 doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
25. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté attaqué, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de Mme C à fin d'injonction de suppression de l'inscription de l'interdiction de retour au système d'information Schengen ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
26. La présente instance n'ayant donné lieu à aucun dépens, les conclusions de Mme C tendant à ce que les dépens soient mis à la charge de l'Etat sont sans objet et doivent donc être rejetées.
27. Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme quelconque au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, au préfet de l'Hérault et à Me Laspalles.
Délibéré après l'audience du 4 avril 2023, à laquelle siégeaient :
M. Jérôme Charvin, président,
M. Hervé Verguet, premier conseiller,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 avril 2023.
La rapporteure,
M. Couégnat
Le président,
J. Charvin La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 18 avril 2023
La greffière,
M. A
mf
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026